Augustin Feyen-Perrin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Auguste Feyen-Perrin
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Paris
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Augustin Feyen-PerrinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Francois Nicolas Augustin Feyen
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Membre de
Maître
Élève
Genres artistiques
Distinctions
Œuvres principales
Retour de la pêche aux huitres par les grandes marées à Cancale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Tombe de Augustin Feyen-Perrin et Jacques Eugene Feyen (1).JPG
Ernest Guilbert, Monument funéraire d'Augustin Feyen-Perrin (1892), Paris, cimetière Montmartre.

Augustin Feyen-Perrin, nom d'usage de Francois Nicolas Augustin Feyen [Notes 1], né le à Bey-sur-Seille (Meurthe) et mort le à Paris[1], est un peintre, graveur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un percepteur et frère cadet du peintre Jacques-Eugène Feyen, Augustin Feyen-Perrin est d'abord l'élève de son aîné, puis entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1848 dans les ateliers de Léon Cogniet et d'Adolphe Yvon. Peintre de genre et portraitiste, il débute au Salon de 1853, et y est médaillé à trois reprises en 1865, 1867 et 1874.

En 1859, il collabore à la décoration de la salle du personnel de l'hôpital de la Charité de Paris[réf. nécessaire], partiellement reconstruite au musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris[2].

Membre en 1865 de la Société des aquafortistes, il devient l'un des plus gros fournisseurs d'eaux-fortes d'Alfred Cadart. Il exécute aussi quelques lithographies[3].

Comme son frère, il s'installe en été à Cancale, où il nourrit son inspiration en peignant de nombreuses scènes de la vie quotidienne bretonne. Il est également aquafortiste et illustrateur de livres. Il acquiert une renommée professionnelle supérieure à celle de son aîné, et bénéficie d'un nombre significatif d'achats par les institutions publiques.

Proche de Gustave Courbet, Augustin Feyen-Perrin le suit au sein des deux institutions que celui-ci préside durant l'« Année Terrible », en siégeant d'abord dans la Commission des musées fondée en , puis en appartenant à la Fédération des artistes créée lors de la Commune de Paris. Malgré cet engagement politiquement compromettant, il réintègre sans encombre les cadres de la respectabilité républicaine, et est décoré de la Légion d'honneur en 1878. En 1883, il réalise un dessin, intitulé Baissant la tête, elle disait : « je suis une mauvaise maman », pour illustrer la pièce, Le Rêve d'un Viveur, de Jean-Louis Dubut de Laforest, il est publié dans le recueil de la pièce[4].

Il est inhumé aux côtés de son frère à Paris au cimetière Montmartre (18e division). Leur sépulture est ornée d'un monument conçu en 1892 par le sculpteur Ernest Guilbert : sous le buste d'Augustin et une palette de peintre, une statue représente une jeune pêcheuse cancalaise jetant quelques fleurs.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Jeune fille de Cancale
  • Vanneuses de Cancale

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour se distinguer de son frère aîné, il adopte ce nom en associant les patronymes de leurs parents, Sébastien Feyen et Anne-Marie Perrin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du 9e arrondissement, registre des décès de l'année 1888, acte numéro 1261. Le peintre meurt célibataire à son domicile situé au no 11 du boulevard de Clichy.
  2. Avec Jean Achard (1807-1884), Henry Axenfeld (1824-1892), Stéphane Baron (1827-1921), Gustave Doré (1832-1883), Hippolyte Fauvel (1835-1895), Léon-Charles Flahaut (1831-1920), Louis Français (1814-1897), Jean-Baptiste Georges Gassies (1819-1883), Edmond-Georges Guet (1829-1865), Jean-Louis Hamon (1821-1874), Henri Harpignies (1819-1916) et Émile Vernier (1829-1887).
  3. « Feyen-Perrin », dans Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), Paris, Arts et métiers du livre / Flammarion, 1985, p. 119-120.
  4. Jean-Louis Dubut de Laforest (ill. Jean Béraud, Boutet, Chevalier, Dillon, Feyen-Perrin, G. Fraipont, Guillemet, Lebourgeois, Maincent, Henri Pille, H. Rivière, Paul Robert, R. Salis, de Sta, Steinlen, Tiret-Bognet, de Vuillefroy, Willette), Le Rêve d'un Viveur, Paris, Éd. Rouveyre et G. Blond imprimeurs-éditeurs, , 88 p. (lire en ligne), p. 27 et 87-88.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]