Jean-Gabriel Domergue

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Jean-Gabriel Domergue
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
Distinctions

Joseph Charles Louis Jean Gabriel Domergue, né le à Bordeaux et mort le dans le 8e arrondissement de Paris, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jean-Gabriel Domergue est élève au lycée Montaigne à Bordeaux, puis à Paris au lycée Rollin, il est passionné de dessin.

Il est ensuite élève des Beaux-Arts de Paris. Il est lauréat du prix de Rome de peinture en 1911.

En 1938, il exécute une composition comportant une jeune femme nue destinée à la campagne du nouveau parfum Féerie de Rigaud et cette même année, il est également membre du jury pour l'élection de Miss France[1], comme en 1936.

En 1939, il réalise l'affiche du premier Festival international du film de Cannes, rapidement interrompu en septembre 1939, lors de la mobilisation générale.

En 1950, il est élu membre de l'Institut de France (Fauteuil 14), et devient conservateur du musée Jacquemart-André à Paris de 1955 à 1962, où il organisera des expositions sur la peinture de Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Goya.

Il vit avec sa femme, la sculptrice Odette Maugendre-Villers (1884-1973), dans la villa Fiesole[2] du quartier Californie - Pezou à Cannes, devenue après sa mort la villa Domergue et inscrite au titre des monuments historiques[3]. Il meurt le à Paris[4].

En l'an 2000, il pourra être inhumé avec son épouse, morte en 1973, dans le mausolée de style étrusque qu'il a fait construire à cet effet dans le jardin de la villa qui porte son nom.

Il est le frère de René Domergue et petit-cousin d'Henri de Toulouse-Lautrec, nouvelliste, critique d'art, puis rédacteur à La Liberté et à L'Écho de Paris.

Sa peinture[modifier | modifier le code]

La Parisienne est l'un des sujets favoris de ce peintre « mondain » et pléthorique[5] : « Je suis l'inventeur de la pin-up.[réf. nécessaire] » dit-il. Il eut, entre autres, pour modèle Nadine Lhopitalier, future Nadine de Rothschild.

Il peint également dans une facture stéréotypée des couples aux courses, à l'opéra, au théâtre… ou encore des femmes nues ou demi-nues, toujours très coquettes, au cou démesurément long et "à la pointe de la mode", dont le traitement rapidement exécuté, dans la lignée d'un Giovanni Boldini, souffre parfois de maladresses de dessin[6][réf. nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ces toiles sont conservées au Musée des beaux-arts de Bordeaux ainsi que dans d'autres établissements muséales[7], dont :

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Les Atrocités Allemandes (1915à.
  • Les Après-midi d'un faune, quarante eaux-fortes originales (Paris, 1924).

Décors[modifier | modifier le code]

Après-guerre il utilisa un de ses portraits féminins, celui du buste d'une jeune femme aux épaules nues vêtue d'une robe verte, de longs gants noirs et d'un chapeau à voilette nommée Chou, pour illustrer la couverture de la carte du "Cabaret" - maison G.H Rabu, 4, avenue Franklin-D.Roosevelt à Paris (exemplaires datés de 1949 et du 15/11/1956).


Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Miss Pyrénées-Orientales élue Miss France en 1938, 7 décembre 2014
  2. Notice
  3. « Villa Domergue », notice no PA00080954, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Acte de décès.
  5. « Week-end : Patrimoines ventes », Les Échos no 18498 du 28 septembre 2001, page 108.
  6. L'artiste a souvent du mal à aligner les yeux de ses modèles au même niveau.
  7. « Jean-Gabriel Domergue », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 2, page 630.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]