Pierre-Narcisse Guérin

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Pierre-Narcisse Guérin
Jodocus Sebastiaen van den Abeele - Portrait du peintre Guérin.jpg
Jodocus Sebastiaen van den Abeele, Portrait de Pierre-Narcisse Guérin, Paris, musée du Louvre.
Naissance

Paris
Décès
(à 59 ans)
Rome
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Lieux de travail
Mouvement
Distinctions
Œuvres principales
Didon et Éné ; Clytemnestre

Pierre-Narcisse Baron Guérin né le à Paris et mort le à Rome est un peintre néoclassique français.

Membre de l'Institut, il fut directeur de la villa Médicis à Rome.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Narcisse Guérin naît le à Paris[1], de parents thiernois. Il est admis en 1785 à l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris. Il y est l’élève d'Hughes Taraval, de Nicolas Guy Brenet puis de Jean-Baptiste Regnault. En 1797, il obtient le premier grand prix de Rome pour La Mort de Caton d'Utique. Son premier tableau remarquable est Le Retour de Marcus Sextus, qui connaît un succès au Salon de 1799. Peu après, il peint son Orphée au tombeau d'Eurydice et L'Offrande à Esculape. Il est un temps pressenti pour marier Julie Le Brun, fille d'Élizabeth Vigée Lebrun, mais celle-ci tombe amoureuse du secrétaire du directeur du théâtre impérial de Saint-Pétersbourg[2],[3].

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1803[1].

Il se rend ensuite en Italie où il passe plusieurs années. De retour à Paris, il reparaît au Salon de 1810 avec trois tableaux : L'Aurore enlevant Céphale — composition froidement accueillie —, Andromaque et Pyrrhus et Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire, toile qui donne lieu à de vives critiques. Cette même année, Guérin ouvre à Paris un atelier bientôt très fréquenté, d'où sont sortis les peintres romantiques les plus notables : Théodore Géricault, Ary Scheffer et son frère Henry Scheffer, Léon Cogniet, Victor Orsel, Paul Huet ou encore Eugène Delacroix.

Parmi les œuvres représentatives que Guérin produisit ensuite, Clytemnestre et Didon et Énée, dont le sujet fut très vif au Salon de 1817. Professeur à l'École des beaux-arts de Paris, il est institué officiellement le , en remplacement de Claude Dejoux mort la même année. Il sera lui-même remplacé en 1833 par Paul Delaroche[4]. Membre de l'Institut en 1815 (fauteuil 9), il accepte, en 1822, la direction de l'Académie de France à Rome, qu'il garde jusqu'en 1828.

Il meurt le à Rome[1].

Élèves[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]


Dates non documentées

Dessins[modifier | modifier le code]

Vue de Rome (1805)
page de carnet
musée d'Art et d'Histoire de Meudon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Bénézit 1924, p. 506.
  2. Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun et Geneviève Haroche-Bouzinac, Souvenirs, 1755-1842, H. Champion, (ISBN 978-2-7453-1695-0, lire en ligne).
  3. (en) Joseph Baillio et Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, Élisabeth Louise Vigée Le Brun: 1755-1842, Kimbell Art Museum, (ISBN 978-0-912804-06-4, lire en ligne).
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, n°93, 1996, pp. 95-101.
  5. Brutus, Vizille
  6. Jeune fille en buste, base Joconde.
  7. 'Mort de Caton d'Utique, base Joconde.
  8. Le Retour de Marcus Sextus, base Joconde
  9. M. Sextus, Vizille
  10. Putti, base Joconde.
  11. La Leçon d'Archimède, base Joconde.
  12. Scène de l'évangile, base Joconde.
  13. Phèdre et Hippolyte, base Joconde.
  14. Phèdre et Hippolyte, base Joconde.
  15. L'Offrande à Esculape, photo.rmn.fr.
  16. Les Bergers au tombeau d'Amyntas, base Joconde.
  17. Bonaparte fait grâce aux révoltés du Caire, base Joconde.
  18. L'Aurore enlevant Céphale, base Joconde.
  19. Aurore et Céphale, hermitagemuseum.org.
  20. Andromaque et Pyrrhus, base Joconde.
  21. Andromaque et Pyrrhus, Bordeaux.
  22. Jeune femme en buste, base Joconde.
  23. La Mort du général Lannes (duc de Montebello), Valenciennes.
  24. Enée, Base Joconde
  25. Énée et Didon, étude, base Joconde.
  26. Henri du Vergier dit Henri de La Rochejaquelein, base Joconde.
  27. Louis du Vergier, marquis de la Rochejaquelein (1777-1815), général vendéen, base Joconde.
  28. Clytemnestre hésitant avant de frapper Agamemnon endormi, base Joconde.
  29. Portrait de Lamennais, art.rmngp.fr.
  30. La Mort de Priam, musees.angers.fr
  31. Philotas, Valenciennes.
  32. Sainte Geneviève, art.rmngp.fr.
  33. Portrait d'un membre de l'expédition d'Égypte, art.rmngp.fr.
  34. Autoportrait, base Catzarts.
  35. Homère charme Glaucus par ses chants, Musenor.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Bénézit 1924] Emmanuel Bénézit, « Guérin (Pierre-Narcisse, baron) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays, t. 2, Paris, Gründ, , 822 p. (lire en ligne), p. 506-507. .
  • Philippe Bordes, La mort de Brutus de Pierre-Narcisse Guérin, Vizille, musée de la Révolution française, 1996 (ISBN 2-909170-06-3).
  • Josette Bottineau et Élisabeth Foucart-Walter, « L'inventaire après-décès de Pierre-Narcisse Guérin », Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Nouvelle période, Tome XXXVII, La Mothe-Achard, Le Trarit d'union, Florence Hatier, 2004 (ISBN 2-9523522-0-8).
  • « Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) », Cahiers du Dessin Français, no 13, réédition par la Galerie de Bayser, 2006.
  • Académie de France à Rome, « Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome », Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Nouvelle série, XIXe siècle, Tome IV, « Pierre-Narcisse Guérin 1823-1828 », Rome, Librairie le Trait d'union, 2005 (ISBN 2-9523522-0-8).
    Correspondance publiée par Antoinette Le Normand-Romain, François Fossier et Mehdi Korchane avec la collaboration d'Isabelle Chave.

Liens externes[modifier | modifier le code]