Maillé (Vendée)

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Maillé
Le port et l'écluse sur la Sèvre niortaise.
Le port et l'écluse sur la Sèvre niortaise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Fontenay-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes Vendée-Sèvre-Autise
Maire
Mandat
Pierre Bertrand
2014-2020
Code postal 85420
Code commune 85132
Démographie
Gentilé Mailletais
Population
municipale
763 hab. (2014)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 36″ nord, 0° 47′ 19″ ouest
Altitude 3 m (min. : 1 m) (max. : 13 m)
Superficie 17,68 km2
Localisation

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Maillé
Liens
Site web Site officiel

Maillé est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Maillé s’étend sur 1 768 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 3 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 1 et 13 mètres[1],[2].

Maillé, du nom d'homme Mallius, est un port situé à la pointe méridionale de l'île de Maillezais, au confluent de la Sèvre niortaise et des deux Autises, dans le golfe des Pictons, en plein cœur du marais poitevin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Maillé[3]
Doix Maillezais
Vix Maillé[3] Damvix
Taugon
(Charente-Maritime)
La Ronde
(Charente-Maritime)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sèvre niortaise qui traverse la commune est également le point de jonction avec le canal de la jeune Autise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuple des Pictons, ou Pictaves, vécut sur les bords du golfe plus de cinq-cents ans avant la colonisation romaine de cette partie de la Gaule.

La légende raconte que vers 540, Pient, évêque de Poitiers en visite dans son diocèse fut surpris par une tempête. Ayant réussi à apaiser les flots, il fit le vœu d'élever une église à l'endroit où sa barque échoua. Le site sur lequel le sanctuaire a été construit, près du port de la Pichonnière, porte encore le nom de Bas-de-la-Chapelle. Plusieurs chartes du XIIe siècle témoignent de l'importance du port de Maillé par où transitaient les chargements de sel.

Au XVIIe siècle, Théodore Agrippa d'Aubigné édifie le fort du Dognon sur un îlot rocheux en plein marais d'où il contrôle la Sèvre.

Il écrivit et imprima plusieurs de ses œuvres dans cette forteresse dont Les Tragiques et son Histoire universelle.

La Révolution donna son martyr à la commune, en la personne du curé Joseph Herbert, guillotiné à La Rochelle en 1793. Plus tard, nombreux furent les maraîchins qui se réfugièrent en insoumis dans les roselières, pour échapper aux interminables guerres napoléoniennes.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie agraire basée autrefois sur l'élevage et la polyculture a évolué pour faire place à une agriculture moderne entraînant une modification paysagère importante. L'industrie du bois de peuplier y a trouvé une place avec la fabrication d'emballages légers, et récemment un atelier de mécanique générale est venu renforcer un artisanat prospère et de qualité.

En revanche, le commerce s'est effondré avec la démographie, ce qui a orienté le choix de la municipalité vers un tourisme fluvial grâce à sa flottille de « Capucines » et vers d'autres équipements de loisirs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Juin 2007 Laurent Joyeux [Note 1]  
Juillet 2007 en cours Pierre Bertrand[4]   retraité de la Défense
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 763 habitants, en diminution de -0,91 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702 548 547 996 1 055 1 089 1 123 1 270 1 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 280 1 317 1 361 1 336 1 383 1 424 1 378 1 352 1 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 242 1 148 992 964 930 875 873 897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
910 853 779 748 734 689 730 770 763
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,4 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 13,9 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 29,1 %) ;
  • 48,6 % de femmes (0 à 14 ans = 13,1 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 33 %).
Pyramide des âges à Maillé en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,6 
10,1 
75 à 89 ans
12,3 
18,4 
60 à 74 ans
20,1 
22,7 
45 à 59 ans
21,8 
13,9 
30 à 44 ans
17,2 
18,3 
15 à 29 ans
15,0 
16,0 
0 à 14 ans
13,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

À façade occidentale romane, elle est dotée d'un portail à archivolte avec quatre voussures en arcs brisés décorées de sculptures très élaborées (dresseurs d'ours, acrobates, musiciens...), de colonnes à chapiteaux sculptés, d'un chœur du XVe siècle et d'une chaire.

Le reste de l'édifice est néo-classique. La partie romane de la façade occidentale a été classée[11] par les Monuments historiques par un arrêté du .

Le reste de la façade était inscrit aux Monuments historiques depuis le .

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Aqueduc sur pilotis[modifier | modifier le code]

46° 20′ 56″ N, 0° 47′ 08″ O

Il permet à deux canaux – celui de Vix et celui de la Jeune Autise – de se croiser sans que leurs eaux ne se mélangent, ceci afin de séparer les eaux du marais desséché de celles du marais mouillé. Il s'agit donc d'un aqueduc souterrain à trois conduits en pierre de taille.

Construit en 1664, il a été rénové en 1749 à la suite d'un éboulement. Une plaque scellée indique la reconstruction, sur le jambage nord-ouest. On peut y lire en vieux français : « ANS LAN 1749 EST REBATIE LA CADUC DU TAN DE MoS ... ».

Le terme sur pilotis est dû à la technique de construction employée qui consiste à enfoncer des pieux de bois dans un sol instable sur lesquels reposeront des traverses de bois et l'ouvrage maçonné. Cette technique a notamment été utilisée pour l'édification de la corderie royale et pour la cité de Brouage en Charente-Maritime.

Un deuxième aqueduc a été construit en 1950, dans le prolongement du premier. Il est constitué de deux conduits en béton.

Des travaux (courant 2009) visent à rénover l'ensemble de ces ouvrages.

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Moulin de la Pichonnière[modifier | modifier le code]

Ce moulin à vent de type tour a été récemment restauré.

Fontaine rouillée[modifier | modifier le code]

46° 20′ 44″ N, 0° 46′ 57″ O

Il s'agit d'une fontaine recouverte d'un dôme de pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Liste Vivre à Maillé
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 23094 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Maillé », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 22 mai 2011)
  11. L'église de Maillé sur le site Patrimoine de France


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Rentrez dans l'Église : visite virtuelle panoramique 360°
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anat Tcherikover, High Romanesque sculpture in the Duchy of Aquitaine, c. 1090-1140, Oxford University Press, 1997, p. 125-130 (ISBN 9780198174103)
  • (fr) J. Gambier, À propos du trésor de Maillé, Annuaire de la Société d'Émulation de la Vendée, 1964, p. 62-75
  • (fr) Julien Rousseau, Les Vieilles églises de Vendée : essai sur l'architecture religieuse en Bas-Poitou, des origines à la Renaissance, Le Cercle d'or, Les Sables d'Olonne, 1974, 328 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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