Jean-Baptiste Regnault

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Jean-Baptiste Regnault
Jean-Baptiste Regnault (1754-1829).jpg
Portrait
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Influencé par
Distinctions
Prix de Rome en peinture de 1776
La Liberté ou la Mort (1795), Kunsthalle de Hambourg.

Jean-Baptiste Regnault, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre néo-classique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est tout d'abord mousse pendant cinq ans, puis, de retour à Paris, il devient l'élève de Jean Bardin, qu'il accompagne en Italie, ainsi que de Nicolas-Bernard Lépicié et Joseph-Marie Vien. Son Alexandre et Diogène lui vaut le prix de Rome en 1776. Il séjourne au palais Mancini en compagnie de Jacques-Louis David et de Pierre Peyron, puis il est élu membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1782. En 1787, il habite cour du Commerce à Paris et a pour élève Louis Lafitte. Il va initier sa jeune voisine, Constance-Marie Bondelu, à la peinture.

Il multiplie les sujets antiques, puis se passionne pour la Révolution et peint pour le Salon de 1795 La Liberté ou la Mort : au centre, le Génie de la France aux ailes tricolores survole le globe terrestre exprimant l'universalité des idées de 1793 ; à sa gauche, la Mort ; à sa droite, la République avec les symboles de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.

Sous le Premier Empire, Jean-Baptiste Regnault exécute de grands formats avec un formalisme hérité de l'antique. Le , il est nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris, poste qu'il occupait depuis le , mais sans appointements. Il succédait à Clément-Louis-Marie-Anne Belle et aura pour successeur Ingres en 1829[1]. De 1816 à 1822 il est professeur de dessin à l'École polytechnique[2]. Il reçoit le titre de baron le .

Jean-Baptiste Regnault a épousé en premières noces Sophie Meyer[3], dont il a trois fils : le baron Antoine Louis Regnault[4], Jean François Regnault[5] et Carles Louis Regnault[6].

Jean-Baptiste Regnault est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (36e division) à Paris.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

À Cuba[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », in Romantisme, no 93, 1996, p. .95-101.
  2. « Regnault Jean-Baptiste » sur le site cths.fr
  3. Morte le 25 janvier 1825.
  4. Né à Paris le , mort le , colonel au 38e de ligne, commandeur de la Légion d'honneur le (« Cote LH/2285/24 »).
  5. Né à Paris le , mort le à Montereau (Seine et Marne), capitaine à la Légion de l'Aube, chevalier de la Légion d'honneur le puis officier du même ordre le (« Cote LH/2285/54 »).
  6. Alias baron Charles Louis Regnault, né le à Paris, mort le à Paris, demeurant au 6 rue Richer à Paris. Employé au Trésor Royal, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre souverain de Malte[réf. nécessaire] et de l'ordre de Saint-Sylvestre.
  7. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 5 novembre 2016)
  8. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 5 novembre 2016)
  9. Michèle Perny - Musée du Louvre, « Les Trois Grâces », sur louvre.fr (consulté le 9 janvier 2016).
  10. Jacques Macé, Le général Gourgaud, Nouveau monde éditions, Paris, 2006
  11. « Cote LH/2285/51 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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