Achille Etna Michallon

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Achille-Etna Michallon
Achille Etna Michallon.jpg

Léon Cogniet, Portrait de Michallon (vers 1818-1819),
musée des beaux-arts d'Orléans.

Naissance
Décès
(à 25 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Élèves
Mouvement
Mécènes
Influencé par
Distinction
Œuvres réputées
Démocrite et les Abdéritains

Achille-Etna Michallon, né le , à Paris[1], et mort dans la même ville le 24 septembre 1822[2] est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Achille-Etna Michallon est le fils du sculpteur Claude Michallon (1751-1799) et de Marie-Madeleine Cuvillon, belle-fille du sculpteur Guillaume Francin, fils de Claude-Clair Francin. Après la mort de sa mère, en 1813, il est élevé par son oncle, Guillaume Francin. Il est l'un des tenants du paysage historique des années 1780-1830. En 1817 il est le premier lauréat du prix de Rome de paysage historique, institué en 1816 à l’instigation de Pierre-Henri de Valenciennes, dont il est l'élève. Il étudie également dans l'atelier de Jacques-Louis David. Antoine Guindrand est son élève, ainsi que Jean-Baptiste Camille Corot qui reprit de son maître l'attachement à la lumière, la construction de l'espace et le refus de l'anecdotique.

En 1808, un riche prince, Nikolaï Borissovitch Ioussoupov (1750-1831), tombe en admiration devant un tableau de Michallon dans l'atelier de David, le surnomme le « petit Poussin » et lui octroye une pension jusqu'au désastre de Moscou qui réduisit la fortune du prince.

Désireux d'emmener son jeune protégé en Italie pour lui en faire découvrir les trésors, il se voit opposer un refus de sa mère le trouvant trop jeune pour cette expédition.

En 1812, Michallon débute au Salon, et y exposera en 1819 et en 1822, année où il envoie trois tableaux. Il y obtient une médaille d'or, et est médaillé d'or au concours de la ville de Douai. Il part en 1816 à Rome, pensionnaire du Roi, traverse la Suisse, la Lombardie, passe par Florence avant d'arriver à Rome, là ou son père était venu quelques années auparavant. Il descend à Naples et fut subjugué par le travail de Salvator Rosa.

Son prix de Rome lui vaut une commande officielle pour la Galerie de Diane à Fontainebleau : La Mort de Roland. De retour en France en 1820, il ouvre son propre atelier, où il compte Corot parmi ses élèves, avec lequel il se rend en forêt de Fontainebleau peindre sur le motif. Bien que peintre néo-classique, Michallon est considéré comme l'un des précurseurs de l'école de Barbizon.

Lors d'un retour d'un séjour à Marlotte, s'étant rendu aux jardin des Plantes pour étudier un cèdre, il se sentit saisit par un mal de gorge qui bientôt descendit sur la poitrine. La mort l'emporta dans la nuit du 23 au 24 septembre 1822.

La duchesse de Berry et le vicomte Alexandre-Émile Lespine étaient ses plus fervents admirateurs. La succession de la princesse Louis de Croÿ et du vicomte Lespine est une source d'information sur les œuvres de cet artiste.

« Déjà célèbre au sortir de l’enfance
Sur les pas du Poussin la mort vint le saisir
Cinq lustres, onze mois, furent son existence
Mais de son beau talent parlera l’avenir. »

— Oraison funèbre de feu Achille-Etna Michallon, pensionnaire du Roi, peintre en paysage historique, prononcé par V.-A. Vanier, son cousin, le 25 septembre 1822, Paris, Boucher, 1822.

Élèves[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Paris, musée du Louvre, Achille Etna Michallon

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Raymond Escholier, La peinture française du XIXe siècle, de David à Géricaut, Librairie Floury, 1941.
  • Pierre Caillau-Lamicq, « Achille-Etna Michallon », dans Pierre Miquel, Le paysage français au XIX° siècle, Mantes-la-Jolie, 1975, T. II, p. 75-85.
  • Achille-Etna Michallon, [catalogue de l'exposition], Paris, musée du Louvre, 1994.
  • Blandine Lesage, « Achille-Etna Michallon (1796-1822). Catalogue de l'œuvre peint », dans Gazette des Beaux-Arts, T. CXXX, octobre 1997.
  • Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, Année 1822, p. 155-156, Paris, 1823[3]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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