August Friedrich Schenck

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August Friedrich Schenk
Schenck.portrait.gallerie.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ÉcouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
August Friedrich Albrecht SchenckVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Autres informations
Maître
Genres artistiques
Distinction

August Friedrich Schenck (Glückstadt, 1828 - Écouen, 1901) est un artiste peintre franco-allemand.

Élève de Léon Cogniet et membre de l'École d'Écouen, il est surtout connu pour ses peintures animalières.

Biographie[modifier | modifier le code]

August Friedrich Schenck naît à Glückstadt (alors ville danoise[n 1]) le [2].

Schenck quitte sa ville natale pour gagner un revenu lucratif en tant que « voyageur du vin » en Allemagne, en Russie puis au Portugal. Après cinq ans, il quitte le Portugal pour Paris. Là, il a suivi une formation de peintre et devient l'élève de Léon Cogniet (1794-1880), professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts[1]. Il se spécialise en peinture de paysages et de sujets animaliers, qui étaient vus comme une métaphore des relations humaines et de la société ; il dépeint fréquemment des moutons, comme dans son tableau le plus connu, Angoisses, où un mouton, entouré de corbeaux, essaie de protéger son petit[3].

À 34 ans, il fait ses débuts en tant que peintre à l'Exposition universelle de Paris en 1855. En 1857, il participe à l'exposition du jubilé du Schleswig-Holstein. Cela marque le début d'une période faste, où il acquiert de la notoriété avec ses peintures animalières, notamment. Il participe, entre autres, au Salon de peinture et de sculpture à partir de 1857 et y obtient une médaille en 1865[1].

Vers 1862, il s’installe avec son épouse Ludowika Stapaczinska, originaire de Varsovie, dans le village d’artistes Écouen, à environ 20 km au nord de Paris. L'École d'Écouen a attiré des artistes de renom tels que Charles-François Daubigny, Camille Corot et Mary Cassatt.

En 1885, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur[1].

August Friedrich Schenck meurt le à Écouen[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Écouen conserve sa mémoire, en renommant en 1906 la rue de la Beauvette en rue Auguste Schenck, et en conservant son tableau, L'Échir, accroché dans la mairie[réf. nécessaire]. L'église de la ville conserve elle aussi un tableau : Agnus Dei. Le livre L'École d'Écouen : une colonie de peintres présente plus de 40 peintres, dont Schenck avec 7 illustrations[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes
  1. Le duché de Schleswig était une dépendance danoise, à cette époque[1].
Références
  1. a b c et d (en) « "The Orphan" (circa 1885) by August Schenck », sur musée d'Orsay (consulté le 17 décembre 2018).
  2. a et b Bénézit 1924, p. 737.
  3. (en) « August Friedrich Schenck: Anguish », sur National Gallery of Victoria (consulté le 17 décembre 2018).
  4. Daniel Baduel, Aude Bertrand, Christian Dauchel, L’École d’Écouen : une Colonie de peintres au xixe siècle, Écouen, 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Daniel Baduel, Aude Bertrand, Christian Dauchel, L’École d’Écouen : une Colonie de peintres au XIXe siècle, Écouen, 2012.
  • (de) Thieme-Becker, vol. 30, p. 26.
  • Bénézit
    • Emmanuel Bénézit, « Schenck (August-Friedrich-Albrecht) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, t. 3, Paris, Gründ, , 1160 p. (lire en ligne), p. 737
    • (fr) Bénézit, 1999, vol. 12, p. 400-401.
  • (de) Allgemeines Künstlerlexikon, 1999-2000, vol. 8, p. 759.
  • (fr) É. Bellier de La Chavignerie et L. Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, 1882-1885.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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