Pierre Bédier

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Pierre Bédier
Image illustrative de l'article Pierre Bédier
Fonctions
Conseil départemental du canton de Mantes-la-Jolie
En fonction depuis le
Prédécesseur Michel Vialay
Président du conseil départemental des Yvelines
En fonction depuis le
Prédécesseur Alain Schmitz
Prédécesseur Franck Borotra
Successeur Alain Schmitz
Député de la 8e circonscription des Yvelines
Prédécesseur André Samitier
Successeur Cécile Dumoulin
Prédécesseur Bernard Schreiner
Successeur Annette Peulvast-Bergeal
Maire de Mantes-la-Jolie
Prédécesseur Michel Sevin
Successeur Michel Vialay
Prédécesseur Paul Picard
Successeur Michel Sevin
Secrétaire d'État chargé des programmes immobiliers de la Justice
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Nicole Guedj
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Mont-de-Marsan (Landes)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Diplômé de IEP de Paris
ESSEC

Pierre Bédier, né le à Mont-de-Marsan (Landes), est un homme politique français.

Membre de l'UMP, il est actuellement président du conseil général des Yvelines.

Ancien député-maire de Mantes-la-Jolie et secrétaire d'État, il avait déjà présidé le conseil général des Yvelines du 16 septembre 2005 au 25 mai 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études à l’Institut d'études politiques de Paris et à l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), Pierre Bédier crée sa propre entreprise dont il garde la direction jusqu'en 2000, date à partir de laquelle il choisit de se consacrer pleinement à la politique.

À partir de 2009, après avoir été frappé d’inéligibilité, il se consacre à des activités de conseil en France et à l'international. Il retrouve son éligibilité en mai 2013 et se présente à une élection partielle dans le canton de Mantes-la-Jolie : le , il est réélu avec 60,23 % des voix.

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats municipaux[modifier | modifier le code]

Mandats de conseiller général[modifier | modifier le code]

En tant que président du conseil général des Yvelines, premier département français en matière d'industrie automobile, Pierre Bédier a lancé en un plan de relance et de soutien à la filière automobile estimé à 430 millions d'euros[2]. Ce plan est depuis appelé Vallée de l’Automobile et de la Mobilité Durable. Le , il présente, au nom du conseil général le projet de circuit de Formule 1 à Flins-sur-Seine, limitrophe des Mureaux, sur des terres agricoles qui étaient cultivées à l'époque et qui sont maintenant en bio [3] jouxtant l'usine Renault. Ce projet (circuit + salle de presse) a un coût initial estimé à 112 millions d'euros. Confronté à des oppositions locales et à des difficultés techniques, le projet ne sera pas mené à terme[4].

Pierre Bédier doit renoncer à ses fonctions le , à la suite d'une condamnation à six ans d'inéligibilité[5].

Le , Michel Vialay, maire de Mantes-la-Jolie et conseiller général du canton de Mantes-la-Jolie démissionne de son siège à l'assemblée départementale, tout comme sa suppléante Pascale Bédier (épouse de Pierre[6]), ouvrant ainsi la voie à la candidature de Pierre Bédier à l'élection cantonale partielle qui se déroule les 30 juin et 6 juillet[7].

Mandats de député des Yvelines[modifier | modifier le code]

Le , un classement établi par le journaliste Vincent Nouzille fait de Pierre Bédier le premier des députés les moins actifs de l'Assemblée nationale sur la période de à . Le classement est établi grâce à l'addition des questions posées, des propositions de lois et des interventions en séance et en commission[10].

Il fait notamment de l'emploi local la priorité de son action, qu'il mène dans trois domaines : la création d'emplois nouveaux avec le lancement de l'agence de développement du Mantois, la défense des emplois existants partout où ils sont menacés et l'amélioration de l'offre de formation avec la création de l'université du Mantois spécialisée dans les métiers d'avenir.[réf. nécessaire]

Mandats de conseiller régional[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Responsabilités politiques[modifier | modifier le code]

  • Au RPR devenu (2003) UMP, secrétaire départemental adjoint (1990),
    • Secrétaire départemental adjoint (1990),
    • Secrétaire départemental (1993 - 1995),
    • Président du Comité départemental (1995 - 1998),
    • Délégué général (1995 - 1997),
    • Secrétaire national (1998 - 1999),
    • Secrétaire général adjoint (2001 - 2002),
    • Président départemental des Yvelines (2003 - 2005)

Rénovation urbaine[modifier | modifier le code]

Pierre Bédier est à l'origine de la profonde transformation du quartier du Val fourré, entreprise dès son premier mandat en 1995. Il défend le lien entre restructuration du quartier et mixité sociale. Aujourd'hui, avec le soutien de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) à travers 430 M€, le quartier du Val fourré redore son image et accueillera prochainement un éco-quartier tourné vers la Seine (reportage France2 d'avril 2013).

Affaires[modifier | modifier le code]

Affaire de l'Opievoy[modifier | modifier le code]

Pierre Bédier fut mis en examen le pour « atteinte à l'égalité des candidats dans les marchés publics » et favoritisme quand il présidait le groupe Opievoy, l'office HLM des Yvelines[11]La justice prononcera un non-lieu le [12].

Affaire Delfau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Bédier.

L'affaire Bédier ou affaire Delfau est une affaire de corruption concernant des élus des Yvelines, instruite par le juge Philippe Courroye.

Michel Delfau, décédé en 2005, possédait des sociétés spécialisées dans le nettoyage industriel et le gardiennage. Il aurait utilisé les cartes bancaires de ses sociétés à des fins personnelles. Son ex-épouse (depuis août 2000), Aloka Delfau, a alerté la justice le . Michel Delfau versait à trois hommes politiques des Yvelines (Pierre Bédier, Gilles Forray et Jacques Masdeu-Arus) des sommes en liquide en échange de l'attribution de marchés publics réguliers. Delfau a ainsi bénéficié de tous les marchés de nettoyage des villes de Poissy et Mantes-la-Jolie à partir de l'élection de Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier à leur tête, respectivement en 1983 et 1995. Durant la période 1998-2001, les sorties en espèces faites par Michel Delfau sur les comptes de ses sociétés prestataires de service ont été de l'ordre de 200 000 euros, somme remise ensuite aux élus, selon l'accusation.

Pierre Bédier est mis en examen le par le juge Courroye « pour recel de biens sociaux et corruption » dans l'affaire Delfau. En sortant du palais de justice, il présente aussitôt sa démission à Jean-Pierre Raffarin. Il est jugé à partir du par le tribunal correctionnel de Paris en compagnie de deux autres élus. Il encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et des peines d'inéligibilité.

Le , Pierre Bédier a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux. Conformément à l'article LO 130 du code électoral, il a aussi été condamné à six ans d'inéligibilité. Pierre Bédier a fait appel de cette décision[13]. Cette condamnation a été confirmée le par la cour d'appel de Paris[14].

L'après condamnation[modifier | modifier le code]

En , Pierre Bédier devient « chargé de mission bénévole » auprès du cabinet du maire de Mantes-la-Jolie[15]. Cette nomination par arrêté municipal est contestée par les élus du Parti socialiste de la ville qui ont déposé un recours auprès du tribunal administratif et qui ont demandé au sous-préfet de se prononcer sur la légalité de cet arrêté[16]. Le , Pierre Bédier annonce sur son blog qu'il démissionne de son poste auprès du maire de Mantes-la-Jolie[17],[18], quelques jours après avoir déjà annoncé qu'il renonçait à un autre contrat de chargé de mission auprès de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines[19],[20].

En mai 2013, il redevient éligible après avoir purgé sa peine infligée en mai 2009 à la suite d'une affaire de corruption. En annonçant sa démission de l’assemblée départementale, Michel Vialay (UMP), l’actuel maire et conseiller général de Mantes-la-Jolie, qui a succédé en 2009 à Pierre Bédier, peut ainsi lui permettre de retrouver son fauteuil. Une élection partielle a lieu les 30 juin et 7 juillet[21], scrutin qu'il remporte[22] à une large majorité des 27,5 % de votants.

Le 11 avril 2014, à la suite de la démission d'Alain Schmitz, il est réélu à la présidence du conseil général des Yvelines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Véronique Beaugrand, Le Parisien, p5, 21 mars 2008
  2. Environ 345 millions d'euros pour l'automobile Le Parisien, 27 février 2009
  3. http://www.leparisien.fr/yvelines-78/la-ferme-de-la-haye-cherche-un-repreneur-16-07-2008-51563.php http://www.aev-iledefrance.fr/images/stories/cpfermedelahaye16decembre2010.pdf www.flinssanscircuitf1
  4. Adélaïde Gérard, « La Vallée de l’Automobile et de la Mobilité Durable continue sans le circuit », sur http://automobile.yvelines.fr/, Conseil général des Yvelines,‎ (consulté le 3 juin 2012)
  5. La préfecture des Yvelines a notifié la démission de Pierre Bédier, AFP, 21 mai 2009
  6. « La femme de Pierre Bédier entre en campagne », leparisien.fr (consulté le 16 avril 2014)
  7. « Pierre Bédier peut revenir au conseil général », sur http://www.leparisien.fr/,‎ (consulté le 18 mai 2013)
  8. « Pierre Bédier (UMP) renonce à son mandat de député des Yvelines », Le Point, 15 avril 2009
  9. « Corruption : Pierre Bédier définitivement condamné », Le Nouvel Observateur, 22 mai 2009
  10. « Députés fantômes : voici la liste nominative ! », Lesinfos.com, 15 avril 2009
  11. Le maire mis en examen, Le Parisien, 23 décembre 2000
  12. « Pierre Bédier disculpé », leparisien.fr (consulté le 16 avril 2014)
  13. « Communiqué », Blog de Pierre Bédier, 13 décembre 2006
  14. « La cour d'appel de Paris confirme la condamnation de MM. Bédier et Masdeu-Arus pour corruption », Le Nouvel Observateur, 16 mai 2008
  15. Pierre Bédier rebondit à Mantes-la-Jolie, Le Parisien, 21 septembre 2009]
  16. Yvelines : des élus socialistes contestent une mission accordée à Pierre Bédier, AFP, 10 novembre 2009
  17. Pierre Bédier démissionne de la mairie de Mantes-la-Jolie, Le Parisien, 23 novembre 2009
  18. Aux « Trissotin », suite, Blog de Pierre Bédier, 23 novembre 2009
  19. L'Express, 18 novembre 2009 : « Pierre Bédier renonce à sa mission »
  20. Lettre aux « Trissotin » contemporains, Blog de Pierre Bédier, 18 novembre 2009
  21. Cantonale partielle : Bédier (UMP) en tête, Le Figaro, 30 juin 2013.
  22. 78 : Bédier revient au conseil général, Le Figaro, 8 juillet 2013.

Lien externe[modifier | modifier le code]