Présidence de Jacques Chirac

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Présidence de Jacques Chirac

Président de la République française

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Type
Type Président de la République française
Résidence officielle Palais de l'Élysée, Paris

Élection
Mode de scrutin Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Élection 1995 (septennat)
2002 (quinquennat)
Début du mandat
Fin du mandat
Durée 11 ans, 11 mois et 29 jours
Présidence
Nom Jacques Chirac
Date de naissance
Date de décès (à 86 ans)
Appartenance politique Rassemblement pour la République
Union pour un mouvement populaire
Représentation
1re législature Xe
492  /  577
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis le .
Groupes politiques
2de législature XIe
319  /  577
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis le .
Groupes politiques
3ème Législature XIIe
398  /  577
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis le .
Groupes politiques
Gouvernements
Juppé I Juppé II
Jospin I Raffarin I
Raffarin II Raffarin III
Villepin I
Divers
Site web www.elysee.fr
Voir aussi Politique de la France

La présidence de Jacques Chirac commence le et s'achève le . Longue de 12 ans, elle s'étend sur un septennat et un quinquennat :

Jacques Chirac est élu président de la République française en 1995 pour un mandat de sept ans, puis réélu en 2002 pour cinq ans.

Premier mandat (1995-2002)[modifier | modifier le code]

Gouvernement d'Alain Juppé (1995-1997)[modifier | modifier le code]

Jacques Chirac est élu le et prend ses fonctions le 17 mai, succédant à François Mitterrand. À son arrivée à l'Élysée, il nomme Alain Juppé Premier ministre. Ce dernier met l'accent sur la lutte contre le déficit budgétaire et la dette de l'État afin de respecter le pacte de stabilité de l'Union européenne et d'assurer l'arrivée de l'euro.

Le à l'occasion du 53e anniversaire de la rafle du vélodrome d'hiver, Jacques Chirac reconnait « la faute collective » de la France et déclare : « ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français[1]. »

Dès , une de ses toutes premières décisions est d'effectuer une ultime campagne d'essais nucléaires français avant la signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) en 1996, afin de permettre au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de développer son programme Simulation. Cette décision, prise au moment du cinquantenaire des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, provoque un tollé, en particulier en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Japon, aux États-Unis et dans les milieux écologistes, sans qu'il cède : la campagne d'essais a lieu.

Jacques Chirac et Bill Clinton, le

La politique internationale de la France change subitement en Yougoslavie, où le président décide, à la suite du meurtre de soldats français pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, une participation à l'intervention armée conduite par l'OTAN en soutien de l'offensive de l'armée croate contre les milices serbes, ce qui met fin à la guerre civile. Il mène parallèlement une politique qui le rapproche des pays arabes tout en travaillant au processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. La France rejoint le comité militaire de l'OTAN, après avoir tenté d'obtenir pour un militaire européen (en fait, français), le commandement sud de l'OTAN, basé à Naples.

Le , le président annonce sa décision de professionnaliser les armées et de suspendre le service national. Ce choix de suspension, et non d'abolition, doit permettre de le rétablir en cas de conflit armé.

Le , il se rend en Israël et se met en colère contre le chef de la sécurité israélienne en l'accusant de provocation à l'égard des commerçants palestiniens.

De plus en plus impopulaire, le gouvernement d'Alain Juppé doit affronter des grèves massives durant l'hiver 1995-1996, dues à la réforme des retraites du public et au gel du salaire des fonctionnaires. Devant l'essoufflement de sa majorité, il risque une dissolution, attendue par beaucoup et probablement conseillée par Dominique de Villepin, de l'Assemblée nationale le , soit onze mois avant la date prévue. Pris de court, ni son parti ni son électorat ne comprennent son geste tandis que l'opposition crie à la manœuvre. Les élections qui suivent voient la victoire de la « gauche plurielle », menée par Lionel Jospin. Jacques Chirac nomme ce dernier Premier ministre.

Cohabitation sous le gouvernement Lionel Jospin (1997-2002)[modifier | modifier le code]

La Troisième cohabitation est bien plus longue que les précédentes, puisqu'elle dure cinq ans. Le président et le Premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens (comme lors des deux autres cohabitations), même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux hommes.

C'est à cette époque qu'éclatent les affaires politico-financières au sujet du RPR et de la mairie de Paris (voir ci-dessous). À l'initiative d'un député socialiste, Arnaud Montebourg, trente députés (dix-neuf PS, quatre « verts », quatre radicaux, deux PCF et un MDC) déposent une motion demandant la traduction de Jacques Chirac devant la Haute cour. La motion est rejetée. Dans une décision du [2], le Conseil constitutionnel, présidé alors par Roland Dumas, confirme au président son immunité telle qu'elle est définie dans la constitution.

Le gouvernement Jospin connaît une popularité importante, marquée par la loi des 35 heures, la baisse du chômage et la reprise économique mondiale de la fin du siècle. Partant favori, le Premier ministre décide de rétablir le calendrier initial des élections (la présidentielle avant les législatives) et surtout obtient du président (et pressé également par l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing) d'abord très réticent, qu'il propose la modification de la Constitution pour transformer le septennat en quinquennat. Le la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans est adoptée par un référendum marqué par une abstention record. (30,19 % de participation, 73,21 % de oui 26,79 % de non).

Face à la pression de ses soutiens, les sondages lui étant peu favorables, Jacques Chirac décide d'annoncer plus tôt que prévu sa candidature pour l'élection présidentielle, le lors d'un meeting à Avignon, devançant ainsi Lionel Jospin (ce dernier annonce sa propre candidature le 20 février).

S'appuyant sur la jeune garde des députés RPR, il favorise la formation progressive d'un nouveau parti qui doit voir la fusion du RPR, de l'UDF et de DL : l'Union pour la majorité présidentielle. Les futurs éléments de ce nouveau parti (que l'UDF, dirigée par François Bayrou, refuse de rejoindre) développent les thèmes de la sécurité et de la baisse des impôts.

Après un début de campagne moyen, Jacques Chirac prend du poil de la bête à la suite des erreurs de Lionel Jospin (la phrase « Un président vieilli et usé » choque). Fort de sa grande expérience des campagnes présidentielles, Jacques Chirac mène alors une campagne dynamique, notamment sur les thèmes de la baisse des impôts (promesse de baisse de 33 % de l'impôt sur le revenu) et de l'insécurité, très largement relayé et diffusé par les médias (les Guignols de l'info de Canal+ accusent TF1 et son journal de 13 h d'amplifier le mouvement ; la gauche parle de « sentiment d'insécurité ») qui multiplient le temps d'audience sur le sujet et celui de la violence urbaine. Lionel Jospin voit dans le même temps sa campagne s'essouffler. Le 21 avril, c'est la surprise, « comme un coup de tonnerre » : Lionel Jospin est battu dès le premier tour. Jacques Chirac, arrivé en tête avec 19,88 % (le plus faible score pour un président sortant) se voit opposé à Jean-Marie Le Pen. Souvent décrit comme un antiraciste viscéral, assuré de l'emporter, il décide de refuser de débattre avec son adversaire, déclarant que « face à l'intolérance et à la haine, il n'y a pas de transaction possible, pas de compromission possible, pas de débat possible ». Il laisse alors la gauche et la jeunesse manifester en appelant à voter pour lui (le slogan de ses opposants les plus farouches est « Votez escroc, pas facho ») et est élu avec un score sans commune mesure : 82,21 %.

Gouvernement et représentation parlementaire[modifier | modifier le code]

Parlement[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]
Sénat[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Historique des gouvernements[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 1995, Alain Juppé est nommé Premier ministre. La composition de son gouvernement est annoncée le lendemain, le 18 mai 1995. Il démissionne le 7 novembre 1995 pour former un second gouvernement annoncé le même jour, faisant du premier gouvernement l'un des plus courts de la Cinquième République. Après les élections législatives anticipées de 1997, Alain Juppé démissionne et le Président de la République nomme Lionel Jospin comme Premier ministre : c'est le début de la troisième cohabitation. Après plusieurs remaniements, notamment en 2000, Lionel Jospin démissionne le 6 mai 2002, au lendemain de la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la République.

Membres du gouvernement[modifier | modifier le code]

Au cours de son premier mandat, le Président de la République a nommé 95 membres au Gouvernement, dont 47 avant la cohabitation et 48 pendant la cohabitation.

* Les personnes notées d'un astérisque sont celles ayant eu une ou plusieurs fonctions ministérielles avant la première présidence de Jacques Chirac (avant le 17 mai 1995).

Membres du gouvernement sous la première présidence de Jacques Chirac (17 mai 1995 - 6 mai 2002)
Nom Fonctions Dates
Nommés en 1995 (47)
Alain Juppé * Premier ministre -
-
Jacques Toubon * Garde des Sceaux, ministre de la Justice -
-
Alain Madelin * Ministre de l'Économie et des Finances -
François Bayrou * Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle -
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Bernard Pons * Ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Équipement et des Transports -
Ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme -
Hervé de Charette * Ministre des Affaires étrangères -
-
Charles Millon Ministre de la Défense -
-
Jean-Louis Debré Ministre de l'Intérieur -
-
Roger Romani * Ministre des Relations avec le Parlement -
-
Jacques Barrot * Ministre du Travail, du Dialogue social et de la Participation -
Ministre du Travail et des Affaires sociales -
Philippe Douste-Blazy * Ministre de la Culture -
-
Jean Arthuis * Ministre du Développement économique et du Plan -
Ministre de l'Économie, des Finances et du Plan -
Ministre de l'Économie et des Finances -
Claude Goasguen Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Citoyenneté -
Jean Puech * Ministre de la Fonction publique -
Élisabeth Hubert Ministre de la Santé publique et de l'Assurance maladie -
Éric Raoult Ministre chargé de l'Intégration et de la Lutte contre l'exclusion -
Ministre délégué à la Ville et à l'Intégration, auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration -
Colette Codaccioni Ministre de la Solidarité entre les générations -
Philippe Vasseur Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation -
Ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation -
-
Yves Galland * Ministre de l'Industrie -
Ministre délégué aux Finances et au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie et des Finances -
Pierre-André Périssol Ministre du Logement -
Ministre délégué au Logement, auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme -
Jean-Pierre Raffarin Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l'Artisanat -
-
François Fillon * Ministre des Technologies de l'information et de La Poste -
Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l'Espace, auprès du ministre de l'Industrie, de la Poste et des Télécommunications -
Jean-Jacques de Peretti Ministre de l'Outre-mer -
Ministre délégué à l'Outre-mer, auprès du Premier ministre -
Corinne Lepage Ministre de l'Environnement -
-
Guy Drut Ministre de la Jeunesse et des Sports -
Ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports, auprès du Premier ministre -
Françoise de Panafieu Ministre du Tourisme -
Pierre Pasquini Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre -
Ministre délégué aux Anciens combattants et Victimes de guerre, auprès du Premier ministre -
Jacques Godfrain Ministre délégué à la Coopération, auprès du ministre des Affaires étrangères -
-
Michel Barnier * Ministre délégué aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères -
-
Xavier Emmanuelli Secrétaire d'État à l'Action humanitaire d'urgence, auprès du Premier ministre -
-
Anne-Marie Couderc Secrétaire d'État pour l'Emploi, auprès du Premier ministre -
Ministre déléguée pour l'Emploi, auprès du ministre du Travail et des Affaires sociales -
François Baroin Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement -
François d'Aubert Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie et des Finances -
Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan -
Secrétaire d'État à la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Hervé Gaymard Secrétaire d'État aux Finances, auprès du ministre de l'Économie et des Finances -
Secrétaire d'État aux Finances, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan -
Secrétaire d'État à la Santé et à la Sécurité sociale, auprès du ministre du Travail et des Affaires sociales -
Jean de Boishue Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle -
Élisabeth Dufourcq Secrétaire d'État à la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle -
Françoise Hostalier Secrétaire d'État à l'Enseignement scolaire, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle -
Raymond-Max Aubert Secrétaire d'État au Développement rural, auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Équipement et des Transports -
Anne-Marie Idrac Secrétaire d'État aux Transports, auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Équipement et des Transports -
Secrétaire d'État aux Transports, auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme -
Margie Sudre Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie -
-
Françoise de Veyrinas Secrétaire d'État aux Quartiers en difficulté, auprès du ministre chargé de l'Intégration et de la Lutte contre l'exclusion -
Nicole Ameline Secrétaire d'État à la Décentralisation, auprès du ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Citoyenneté -
Christine Chauvet Secrétaire d'État au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Industrie -
Franck Borotra Ministre de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications -
Jean-Claude Gaudin Ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration -
Dominique Perben * Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation -
Alain Lamassoure * Ministre délégué au Budget, auprès du ministre de l'Économie et des Finances, porte-parole du Gouvernement -
Aucune nomination en 1996
Nommés en 1997 (27)
Lionel Jospin * Premier ministre -
Martine Aubry * Ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Élisabeth Guigou * Garde des Sceaux, ministre de la Justice -
Ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Claude Allègre Ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie -
Jean-Pierre Chevènement* Ministre de l'Intérieur -
Hubert Védrine Ministre des Affaires étrangères -
Dominique Strauss-Kahn * Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Alain Richard Ministre de la Défense -
Jean-Claude Gayssot Ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement -
Catherine Trautmann * Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du Gouvernement -
Ministre de la Culture et de la Communication -
Louis Le Pensec * Ministre de l'Agriculture et de la Pêche -
Dominique Voynet Ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement -
Daniel Vaillant Ministre des Relations avec le Parlement -
Ministre de l'Intérieur -
Émile Zuccarelli * Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation -
Marie-George Buffet Ministre de la Jeunesse et des Sports -
Pierre Moscovici Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes -
Ségolène Royal * Ministre déléguée auprès du ministre de l'Éducation nationale, chargée de l'Enseignement scolaire -
Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Jean-Jack Queyranne Secrétaire d'État à l'Outre-mer, auprès du ministre de l'Intérieur -
Ministre des Relations avec le Parlement -
Bernard Kouchner * Secrétaire d'État à la Santé, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Secrétaire d'État à la Santé et à l'Action sociale, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Ministre délégué à la Santé, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Charles Josselin * Secrétaire d'État à la Coopération, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Louis Besson * Secrétaire d'État au Logement, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement -
Jacques Dondoux Secrétaire d'État au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Christian Sautter Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l''Industrie -
Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Marylise Lebranchu Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce et à l'Artisanat, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Garde des Sceaux, ministre de la Justice -
Christian Pierret Secrétaire d'État à l'Industrie, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué à l'Industrie, aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Jean-Pierre Masseret Secrétaire d'État aux Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense -
Secrétaire d'État à la Défense, chargé des Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense -
Michelle Demessine Secrétaire d'État au Tourisme, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement -
Nommés en 1998 (3)
Claude Bartolone Ministre délégué à la Ville, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Nicole Péry Secrétaire d'État à la Formation professionnelle, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Secrétaire d'État aux Droits des femmes et à la Formation professionnelle, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Jean Glavany * Ministre de l'Agriculture et de la Pêche -
Nommés en 1999 (2)
Dominique Gillot Secrétaire d'État à la Santé et l'Action sociale, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Secrétaire d'État à la Santé et aux Handicapés, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Secrétaire d'État aux Personnes âgées et aux Personnes handicapées, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
François Huwart Secrétaire d'État au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Nommés en 2000 (11)
Florence Parly Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Laurent Fabius * Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Jack Lang * Ministre de l'Éducation nationale -
Catherine Tasca * Ministre de la Culture et de la Communication -
Michel Sapin * Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État -
Roger-Gérard Schwartzenberg* Ministre de la Recherche -
Jean-Luc Mélenchon Ministre délégué à l'Enseignement professionnel, auprès du ministre de l'Éducation nationale -
Michel Duffour Secrétaire d'État au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle, auprès de la ministre de la Culture et de la Communication -
Guy Hascoët Secrétaire d'État à l'Économie solidaire, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Christian Paul Secrétaire d'État à l'Outre-mer, auprès du ministre de l'Intérieur -
François Patriat Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre de l'Agriculture et de la Pêche -
Nommés en 2001 (5)
Marie-Noëlle Lienemann * Secrétaire d'État au Logement, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Paulette Guinchard-Kunstler Secrétaire d'État aux Personnes âgées, auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité -
Yves Cochet Ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement -
Jacques Floch Secrétaire d'État à la Défense, chargé des Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense -
Jacques Brunhes Secrétaire d'État au Tourisme, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement -
* Membres ayant eu des fonctions ministérielles antérieures à la première présidence de Jacques Chirac (35)
Nom Fonctions Dates Gouvernement
Alain Juppé (nommé en 1995) Ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation, chargé du Budget - Jacques Chirac (2)
Ministre des Affaires étrangères - Édouard Balladur
Jacques Toubon (nommé en 1995) Ministre de la Culture et de la Francophonie - Édouard Balladur
Alain Madelin (nommé en 1995) Ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Tourisme - Jacques Chirac (2)
Ministre des Entreprises et du Développement économique, chargé des Petites et Moyennes Entreprises et du Commerce et de l'Artisanat - Édouard Balladur
François Bayrou (nommé en 1995) Ministre de l'Éducation nationale - Édouard Balladur
Bernard Pons (nommé en 1995) Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Agriculture - Jacques Chaban-Delmas
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Agriculture et du Développement rural - Pierre Messmer (1)
Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer - Jacques Chirac (2)
Hervé de Charette (nommé en 1995) Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Fonction publique et du Plan - Jacques Chirac (2)
Ministre du Logement - Édouard Balladur
Roger Romani (nommé en 1995) Ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés, auprès du Premier ministre - Édouard Balladur
Jacques Barrot (nommé en 1995) Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Équipement, chargé du Logement - Jacques Chirac (1)
- Raymond Barre (1)
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du territoire, chargé du Logement - Raymond Barre (2)
Ministre du Commerce et de l'Artisanat - Raymond Barre (3)
Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale -
Philippe Douste-Blazy (nommé en 1995) Ministre délégué à la Santé, auprès de la ministre d'État, ministre es Affaires sociales, de la Santé et de la Ville - Édouard Balladur
Ministre délégué à la Santé, auprès de la ministre d'État, ministre es Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, porte-parole du Gouvernement -
Jean Arthuis (nommé en 1995) Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi - Jacques Chirac (2)
Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation, chargé de la Consommation et de la Concurrence -
Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation, chargé de la Consommation, de la Concurrence et de la Participation -
Jean Puech (nommé en 1995) Ministre de l'Agriculture et de la Pêche - Édouard Balladur
Yves Galland (nommé en 1995) Ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, chargé des Collectivités locales - Jacques Chirac (2)
François Fillon (nommé en 1995) Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Édouard Balladur
Michel Barnier (nommé en 1995) Ministre de l'Environnement 30 mars 1993 - 11 mai 1995 Édouard Balladur
Dominique Perben (nommé en 1995) Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer - Édouard Balladur
Alain Lamassoure (nommé en 1995) Ministre délégué aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères - Édouard Balladur
Lionel Jospin (nommé en 1997) Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et des Sports - Michel Rocard (1)
Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports - Michel Rocard (2)
Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale - Édith Cresson
Martine Aubry (nommée en 1997) Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle - Édith Cresson
- Pierre Bérégovoy
Élisabeth Guigou (nommée en 1997) Ministre déléguée auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes - Michel Rocard (2)
Ministre déléguée aux Affaires européennes, auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères - Édith Cresson
- Pierre Bérégovoy
Jean-Pierre Chevènement (nommé en 1997) Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie - Pierre Mauroy (1)
- Pierre Mauroy (2)
Ministre d'État, ministre de la Recherche et de l'Industrie -
Ministre de l'Éducation nationale - Laurent Fabius
Ministre de la Défense - Michel Rocard (1)
- Michel Rocard (2)
Dominique Strauss-Kahn (nommé en 1997) Ministre délégué au Commerce extérieur, auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et du Budget - Édith Cresson
Ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur - Pierre Bérégovoy
Catherine Trautmann (nommée en 1997) Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, chargée des Personnes âgées et des Handicapés - Michel Rocard (1)
Louis Le Pensec (nommé en 1997) Ministre de la Mer - Pierre Mauroy (1)
- Pierre Mauroy (2)
- Michel Rocard (1)
Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer - Michel Rocard (2)
Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, porte-parole du Gouvernement -
Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer - Édith Cresson
- Pierre Bérégovoy
Émile Zuccarelli (nommé en 1997) Ministre des Postes et Télécommunications - Pierre Bérégovoy
Ségolène Royal (nommée en 1997) Ministre de l'Environnement - Pierre Bérégovoy
Bernard Kouchner (nommé en 1997) Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, chargé de l'Insertion sociale - Michel Rocard (1)
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de l'Action humanitaire - Michel Rocard (2)
Secrétaire d'État à l'Action humanitaire, auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères - Édith Cresson
Ministre de la Santé et de l'Action humanitaire - Pierre Bérégovoy
Charles Josselin (nommé en 1997) Ministre délégué auprès du ministre de l'Urbanisme, du Logement et des Transports, chargé des Transports - Laurent Fabius
Secrétaire d'État à la Mer, auprès du ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports - Pierre Bérégovoy
Louis Besson (nommé en 1997) Ministre délégué auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer, chargé du Logement - Michel Rocard (2)
Ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer -
Jean Glavany (nommé en 1998) Secrétaire d'État à l'Enseignement technique, auprès du ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale et de la Culture - Pierre Bérégovoy
Laurent Fabius (nommé en 2000) Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargé du Budget - Pierre Mauroy (1)
- Pierre Mauroy (2)
Ministre de l'Industrie et de la Recherche - Pierre Mauroy (3)
Premier ministre - Laurent Fabius
Jack Lang (nommé en 2000) Ministre de la Culture - Pierre Mauroy (1)
- Pierre Mauroy (2)
Ministre délégué à la Culture - Pierre Mauroy (3)
- Laurent Fabius
Ministre de la Culture -
Ministre de la Culture et de la Communication - Michel Rocard (1)
Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire - Michel Rocard (2)
Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du Gouvernement - Édith Cresson
Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale et de la Culture - Pierre Bérégovoy
Catherine Tasca (nommée en 2000) Ministre déléguée auprès du ministre de la Culture et de la Communication, chargée de la Communication - Michel Rocard (1)
Ministre déléguée auprès du ministre de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire, chargée de la Communication - Michel Rocard (2)
Ministre déléguée à la Francophonie, auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères - Édith Cresson
Secrétaire d'État à la Francophonie et aux Relations culturelles extérieures, auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères - Pierre Bérégovoy
Michel Sapin (nommé en 2000) Ministre délégué à la Justice, auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice - Édith Cresson
Ministre de l'Économie et des Finances - Pierre Bérégovoy
Roger-Gérard Schwartzenberg (nommé en 2000) Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale - Pierre Mauroy (3)
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, chargé des Universités - Laurent Fabius
Marie-Noëlle Lienemann (nommée en 2001) Ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie, auprès du ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports - Pierre Bérégovoy

Second mandat (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin (2002-2005)[modifier | modifier le code]

Lionel Jospin lui ayant aussitôt remis sa démission, il nomme un membre de Démocratie libérale, Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre, lequel gouverne par ordonnances pendant quelques semaines. Chirac est investi pour un second mandat le 16 mai 2002, la veille de son début officiel.

L'UMP, alors créée par l'association du RPR, de Démocratie libérale et d'une large partie de l'UDF, remporte largement les élections législatives suivantes, et obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale, avec 365 des sièges. Jacques Chirac peut à nouveau s'appuyer sur une majorité parlementaire. Il s'appuie également sur un groupe de députés UDF réduit à 30 membres, et nomme un seul ministre issu de ce parti, Gilles de Robien, député-maire d'Amiens.

Jean-Pierre Raffarin entame la mise en œuvre de certaines des promesses de la campagne : baisse de l'impôt sur le revenu et multiplication d'actions ciblées contre la délinquance, avec son très médiatique et populaire ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et contre l'insécurité routière, avec le ministre des transports Gilles de Robien. Viendront ensuite l'assouplissement des 35 heures, la réforme des retraites et de la sécurité sociale, la décentralisation.

Du au , Jacques Chirac est présent au sommet de la Terre qui s'est tenu à Johannesburg. Il est accompagné par des représentants de quelques entreprises françaises des secteurs des services essentiels, et par des ONG. Il affirme, dans le cadre d'une intervention restée célèbre : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Jacques Chirac aux côtés de George W. Bush, Tony Blair et Silvio Berlusconi lors du sommet du G8 en 2003

La situation internationale, marquée par l'attentat du 11 septembre, voit l'intensification de la politique étrangère du président des États-Unis, George W. Bush, avec qui Jacques Chirac s'entend mal. S'il l'avait soutenu lors de l'intervention en Afghanistan, il place la France, aux côtés de l'Allemagne dirigée par Gerhard Schröder, la Russie dirigée par Vladimir Poutine et la Chine Populaire de Hu Jintao, comme l'opposante principale des États-Unis contre l'invasion de l'Irak. Épaulé par son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, il obtient que les États-Unis passent par l'ONU avant toute intervention. Profitant d'un large consensus national sur la question, Jacques Chirac se fait le chantre d'un « monde multipolaire ». Soutenu par les opinions publiques européennes mais seulement par quelques dirigeants (le belge Guy Verhofstadt et l'allemand Gerhard Schröder), il s'oppose aux États-Unis, soutenus par huit gouvernements ouest-européens (dont la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne) et dix pays est-européens et laisse entendre qu'il utilisera son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies tant que la situation n'évoluera pas. Cette annonce lui vaut une campagne hostile, notamment dans une partie des médias anglo-saxons (The Sun titre alors « Chirac is a worm » — « Chirac est un ver »). Les relations avec les États-Unis deviennent exécrables, ne commençant à se normaliser qu'à partir de la commémoration du débarquement en Normandie, quinze mois plus tard[réf. nécessaire]. Pour les politologues Bertrand Badie et Christian Lequesne, la France se rapproche des États-Unis dès 2003, selon le premier pour « préserver les intérêts économiques et politiques de la France qui souffraient, surtout aux États-Unis, du French bashing » ; selon le second parce que, après les attentats du 11 septembre 2001, « Chirac a eu la conviction que face au modèle de démocratie qu’incarnaient les États-Unis comme la France, se dressait désormais une menace commune : l’islamisme »[3].

Lors du défilé militaire du 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, un jeune militant d'extrême droite, tente d'assassiner Jacques Chirac.

Au lendemain d'une défaite massive aux élections cantonales et régionales de 2004 (20 des 22 régions de France métropolitaine passent ou repassent à gauche), il nomme Nicolas Sarkozy ministre d'État, ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie : la plupart des éditorialistes politiques (dont ceux du Canard enchaîné, du Nouvel observateur et de l'Express) y voient un moyen de contrer sa popularité toujours aussi forte (contrairement à celle du Premier ministre, au plus bas dans les sondages). Face aux ambitions présidentielles affichées par Nicolas Sarkozy, il le met en demeure, lors de son allocution du , de choisir entre son fauteuil et le poste de président de l'UMP. En novembre, Nicolas Sarkozy est élu président du parti et quitte son ministère, alors confié à Hervé Gaymard. En , celui-ci est contraint à la démission à la suite d'un scandale très médiatisé et est remplacé par le PDG de France Télécom, Thierry Breton.

J. Chirac et George Bush en à Paris

L'assassinat de Rafiq Hariri, riche homme d'affaires et ancien premier ministre libanais, le 14 février 2005, est vécu comme un drame personnel par Jacques Chirac : il existait une amitié de longue date entre les deux hommes. Rafiq Hariri avait contribué au financement des campagnes électorales de Jacques Chirac depuis 1981 et il semble avoir exercé une influence importante sur la politique étrangère de la France au Moyen-Orient. Jacques Chirac contribue à la création du Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban destiné à poursuivre les assassins de Rafic Hariri, initiative qui ne se concrétisera qu'après la fin de son mandat, le . Après son départ de l'Élysée en 2007, le couple Chirac s'installera dans un appartement parisien prêté par la famille Hariri[4].

Pour impliquer les Français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci, à organiser au plus vite afin de remporter le scrutin. Désormais favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (son « vœu le plus cher »), il voit une partie de sa majorité s'opposer à cette perspective, ce qui vient brouiller les cartes du référendum : le , les Vingt-cinq décident l'ouverture de négociations avec la Turquie. Le projet de directive Bolkestein détourne une partie de l'inquiétude sociale grandissante sur l'Europe, malgré les tentatives de désamorçage du président. Dans un contexte de quasi-unanimité en faveur du « oui » des partis de gouvernement et des médias, les sondages s'inversent trois fois, le débat enflamme les Français et mobilise les médias jusqu'au jour du référendum.

Gouvernement de Dominique de Villepin (2005-2007)[modifier | modifier le code]

Le , après une campagne marquée par l'implication personnelle du président, le « non » l'emporte avec 54,68 % des voix et avec une forte participation de 69,74 %. Le surlendemain, Jean-Pierre Raffarin démissionne ; Jacques Chirac annonce son remplacement par un duo formé par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy : l'un comme Premier ministre, l'autre comme ministre d'État, rejoignant le ministère de l'Intérieur. La presse se déchaîne contre le peu de changement des membres du gouvernement mais est intriguée par la « cohabitation » des deux (on parle de « vice-Premier ministre »). Jean-Louis Borloo, un temps pressenti, élargit son ministère en devenant ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement.

Jacques Chirac entame alors un bras de fer avec Tony Blair (qui prend la présidence de l'Union), sur le budget de l'Union. Cette confrontation s'étend à la candidature de Paris et Londres pour les Jeux olympiques d'été de 2012 où les deux hommes s'impliquent personnellement. Les Français partent favoris et espèrent contrer la morosité qui s'abat sur le pays, mais, le 6 juillet, Londres est choisie par le CIO. Le , lors d'un sommet franco-italien, Jacques Chirac reproche à la Commission européenne de ne pas lutter contre des licenciements chez Hewlett-Packard, ce qui fait réagir le président de la Commission qui qualifie cette accusation de « démagogie », estimant que le sujet est du domaine national.

Le projet de Charte de l'environnement voit le jour. Il a été voulu par le président Chirac, conseillé par une commission d'experts. Le texte de la Charte de l'environnement est adopté le par le Parlement réuni en congrès, et promulgué officiellement par Jacques Chirac le 1er mars. Il figure désormais dans le préambule de la Constitution de la Ve République. C'est la Cour de cassation qui reprend maintenant les travaux d'adaptation juridique nécessaires.

Depuis le référendum, les sondages de popularité le concernant sont au plus bas et ne remontent que lentement. Le , il est hospitalisé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, pour un accident vasculaire cérébral (ou attaque cérébrale) ayant entrainé un léger trouble de la vision qui disparaît en quelques jours[5]. Il en sort le , mais ne doit pas prendre l'avion pendant quelques semaines. Le Premier ministre Dominique de Villepin représente alors la France au sommet de l'ONU le . Il peine à masquer la rivalité qui l'oppose à Nicolas Sarkozy, rendue plus aigüe depuis l'accident du président. Fin 2005, selon un sondage[6], 1 % des Français souhaitent que Jacques Chirac soit le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007. En outre, un Français sur trois déclare souhaiter que le chef de l'État démissionne de l'Élysée pour provoquer une présidentielle anticipée[7]. La plupart des éditorialistes affirment que Jacques Chirac ne se représentera pas en 2007 mais Patrick Devedjian pense le contraire[8]; Jacques Chirac demande au début de l'année 2006 à Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, « de la retenue » en attendant que la question de sa succession vienne à l'ordre du jour.

À partir de la fin du mois d', à la suite de la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF[9], puis à des déclarations du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, les actes de violence se multiplient les nuits suivantes, les médias finissant par parler d'émeutes, se propageant dans de nombreuses banlieues en France (des milliers de voitures brûlées, des entreprises et bâtiments publics détruits, etc.). Le 8 novembre, Jacques Chirac décrète en Conseil des ministres l'état d'urgence (qui sera levé environ 2 mois plus tard, le ), les préfets pouvant déclarer le couvre-feu dans tout ou partie du territoire. Jacques Chirac s'adresse pour la première fois sur ces émeutes en banlieues directement aux Français via la télévision et la radio le lundi 14 novembre, regardé par plus de vingt millions de téléspectateurs[10].

En visite le à l'Île Longue, base opérationnelle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français, Jacques Chirac y réaffirme les principes de la politique de dissuasion nucléaire française, marquant une inflexion de la doctrine nucléaire du pays : ne plus raisonner « du faible au fort » mais « du fort au fou », dans une période marquée par le terrorisme et les ambitions nucléaires de pays comme l'Iran et la Corée du Nord. Si les États-Unis et le Royaume-Uni réagissent positivement à cette annonce, la classe politique allemande s'inquiète de cette position, alors que l'Iran proteste.

Après le Contrat nouvelle embauche (CNE), Dominique de Villepin décide, au début de l'année 2006, de lancer un nouveau contrat de travail similaire, pour les jeunes, baptisé Contrat première embauche (CPE). La mobilisation syndicale et étudiante contre ce projet en particulier, et contre la dite loi pour l'égalité des chances plus généralement, se met lentement en place mais finit par prendre des proportions très importantes, et le Premier ministre est mis en difficulté. Jacques Chirac prend plusieurs fois la parole pour le soutenir, mais n'intervient pas avant le , où, dans une allocution devant 21 millions de téléspectateurs, il annonce la promulgation de la loi qui contenait le CPE mais demande de ne pas appliquer cette mesure en attendant une nouvelle loi sur le sujet, confiant le dossier à l'UMP, ce qui fait dire à un proche de Nicolas Sarkozy : « en réalité, le CPE est bel et bien suspendu, mais on ne le dit pas pour ne pas vexer Villepin »[11]. La presse se montre très critique sur ces demi-mesures et le , le Premier ministre annonce le remplacement rapide du CPE par une autre loi.

L'affaire Clearstream 2 vient ensuite bousculer l'emploi du temps du gouvernement. Dominique de Villepin, mais aussi Jacques Chirac, sont soupçonnés par la presse d'avoir commandité des enquêtes confidentielles sur des hommes politiques français, entre lesquels Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement et Alain Madelin, qui ont été accusés anonymement et faussement d'avoir profité de rétrocommissions en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Nicolas Sarkozy porte plainte contre X en janvier 2006 pour « dénonciation calomnieuse », rapidement rejoint par une série d'autres personnalités françaises.

L'affaire Clearstream 2 dévie par la suite vers l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac, puisque le Canard enchaîné affirme dans son édition du que le procès-verbal du général Rondot, membre de la DGSE, indiquait aussi que Jacques Chirac aurait détenu un compte de 300 millions de francs (45 millions d'euros) au Japon, à la Tokyo Sowa Bank appartenant à Soichi Osada, un ami de Jacques Chirac (fait chevalier de la Légion d'honneur en 1994), arrêté en 2000 au Japon pour faillite frauduleuse. Le général ajoutait que ce compte avait été ouvert en 1992 mais il s'est rétracté par voie de presse. Jacques Chirac a nié aussitôt détenir tout compte au Japon, affirmant que le Canard faisant référence à une enquête ouverte par la DGSE en 2000 (juste avant la présidentielle) au sujet de comptes supposés qu'il aurait détenus au Japon, enquête qui elle-même aurait été ouverte sur la base d'un article dans la presse japonaise. Le , est publié dans un livre la note interne de la DGSE du parlant de ce compte bancaire japonais, Gilbert Flam ayant enquêté autour de cette affaire a déclaré que cette histoire de compte bancaire secret était une manipulation de la presse japonaise. Dans son édition du , le Canard Enchaîné affirme que les juges chargés de l'affaire Clearstream ont des preuves concrètes (telle que des relevés de comptes) de l'existence de ce compte bancaire japonais de Jacques Chirac[12]. Les déclarations de patrimoine de Jacques Chirac publiées en 1995 et en 2007 ne mentionnent pas la détention de compte bancaire à l'étranger. S'il a menti dans ces déclarations, Jacques Chirac pourrait être poursuivi fausse déclaration en 1995, puisque la Cour de cassation a considéré que la prescription de trois ans est suspendue pendant l'exercice de son mandat présidentiel. À noter que cette banque japonaise ayant fait faillite en 1999, Jacques Chirac a pu y perdre beaucoup, s'il avait réellement un compte dans cette banque[13],[14],[15].

Lors de ses vœux du [16], Jacques Chirac annonce la décision du gouvernement de Dominique de Villepin de mettre en place un droit au logement opposable dans les semaines suivantes.

Dominique de Villepin lui remet la démission de son gouvernement le à la veille de la passation de pouvoir entre le président sortant et Nicolas Sarkozy.

Choix pour l'élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Le il annonce lors d'un discours télévisé qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle de 2007 et que par conséquent il ne briguera pas de troisième mandat : « Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat », ajoutant : « Au terme du mandat que vous m'avez confié, le temps sera venu pour moi de vous servir autrement ». Le 21 mars suivant, il dit « donner son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy » dans le cadre de cette élection[17]. L'ancien président accorda ce soutien au nom du parti qu'il a créé, à savoir l'UMP (aujourd'hui rebaptisé LR). « Cette formation politique [l'UMP] a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy [...]. C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien ». Le , Nicolas Sarkozy est élu président de la République et la passation des pouvoirs a lieu le 16 mai.

Gouvernement et représentation parlementaire[modifier | modifier le code]

Parlement[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]
Sénat[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Historique des gouvernements[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 2002, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre. La composition de son gouvernement est annoncée le lendemain, le 7 mai 2002. Il démissionne le 17 juin 2002 pour former un second gouvernement annoncé le même jour après les élections législatives. Après les élections régionales de 2004, Jean-Pierre Raffarin démissionne mais est reconduit dans ses fonctions pour former un troisième gouvernement annoncé le 31 mars 2004. Après la victoire du non au référendum sur le établissant une Constitution pour l'Europe, Dominique de Villepin est nommé Premier ministre le 31 mai 2005. La composition du Gouvernement est annoncée le 2 juin 2005. Dominique de Villepin démissionne le 15 mai 2007, à la veille de la cérémonie d'investiture du Président de la République.

Membres du gouvernement[modifier | modifier le code]

Au cours de son second mandat, le Président de la République a nommé 69 membres au Gouvernement.

* Les personnes notées d'un astérisque sont celles ayant eu une ou plusieurs fonctions ministérielles avant la seconde présidence de Jacques Chirac (avant le 7 mai 2002).

Membres du gouvernement sous la seconde présidence de Jacques Chirac (6 mai 2002 - 16 mai 2007)
Nom Fonctions Dates
Nommés en 2002 (40)
Jean-Pierre Raffarin * Premier ministre -
-
-
Nicolas Sarkozy * Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales -
-
Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
François Fillon * Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
-
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Dominique Perben * Garde des Sceaux, ministre de la Justice -
-
-
Ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer -
Dominique de Villepin Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie -
Ministre des Affaires étrangères -
Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales -
Premier ministre -
Michèle Alliot-Marie * Ministre de la Défense et des Anciens combattants -
Ministre de la Défense -
-
-
Luc Ferry Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche -
-
Francis Mer Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
-
Gilles de Robien Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer -
-
Ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer -
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Roselyne Bachelot Ministre de l'Écologie et du Développement durable -
-
Jean-François Mattei Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées -
-
Hervé Gaymard * Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales -
-
-
Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Jean-Jacques Aillagon Ministre de la Culture et de la Communication -
-
Jean-Paul Delevoye Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement du territoire -
-
Brigitte Girardin Ministre de l'Outre-mer -
-
-
Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Jean-François Lamour Ministre des Sports -
-
Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative -
-
Alain Lambert Ministre délégué au Budget, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Patrick Devedjian Ministre délégué aux Libertés locales, auprès du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales -
-
Ministre délégué à l'Industrie, auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué à l'Industrie, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Renaud Donnedieu de Vabres Ministre délégué aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie -
Ministre de la Culture et de la Communication -
-
Xavier Darcos Ministre délégué à l'Enseignement scolaire, auprès du ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche -
-
Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères -
François Loos Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, auprès du ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche -
Ministre délégué au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué au Commerce extérieur, auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué à l'Industrie, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Jean-Louis Borloo Ministre délégué à la Ville, auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement -
Jean-François Copé Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement -
-
Ministre délégué à l'Intérieur, auprès du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, porte-parole du Gouvernement -
Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre délégué au Budget et à la Réforme de l'État, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Tokia Saïfi Secrétaire d'État au Développement durable, auprès de la ministre de l'Écologie et du Développement durable -
-
Secrétaire d'État au Développement durable, auprès du ministre de l'Écologie et du Développement durable -
Dominique Versini Secrétaire d'État à la Lutte contre la précarité et l'exclusion, auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
-
Renaud Dutreil Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et aux Professions libérales, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État -
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales -
Nicole Ameline * Secrétaire d'État à la Mer, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer -
Ministre déléguée à la Parité et à l'Égalité professionnelle, auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
Ministre de la Parité et de l'Égalité professionnelle -
Dominique Bussereau Secrétaire d'État aux Transports, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer -
Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer -
Secrétaire d'État au Budget et à la Réforme budgétaire, auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité -
Ministre de l'Agriculture et de la Pêche -
Nicole Fontaine Ministre déléguée à l'Industrie, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Noëlle Lenoir Ministre déléguée aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Pierre-André Wiltzer Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Claudie Haigneré Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies, auprès du ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche -
Ministre déléguée aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Christian Jacob Ministre délégué à la Famille, auprès du ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées -
Ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation, auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation -
Ministre de la Fonction publique -
Marie-Thérèse Boisseau Secrétaire d'État aux Personnes handicapées, auprès du ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées -
Henri Plagnol Secrétaire d'État à la Réforme de l'État, auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement du territoire -
Léon Bertrand Secrétaire d'État au Tourisme, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer -
Ministre délégué au Tourisme, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer -
Ministre délégué au Tourisme, auprès du ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer -
Hamlaoui Mékachéra Secrétaire d'État aux Anciens combattants, auprès de la ministre de la Défense -
Ministre délégué aux Anciens combattants, auprès de la ministre de la Défense -
-
Hubert Falco Secrétaire d'État aux Personnes âgées, auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité -
Ministre délégué aux Personnes âgées, auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale -
Pierre Bédier Secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la justice, auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice -
Renaud Muselier Secrétaire d'État aux Affaires étrangères, auprès du ministre des Affaires étrangères -
-
Aucune nomination en 2003
Nommés en 2004 (19)
Nicole Guedj Secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la justice, auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice -
Secrétaire d'État aux Droits des victimes, auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice -
Michel Barnier * Ministre des Affaires étrangères -
Philippe Douste-Blazy * Ministre de la Santé et de la Protection sociale -
Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille -
Ministre des Affaires étrangères -
Serge Lepeltier Ministre de l'Écologie et du Développement durable -
Marie-Josée Roig Ministre de la Famille et de l'Enfance -
Ministre déléguée à l'Intérieur, auprès du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales -
Henri Cuq Ministre délégué aux Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre -
-
François d'Aubert * Ministre délégué à la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Gérard Larcher Ministre délégué aux Relations du travail, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelles de jeunes, auprès du ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement -
Nelly Olin Ministre déléguée à la Lutte contre la précarité et l'exclusion, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Ministre déléguée à l'Intégration, à l'Égalité des chances et à la Lutte contre la précarité, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Ministre de l'Écologie et du Développement durable -
Marie-Anne Montchamp Secrétaire d'État aux Personnes handicapées, auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale -
Secrétaire d'État aux Personnes handicapées, auprès du ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille -
Laurent Hénart Secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des jeunes, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Marc-Philippe Daubresse Secrétaire d'État au Logement, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Ministre délégué au Logement et à la Ville, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Catherine Vautrin Secrétaire d'État à l'Intégration et à l'Égalité des chances, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale -
Secrétaire d'État aux Personnes âgées, auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale -
Secrétaire d'État aux Personnes âgées, auprès du ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille -
Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, auprès du ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement -
Xavier Bertrand Secrétaire d'État à l'Assurance maladie, auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale -
Secrétaire d'État à l'Assurance maladie, auprès du ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille -
Ministre de la Santé et des Solidarités -
Éric Woerth Secrétaire d'État à la Réforme de l'État, auprès du ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État -
François Goulard Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer -
Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche -
Philippe Briand Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer -
Nicolas Forissier Secrétaire d'État à l'Agriculture, à l'Alimentation, à la Pêche et aux Affaires rurales, auprès du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales -
Secrétaire d'État à l'Agriculture, à l'Alimentation, à la Pêche et aux Affaires rurales, auprès du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité -
Frédéric de Saint-Sernin Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer -
Nommés en 2005 (9)
Thierry Breton Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
-
Pascal Clément * Garde des Sceaux, ministre de la Justice -
François Baroin * Ministre de l'Outre-mer -
Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
Azouz Begag Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, auprès du Premier ministre -
Brice Hortefeux Ministre délégué aux Collectivités territoriales, auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
Ministre délégué aux Collectivités territoriales, auprès du ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
Catherine Colonna Ministre déléguée aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères -
Philippe Bas Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, auprès du ministre de la Santé et des Solidarités -
Ministre de la Santé et des Solidarités -
Christine Lagarde Ministre déléguée au Commerce extérieur, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie -
Christian Estrosi Ministre délégué à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
Ministre délégué à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire -
Aucune nomination en 2006
Nommé en 2007 (1)
Hervé Mariton Ministre de l'Outre-mer -
* Membres ayant eu des fonctions ministérielles antérieures à la seconde présidence de Jacques Chirac (12)
Nom Fonctions Dates Gouvernement
Jean-Pierre Raffarin (nommé en 2002) Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l'Artisanat - Alain Juppé (1)
- Alain Juppé (2)
Nicolas Sarkozy (nommé en 2002) Ministre du Budget, porte-parole du Gouvernement - Édouard Balladur
Ministre du Budget, ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement -
Ministre du Budget, ministre de la Communication -
François Fillon (nommé en 2002) Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Édouard Balladur
Ministre des Technologies de l'information et de La Poste - Alain Juppé (1)
Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l'Espace, auprès du ministre de l'Industrie, de la Poste et des Télécommunications - Alain Juppé (2)
Dominique Perben (nommé en 2002) Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer - Édouard Balladur
Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation - Alain Juppé (2)
Michèle Alliot-Marie (nommée en 2002) Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, chargée de l'Enseignement 20 mars 1986 - 10 mai 1988 Jacques Chirac (2)
Ministre de la Jeunesse et des Sports 30 mars 1993 - 11 mai 1995 Édouard Balladur
Hervé Gaymard (nommé en 2002) Secrétaire d'État aux Finances, auprès du ministre de l'Économie et des Finances - Alain Juppé (1)
Secrétaire d'État aux Finances, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan -
Secrétaire d'État à la Santé et à la Sécurité sociale, auprès du ministre du Travail et des Affaires sociales - Alain Juppé (2)
Nicole Ameline (nommée en 2002) Secrétaire d'État à la Décentralisation auprès du ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Citoyenneté - Alain Juppé (1)
Michel Barnier (nommé en 2004) Ministre de l'Environnement 30 mars 1993 - 11 mai 1995 Édouard Balladur
Ministre délégué aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères 18 mai - 7 novembre 1995 Alain Juppé (1)
7 novembre 1995 - 2 juin 1997 Alain Juppé (2)
Philippe Douste-Blazy (nommé en 2004) Ministre délégué à la Santé, auprès de la ministre d'État, ministre es Affaires sociales, de la Santé et de la Ville - Édouard Balladur
Ministre délégué à la Santé, auprès de la ministre d'État, ministre es Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, porte-parole du Gouvernement -
Ministre de la Culture 18 mai - 7 novembre 1995 Alain Juppé (1)
7 novembre 1995 - 2 juin 1997 Alain Juppé (2)
François d'Aubert (nommé en 2004) Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie et des Finances - Alain Juppé (1)
Secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan -
Secrétaire d'État à la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Alain Juppé (2)
Pascal Clément (nommé en 2005) Ministre délégué aux Relations avec l'Assemblée nationale, auprès du Premier ministre 30 mars 1993 - 11 mai 1995 Édouard Balladur
François Baroin (nommé en 2005) Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement 18 mai - 7 novembre 1995 Alain Juppé (1)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Teyssier, Le Dernier Septennat (1995-2002) : Jacques Chirac, Paris, Pygmalion, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Allocution de Jacques Chirac le 16 juillet 1995
  2. Décision n° 98-408 DC du 22 janvier 1999 - Traité portant Statut de la Cour Pénale Internationale
  3. René Backmann, « Hollande et ses guerres (3/3). Comment les néoconservateurs influencent le pouvoir », sur Mediapart, (consulté le ).
  4. Christian Chesnot et Georges Malbrunot, Les Chemins de Damas, le dossier noir de la relation franco-syrienne, Éditions Robert Laffont, 2014
  5. Version donnée par l'Élysée.
  6. Sondage IFOP pour le JDD du 11 décembre 2005.
  7. Sondage BVA pour l'Express du 22 décembre 2005.
  8. 2007 : Devedjian voit Chirac candidat, propos daté du , Nouvel Observateur
  9. Leur poursuite éventuelle par la police fait l'objet d'une enquête.
  10. Un record en politique, avant l'allocution suivante, sur le CPE.
  11. « - L'Express »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  12. « Le compte de Chirac au Japon, "Des preuves concrètes ajoutées par les juges" », Le nouvel Observateur, 23 mai 2007
  13. Japon : le compte de Chirac confirmé ?, Le Nouvel Observateur, 11 mai 2006
  14. « Chirac aurait un compte au Japon, selon le général Rondot », Reuters, 9 mai 2006
  15. Archives
  16. https://www.elysee.fr/jacques-chirac/2006/12/31/declaration-de-m-jacques-chirac-president-de-la-republique-sur-les-priorites-de-la-politique-gouvernementale-a-paris-le-31-decembre-2006 Allocution du 31 décembre 2006 de Jacques Chirac
  17. Jacques Chirac accorde son soutien à Nicolas Sarkozy, Le Figaro du 21 mars 2001.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]