Fernand Cormon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un peintre image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un peintre français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Fernand Cormon
Fernand Cormon 1910-15.jpg

Fernand Cormon (vers 1910-1915),
détail d'une photographie d'agence,
Washington, bibliothèque du Congrès.

Naissance
Décès
(à 78 ans)
Paris
Nom de naissance
Ferdinand Anne Piestre
Pseudonyme
Fernand CormonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Formation
Maître
Élève
Mouvement
Père
Distinctions

Fernand Cormon, pseudonyme de Ferdinand Anne Piestre (d'après l'état civil reconstitué de Paris)[1], né le à Paris où il est mort le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l’auteur dramatique français Eugène Cormon et de la comédienne Caroline Paris[2], Fernand Cormon est l'élève des peintres Jean-François Portaels à Bruxelles, puis d'Alexandre Cabanel et d'Eugène Fromentin à l'École des beaux-arts de Paris.

Il expose ses premières toiles au Salon de 1868. Il se fait connaître pour ses scènes historiques, tels le Meurtre au sérail ou la Mort de Ravana, qui est primée au Salon de 1875. Il peint aussi des portraits, sans jamais délaisser le style académique, et voyage en Tunisie et en Bretagne.

En 1882, il ouvre un atelier au 10 rue Constance puis, fonde fin 1883, une école privée au 104 du boulevard de Clichy, qui prit ensuite le nom d'Atelier Cormon.

Professeur à l'École des beaux-arts de Paris, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1898.

Son école passe ensuite sous la direction de Ferdinand Humbert et Henri Gervex. Il est possible qu'il existe un lien entre ce lieu et l'Académie de la Palette. L'atelier que Cormon dirige aux Beaux-arts est appelé « atelier [de] Cormon », il ne faut donc pas confondre les deux lieux.

Il est commandeur de la Légion d'honneur[3].

Son épouse fut assassinée le dans son appartement du no 19 boulevard des Batignolles, la gorge tranchée par une voisine, Marie Lemoine, une prostituée[4],[5].

Il compte parmi ses élèves Robert Antral.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Caïn[modifier | modifier le code]

Caïn fuyant avec sa famille (1880), Paris, musée d'Orsay.

Caïn (1880) est un sujet biblique inspiré d'une version naturaliste de La Légende des siècles de Victor Hugo. L'œuvre se devait de rester laïque : Cormon a enlevé les symboles religieux en évoquant un côté préhistorique. Le tableau fut perdu en 1925 puis retrouvé dans les réserves du Palais de Tokyo à Paris en 1980. Il est à présent conservé au musée d'Orsay.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Le Sculpteur au travail, Gérôme dans son atelier (1891), Vesoul, musée Georges-Garret.

Œuvres décoratives[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Fernand Cormon a eu entre autres pour élèves :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ARCHIVES PARIS », sur canadp-archivesenligne.paris.fr (consulté le 24 juin 2016)
  2. Dossier de Légion d'honneur
  3. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Ferdinand-Anne Piestre », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Pierre Malo, « Justice à bon marché », in L'Homme libre, 27-28 octobre 1935.
  5. Selon la fille de la victime, Madame Couderc, sa mère venait de toucher une créance de 100,000 francs et une cassette de bijoux furent dérobés (L'Express du Midi, 26 octobre 1934).
  6. Huile sur toile, signée et datée en bas à droite F. Cormon 1912, 40,8 × 33 cm.
  7. Huile sur toile, signée et datée en haut à gauche Fernand-Anne Piestre dit Cormon 1845, 35,2 × 27 cm.
  8. Également à l'atelier de Louis-François Biloul. Liste des membres de l'association La Fresque en 1933. Archives de Paris, VR 594.
  9. Jack Philippe Ruellan, Augustin Hanicotte 1870-1957, un nabi à Volendam, 2e vente d'atelier, auto-édition, 2008.
  10. André Roussard, Dictionnaire des peintres de Montmartre, Paris, auto-édition, 1999.
  11. Martine et Bertrand Willot, Alphonse Quizet et ses amis, Éditions La Vie d'Artiste, 2005
  12. Liste des membres de l'association La Fresque au 8 juin 1933, Archives de Paris, VR 594. Il demeure au no 12 avenue de la Paix à Montrouge.
  13. Liste des membres de l'association La Fresque au 8 juin 1933, Archives de Paris, VR 594.
  14. Dictionnaire Bénézit

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chang Ming Peng, « Fernand Cormon et le grand décor : l’exemple de l'amphithéâtre du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris (1893-1897) », in L'Atelier, bulletin no 8 de l'Association Le Temps d'Albert Besnard, 2013, [consacré au grand décor parisien à la fin du XIXe siècle], (ISSN 1956-2462)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :