Les Brouzils

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Les Brouzils
Cabane du refuge de Grasla.
Cabane du refuge de Grasla.
Blason de Les Brouzils
Blason
Les Brouzils
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Montaigu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-de-Saint-Fulgent-les-Essarts
Maire
Mandat
Dominique Paquereau
2014-2020
Code postal 85260
Code commune 85038
Démographie
Gentilé Brouzilien
Population
municipale
2 738 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 16″ nord, 1° 19′ 46″ ouest
Altitude 66 m (min. : 37 m) (max. : 78 m)
Superficie 41,67 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Les Brouzils est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal des Brouzils s’étend sur 4 167 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 66 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 37 et 78 mètres[1],[2].

Située dans le Bocage vendéen, à 15 kilomètres de Montaigu, la commune des Brouzils se trouve dans le canton de Montaigu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans la copie de la charte de fondation, dont l'original date du début du XIIIe siècle, utilise le nom de "Brosiliis". Au début du XIVe siècle, le toponyme est orthographié "Brosilis". C'est à partir de 1373-1374 que nous trouvons l'orthographe actuelle du mot "Brouzils".

Un dérivé en -ile de l'ancien français bros/brost qui signifie "bourgeon" ou "pousse" et qui viendrait d'un mot germanique (gotique) bruts du même sens.
Le toponyme signifierait plutôt en sens dérivé : "broussailles", voire plus précisément « broussailles près d'un cours d'eau » ; en ancien français il existait également un mot brosilles dans le même sens.

En poitevin, la commune est appelée Lés Brousis[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, des moines bénédictins de l'ordre de Cluny, dépendant de l'île d'Aix, fondent un prieuré au lieu de « Brosilis » (voir lieux et monuments).

L'époque moderne est marquée par l'émergence de quelques familles qui vont dominer la vie sociale des Brouzils. Parmi elles, les Sajot dont Charles Antoine s'exile en Angleterre à la fin du XVIIe siècle. Il était sans doute protestant. Les Forestier, les Buet, les Gourraud vont fournir des conseillers municipaux et des maires au XIXe siècle, voire des conseillers généraux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2014 Jacky Dabreteau[Note 1],[4]    
mars 2014 en cours Dominique Paquereau Divers droite ingénieur commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 738 habitants, en augmentation de 6,21 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 480 1 443 1 996 1 967 1 957 2 001 2 175 2 185 2 259
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 290 2 314 2 304 2 343 2 429 2 568 2 654 2 658 2 677
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 695 2 622 2 324 2 287 2 166 2 167 2 235 2 281 2 293
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
1 931 1 886 1 845 1 951 2 031 2 260 2 578 2 738 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Les Brouzils en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,8 
6,1 
75 à 89 ans
13,1 
9,6 
60 à 74 ans
10,8 
21,2 
45 à 59 ans
17,7 
24,7 
30 à 44 ans
19,3 
16,9 
15 à 29 ans
17,3 
21,6 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Refuge de Grasla.

Au cœur du massif forestier de Grasla, se trouve le Refuge où les populations de communes situées au nord et à l'est se sont cachées pour fuir la violence de la répression contre les insurgés vendéens. Un sentier de la lisière, de six kilomètres, permet de joindre la Pierre Blanche (pierre mégalithique) au Chêne Chevreux (cet arbre millénaire, encore vivant, aurait été point de ralliement lors de la guerre de Vendée. Son nom viendrait du mot chevreuil). La promenade se termine par l'allée du "demi-jour" allant du Chêne Chevreux à la Pierre Blanche. Elle est appelée ainsi en raison de la faible lumière traversant ses chênes denses. Cette futaie a été coupée en bois de construction pour la ville de Napoléon (La Roche-sur-Yon) en 1810.

Le sentier du Refuge est long de 3,5 kilomètres. De la Pierre Blanche, l'allée "du gros bois" puis un sous bois agréable vous mènent au Refuge de Grasla. Ce site visitable rappelle les évènements qui ont marqué l'histoire du bocage et celle de ses habitants pendant la guerre de Vendée. Depuis 1987, des bénévoles ont construit des loges de perches et de brandes, une forge, chapelle, charbonnière... afin d'évoquer la vie de Grasla telle que les documents permettent de la connaître. 2 000 personnes - moins de 200 noms sont connus -, se seraient ainsi réfugiées de janvier à juillet 1794 afin d'échapper aux colonnes créées par le général Turreau. Le retour se fait par la croix de Charette érigée par le Souvenir vendéen en 1973, les étangs puis le Chêne Chevreux et enfin, l'allée du "demi-jour" menant à la Pierre Blanche.

Le sentier cantonal permet de sortir de la forêt :

  • soit en direction de Chauché par l'allée de la Noue, en traversant la route et en rejoignant ainsi la base d'accueil et d'animation de l'Oiselière.
  • soit vers la Rabatelière par les villages de la Joussetière puis de la Chedanière (production de foie gras).

La charte de fondation du prieuré des Brouzils, accordée par le seigneur de Montaigu, Gérard Archemaste, confirme (c’est-à-dire qu’elle prend acte de faits existants) ce qu’il concède au prieuré des Brouzils pour pourvoir aux besoins de celui-ci et à ceux des moines qui le composent. Gérard Archemaste (XIe siècle) confie ce prieuré aux clunisiens. Il donne « à ce prieuré et à son prieur » la partie sud-est du territoire brouzilien. Le texte évoque, peut-être, une grange (établissement agricole dépendant du prieuré) existant en forêt de Grasla : plusieurs indices archéologiques où se trouvant dans d’autres textes le laissent supposer sans certitude à ce sujet. La Guère et La Girairière, citées dans le texte, fournissent des revenus financiers et en nature, utiles au fonctionnement du prieuré et de l’ordre, et à l’entretien des moines. Probablement après la guerre de Cent Ans (1453), les moines quittent Les Brouzils. Cependant, il subsiste un prieur, soit extérieur à la paroisse (et qui conserve le bénéfice, c’est-à-dire le revenu : c’est le cas de Flavigny, grand vicaire du diocèse de Luçon au début du XVIIe siècle) soit le curé est nommé prieur (c’est le cas de François Houssin, le dernier curé avant la Révolution).

Le cimetière des Brouzils est donné au prieuré. Ce statut est à l’origine d’une crise entre la paroisse et la commune, au milieu du XIXe siècle. Il s’agit, alors, de savoir si le cimetière appartient au domaine public ou est terre d’Église. Considéré comme bien national depuis la Révolution, ce cimetière, autour de l’église (la place Pierre-Monnereau d’aujourd’hui) reste, après décisions de justice, dans le domaine public, conformément à toute la jurisprudence du XIXe siècle. Ce conflit nous vaut le texte trouvé dans le chartrier de Thouars.

De ce prieuré, reste le mur situé à droite de l'église paroissiale. Un nouvel aménagement voulu par la commune et l'Association de sauvegarde du Patrimoine brouzilien a été inauguré en 2009.

La commune est parsemée de châteaux, pour la plupart reconstruit au XIXe siècle mais dont certains gardent la trace - comme à La Duranderie, de leur édification ancienne. La Duranderie date de la fin des guerres de Religion (fin XVIe siècle). Le Ligny, en centre-bourg, est bâti au XIXe siècle à l'emplacement d'une maison agricole. Tout près de l'église, le logis de La Colle marque l'emprise de la famille Gourraud sur la commune et l'ensemble du canton de Saint-Fulgent au cœur du XIXe siècle (voir géographie et histoire). La Thébline, qui s'est nommée L'Hervédière durant quelques années au XXe siècle, est le fruit de constructions successives depuis le XVe siècle.

Des bâtiments agricoles sont remarquables : la Bedoutière, par exemple. Ce toponyme viendrait du nom d'Etienne de Bedouet, cité dans un aveu de 1502.

Enfin, la fin du XIXe siècle est marquée par l'expansion du chemin de fer. Si cette portion du territoire appartient depuis les années 1960 à la commune de L'Herbergement, c'est bien sur la commune des Brouzils qu'a été édifiée la gare de L'Herbergement - Les Brouzils.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Père Pierre Monnereau (1787-1856). Originaire de Saint-Martin-des-Noyers (Vendée), il est desservant de la paroisse des Brouzils de 1814 à son décès. Il fonde une congrégation religieuse enseignante, les Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, dite de Mormaison (Vendée). L'héroïcité de ses vertus est reconnue en 1997 par le pape Jean-Paul II.
  • Charette. Bien que natif de Loire-Atlantique, François-Athanase Charette de La Contrie se serait caché en forêt de Grasla durant la guerre de Vendée avec ses hommes. Sa présence est attestée aux Brouzils à plusieurs reprises, notamment le 12 janvier 1794, lors d'un combat.
  • Le peintre Henry Simon (1910-1987), artiste de Saint-Hilaire--de-Riez (Vendée) ayant réalisé la toile représentant symboliquement l'histoire de la commune dans la salle des mariages de la mairie.

Vie associative et manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune des Brouzils recense une cinquantaine d'associations actives[11]. Certains évènements et manifestations récurrentes sont inscrites dans le calendrier local. Entre autres :

Nom Date Ancienneté Organisateur Objet
Fête de la musique dernier vendredi de juin Comité des Fêtes Concerts gratuits dans le centre-bourg fermé à la circulation pour l'occasion. Bar et restauration
Fête de l'été 2d samedi de juillet 2014 (à vérifier) Municipalité Animations gratuites à destination des plus jeunes, feu d'artifice. Opération « sacs de blé »
La Rando de Grasla 1er dimanche de septembre 2014 Grasla VTT Rando VTT
La Loup Pied Rand' Mai 2005 LSGB FOOTBALL Rando Gourmande
Foire à la Mogette 2d dimanche d'octobre 1979 OGEC Ecole Pierre Monnereau Repas de mogettes et jambon de vendée cuits au feu de bois, dégusation de vin nouveau et de vins fins, exposition artisanale, animations culturelles et musicales, jeux pour enfants...
Théâtre Fin novembre Théâtre de Grasla 5 à 6 représentations d'une pièce jouée par la section adulte
Marché de Noël Brouzilsarti.com Marché de Noël organisé par l'association des artisans locaux

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier, d'argent au chêne de sinople englanté d'or ; au second, d'or au loup passant de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 34705 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Les Brouzils », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 68.
  4. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 9 mai 2011)
  11. « Associations des Brouzils | Les Brouzils », sur les-brouzils.com (consulté le 18 octobre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Site internet de la commune des Brouzils. Site internet (www.refugedegrasla.fr) et bulletin (à partir de 1989) du Refuge de Grasla.

  • Dabreteau, Armand. Au pays de Montaigu-Vendée : Les Brouzils 1774-1799. Hérault, Maulévrier, 1991.
  • Dabreteau, Armand. Vendée : François Houssin curé des Brouzils 1776-1792. Imprimerie graphique de l'Ouest, Le Poiré-sur-Vie, 1994.
  • Guerry (de), Georges (abbé), Biarnais, Luc-André. Le Refuge de Grasla : histoire d'un lieu et d'une population, Le Refuge de Grasla, 2002.
  • Naud, Danielle ; Durand, Yves (dir.). Les structures familiales en Vendée au XIXe siècle. Mémoire de maîtrise, Nantes, 1976.
  • Pointeau, Anne-Marie ; Bois Paul (dir.). Le conseil général de la Vendée (1815-1870). Mémoire de maîtrise, Nantes, 1974.
  • Rambaud, Rodrigue. Les soldats brouziliens de la grande guerre (1914-1919). Institut catholique d'études supérieures, La Roche-sur-Yon, 2004.
  • Vrignaud, Marguerite (sœur). La Vendée aux lèvres closes... Pierre Monnereau, le saint oublié (1787-1856). Centre vendéen de recherches historiques, La Roche-sur-Yon, 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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