Paul Baudry

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Paul Baudry
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Portrait de Paul Baudry d'après Nadar, vers 1862.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Paule Saint Mordé BaudryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Membre de
Mouvement
Maîtres
Genre artistique
Distinctions
2e prix de Rome (1847)
1er prix de Rome (1850)
Œuvres principales
La Lutte de Jacob avec l'ange, Alfred Beurdeley (d), La Perle et la vague (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Paul Baudry Grave-By-Paul Dubois.jpg
Vue de la sépulture.

Paul Jacques Aimé Baudry né à La Roche-sur-Yon[Note 1] le [1] et mort à Paris le est un peintre français.

Il est l'un des plus célèbres représentants de l’art académique sous le Second Empire. Il est le frère de l'architecte Ambroise Baudry.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un sabotier, Paul Baudry étudia le dessin avec Antoine Sartoris, professeur au lycée de La Roche-sur-Yon. Il entra à l'École des beaux-arts de Paris en 1844, grâce à une bourse municipale sollicitée par son professeur, et intégra l'atelier de Michel Martin Drolling. Il étudia la peinture du Corrège et partagea le grand prix de Rome en 1850 avec William Bouguereau.

Il exécutait des portraits et des compositions historiques, ainsi que des décorations murales.

Napoléon III lui confia le décor du foyer de l'Opéra Garnier, auquel il travailla dix ans.

Il réalisa entre autres, le décor de l’Hôtel Fould[Note 2] en 1854, celui de l’hôtel Galliera[2] en 1863 et celui de l’hôtel de la Païva. Il prit part également à l'exécution du décor du château de Chantilly pour lequel il peignit le Saint-Hubert de la cheminée de la galerie des Cerfs, ancienne salle à manger du duc d'Aumale.

Paul Baudry fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1870.

Il réalisa également le billet de 100 francs bleu 1882 de la Banque de France[3].

Il voyagea en Orient[Quand ?] et mourut subitement, après avoir été malade l’année précédente, au 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs[4], avant d’avoir pu exécuter son projet de décoration du Panthéon de Paris.

Sa sépulture[modifier | modifier le code]

Paul Baudry repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise, (4e division). Son monument funéraire a été conçu par son frère Ambroise[5].

Il se compose d'un sarcophage surmonté d'une pyramide, en marbre noir, adossés à une large stèle en marbre gris. Un buste de Paul Baudry, œuvre du sculpteur Paul Dubois, est posé sur la pyramide. Le monument est complété par deux œuvres allégoriques, en bronze, du sculpteur Antonin Mercié.

À gauche, La Douleur, représentée par une femme recouverte de longs voiles, appuyée sur le sarcophage et fixant du regard une palette, des pinceaux et une palme; à droite, plane dans les airs La Renommée qui dépose une couronne de laurier sur la tête de Paul Baudry; la statue de la femme voilée est signée du fondeur parisien Ferdinand Barbedienne[6].

Le monument est devenu monument historique le .

Un autre monument, à la mémoire de Paul Baudry, œuvre du peintre et sculpteur Jean-Léon Gérome, sera érigé en 1897, à la Roche-sur-Yon; au cours de son inauguration, le , un discours sera prononcé par le peintre Ernest Hébert[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Zénobie trouvée par des bergers sur les bords de l’Araxe, prix de Rome de 1850, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts.
  • Localisation inconnue : Le Génie de la Musique en Italie, dessin[9]

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Œuvre décorative[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l'époque, Bourbon-Vendée.
  2. Hôtel aujourd'hui disparu, et ayant appartenu au banquier Louis Fould

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'acte de naissance sur le site de la base Léonore.
  2. a et b Aujourd’hui hôtel Matignon.
  3. Billet de 100 francs.
  4. Archives de Paris 6e, acte de décès no 134, année 1886
  5. [PDF] « Les monuments élevés à la mémoire de Paul Baudry au musée de la Roche-sur-Yon, et au cimetière du Père-Lachaise », sur www.tpsalomonreinach.mom.fr, 1886-1890 (consulté le ).
  6. Cimetières de France et d'ailleurs, « Tombe de Paul Baudry », sur www.landrucimetieres.fr, (consulté le ).
  7. Ernest Hébert, « Discours prononcé à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de Paul Baudry, le 20 avril 1897 », sur data.bnf.fr, (consulté le ).
  8. « Vue d'une manufacture », notice du musée Gallé-Juillet.
  9. Signé du monogramme, non daté, exposé lors de la Semaine du Dessin de Paris en 2006 par la galerie Flavia Ormond Fine Arts (reprod. coul. p. 48 du catalogue).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Ephrussi, Paul Baudry, sa vie et son œuvre, Paris, L. Baschet, 1887.
  • Devenir peintre au XIXe siècle : Baudry, Bouguereau, Lepneveu, Fage éditions, 128 p. (ISBN 978-284975-061-2). — Catalogue de l'exposition du musée municipal de La Roche-sur-Yon du au .
  • Christophe Vital, Alain Bonnet, Emmanuelle Brugerolles, Hélène Hanaire, Paul Baudry 1828-1886 : Les portraits et les nus, Somogy éditions d'art, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]