Jean-Léon Gérôme

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Jean-Léon Gérôme, né à Vesoul le et mort à Paris le , est un peintre et sculpteur français.

Membre de l'Académie des beaux-arts, il composa des scènes orientalistes, mythologiques, historiques et religieuses. À partir de 1878, il réalise des sculptures, la plupart polychromes, représentant des scènes de genre, des personnages ou des allégories.

Promu grand officier de la Légion d'honneur, Gérôme est distingué lors des différentes expositions universelles auxquelles il participe et fait figure de peintre officiel à la fin du XIXe siècle. Il devient professeur à l’École des beaux-arts durant près de quarante années, et forme plus de 2 000 élèves.

Considéré comme l'un des artistes français les plus célèbres de son temps, Jean-Léon Gérôme est l'un des principaux représentants de la peinture académique du Second Empire. Après avoir connu un succès et une notoriété considérables de son vivant, son hostilité violente vis-à-vis des avant-gardes, et principalement des impressionnistes, le fait tomber dans l'oubli après sa mort. Son œuvre est redécouverte à la fin du XXe siècle et connaît une postérité en devenant, entre autres, une source d'inspiration pour le cinéma[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La maison natale de Jean-Léon Gérôme, rue d'Alsace-Lorraine dans le quartier historique de Vesoul.
Gérôme commença ses études au collège de Vesoul, qui, en hommage, porte son nom depuis 1907.

Jean-Léon Gérôme est né le au no 9 de la rue du Centre (actuelle rue d'Alsace-Lorraine) à Vesoul, préfecture du département de la Haute-Saône[2]. Son père, Pierre Gérôme, est orfèvre et sa mère, Mélanie Vuillemot, est la fille d’un négociant. Ses parents sont tous deux âgés de 23 ans à sa naissance. Il étudie au collège de Vesoul, établissement scolaire qui prend son nom en 1907 (collège Gérôme), où il montre des talents naturels pour le dessin.

Il obtient le baccalauréat en 1840, puis va poursuivre ses études à Paris en 1841. Par la suite, il devient l’élève du peintre Paul Delaroche — qu’il accompagne en Italie quelques années plus tard — et suit des cours aux Beaux-Arts. En 1842, il expose à Vesoul ses premiers tableaux : Esquisse de bataille, Chiens savants, Moines au lutrin[3],[4].

Carrière de peintre[modifier | modifier le code]

À son retour d'Italie, il se fait connaître au Salon de 1847 par son Jeunes Grecs faisant se battre des coqs (1846), toile qui déjà illustre son souci du détail authentique et pour laquelle il reçoit la médaille d'or. Il devient alors chef de file d'un nouveau courant, le mouvement néo-grec, qui compte également parmi ses membres les peintres Jean-Louis Hamon et Henri-Pierre Picou[5]. Puis il change de genre et expose La Vierge, L'Enfant Jésus et saint Jean, et comme pendants, Anacréon, Bacchus et l'Amour. Gérôme obtient en 1848 une deuxième médaille. Cette même année, il peint La République, déposée par la ville de Paris aux Lilas, où elle est conservée depuis 1922 à la mairie[6]. Il réalise ensuite : Bacchus et l'Amour ivres, Intérieur grec et Souvenir d'Italie (1851), Vue de Paestum (1852), Idylle (1853).

Gérôme effectue des excursions dans l'Empire ottoman, sur les bords du Danube en 1854 et en Égypte en 1857, tout en remplissant ses carnets de nombreux dessins. En 1855, il envoie à l'Exposition universelle Pifferaro, Gardeur de troupeaux, Concert russe et une grande toile représentant Le Siècle d'Auguste et la naissance de Jésus-Christ, acquise par le ministère d'État. Sa réputation augmente considérablement au Salon de 1857, où il expose sept tableaux d'un genre plus populaire, entre autres La Sortie du bal masqué et Le Duel de Pierrot.

En 1859, il envoie au Salon une Mort de César et deux petites compositions, pleines de détails érudits, l'une retraçant un détail de gladiateurs et intitulée Ave Cæsar, l'autre représentant Le Roi Candaule. En 1861, il fait paraître Phryné devant l'aréopage, Socrate venant chercher Alcibiade chez Aspasie, Les Deux Augures.

Au même Salon, il envoie une scène orientale, Le Hache-paille égyptien, et Rembrandt faisant mordre une planche à l'eau-forte. Ses meilleures œuvres lui ont été inspirées par le courant orientaliste, sur la base de sujets égyptiens ou ottomans : Le Prisonnier et le Boucher turc (1861), La Prière, La Porte de la mosquée El-Hasanein au Caire (1866), Le Charmeur de serpent (1879), Le Marché d'esclaves, Le Marché ambulant au Caire et Promenade du harem[7].

Il peint souvent des scènes historiques telles que Louis XIV et Molière (1863), La Réception des ambassadeurs du Siam à Fontainebleau (1865), L'Exécution du maréchal Ney (1868), L'Éminence grise (1873), Réception du Grand Condé à Versailles (1878), scènes qui privilégient la théâtralisation de l'anecdote et le goût du détail par rapport aux tableaux d'histoire traditionnels[5]. Dès 1862, ses toiles connaissent une large diffusion, notamment due au fait qu'il épouse le Marie Goupil[8], la fille d'Adolphe Goupil, un éditeur et marchand d'art renommé[5], laquelle lui donne quatre filles : Suzanne (1863-1914), épouse du marchand d'art Étienne Boussod, Suzanne-Mélanie (1867-1941), épouse du peintre Aimé Morot, Juliette (1875-1907), épouse de l'éditeur Pierre Masson, Blanche-Valentine (1878-1918), et un fils, Jean Gérôme (1864-1891)[9].

En 1888 il est membre du jury, dans la section « Dessins », de la troisième Exposition internationale de blanc et noir, en compagnie de Louis Français, Henri Pille, et Auguste Allongé[10]

Carrière de sculpteur[modifier | modifier le code]

Jean-Léon Gérôme dans son atelier vers 1885-1890.

Gérôme arrive tardivement à la sculpture. Il commence sa carrière officielle de sculpteur à l'Exposition universelle de 1878 avec son groupe Les Gladiateurs, inspirés du groupe central de son tableau Pollice verso (1872), premier exemple des allers-retours permanents entre son œuvre peint et sculpté[5]. Suivent ses groupes Anacréon, Bacchus et l'Amour, et ses statues d’Omphale (1887) et de Bellone (1892) (cette sculpture polychrome en ivoire, métal et pierres précieuses, est exposée à l'Académie Royale de Londres et attira beaucoup l'attention), Tanagra. La polychromie est une caractéristique technique de ses sculptures. Gérôme parvient à ses fins soit en variant les matériaux comme dans son Bellone, soit en peignant directement la pierre à l'aide d'une cire teintée (Sarah Bernhardt, 1894-1901). Il entreprend aussi une série de sculptures de conquérants, travaillées dans l'or, l'argent et les gemmes : Bonaparte entrant au Caire (1897), Tamerlan (1898) et Frédéric le Grand (1899). C'est également à Gérôme que l'on doit le Monument au duc d'Aumale (1899) qui se trouve devant les grandes écuries à Chantilly. Il est l'auteur de L'Aigle blessé, monument érigé à Waterloo, à l'emplacement du dernier carré, deux ans après sa mort.

Monument au duc d'Aumale (1899), Chantilly.

Gérôme s'est souvent représenté dans ses propres tableaux en train de sculpter (Le Travail du marbre, 1895, Autoportrait peignant la Joueuse de boule, 1901-1902). Il existe également un certain nombre de photographies où il se met en scène devant ses propres œuvres[11].

En 1864, il devient professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris. Il y enseigne avec Alexandre Cabanel et Isidore Pils. Le dessin constitue la base de son enseignement [12].

Il meurt le dans son atelier et domicile, au 65 boulevard de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris[13] et est inhumé au cimetière de Montmartre (18e division)[14].

Il était le beau-père du peintre Aimé Morot (1850-1913).

Tombe de Jean-Léon Gérôme, Paris, cimetière de Montmartre (division 18).

Succès[modifier | modifier le code]

Gérôme connaît un large succès de son vivant, si bien qu'il a son buste dans la cour de l'Institut de France. Pourtant, à la fin de sa vie, sa farouche hostilité envers les impressionnistes, qu'il considérait comme « le déshonneur de l'art français[15] », contribue au déclin de sa popularité, notamment en France, connaissant en cela le sort réservé par les tenants du modernisme aux artistes représentatifs de l'académisme.

De nombreux musées conservent ses œuvres aux États-Unis, car des collectionneurs américains l'achetèrent de son vivant. Son influence a été déterminante dans l'esthétique des peplums du cinéma italien du début du XXe siècle et des superproductions hollywoodiennes des XXe et XXIe siècle[16].

Expositions monographiques[modifier | modifier le code]

Un universitaire américain, Gerald Ackermann, a établi le catalogue de ses œuvres et organisé la première exposition à lui être consacrée, en 1981, à Vesoul, sa ville natale[17]. En conséquence, un grand nombre de ses œuvres sont visibles au musée Georges-Garret de Vesoul, et la municipalité donna son nom à un de ses collèges.

En 2000, Hélène Lafont-Couturier a organisé une exposition ayant pour thème Jean-Léon Gérôme et son marchand de tableaux, Adolphe Goupil, à Bordeaux, New York et Pittsburgh.

Une importante rétrospective lui a été consacrée à Paris au musée d'Orsay en 2010[18].

Une exposition lui a été consacrée au musée Anne-de-Beaujeu de Moulins en 2012, autour du tableau La Vérité sortant du puits, armée de son martinet, pour châtier l'humanité, qui est conservé dans ce musée[19].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portrait de femme, (1846), Montauban, musée Ingres-Bourdelle.
Un Moufti (vers 1900), collection particulière.
Marchand de peaux, Le Caire (1869), collection particulière.
L'Éminence grise (1873), musée des beaux-arts de Boston.
Pygmalion et Galatée (1890), New York, Metropolitan Museum of Art.
Après le bain, collection particulière.
Tigre à l'affût (1888), musée des Beaux-Arts de Houston.

En France[modifier | modifier le code]

Paris[modifier | modifier le code]

musée du Louvre[modifier | modifier le code]
  • Le Baron Alphonse Delort de Gléon, 1894, huile sur toile, 39 × 31 cm[21]
  • Dante méditant dans le jardin des Cascine à Florence, aquarelle, crayon et rehaut de gouache, 51 × 31 cm[22].
  • Deux Têtes de cantatrices et une Tête de chanteur, dessin, mine de plomb, 23 × 18 cm[23].
  • Ephèbe agenouillé, dessin, 13,4 × 13,4 cm[24].
  • Portrait de la tragédienne Rachel en buste, costume antique, 1859, dessin, pierre noire sur papier, 60 × 47,2 cm[25].
  • Tête de garçon, de profil à droite, 1881, dessin, mine de plomb, 23 × 18 cm[26].
  • Tête de profil à droite, 1881, dessin, mine de plomb, 23 × 18 cm[27].
musée d'Orsay[modifier | modifier le code]
  • Jeunes Grecs faisant battre des coqs, 1846, huile sur toile, 143 × 204 cm[28].
  • Intérieur grec, 1848, huile sur toile, 155 × 210 cm[29]
  • La Nuit, vers 1850, huile sur toile, 76,5 × 46 cm[30].
  • Henri II, roi de France, vers 1846, huile sur toile, 220,1 × 143 cm[31].
  • Portrait de la baronne Nathaniel de Rothschild, 1866, huile sur toile, 49,6 × 35,8 cm[32].
  • Deux Paysannes italiennes et un enfant dit aussi Souvenir d'Italie, 1849, huile sur toile, 88,3 × 67,9 cm[33].
  • Frise destinée à être reproduite sur un vase commémoratif de l'exposition universelle de Londres en 1851, dit aussi Les Quatre parties du monde présentant leurs productions à la première exposition internationale de Londres en 1851, 1852, huile sur toile, 55 × 310 cm[34].
  • Jérusalem ou Golgotha Consummatum est, 1867, huile sur toile, 82 × 144 cm[35]
  • Réception du Grand Condé par Louis XIV, 1878, huile sur toile, 96,5 × 139,7 cm[36].
  • Sarah Bernhardt, vers 1895, buste en marbre teinté, 69 × 41 × 29 cm[37].
  • Tanagra (tenant dans sa main gauche la danseuse au cerceau), 1890, marbre teinté, 154,7 × 56 × 57,3 cm.
  • Corinthe, 1903, sculpture, 47,5 × 33 × 30 cm[38].

Nantes, musée des beaux-arts[modifier | modifier le code]

  • Tête de femme coiffée de cornes de bélier, dit aussi la Bacchante, 1853, huile sur toile, tondo, 47,5 cm[39].
  • Tête de femme coiffée de cornes de bélier - étude, 1853, huile sur toile, tondo, 47,5 cm.
  • Pifferaro, 1856, huile sur bois, 18 × 12,7 cm[39].
  • Vue de la plaine de Thèbes (Haute-Egypte), 1857, huile sur toile, 77 × 131 cm[40]
  • Le Prisonnier, 1861, huile sur toile, 45 × 78 cm[17],[41]

Vesoul, musée Georges-Garret[modifier | modifier le code]

  • La Danse, statuette en marbre, h. 87 cm, inspirée de la danseuse et chorégraphe américaine Loïe Fuller (1862-1928).
  • Femmes au bain, huile sur toile, 66 × 55 cm.
  • Les Mouettes, vers 1902, huile sur toile, 60 × 92 cm.
  • Cléopâtre devant César, vers 1865, esquisse pour César et Cléopâtre, œuvre disparue.
  • Paysages d’Orient, 1868, huile sur toile, 24 × 32 cm.
  • Prisonnier de guerre à Rome, dit aussi Cave Canem, 1880, huile sur toile, 108 × 91 cm[38].
  • Saint Vincent de Paul, 1847, huile sur toile, 175 × 135 cm[38].
  • Anacréon, Bacchus et l'Amour, 1881, bronze, 75 × 28,5 × 18,9 cm[38].
  • Nominor Leo.

Autres localisations en France[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Baltimore, Walters Art Museum[modifier | modifier le code]

  • Sortie du bal masqué, dit aussi Un Duel après le bal, 1857-1858, huile sur toile, 39,1 × 56,3 cm[45].
  • Le Duel à la tulipe dit aussi Folie tulipière, 1882, huile sur toile, 65,4 × 100 cm[46].
  • Diogène, 1860, huile sur toile, 74,5 × 101 cm[47].
  • Mort de César, vers 1859-1867, huile sur toile, 85,5 × 145,5 cm[48].
  • Vente d'esclaves à Rome, 1866, huile sur toile, 64 × 57 cm[49].
  • La dernière prière des martyrs chrétiens, 1883, huile sur toile, 87,9 × 150,1 cm[50].
  • Bachi-bouzouk chantant, 1868, huile sur toile, 46,3 × 66 cm[51].

Boston, musée des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

  • Bain turc ou Bain maure : deux femmes, 1872, huile sur toile, 50,8 × 40,8 cm[52].
  • L'éminence grise, (1873), huile sur toile, 68,6 × 101 cm, Museum of Fine Arts, Boston[53].
  • Le marchand de couleurs (le pileur de couleurs), 1890-1891, huile sur toile, 65 × 54,9 cm[38].

Cleveland, Cleveland Museum of Art[modifier | modifier le code]

  • Tête de femme italienne, 1843-1844, huile sur toile, 44,5 × 36 cm[38].
  • Le Lion aux aguets, vers 1865, huile sur toile.
  • Le Lion aux aguets, vers 1890, huile sur panneau, 72,3 × 100,5 cm[38].

New York[modifier | modifier le code]

Phoenix, Phoenix Art Museum[modifier | modifier le code]

  • Pollice verso, 1872, huile sur toile, 97,5 × 146,7 cm.
  • Mirmillon, vers 1859-1873, statuette en bronze, 38,9 × 13,3 × 12,7 cm[38].
  • Rétiaire, 1859, statuette en bronze, 39,9 × 15,2 × 14,6 cm[38].

San Mateo, Collection Terence Garnett[modifier | modifier le code]

  • Récréation au camp (souvenir de Moldavie, 1854), 1855, huile sur toile[38].
  • Bischarin, buste de guerrier, 1872, huile sur toile, 29,5 × 21,3 cm[38].
  • Markas Botzaris, 1874, huile sur toile, 70,2 × 54,6 cm[38].
  • Enfant avec un masque, 1861, huile sur toile, tondo, 50 cm[38].
  • Socrate venant chercher Alcibiade chez Aspasie, 1861.

Autres localisations aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Localisations dans le reste du monde[modifier | modifier le code]

Allemagne
Canada
Porto Rico
Qatar
  • Doha, Orientalist Museum :
    • La Porte de la mosquée El-Hasanein au Caire où furent exposées les têtes des beys immolés par Salek-Kachef, 1866, huile sur panneau, 54 × 43,8 cm[38] ;
    • Femme circassienne voilée, 1876, huile sur toile, 40,7 × 32,6 cm[38] ; Vente 2008[67]
    • Le Barde noir dit aussi Le Barde africain, 1888, huile sur toile, 61,2 × 50,8 cm[38].
Royaume-Uni
Russie
  • Saint-Pétersbourg
    • Musée de l'Ermitage :
      • Suites d'un bal masqué, huile sur toile, 68 × 99 cm, 1859 ;
      • Napoléon en Egypte, huile sur panneau, 21 × 33 cm, 1867 ;
      • Marché d'esclaves à Rome, huile sur toile, 92 × 74 cm, 1884 ;
      • La Piscine du harem, huile sur toile, 1888 ;
      • L'Albanais, huile sur bois, 20 × 15 cm.
Turquie

Localisation inconnue[modifier | modifier le code]

  • La Naissance de Vénus ou L’Étoile ou Vénus sortant des eaux, 1890, collection particulière[réf. nécessaire].
  • Le Tombeau du Sultan, (date à déterminer), huile sur toile, 65 × 54 cm[68].
  • Quittant la mosquée, (date à déterminer), huile sur toile, 54,5 × 78,7 cm[68].
  • Marchand de peaux, Le Caire, 1869, huile sur toile, 61,5 × 50 cm, collection particulière[68].
  • L'Arabe et son coursier, (1872), huile sur toile, 59,7 × 99 cm[68].
  • L'Allumeuse de narguilé, (date à préciser), huile sur toile, 54,6 × unité 66cm, collection particulière[68].
  • Arabe et ses chiens, (date à préciser), huile sur toile, 55 × 37,5 cm, collection particulière[68].
  • Grande Piscine de Brousse, 1885, huile sur toile, 70 × 100 cm, collection particulière[62], Londres[69].
  • Le Bain de vapeur, (date à déterminer), huile sur toile, 73 × 101 cm, collection particulière[62].
  • Femme du Caire, (date à déterminer), huile sur toile, 81,2 × 64,7 cm, collection particulière[62].
  • Intérieur grec, 1850, huile sur toile, 64,5 × 89 cm, collection Micheline Connery[38].
  • Les Deux Augures, 1861, huile sur toile, 65,3 × 50,3 cm, collection particulière[38].
  • Un hache-paille égyptien, vers 1859, huile sur panneau, 21 × 36,2 cm, collection particulière[38].
  • Le Général Bonaparte et son état-major en Egypte - esquisse, 1867, huile sur toile, 48 × 80 cm, collection Mohammad Ladjevardian[38].
  • Le Lion aux aguets, vers 1890, huile sur toile, 29,2 × 42,3 cm, collection particulière[38].
  • Italien jouant du zamponia, 1855, huile sur panneau, 19 × 12 cm, collection particulière[38].
  • La Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean, 1848, huile sur toile, 108 × 75 cm, collection particulière[38].
  • La Rentrée des félins, 1902, huile sur toile, 83,2 × 129,5 cm, collection particulière[38].
  • Le Mur de Salomon, dit aussi Le mur des lamentations, 1876, huile sur toile, 92,4 × 73,7cm, collection particulière[38].
  • La Terrasse du sérail, dit aussi le Harem sur la terrasse, 1886, huile sur toile, 82 × 122 cm, collection particulière[38].
  • Le Derviche tourneur, 1889, huile sur toile, collection particulière[38].
  • Les Baigneuses du Harem, 1901, huile sur toile, 99,7 × 80,6 cm, collection particulière[38].
  • Promenade du Harem, (date à déterminer), huile sur toile, 85,50 × 150 cm, collection particulière[70].
  • Socrate venant chercher Alcibiade chez Aspasie. Étude préparatoire, 21 × 33 cm, collection particulière[réf. nécessaire].
  • Cléopâtre devant César, 1866, huile sur toile, 183 × 129,5 cm, collection particulière.
  • Louis XI visitant le cardinal La Balue, 1883, huile sur panneau d’acajou, 50 × 42 cm, en vente dans une galerie d'art en 2020[71]

Galerie[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative sur sa maison natale à Vesoul.

Une plaque commémorative a été apposée en son hommage sur la maison natale de Jean-Léon Gérôme à Vesoul.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Je crois que je mérite d’être un peu tranquille, j’ai eu quarante-cinq visites et sur quarante-cinq, il y en a eu quarante-deux qui ont parlé du tableau de Gérôme ! » (Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1919, p. 78)
  • « Gérôme peint pour être reproduit[72]. » (Émile Zola)

Élèves[modifier | modifier le code]

Élève de Paul Delaroche, Claude-Basile Cariage et de Charles Gleyre, Gérôme a eu à son tour de nombreux élèves, parmi lesquels :

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

  • En 1902, Pathé a sorti un film du même nom qu'un des tableaux de Jean-Léon Gérôme (Un duel après le bal), qui se présente comme une reconstitution des actions qui se déroulent avant et après la scène du tableau[1].
  • Il est fait référence à l'artiste dans la série télévisée Arrow (saison 7, épisode 5) ainsi qu'à son oeuvre Dante (Il a vu l'Enfer), 1864.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Valentine Robert, « La part picturale du tableau-style », Indiana University Press,‎ , p. 17 (lire en ligne).
  2. « Acte de naissance de Jean-Léon Gérôme », sur https://archives.haute-saone.fr/ (consulté le ).
  3. « Apprentissage - Biographie de Jean-Léon Gérôme », sur http://universdesarts.fr/ (consulté le ).
  4. « Biographie de Jean-Léon Gérôme », sur http://www.cannes-la-bocca.fr/ (consulté le ).
  5. a b c et d Jean-Léon Gérôme (1824-1904), L'histoire en spectacle, musée d'Orsay, [dépliant de l'exposition du 19 octobre 2010 au 23 janvier 2011].
  6. « Le tableau de la mairie des Lilas au musée d'Orsay », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 7 octobre 2010.
  7. « L'usage de la photographie, avec l'aide du sculpteur Auguste Bartholdi, lors du premier voyage en Égypte en 1865, puis de son beau-frère Albert Goupil en 1868, vient donner un sens particulier de l'exactitude, derrière lequel il masque subterfuges et anachronismes, en prenant bien des libertés avec les contexte chronologique et géographique. » (Dépliant de l'exposition Jean-Léon Gérôme (1824-1904), L'histoire en spectacle, musée d'Orsay, du 19 octobre 2010 au 23 janvier 2011.)
  8. Archives de Paris en ligne, Paris 9e, acte de mariage V4E 992, vue 224/31, acte 41.
  9. gw.geneanet.org.
  10. Catalogue de l'exposition de 1890 avec liste des membres du jury, texte en ligne.
  11. L. Caillaud, « Les audaces d'une nouvelle carrière », Dossier de l'art, Hors série, no 6, 2010, p. 40-47.
  12. M. Vottero, « L'atelier Gérôme à l'École des Beaux-Arts », Dossier de l'art, Hors série no 6, 2010, p. 60-61.
  13. Archives de Paris 9e, acte de décès no 32, année 1904 (vue 5/31).
  14. Registre journalier d'inhumation de Paris Montmartre de 1904, en date du 13 janvier (vue 28/30).
  15. Dossier de l'art, no 6, p. 59.
  16. Schlesser T, inspiré par la photographie, inspirateur du cinéma, Dossier de l'art, Hors série no 6, 2010, p. 62-69.
  17. a b et c Dictionnaire culturel de l'orientalisme, Christine Peltre, Éditions Hazan, 2008, (ISBN 9782754101929).
  18. Exposition Jean-Léon Gérôme au Musée d'Orsay - Paris, (octobre 2010 - janvier 2011).
  19. Site du musée Anne-de-Beaujeu.
  20. Marianne Delafond, De Le Brun à Vuillard Catalogue d’exposition, Institut de France, , 205 p., p. 122-121
  21. Grande Galerie - Le journal du Louvre, no 13, septembre-octobre-novembre 2010, p. 103.
  22. « Les collections du département des arts graphiques - Dante méditant dans le jardin des Cascine à Florence - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  23. « Les collections du département des arts graphiques - Deux têtes de cantatrices et une tête de chanteur - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  24. « Les collections du département des arts graphiques - Ephèbe agenouillé - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  25. « Les collections du département des arts graphiques - Portrait de la tragédienne Rachel en buste, costume antique - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  26. « Les collections du département des arts graphiques - Tête de garçon, de profil à droite - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  27. « Les collections du département des arts graphiques - Tête de profil à droite - GEROME Jean Léon », sur arts-graphiques.louvre.fr (consulté le ).
  28. « Musée d'Orsay: Notice d'Oeuvre », sur www.musee-orsay.fr (consulté le ).
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  70. Un tableau avec un titre identique est exposé au Chrysler Museum of Art, Norfolk, Virginie, USA. Le , il est mis aux enchères chez Artcurial (estimation : 800 000-1 200 000 Euros) mais est resté invendu. Le tableau est conservé dans la famille de l'artiste par descendance[réf. nécessaire].
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gerald Ackerman, La Vie et l’œuvre de Jean-Léon Gérôme, ACR Édition, collection « Les orientalistes », 2000 (ISBN 978-2-86770-137-5).
  • Gerald Ackerman, Jean-Léon Gérôme - Monographie révisée - Catalogue raisonné mis à jour, ACR Éditions, 1986, 1992, 2000 (ISBN 978-2-86770-137-5), (OCLC 883592725), 420 p.
  • Gilles Cugnier, Gerald Ackerman, Jean-Léon Gérôme, 1824-1904 : peintre, sculpteur et graveur, ses œuvres conservées dans les collections françaises publiques et privées, catalogue exposition, Musée Georges-Garret, Vesoul, 1981.
  • Laurence des Cars, Dominique de Font-Réaulx, Edouard Papet, Jean-Léon Gérôme (1824-1904), l'histoire en spectacle, Éditions Musée d'Orsay et Skira-Flammarion , 2010, (ISBN 978-2-08124-186-2).
  • Olivier Deshayes, Jean-Léon Gérôme. Désir d'Orient (1824-1904), Paris, L'Harmattan, 2018, 292 p. (ISBN 978-2-34315-283-7).
  • Lynne Thornton, Les Orientalistes - peintres voyageurs, ACR Éditions, Poche couleur, 1993, 1994, (ISBN 978-2-86770-060-6).
  • Lynne Thornton, La Femme dans la peinture orientaliste, ACR Éditions, Poche couleur, 1993,1994, (ISBN 978-2-86770-061-3).
  • Christine Peltre, Dictionnaire culturel de l'orientalisme, Éditions Hazan, 2008, (ISBN 978-2-75410-192-9).
  • M. Zimmermann, « Gérome (Jean-Léon) » dans Dictionnaire de biographie française, vol. 15, Paris, [détail des éditions] , col. 1351–1352
  • « Gérôme, peintre de 1001 histoires », Le Petit Léonard, no 153, Éditions Faton, (ISSN 1280-9063).
  • « Jean-Léon Gérôme, l'histoire en spectacle », Dossier de l'art no 6, éditions Faton, 2010.
  • (en) A Dictionary of Modern and Contemporary Art, deuxième édition (ISBN 978-0-19923-966-5).
  • Nouveau Larousse illustré, 1898-1907, notice dans le domaine public.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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