Dominique Versini

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Dominique Versini
Illustration.
Dominique Versini en 2018.
Fonctions
Adjointe à la maire de Paris[1]
En fonction depuis le
(8 ans, 4 mois et 5 jours)
Élection
Réélection
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Christophe Najdovski
Conseillère de Paris
En fonction depuis le
(8 ans, 4 mois et 4 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Circonscription 10e arrondissement
Maire Anne Hidalgo
Défenseure des enfants

(4 ans, 11 mois et 2 jours)
Prédécesseur Claire Brisset
Successeur Marie Derain
Secrétaire d'État chargée de la Lutte contre
la précarité et l'Exclusion

(1 an, 11 mois et 24 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin I et II
Prédécesseur Paulette Guinchard-Kunstler
(indirectement)
Successeur Catherine Vautrin
(indirectement)
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Nationalité Française
Mère Xavière Versini
Diplômée de IEP de Paris
Université de Paris X-Nanterre

Dominique Versini, née le 17 juillet 1954 à Rabat (Maroc), est une femme politique française.

Depuis le 3 juillet 2020, après sa réélection aux côtés d'Anne Hidalgo, elle est adjointe à la maire de Paris chargée des droits de l'enfant et de la protection de l'enfance. Entre 2014 et 2020, elle est adjointe à la maire de Paris chargée successivement de la solidarité, des familles, de la petite enfance de la protection de l'enfance, de la lutte contre les exclusions et des personnes âgées.

Elle a été successivement secrétaire d'Etat chargée de la lutte contre la précarité et l'exclusion (2002-2004) et Défenseure des enfants (2006 à 2011).

Elle est nommée Conseillère d'État (au tour extérieur) par le Président de la République Jacques Chirac en 2004[2].

Elle cofonde le Samu social de Paris avec le Dr Xavier Emmanuelli, et le dirige entre 1993 et 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Née le à Rabat (capitale du Maroc), elle est — par sa mère — d'une famille d'origine corse.

Elle arrive à Paris à 18 ans[3] pour commencer ses études de droit. Après avoir obtenu une maîtrise de droit des affaires à la faculté de droit de l'université de Paris X-Nanterre, elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1979[4].

Parcours professionnel et associatif[modifier | modifier le code]

Les laboratoires pharmaceutiques, de Negma à Servier (1983-1995)[modifier | modifier le code]

La première partie de sa vie professionnelle se fait dans le secteur privé. Elle a été successivement attachée de direction aux laboratoires Negma (1983-87), responsable de la communication au centre de rééducation fonctionnelle (CRF) de l'hôpital des Peupliers (1987-88), responsable des actions de relations publiques médicales à l'agence Framacom (1988-89), responsable du département de la communication à la société Diffusion médicale Harari (DMH) (1989-91), cheffe du département de la communication internationale au groupe Servier (1991-95), dont elle démissionne pour prendre la direction du Samu social de Paris.

Directrice du Samu social (1995-2002)[modifier | modifier le code]

En octobre 1993, elle participe de façon bénévole à la création du SAMU social avec le Dr Xavier Emmanuelli ; elle devient en janvier 1995 Directrice générale du SAMU social de Paris, poste qu'elle assure jusqu'en mai 2002, date de son entrée au sein du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, comme Secrétaire d'État chargée de la lutte contre l'exclusion et la précarité.

Elle est également cofondatrice du SAMU social international (1998).

Haute fonction publique (2004-2021)[modifier | modifier le code]

Elle est nommée Conseillère d'État (au tour extérieur) par le Président de la République Jacques Chirac, par décret du 14 octobre 2004[2]. Depuis le 1er septembre 2021, elle est Conseillère d'État honoraire (retraitée).

Cofondatrice du Collège Citoyen de France (2021)[modifier | modifier le code]

Elle fait partie des 10 cofondateurs du Collège citoyen de France, nouvelle école de formation à l'engagement public et politique[5],[6].

Autorité administrative indépendante de l'État[modifier | modifier le code]

Défenseure des Enfants (2006-2011)[modifier | modifier le code]

En 2006, elle est nommée Défenseure des enfants, Autorité indépendante de l'État, pour 6 ans par le Président de la République Jacques Chirac.

En 2009, face au projet d’absorption de plusieurs autorités indépendantes (le Défenseur des Enfants, le Médiateur de la République, la Commission Nationale de déontologie de la sécurité, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, et le contrôleur des prisons) dans une nouvelle institution, elle dénonce les conséquences pour les enfants de la suppression du Défenseur des Enfants[7]. Un adjoint dénommé Défenseur des Enfants est tout de même maintenu auprès du nouveau Défenseur des Droits[8].

À la fin de son mandat, en 2011, elle se déclare "usée par cinq années d'affrontements avec l'exécutif"[9]. Dressant le bilan de sa mission, elle critique alors "les reculs" et "les insuffisances" de la politique de protection de l'enfance, pointe l'aggravation de la pauvreté, la détérioration de la santé générale des enfants, "les difficultés des enfants étrangers", ainsi que "les reculs successifs de la justice des mineurs". Ces problèmes seraient en partie liés selon elle à la politique du gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozy[10],[11].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État chargée de la Lutte contre la précarité et l'exclusion (2002-2004)[modifier | modifier le code]

La présence de Dominique Versini au gouvernement répondra en partie à la demande de Jacques Chirac d'offrir des postes ministériels à des membres de la société civile[12]. Durant son mandat comme secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, chargée de la Lutte contre la précarité et l'exclusion, Dominique Versini crée le plan « Urgence hivernale » destiné à venir en aide aux SDF durant les mois d'hiver[13]. Elle met en place le premier dispositif expérimental pour les mineurs isolés étrangers à Paris[14]. En 2003, l'association Act Up-Paris l'accuse de démanteler l’Aide médicale d’État[15] bien qu'elle s'oppose à cette réforme[16]. La réforme de l'AME, initiée par le gouvernement et votée par les parlementaires, est finalement ajournée[17],[18]

Elle n'est pas appelée lors du remaniement ministériel au troisième gouvernement Raffarin annoncé le et perd donc son portefeuille à compter de cette date[19]. Elle est ensuite chargée par Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, d’élaborer un rapport sur la diversité dans la Fonction publique, remis en novembre de la même année. Son rapport préconise préconise diverses mesures pour "Relancer l'ascenseur social", notamment auprès des « minorités » (personnes issues de l'immigration et personnes en situation de handicap, principalement)[20].

Adjointe à la maire de Paris[modifier | modifier le code]

Première mandature de 2014 à 2020[modifier | modifier le code]

Elle est nommée adjointe à la maire de Paris le 5 avril 2014, chargée de toutes les questions relatives à la solidarité, aux familles, à la petite enfance, à la protection de l'enfance, à la lutte contre l'exclusion, aux personnes âgées ; à compter du 6 octobre 2017, elle est chargée de toutes les questions relatives aux solidarités, à la lutte contre l'exclusion, à l'accueil des réfugiés et à la protection de l'enfance.

Elle lance en 2018 la Nuit de la Solidarité pour recenser le nombre de personnes sans abri[21].

Face à la crise de l'accueil des réfugiés de 2015, elle crée, en partenariat avec l'association Emmaüs solidarité et l'État, deux centres d'accueil humanitaire[22] . À plusieurs reprises, face aux campements installés dans le Nord-Est parisien, elle dénonce l'inaction de l'État en matière d'accueil des réfugiés[23].

Elle s'oppose également à la mise en place par le gouvernement d'un fichier biométrique pour les Mineurs non accompagnés créé dans le cadre de la Loi asile et immigration du 10 septembre 2018 estimant que "orienter ces jeunes en préfecture n'est pas notre rôle, il s'agit de gestion des flux migratoires, pas de protection de l'enfance"[24].

Seconde mandature depuis 2020[modifier | modifier le code]

Élue conseillère de Paris en 2020 dans le 10e arrondissement où elle habite, elle est déléguée à la Santé dans son arrondissement et nommée Adjointe à la maire de Paris chargée des droits de l'enfant et de la protection de l'enfance. En juin 2021, le Conseil de Paris adopte dans ce cadre un Plan parisien de lutte contre les violences faites aux enfants[25].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Législatives de 2002[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives de 2002, Dominique Versini est désignée comme candidate du RPR dans la 11e circonscription de Paris. Cette désignation est contestée par la députée sortante, Nicole Catala, qui maintient une candidature dissidente et lui reproche d'être trop peu présente auprès de l'électorat populaire de l'ouest de l'arrondissement. Ce maintien entraîne la perte du siège au profit des Verts[26].

Élections régionales de 2004[modifier | modifier le code]

En 2004, elle est seconde sur la liste UMP des régionales à Paris, dirigée par la tête de liste Jean-François Copé et est élue conseillère régionale.

Rapprochement avec le MODEM[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, Dominique Versini se dit déçue par la politique de Nicolas Sarkozy et décide de soutenir François Bayrou[27].

Soutien au Parti socialiste depuis avril 2012[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 2012, elle annonce son soutien au candidat socialiste François Hollande pour le second tour de l'élection présidentielle, afin de "faire barrage aux dérives droitières qui ont conduit à une montée inquiétante du Front national". Lors des élections législatives qui suivent l'élection présidentielle, Dominique Versini apporte son soutien à Gilles Alayrac, candidat socialiste dans la 13e circonscription (15e Sud). Il est battu par le député sortant, Jean-François Lamour (UMP).

Au cours de la campagne des élections municipales de 2014 à Paris, Dominique Versini apporte son soutien à Anne Hidalgo[28], puis rejoint son équipe[29]. Elle figure en troisième position sur la liste conduite par cette dernière dans le 15e arrondissement[30], ce qui lui permet d'être élue conseillère de Paris. Le 5 avril 2014, elle est nommée adjointe à Anne Hidalgo, Maire de Paris, chargée de la solidarité, des familles, de la petite enfance, de la protection de l'enfance, de la lutte contre les exclusions et des personnes âgées.[31],[32]

Depuis sa réélection en 2020 comme conseillère de Paris du 10e arrondissement, elle adhère au groupe Paris en Commun[33].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • Juin 1995 : élue conseillère d'arrondissement RPR (13e arrondissement de Paris) lors des élections municipales , elle se consacre à la lutte contre l'exclusion.
  • Mars 1998 élue au conseil régional d'Île-de-France sur la liste RPR.
  • Mars 2004 : élue au conseil régional d'Île-de-France sur la liste MP.
  • Septembre 2006 : à la suite de sa nomination comme Défenseure des enfants, elle démissionne de son mandat de conseillère régionale d'Île-de-France et de toute fonction politique.
  • Avril 2014 : élue conseillère de Paris et nommée par la maire de Paris adjointe chargée de la solidarité, des familles, de la petite enfance, de la protection de l'enfance, de la lutte contre l'exclusion, des personnes âgées.
  • Octobre 2017 : nommée adjointe à la maire de Paris chargée des solidarités, de la lutte contre l'exclusion, de l'accueil des réfugiés et de la protection de l'enfance.
  • Juillet 2020 : élue conseillère de Paris sur la liste Paris en Commun, nommée par la maire de Paris adjointe chargée des droits de l'enfant et de la protection de l'enfance et élue du 10e arrondissement.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

  •  : nommée Défenseure des enfants (autorité indépendante) pour six ans par décret du président de la République, Jacques Chirac. Son mandat prend fin le 30 avril 2011 du fait de la suppression de l'Institution du Défenseur des enfants, dont les missions sont incluses dans la nouvelle institution du Défenseur des droits.
  • 2011 : nommée Présidente de la Commission nationale chargée de l'examen du respect des obligations de réalisation des logements sociaux.
  • En 2012, elle copréside le groupe de travail "Familles vulnérables, enfance et réussite éducative" placé auprès de Dominique Bertinotti, Ministre délégué auprès de la Ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille et de George Pau-Langevin, Ministre déléguée auprès du Ministre de l'éducation nationale, chargée de la réussite éducative.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « directrice d'un service médical d'urgence ; 21 ans de services civils et de fonctions électives »[34].

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « directeur général d'un organisme; 16 ans d'activités professionnelles »[35], décorée le [36], promue au grade d'officier le au titre de « ancienne ministre »[36], décorée le [36] puis promue au grade de commandeur le au titre de « ancienne ministre, conseillère d'Etat, ancienne Défenseure des enfants »[36].

Publication[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chargée de toutes les questions relatives à la Solidarité, aux familles, à la Petite enfance, à la Protection de l'enfance, à la Lutte contre l'exclusion, aux Personnes âgées puis, à partir du , de toutes les questions relatives aux Solidarités, à la Lutte contre l'exclusion, à l'Accueil des réfugiés et à la Protection de l'enfance, puis à partir du des Droits de l’enfant et de la Protection de l’enfance.
  2. a et b « Décret du 14 octobre 2004 portant nomination d'un conseiller d'Etat en service ordinaire », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  3. Dominique Versini - Dans l'intérêt des enfants La Vie, 16 novembre 2010
  4. Site de l'IEP
  5. « Collège citoyen de France », sur www.collegecitoyen.fr (consulté le )
  6. « Le Collège citoyen de France, une formation à la politique ancrée dans la vraie vie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Jean-Luc Rongé, « Entretien avec Dominique Versini, défenseure des enfants », Journal du droit des jeunes, vol. 263, no 3,‎ , p. 10 (ISSN 2114-2068 et 2259-6003, DOI 10.3917/jdj.263.0010, lire en ligne, consulté le )
  8. « Les adjoints », sur Défenseur des Droits, (consulté le )
  9. ActeursPublics, « Dominique Versini défend une dernière fois le défenseur des enfants | À la une | Acteurs Publics », sur Dominique Versini défend une dernière fois le défenseur des enfants | À la une | Acteurs Publics (consulté le )
  10. « Dominique Versini, Défenseure des enfants, dresse un bilan sévère », sur www.terrafemina.com (consulté le )
  11. « Dominique Versini s'alarme de la situation des enfants pauvres », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  12. Au revoir Dominique sur droitdesjeunes.com en mars 2011
  13. Dominique Versini présente son plan "Urgence hivernale" pour venir en aide aux SDF sur maire-info.com du 20 novembre 2003
  14. Dominique Bordin, « Mineurs isolés étrangers à Paris : dépasser l'urgence ? », Journal du droit des jeunes, vol. N° 285, no 5,‎ , p. 25–29 (ISSN 2114-2068, DOI 10.3917/jdj.285.0025, lire en ligne, consulté le )
  15. Dominique Versini : menteuse, raciste et promotrice de la misère sur actupparis.org du 15 novembre 2013
  16. « Réforme de l'aide médicale aux sans-papiers : Raffarin renonce », sur Les Echos, (consulté le )
  17. Raffarin rend leur santé aux sans-papiers sur liberation.fr du 14 mars 2003
  18. Les soins gardent un supplément d’AME sur 20minutes.fr du 6 mars 2006
  19. Bruno Jeudy, « Exit la société civile », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. Fonction publique : Panne de l’ascenseur social en France sur bladi.net du 29 décembre 2004
  21. « La Nuit de la solidarité, pour le comptage des sans-abri, prend une ampleur nationale », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. « Paris ouvrira mi-octobre son premier centre d'accueil pour réfugiés », sur LEFIGARO, (consulté le )
  23. Hugo Domenach, « Dominique Versini : « Macron n'est pas allé porte de la Chapelle » », sur Le Point, (consulté le )
  24. « Un fichier controversé des mineurs isolés étrangers », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  25. Par Christine Henry Le 4 juin 2021 à 16h30, « Paris met en place son plan contre les violences faites aux enfants », sur leparisien.fr, (consulté le )
  26. Par Myriam Lévy Le 5 juin 2002 à 00h00, « Cochet voit la vie en rose », sur leparisien.fr, (consulté le )
  27. Par Le 9 janvier 2012 à 07h00, « Le retour des brebis centristes égarées », sur leparisien.fr, (consulté le )
  28. « Au Bataclan, le PS célèbre Anne Hidalgo », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. Par Le 23 avril 2013 à 07h00, « L'UMP Dominique Versini rejoint l'équipe d'Anne Hidalgo », sur leparisien.fr, (consulté le )
  30. « Hidalgo impose ses candidats sur les listes », sur LEFIGARO, (consulté le )
  31. « Grande exclusion : pourquoi le Pacte parisien est un modèle du genre », sur Histoires Ordinaires parle des anonymes, des invisibles, qui étonnent (consulté le )
  32. « Lelab Europe1 - le meilleur de l’actualité politique sur le web », sur lelab.europe1.fr (consulté le )
  33. « Dominique VERSINI », sur www.paris.fr (consulté le )
  34. Décret du 31 décembre 2001 portant promotion et nomination.
  35. Décret du 21 novembre 1995 portant promotion et nomination.
  36. a b c et d Décret du 13 mai 2005 portant promotion et nomination.