Abbaye de Trizay

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Ne doit pas être confondu avec Prieuré de Trizay.

Abbaye de Trizay
image de l'abbaye
Bâtiments restants de l'abbaye

Nom local Trisay
Diocèse Diocèse de Luçon
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCXI (211)[1]
Fondation 1145
Début construction 1117
Fin construction 15 août 1145
Dissolution 1791
Abbaye-mère Abbaye de Pontigny
Lignée de Abbaye de Pontigny
Abbayes-filles 353 - Notre-Dame-de-Ré (1156-1625)
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection  Inscrit MH (1989)[2]

Coordonnées 46° 35′ 20″ nord, 1° 06′ 50″ ouest[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Poitou
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Commune Bournezeau
Site http://abbayedetrizay.blogspot.fr/

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Abbaye de Trizay

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Abbaye de Trizay

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(Voir situation sur carte : Vendée)
Abbaye de Trizay

L’abbaye de Trizay (parfois orthographiée Trisay) est une ancienne abbaye cistercienne, fondée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Pontigny, sur le territoire de la commune de Bournezeau, en Vendée. Elle a été transformée en exploitation agricole au XIXe siècle.

Il faut prendre garde de ne pas confondre cet ensemble avec le prieuré de Trizay, situé à Trizay, en Charente-Maritime et appelé traditionnellement « abbaye de Trizay », bien qu'il s'agisse en réalité d'un prieuré bénédictin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

La date de fondation de l'abbaye est incertaine. Suivant les sources, elle remonte à 1117, 1125 ou 1132. C'est très probablement une fondation, soit sans rattachement à un ordre particulier, soit bénédictine, et qui demande par la suite à être intégrée à l'ordre cistercien. Elle est donc unie à l'abbaye de Pontigny, une des cinq maisons-mères de l'ordre, et assez rapidement construite. L'église abbatiale est consacrée le 15 août 1145[4].

Suivant la coutume cistercienne, elle est bâtie dans une petite vallée, les moines tirant leur subsistance de la proximité de l'eau. En l'occurrence, il s'agit du Lay. L'abbaye est située sur un des points de traversée du fleuve, d'où son nom de Sancta Maria de vado Trisagii" (« Sainte Marie du gué de Trizay »).

Prospérité[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Trizay est relativement prospère, au point de fonder vers 1156 une abbaye-fille sur l'île de Ré, l'abbaye Notre-Dame-des-Châteliers.

Les destructions[modifier | modifier le code]

L'abbaye souffre de la guerre de Cent Ans : la salle capitulaire est détruite, ainsi que le cloître. Durant les guerres de religion, les ravages sont encore plus importants et les moines doivent s'enfuir. En 1565, la vie monastique est rétablie, mais les destructions et les pillages continuent[5].

Une restauration d'ampleur est menée, comme dans de très nombreuses abbayes commendataires, à partir de 1770, par l'abbé René-Claude de La Roche Saint-André, mais la Révolution en empêche l'achèvement[4].

La Révolution[modifier | modifier le code]

À la Révolution, il ne reste que cinq moines à l'abbaye. Celle-ci est dissoute et les moines chassés. Mais de nombreuses personnes se cachent dans les bâtiments durant la Terreur, notamment le marquis de la Coudraye et le curé Desplobains[4]. Pendant la guerre de Vendée, elle n'est pas épargnée. Les bâtiments restants sont transformés en exploitation agricole au XIXe siècle[5].

La restauration en cours[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 1989, l'abbaye est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques[2]. En 2010, l'abbaye appartient à Patrick et Diane Cottencin-Debailleux, qui la restaurent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 178.
  2. a et b Notice no PA00110056, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Trisay », sur http://www.cistercensi.info/, Ordre cistercien (consulté le 12 novembre 2013).
  4. a b et c « Histoire de l'abbaye cistercienne de Trizay », sur http://abbayedetrizay.blogspot.fr, Abbaye de Trizay (consulté le 12 novembre 2013).
  5. a et b André Bujeaud, « L’abbaye cistercienne de Trizay », Le Vendéen de Paris et d’Île-de-France, no 9,‎ , p. 5 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Cîteaux commentarii cistercienses 1998] « A 1790 book-list from the abbey of Trizay », Cîteaux commentarii cistercienses, vol. 49, nos 3-4,‎ , p. 309-362 (ISSN 0009-7497, résumé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]