Thierry Breton

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Thierry Breton
Thierry Breton, en août 2011, alors PDG du groupe Atos.
Thierry Breton, en août 2011, alors PDG du groupe Atos.
Fonctions
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie

25e ministre des Finances de la Ve République
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
De Villepin
Prédécesseur Hervé Gaymard
Successeur Jean-Louis Borloo
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Paris, France
Nationalité Française
Parti politique sans étiquette
Diplômé de École supérieure d'électricité (Supélec)
Profession Dirigeant d'entreprises
Enseignant

Thierry Breton, né le (59 ans)[1] à Paris (14e arrondissement), est un dirigeant d'entreprise, administrateur de sociétés et homme politique français.

Président-directeur général de Thomson (1997-2002) puis de France Télécom (2002-2005), il a été ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie entre le et le [2], puis professeur à Harvard (2007-2008)[3]. Il est président du directoire du groupe Atos depuis le et PDG depuis février 2009[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué sa scolarité à l'École alsacienne à Paris puis ses classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand, Thierry Breton obtient, en 1979, son diplôme d'ingénieur de l'École supérieure d'électricité (Supélec)[3]. Il est ensuite auditeur de la 46e session de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[5].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Thierry Breton débute sa carrière en 1979 comme professeur d'informatique et de mathématiques au Lycée français de New York, dans le cadre de son service militaire au titre de la coopération. En 1981, il crée Forma Systems, une société d'analyse de systèmes et d'ingénierie informatique dont il devient président-directeur général[6].

Futuroscope[modifier | modifier le code]

À la suite de sa rencontre en 1982 avec René Monory, qui le considérera comme étant son héritier politique[7], il participe à la conception du Futuroscope de Poitiers dès son origine, puis en est nommé de 1986 à 1990, chef du projet.

Dirigeant d'entreprise[modifier | modifier le code]

De 1990 à 1993, il est directeur général du groupe CGI[8], spécialisé dans les services en technologies de l'information et de la communication.

Bull[modifier | modifier le code]

Il entre chez Bull, en 1993, en proie à de grandes difficultés, en tant que directeur de la stratégie et du développement aux côtés de Jean-Marie Descarpentries[1], puis directeur général adjoint. Administrateur du groupe à partir de 1996, il accède en septembre à la vice-présidence du conseil d'administration à l'âge de 40 ans[9] et devient administrateur délégué (directeur général) du groupe.

Thomson[modifier | modifier le code]

Deux ans plus tard, il est nommé par le gouvernement à la tête de Thomson et opérera pour le groupe un repositionnement autour des nouvelles technologies de l'image et d'Internet tout en valorisant le portefeuille de brevets du groupe (RCA), hérité de General Electric en 1998. Considéré comme une véritable pépite pour le groupe, ce portefeuille génère un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs en 1999. Après une recapitalisation de 11 milliards de francs (1,7 milliard d'€) par l'État français[10], la valeur du titre en bourse valorisera Thomson jusqu'à 100 milliards de francs en 2002, tandis que 30 % des actions du groupe étaient alors en circulation et le reste contrôlé par l'État. Ce dernier, encore principal actionnaire, cèdera par la suite le principal de sa participation en 2003 (soit 18,5 % du capital du groupe électronique) pour un montant de 950 millions d’euros[11].

En 2001, il est élu « Stratège de l'année » pour sa gestion de Thomson. En septembre 2002, il est nommé président d'honneur de la société à la suite de son départ pour France Télécom[8].

France Télécom[modifier | modifier le code]

En 2002, il est appelé à la tête de France Télécom[12]. L'opérateur, alors dans une situation critique et surendettée à plus de 70 milliards d'euros à la suite de l'éclatement de la bulle financière de l'Internet[13], lance son plan « Ambition FT 2005 »[14]. Sous sa direction, France Télécom sera le premier opérateur historique à avoir élaboré et mis en œuvre le concept de « l'opérateur intégré »[15]. En moins de trois ans, il aura ramené la dette sous la barre des 40 milliards[16].

Dans un rapport du cabinet Technologia, ce plan de réduction des coûts est pointé, avec les plans NExT et Act, dans la recherche de l’augmentation des facteurs de risques psychosociaux ayant pu affecter le groupe cinq ans plus tard[17]. Mais le rapport insiste particulièrement sur les conséquences du plan NExT, qui a été mis en application par Didier Lombard et non Thierry Breton, après le départ de ce dernier. Dans un article de Rue89, Thierry Breton est cependant cité comme ayant « conçu les plans NExT et Act, petits cousins de TOP »[18], ce qui est en réalité contredit par les faits puisque NexT ne sera annoncé qu'en juin 2005 par Didier Lombard comme substitut au plan Ambition FT2005[19]. De plus, il ne comprend à l'origine aucun objectif social. Ce n'est qu'au début de l’année 2006, soit un an après le départ de Thierry Breton, que le plan NExT est renforcé par un volet social pour faire face au «durcissement des conditions de marché». Celui-ci vise à accroître la réactivité de l’entreprise à travers notamment une « adaptation continue des employés en France » en prônant la nécessité de «22 000 départs»[20]. Dans le rapport publié en 2010 par l'inspection du travail, seul le plan NExT est visé et Thierry Breton n'y est nullement cité[21],[22].

Au-delà de sa situation financière délicate l’opérateur est confronté à une intensification de la concurrence sur son marché historique, tandis que le régulateur des télécoms met en place une politique favorable au dégroupage ADSL[23]. Pour répondre à ces défis, Thierry Breton signe notamment la fin de l’aventure Orange en Bourse et reprend le contrôle à 100 % de sa filiale et de ses bénéfices[24]. Il lance le plan « Internet haut débit pour tous » en juillet 2003, avec comme objectif affiché de mettre le haut débit à disposition de plus de 90 % des Français en couvrant tous les départements[25], et accorde un intérêt croissant à l’innovation en augmentant les dépenses dans ce secteur de 20 % par rapport à l’année 2003. En 2004, l’entreprise enregistre plus de 7000 brevets déposés en France et à l’étranger[26]. La même année France Télécom réintègre Wanadoo par une offre simplifiée mixte d’échange afin d’intégrer les activités de téléphonie fixe et de fournisseur d’accès[26]. En juillet 2004, Thierry Breton annonce le lancement de la Livebox, première offre « Triple Play » de l’opérateur[27] et en septembre France Télécom est privatisée. 115 ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France[28] mais conformément à la loi du 31 décembre 2003, proposée et défendue par Thierry Breton[29] le statut spécifique des employés fonctionnaires est maintenu[30].

En février 2005, il est nommé président d’honneur de France Télécom[31] à son départ pour le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

En janvier 2010, la Harvard Business Review publie pour la première fois le classement des 100 patrons les « plus performants » au monde (The 100 Best-Performing CEOs in the World)[32] s'appuyant sur une étude académique reprenant les performances comparées, au cours de leurs mandats, des chefs d'entreprise des 2 000 plus grandes entreprises mondiales sur une période courant de 1995 à 2009. On retrouve quatre Français dans ce Top 100 où Steve Jobs figure en tête du classement. Thierry Breton y occupe la 62e position au titre de son mandat de président-directeur général de France Télécom[32].

Atos[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, Thierry Breton est nommé président du directoire de la SSII française Atos Origin, rebaptisée depuis Atos[4]. Il est élu le 10 février 2009 par l'assemblée générale des actionnaires administrateur, puis par le conseil d'administration président-directeur général du Groupe[33]. Il met en œuvre un plan complet de transformation de la SSII pour la hisser à la première place des acteurs européens du secteur et dans le Top 5 mondial (avec près de 80 000 collaborateurs dans 50 pays)[34], à la suite de l'acquisition des activités informatiques de Siemens en juillet 2011[35]. Il annonce son objectif d'éradiquer l'usage interne des mails à l'horizon 2013 (stratégie Zero-Email)[36] en les remplaçant par des outils modernes appropriés tels que les réseaux sociaux d'entreprise, messageries instantanées, outils collaboratifs. Il a déclaré que l'explosion non contrôlée des mails internes est susceptible de créer à terme une pollution informationnelle moderne[37], sorte d'équivalent, pour la société de l'information, des émissions incontrôlées de CO2 pour l'âge industriel.

En 2012, il est élu « Stratège de l'année » pour sa gestion d'Atos[38]. L’année suivante, l’entreprise est classée au second rang du Palmarès des employeurs français, qui prend notamment en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise[39].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1987-1994[modifier | modifier le code]

En 1987, Thierry Breton intègre le cabinet de René Monory au ministère de l'Éducation nationale en tant que conseiller pour l'informatique et les technologies nouvelles[40]. Il siège en outre au conseil régional de Poitou-Charentes de 1986 à 1992 (en tant que vice-président à partir de 1988)[7], que préside Jean-Pierre Raffarin.

En 1993, il est chargé d'une mission sur le télétravail par le premier ministre, Édouard Balladur[41]. Cette mission donnera lieu à la publication de deux rapports à "La Documentation Française" : "Le télétravail en France" (1993) et "Les Téléservices en France" (1994).

2005-2007 : ministre de l'Économie[modifier | modifier le code]

Thierry Breton, en février 2006, alors ministre de l'Économie, lors de la soirée de lancement du site LesTelechargements.com au Palais de Tokyo à Paris.

En 2005, à la suite de la démission d'Hervé Gaymard, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Raffarin III[42].

Lors de ses deux années et demi passées à la tête de Bercy, Thierry Breton axe sa politique économique sur la nécessité d'assainir les comptes publics. En déclarant dès juin 2005 que « la France vivait au-dessus de ses moyens »[43] et en affirmant aux Français que la totalité de leur impôt sur les revenus servait uniquement à financer les seuls intérêts de la dette de la France[44], il contribue à faire de la lutte contre l'endettement du pays l'un des enjeux des élections présidentielles de 2007[45]. En effet dès 2003 et pour la première fois, la dette de la France franchit la barre symbolique des 60 % du PIB. Sous son mandat, la France est le troisième pays européen à être sorti de la procédure de déficit excessif, après les Pays-Bas et Chypre mais avant l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Italie[46]. Cette décision fait suite à l'assouplissement du pacte de stabilité en 2005 qui prévoyait initialement une application stricte des critères dont l'interdiction pour la dette de dépasser les 60 % du PIB[47] ; bien que la dette reste supérieure à 60 % du PIB[48], la Commission européenne note que « la dette a été placée sur une trajectoire descendante »[46].

Pour la première fois depuis plus de trente ans, l'endettement de la France a diminué significativement en 2006 par rapport à l'année précédente, exactement de 2,7 %[49] par rapport au PIB[50], dépassant ainsi les performances de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius qui étaient parvenus à le réduire tous les deux, en ce qui les concerne, de 0,5 %, entre 1998 et 1999 pour le premier, et 1,5 % entre le 27 mars 2000 (date de sa prise de fonction à Bercy) et le 31 décembre 2000 pour le second — la dette ayant reculé de 2,5 % sur la période 1998-2001[48]. En 2006, pour la première fois depuis 10 ans, la France est revenue en excédent primaire (budget excédentaire hors charge des intérêts de la dette).

Avec Michel Pebereau, à qui il confie le soin d'animer une commission nationale sur la situation d'endettement de la France, et la rédaction d'un rapport sur le sujet (Rapport Pebereau sur la dette publique), il lance une vaste campagne pédagogique d'information sur l'état de la dette de la France, et la nécessité de se désendetter collectivement. En octobre 2006, Thierry Breton et son homologue allemand (Peer Steinbrück) font appliquer par l'ensemble des ministres des finances de la Zone euro un plan de désendettement global et de stabilité budgétaire pour 2010, indispensable selon les deux ministres pour faire de la zone euro la première zone économique mondiale devant la zone dollar. Ce plan sera remis en cause, au grand dam des Allemands et des européens, par Nicolas Sarkozy en juillet 2007.

Il fait adopter une loi sur « la modernisation de l'économie » votée en 2005 formulant le vœu de ne pas affaiblir les grands groupes français dans la compétition économique mondiale. En particulier, il s'est opposé à une loi sur les recours collectifs (class action, en anglais) voulue par Jacques Chirac. À l'inverse, il mène une réforme fiscale de l'impôt sur le revenu en ramenant le nombre de tranches de sept à quatre et en plafonnant le taux marginal à 40 %.

« Il a […] été en revanche plus rarement entendu sur certains dossiers sur lesquels il a planché, comme la taxation des superbénéfices des groupes pétroliers ; la réforme de la retenue à la source pour l'impôt sur le revenu qu'il avait pourtant entièrement fait préparer par les services de Bercy, mais qui a été bloquée au dernier moment par Nicolas Sarkozy ; la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qu'il a dû remplacer par la mise en œuvre du bouclier fiscal.[51] »

En juillet 2005, il met en œuvre la privatisation des autoroutes françaises. L'ensemble de la participation résiduelle de l'État est cédé pour 14 milliards d'euros après avis conforme de la commission des participations et transferts (ex-commission de la privatisation)[52]. S'ensuivent alors de vives critiques de la part de l'opposition et de François Bayrou en particulier. Ce dernier reproche entre autres « que ce soit au moment où les autoroutes vont devenir rentables pour l'État, car tous les investissements seront amortis, qu'on les vend au privé[53] ». Les bénéfices sont en effet estimés à 40 milliards d'euros jusqu'en 2032, fin des concessions. En outre, l'opposition reproche au ministre d'avoir fait passer cette mesure sans vote parlementaire, ce qui n'était en fait nullement nécessaire d'un point de vue légal puisqu'après la décision de Laurent Fabius de coter les entreprises autoroutières, il était de la seule responsabilité du ministre de prendre le décret de privatisation après avis de la commission des participations et transferts.

Il souhaite que la France soit le premier pays à se pencher sur le développement et la valorisation de son patrimoine immatériel[54]. Il confie ainsi en mars 2006 à Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet un rapport sur l’économie de l’immatériel[55] dans le but de créer une agence du patrimoine immatériel de l’État ayant pour vocation le recensement et la valorisation de ses actifs immatériels (droit à l’image ; marques etc.)[56]. Cette agence (la première au monde de ce type[56]) est mise en place par un arrêté du 23 avril 2007[57]. Ce patrimoine immatériel est comptabilisé pour 10 milliards d'euros d'actifs au bilan annuel de l'État pour 2010[58].

Il imagine, conçoit, défend auprès de Dominique de Villepin puis met en place en 2006 le bouclier fiscal à 60 % (hors CSG et CRDS) repris ensuite par Nicolas Sarkozy avec abaissement à 50 % (y compris CSG et CRDS) . À l'automne 2006, revenant sur une promesse de Nicolas Sarkozy, l'un de ses prédécesseurs à Bercy, il poursuit l'ouverture du capital de GDF afin de permettre le mariage de l'entreprise avec Suez et de faire ainsi barrage à une OPA hostile du groupe italien Enel sur Suez. Ceci amena à une bataille parlementaire avec le dépôt de plus de 154 000 amendements pour tenter de bloquer le texte, un record absolu dans l'histoire parlementaire. Après plus de deux mois de débats, Thierry Breton réussit à faire voter le texte. Une fois adoptée par l'Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel valida la loi en différant l'application au premier juillet 2007, date de l'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence conformément aux directives européennes, 2003/54/CE et 2003/55/CE.

Le 19 avril 2007, en pleine campagne présidentielle, Thierry Breton est soupçonné par Le Canard enchaîné et par le magazine Challenges d'être impliqué dans l'affaire dite du « parachute doré » de Noël Forgeard, ex-président d'EADS. Cette accusation est immédiatement et vigoureusement démentie par les intéressés, mais le coprésident allemand d'EADS, Thomas Enders, suggère, le 15 mai 2007 dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Zeitung, que l'on aurait pu « éventuellement penser » que le gouvernement était intervenu auprès des administrateurs d'EADS afin d'obtenir le versement des 8,5 millions d'euros destinés à Noël Forgeard. Cette déclaration est à nouveau vigoureusement démentie tant par Bercy que par le groupe Lagardère mais aussi par Maurice Lévy, seul médiateur dans cette affaire qui déclare dans Le Parisien du 16 mai 2007 : « Thierry Breton n'a jamais fait pression ».

Il n'est pas reconduit dans ses fonctions de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, bien qu'ayant soutenu ce dernier pendant la campagne : il était jugé trop proche de l'ancien Président de la République par le nouveau chef de l'État.

Enseignant[modifier | modifier le code]

À partir de juillet 2007, il quitte la France pour aller enseigner pendant deux ans à l'université Harvard aux États-Unis. Son cours s'intitule : Leadership and corporate accountability. Il l'enseigne en qualité de Professeur senior lecturer[59] à la Harvard Business School, l'université de management et d'économie de Harvard.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Administrateur[modifier | modifier le code]

  • décembre 2001 : Jacques Chirac le nomme administrateur de son musée du septennat.
  • Jusqu’en février 2005, date de son accession au gouvernement :
    • administrateur, vice-président de Bull (1996-1997).
    • administrateur, président du comité d'audit de Rhodia (1998-2002). Le 27 juin 2005, dans le cadre de l'affaire Rhodia, une perquisition est menée dans les bureaux de Bercy sans succès. Selon Daniel Lebard, alors PDG d'Albright & Wilson, Thierry Breton, ancien administrateur de Rhodia, aurait été « sauvé » par l'AMF durant cette affaire[60],[61], ce que Thierry Breton et l'AMF démentent. Par la suite en septembre 2010, Thierry Breton obtient la condamnation de Daniel Lebard pour diffamation[62]. La même année Jacques Delmas-Marsallet, de l'AMF, obtient de son coté également la condamnation de Lebard pour diffamation [63].
    • administrateur de Bouygues Telecom (2000-2002).
    • administrateur, président du conseil d'administration de Thomson (anciennement Thomson Multimedia, nouvellement Technicolor.)
    • administrateur, président du conseil d'administration de Thomson SA. (TSA).
    • administrateur, président du conseil d'administration de France Télécom.
    • administrateur, président du conseil d'administration d'Orange.
    • administrateur de Schneider Electric.
    • administrateur de La Poste.
    • administrateur du Centre national d'études spatiales (CNES).
    • administrateur de Dexia (Belgique).
    • membre du conseil de surveillance d'AXA.
    • administrateur, vice-président du conseil d'administration de l'École Alsacienne.
    • Président de l'université de technologie de Troyes (UTT: 1997-2005)[64].
  • Depuis 2007 :

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Septembre 2007 à 2008 : conseiller (senior adviser) de la banque Rothschild & Cie
  • Il est membre du conseil d'orientation de l'Institut Aspen France, un think tank libéral.
  • Il est membre du club Le Siècle[67].
  • Il préside le « comité des sages » qui se constituerait et se réunirait en cas de disparition prématurée du PDG de LVMH pour veiller – jusqu’en 2023 – à l’intégrité du groupe et à la protection des intérêts des descendants de Bernard Arnault[68].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Softwar (La Guerre douce), Thierry Breton - Denis Beneich, éd. Robert Laffont, Paris ; thriller technologique. Adapté pour la télévision en 1992[69].

En 2002, interrogé par un journaliste du mensuel économique L'Expansion sur la genèse de Softwar, Thierry Breton a expliqué que ce roman d'anticipation, l'un des plus grands best-sellers de l'année 1984 et traduit dans plus de 25 pays, avait été imaginé et écrit par les deux coauteurs, tout en précisant que « pour l'essentiel, c'est Denis Beneich qui a tenu la plume[70] ». Denis Beneich, quant à lui, attribue bien « l'idée » de base du livre à Thierry Breton et affirme s'être chargé de l'essentiel de la rédaction finale[71].

  • 1985 : Vatican III, Thierry Breton, éd. Robert Laffont, Paris
  • 1987 : Netwar (La guerre des réseaux), Thierry Breton, éd. Robert Laffont, Paris
  • 1991 : La Dimension invisible (Le défi du temps et de l'information), éd. Odile Jacob, Paris
  • 1992 : La Fin des illusions, Plon, Paris ; essai qui dénonce l'argent fou de l'immobilier, et la virtualité de l'économie induite par l'informatique, sans gain réel de productivité.
  • 1993 : Le Télétravail en France, La Documentation française.
  • 1994 : Le Lièvre et la Tortue, essai sur les atouts inattendus de Français, cosigné avec Christian Blanc et dans lequel les auteurs définissent la notion de pôle de compétitivité à la française.
  • 1994 : Les Téléservices en France, ou une anticipation précoce du monde de l'internet, La Documentation française.
  • 2007 : Antidette, Plon. L'auteur y expose sa vision politique des grands enjeux économiques nourrie de son action et de son bilan au Ministère de l'Économie et des Finances. Il y expose sa théorie de la « vertu budgétaire » et propose un plan pour la France de désendettement et de croissance.

Débat sur la régulation des télécoms[modifier | modifier le code]

En juin 2012, Thierry Breton publie une tribune dans Le Monde : « Free menace l'innovation dans les Télécoms »[72] le jour même où Xavier Niel (vice-président et directeur de la stratégie d'Iliad, maison mère de Free) publie dans Les Échos: "Free Mobile : mythes et réalités"[73] ; des tribunes largement commentées qui s'ajoutent au débat de fond sur la politique industrielle, l'emploi et l'innovation dans les télécommunications[74] et plus généralement sur la notion même de « travail »[75].

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thierry Breton, un proche de l'Élysée sauveur d'entreprises Le Monde, 25 février juillet 2005
  2. Thierry Breton, l'insaisissable Les Echos, 29 mars 2012
  3. a et b Thierry Breton, Président-directeur général d'Atos Les Echos, 17 novembre 2011
  4. a et b Thierry Breton nommé à la tête d'Atos Origin L'Express, 17 novembre 2008
  5. (en) « 25 février 2005 : Thierry Breton démissionne de la présidence de l'UTT »
  6. (en) « Thierry Breton, 1955 »
  7. a et b Breton, un patron très politique Libération, 21 janvier 2005
  8. a et b Fiche de Thierry Breton sur le site de l'Express, 1er juin 2005.
  9. Bercy : au tour de Breton L'Express, 28 février 2005
  10. « Thomson Multimédia Les clés du redressement » L'Usine Nouvelle, 6 novembre 2001.
  11. « L'État sort de Thomson et récupère 950 millions d'euros » L'Usine Nouvelle, 4 novembre 2003.
  12. « France Télécom : un nouveau défi pour Thierry Breton », RFI, 1er octobre 2010.
  13. « L'entreprise la plus endettée au monde » Libération, 14 septembre 2002.
  14. « France Télécom : redressement avant privatisation » RFI, 5 décembre 2002.
  15. « France Télécom : la nouvelle organisation consacre la stratégie d'opérateur intégré » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30 Les Echos, 1er avril 2004.
  16. « Atos réduit sa dette plus vite que prévu », Le Figaro, 23 février 2012.
  17. http://www.observatoiredustressft.org/images/pdf/Rapport%20final.pdf, chapitre I.B : « Les conséquences de TOP, NExT et ACT »
  18. (en) Elsa Fayner, « Après France Télécom, Thierry Breton passe Atos à l'essoreuse », Rue89 Eco,‎ 2011/05/24 : « En février 2005, Thierry Breton quitte France Télécom, après avoir conçu les plans Next et Act, petits cousins de TOP »
  19. Présentation du plan Next, juin 2005
  20. Présentation des résultats de l’exercice 2005 du groupe France Telecom
  21. www.medecinedutravail-syndicat.org/actualites/rapport_france_telecom.pdf
  22. http://www.leparisien.fr/economie/suicides-a-france-telecom-le-rapport-qui-accuse-13-03-2010-846782.php
  23. http://fr.reuters.com/article/idFRLDE61N0LE20100224?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true
  24. http://www.arcep.fr/index.php?id=8465
  25. http://www.unaf.fr/spip.php?article278
  26. a et b http://theses.univ-lyon3.fr/documents/getpart.php?id=lyon3.2008.goujon-belghit_a&part=216611
  27. http://www.zdnet.fr/actualites/wanadoo-a-vendu-un-million-de-livebox-depuis-son-lancement-39275553.htm
  28. http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=4130
  29. http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cpro/03-04/c0304017.asp
  30. http://www.francetelecom.com/fr/groupe/orga_activites/ra2004/index.html
  31. Biographie Who's Who, Édition 2012, p.387
  32. a et b The 100 Best-Performing CEOs in the World Harvard Business Review, janvier 2010
  33. « Thierry Breton, nommé PDG d'Atos, veut doper les profits », Le Figaro, 11 février 2009.
  34. (en) « Thierry Breton: Atos lui va bien »
  35. (en) « Atos et Siemens finalisent l’acquisition de Siemens IT Solutions and Services par Atos »
  36. Atos boss Thierry Breton defends his internal email ban bbc.co.uk, 6 décembre 2011
  37. Tribune de Caroline Sauvajol-Rialland : « Objectif Zero email, Thierry Breton précurseur ? », Le Monde informatique, 21 février 2011.
  38. « Thierry Breton l'insaisissable », sur lesechos.fr.
  39. « Palmarès des employeurs 2013 : Retour aux valeurs sûres », L'Express.fr, 2 octobre 2013.
  40. (en) « CV Thierry Breton - Archives 200-2007 du Conseil stratégiques des technologies de l'information »
  41. Historique du télétravail sur le site Télétravail et formation
  42. « Thierry Breton succède à Hervé Gaymard aux finances », Le Monde, 25 février 2005.
  43. "La France vit au-dessus de ses moyens", TF1.fr, 26 juin 2005
  44. Interview de Thierry Breton au journal "la Tribune", 30 novembre 2005
  45. Interview de Thierry Breton, Service d'information du gouvernement, 9 mars 2007
  46. a et b [1]
  47. Chronologie du pacte de stabilité, sur le site de La Documentation française.
  48. a et b Poids de la dette des différents agents économiques, site de l'INSEE
  49. Evolution de la dette publique brute en Europe, site d'Eurostat
  50. Contexte national et International : une croissance mondiale toujours forte, site de l'INSEE
  51. Claire Guélaud, « Thierry Breton a commencé à réduire la dette », Le Monde.fr, 17 mai 2007.
  52. Breton sur l'autoroute de la privatisation, L'humanité.fr, 19 juillet 2005
  53. Sortie de route pour Thierry Breton,Le Nouvel Observateur, 15 décembre 2005
  54. L'immatériel, la croissance de demain, par M.Lévy et J.-P. Jouyet, Le Figaro.fr, 15 octobre 2007
  55. Rapport de la Commission sur l'économie de l'immatériel
  56. a et b Rapport d’activité 2007-2008 de l’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat
  57. Arrêté du 23 avril 2007 portant création de l’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat, Legifrance
  58. Le portail de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur
  59. Thierry Breton Senior Lecturer of Business Administration
  60. (en) Julien Martin, « Rhodia : accusé de « trucages », le gendarme boursier débouté », Rue89 Eco,‎ 2009/11/05
  61. Ghislaine Ottenheimer et Daniel Lebard, « L’Affaire, l’histoire du plus grand scandale financier », Seuil
  62. http://www.lepoint.fr/bourse/thierry-breton-obtient-la-condamnation-de-l-auteur-d-un-livre-sur-rhodia-22-09-2010-1239687_81.php
  63. http://archives.lesechos.fr/archives/2010/LesEchos/20689-187-ECH.htm
  64. Curriculum vitæ de Thierry Breton sur le site du Conseil stratégique des technologies de l'information
  65. Thierry Breton siège chez Carrefour Le Figaro du 28 juillet 2008
  66. Carnet des Echos, Les Echos, 29 janvier 2013
  67. Article de Stratégies.fr sur Le Siècle
  68. « Arnault a transféré ses actions en Belgique fin 2011 », Société, Le Figaro Économie,‎ 24 janvier 2013 (consulté le 25 février 2013)
  69. Fiche IMDb
  70. Bernard Poulet, « Ombres et lumières de Thierry Breton », L'Expansion,
  71. Alain Grousset, « Thierry Breton est-il un bon écrivain de science-fiction ? », Lire, Avril 2005 (sur Internet Archive)
  72. Thierry Breton : « Free menace l'innovation dans les Télécoms », Le Monde, 26 juin 2012: Lire sur le site du Monde
  73. Xavier Niel : « Free Mobile : mythes et réalités », Les Échos, 26 juin 2012. Lire sur le site des Échos
  74. Philippe Silberzahn : "Thierry Breton menace l'innovation, l'emploi et les consommateurs dans les télécoms", Le Cercle Les Échos, 25 juin 2012. Lire sur le site des Échos
  75. Christian Faure : "Non à la politique industrielle oligarchique esquissée par Thierry Breton", 25 juin 2012 Blog
  76. Décret du 2 mai 2012 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier sur Légifrance
  77. http://www.weforum.org/content/pages/global-leaders-tomorrow-glt-community
  78. http://www.lesechos.fr/journal20120329/lec1_prix_du_stratege/0201974865737-thierry-breton-l-insaisissable-307115.php

Voir également[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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