Jean Chandos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2008).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Blason Jean Chandos.svg Jean Chandos
La mort de Jean Chandos à Lussac-les-Châteaux.
La mort de Jean Chandos à Lussac-les-Châteaux.

Naissance vers 1320
Derbyshire
Décès 1er janvier 1370 (à ~ 50 ans)
Morthemer
Origine England Arms 1340.svg Anglais
Allégeance England Arms 1340.svg Royaume d'Angleterre
Grade Connétable d'Aquitaine
Années de service 1339-1370
Conflits Guerre de Cent Ans
Guerre de Succession de Bretagne
Faits d'armes Bataille de Crécy
Siège de Calais
Bataille de Poitiers
Bataille d'Auray
Bataille de Nájera
Distinctions Ordre de la Jarretière
Autres fonctions Sénéchal du Poitou.

John Chandos († 1370) est considéré comme le plus grand capitaine anglais de la première phase de la guerre de Cent Ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Derbyshire vers 1320 d'une lignée de petite noblesse, c'est grâce à ses talents militaires qu'il réussit à s'imposer dès le début de la guerre. En 1339, il se fait remarquer par le roi Édouard III lors du siège de Cambrai et est, à partir de ce moment, de toutes les expéditions. Il le conseille lors de la chevauchée de Normandie en 1346. À Crécy, c'est lui, en réalité, qui commande l'armée du prince Édouard, le futur Prince Noir, celle qui est à l'avant-garde et qui subit la charge de l'ost du roi de France. Après le siège de Calais, le roi lui confie la formation militaire de son fils. En 1349, il est parmi les membres fondateurs de l'ordre de la Jarretière.

En 1356, il conseille et seconde le Prince Noir dans son combat contre le roi Jean II. Lors de la chevauchée du Prince Noir en 1356, avec sa compagnie, il prend, pille et brûle Aubigny puis rejoint le gros de la troupe d'Édouard à Romorantin. Plus que le prince de Galles, médiocre militaire, il peut être considéré comme le vainqueur de la bataille de Poitiers.

En 1360, le roi lui fait suffisamment confiance pour être l'un des négociateurs du traité de Brétigny. En 1361, il est fait connétable d'Aquitaine et lieutenant-général de tous les territoires français passés entre les mains de l'Angleterre. Édouard III lui fait également don de la forteresse de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie.

Le , missionné par le roi Edouard III d'Angleterre il part de Saint-Sauveur-le-Vicomte, se rend à Paris où il essaie vainement de rencontrer Jean II. Puis, de septembre 1361 à mars 1362, il parcourt tous les territoires cédés à l'Angleterre par le traité de Brétigny (Poitou, Basse Saintonge, Angoumois, Limousin, Périgord, Caorsin etc.). Il prend possession des villes et châteaux, reçoit les serments d'allégeance des seigneurs et des autorités locales au roi d'Angleterre, et met en place une nouvelle administration[1].

En 1364, le roi envoie Chandos en Bretagne assister le duc Jean IV dans son combat contre le prétendant Charles de Blois, favori du roi de France. Les troupes de Charles sont, elles, commandées par Bertrand Du Guesclin. En août, Chandos assiège Auray, acquise au prétendant. Le 29 septembre, du Guesclin tente de dégager la ville mais son intervention tourne au désastre. Du Guesclin est capturé ; Charles de Blois est tué pendant le combat. La bataille d'Auray met fin à la guerre de Succession de Bretagne.

En 1366, il seconde à nouveau le Prince Noir en Espagne pour remettre sur son trône Pierre Ier de Castille, que son demi-frère, Henri II, acquis à la France, a renversé. L'armée de celui-ci est commandée par du Guesclin qui se retrouve de nouveau face à face à son ancien adversaire. Le , les deux capitaines s'affrontent à Nájera, à mi-chemin entre Pampelune et Burgos. Les troupes de Henri II sont enfoncées, du Guesclin est de nouveau le prisonnier de Chandos.

En 1369, le Prince Noir le nomme sénéchal du Poitou. La guerre est alors en train de reprendre contre la France. Le 31 décembre, il est blessé mortellement par la lance de Guillaume Boitel[2] lors d'une escarmouche au pont de Lussac-les-Châteaux. On le transporte à Morthemer où il meurt le . Regretté par Édouard III, il l'est aussi par Bertrand Du Guesclin, qui admirait son courage et son talent militaire.

Inhumé en l'église de Morthemer, son tombeau a peut-être disparu lors de malheureux travaux de restauration au XIXe siècle.

Peu après sa mort, un cénotaphe est érigé en sa mémoire à proximité du lieu du combat. Déplacé à proximité, il est aujourd’hui visible dans un petit jardin sur la route de Gouex.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Nicolas Savy, « The Chevauchée of John Chandos and Robert Knolles : Early March to Early June, 1369 », Journal of Medieval Military History, Boydell Press, vol. 7 « The Age of the Hundred Years War »,‎ , p. 38-56.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d’Angleterre, des places françaises abandonnées par le traité de Brétigny, d’après le manuscrit du musée Britannique - A. Bardonnet - Niort - 1867 Histoire Passion.
  2. Jean Froissart, quand il était historiographe de la reine Philippa à la cour du roi Édouard III, donc appointé par la cour d'Angleterre, a écrit que l'auteur du coup de lance mortel était le seigneur de Saint-Martin que les Anglais ont blessé mortellement en représailles alors qu'il s'était constitué prisonnier. Mais les chroniqueurs ou historiens français du XIVe au XVIIe siècle (Cuvelier, La Haye du Chastelet), attribuent la mort de Chandos à la lance de Guillaume Boitel. Il semblerait que Jean Froissard n'ait pas voulu froisser le roi d'Angleterre son seigneur, en rapportant que Chandos, ami du monarque, avait été tué par la lance, et non l'épée, d'un chevalier sans titre d'importance. Il fallait aussi justifier l'assassinat de Saint-Martin par un motif autre qu'une simple erreur sur la personne.