Bois-de-Céné

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Bois-de-Céné
Bois-de-Céné
L'église Saint-Étienne.
Blason de Bois-de-Céné
Blason
Bois-de-Céné
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Intercommunalité Communauté de communes Challans-Gois Communauté
Maire
Mandat
Yoann Grall
2020-2026
Code postal 85710
Code commune 85024
Démographie
Gentilé Cenéen
Population
municipale
2 048 hab. (2019 en augmentation de 7,62 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 20″ nord, 1° 53′ 03″ ouest
Altitude 10 m
Min. 0 m
Max. 42 m
Superficie 42,71 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Challans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Challans
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bois-de-Céné
Liens
Site web Site officiel

Bois-de-Céné[1] ([bwa.d(ə).sə.ne], prononcer « Cené ») est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. La commune a fait partie d'une région que l'on appelle les marches de Bretagne et du Poitou.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Bois-de-Céné s’étend sur 4 271 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 10 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 42 mètres[2],[3].

La commune est composée d'environnements différents, le marais avec le Marais breton dans l'ouest de la commune et à l'est une campagne bocagère. La commune est limitrophe du département de la Loire-Atlantique.

La commune est entourée des communes de Bouin, Villeneuve-en-Retz, Machecoul-Saint-Même, Paulx, La Garnache, Châteauneuf, et Saint-Gervais.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bois-de-Céné est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Challans, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54 %), zones agricoles hétérogènes (22,8 %), terres arables (12 %), zones humides intérieures (8,4 %), zones urbanisées (2,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin, la commune est appelée Boes-de-Cene[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bois-de-Céné était au bord de l'océan il y a 1000 ans. Des moines y établirent l'abbaye de l'Île-Chauvet, aux environs de 1130, dans la Baie de Bourgneuf (ou « baie de Bretagne »), qui petit à petit ne fut plus une île. Ces moines dirigèrent les travaux de mise en valeur du marais, en particulier pour la saliculture puis l'élevage. Le maillage d'étiers et fossés actuel est le fruit de ces travaux.

Des anciennes salines sont toujours visibles dans le marais de Bois de Céné, les plus éloignées de la mer étant situées à proximité de l'Ile Chauvet.

Le marais de Bois de Céné est parsemé d'anciens ilots calcaires comme l'Ile Chauvet, l'Ile Jean ou l'Ile Bouroux.

Aux alentours des années 1120, une négociation a lieu, menée entre Bernard de Machecoul et Pierre de La Garnache sur le statut de cette petite paroisse sise à la frontière entre Bretagne et Poitou. Son compte-rendu connu, sous le nom d'Assises de Bois-de-Céné, pose les bases de ce qui deviendra le statut des marches communes entre Bretagne et Poitou : indivision, prévention, privilèges et neutralité...

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Bois-de-Céné jouissait du statut de marche commune, située dans les Marches de Bretagne-Poitou (les Basses-Marches plus exactement). Elle dépendait de l'évêché de Luçon du Poitou, mais sa cure dépendait de l'intendance de Bretagne.

Ses habitants ont parlé, jusqu'à une période récente, le patois maraichin d'origine poitevine (voir notamment Le premier dictionnaire du patois de la Vendée par Charles Mourain de Sourdeval). Le groupe folklorique du Bouquet d'Ajoncs représente, depuis 1949, la culture vendéenne locale, en particulier au plan des chansons et des danses, par exemple lors des XXIIes fêtes internationales de la vigne à Dijon, les et (selon reportage du journal Ouest-France en septembre 1967, sous l'en-tête de la commune de Challans).

Sur la carte du "Gouvernement de La Garnache" publiée en 1634 par Christophe Tassin, on peut lire à l'emplacement de Bois-de-Céné : "Bois de Val Geve."

Le marais[modifier | modifier le code]

Le marais, composé de parcelles privées, s'étend sur environ 2 000 ha et est géré par l'Association Syndicale Autorisée des Marais de Bois de Céné et Châteauneuf.

Chaque propriétaire d'une parcelle située dans le périmètre de l'ASA, a l'obligation d'y d'adhérer.

L'association gère l'entretien du réseau hydraulique primaire ( 3 étiers), du réseau secondaire (écours), qui permettent l'évacuation de l'eau en hiver et l'apport d'eau douce en été, mais aussi la gestion des niveaux d'eau par les manœuvres de 3 écluses.

En période hivernale, les écluses sont manœuvrées de façon à éviter l'inondation par l'eau du marais et arrivant du bassin versant. L'eau passe par l'une des 3 écluses (Guillaudière, Frette et Censerie) pour arriver en mer, par les étiers du Falleron (Port du Collet) ou du Dain (Port du Bec).

En début de printemps, elles sont alors fermées pour conserver de l'eau dans les fossés.

Le reste du réseau hydraulique (environ 80 %) est entretenu par les propriétaires privés.

Depuis le milieu des années 60, les fossés ne sont plus gérés avec de l'eau salée mais avec de l'eau douce. Depuis cette date, de l'eau douce, captée en Loire lorsque les débits le permettent, alimente les marais en période estivale. L'eau est acheminée par le canal de la Martinière puis par les rivières Acheneau et Tenu, pour être finalement pompée à Machecoul, à la Pommeraie.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'azur à la moucheture d'hermine d'or, au deuxième de sinople à l'arbre d'argent, au troisième de sinople à la tour d'argent, maçonnée de sable et ouverte du champ, au quatrième d'azur à la fleur de lis d'or ; sur le tout, d'or au cœur vidé, couronné et croiseté de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 mai 1992[12]
(démission)
Guy de La Brosse   Maire honoraire
Président du SIVOM de la région de Challans
juin 1992[13] juin 1995 Pol-Albert Bugnot    
juin 1995[14] Michel Deriez[15] CPNT Électricien
Président de la CC du Pays-de-Challans (2000-2014)
En cours Yoann Grall[16] DVD Artisan informaticien
8e vice-président de Challans-Gois-Communauté
Réélu pour le mandat 2020-2026

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2019, la commune comptait 2 048 habitants[Note 3], en augmentation de 7,62 % par rapport à 2013 (Vendée : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 3381 4801 7881 7321 7071 6811 6801 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6881 6701 7061 5381 6901 6421 7321 8181 888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8941 9601 9341 6761 6421 6711 6071 5551 454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 3771 3011 2141 2511 2321 2631 4101 7371 991
2019 - - - - - - - -
2 048--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,3 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 016 hommes pour 1 008 femmes, soit un taux de 50,20 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,84 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,4 
7,9 
75-89 ans
9,7 
14,6 
60-74 ans
16,7 
17,8 
45-59 ans
15,6 
21,9 
30-44 ans
21,3 
13,2 
15-29 ans
14,3 
24,2 
0-14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2018 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
8,4 
75-89 ans
11 
19,5 
60-74 ans
20,4 
20 
45-59 ans
19,4 
18 
30-44 ans
17,1 
14,9 
15-29 ans
13,2 
18,5 
0-14 ans
16,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments historiques :

  • l'abbaye de l'Île-Chauvet, dont il reste deux bâtiments du XIIe siècle, classée par arrêté du 30 janvier 1992[23] ;
  • l'église Saint-Étienne, inscrite par arrêté du 29 octobre 1926[24] ;
  • une maison du XVIe siècle située près de l’église, dont la porte a été inscrite par arrêté du 26 décembre 1927[25] (une inscription sur la maison indique "1627");
  • une motte féodale datant du Moyen Âge, inscrite par arrêté du 5 avril 1988[26].


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les sculpteurs Jean et Joël Martel (1896-1966), frères jumeaux, sont enterrés dans le cimetière de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune a été traduit Koad-Keneg en breton mais le breton n'y a jamais été parlé, et l'on y a toujours parlé le poitevin, puis le français.
  2. « Commune 20466 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « Bois-de-Céné », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Challans », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 45.
  12. Démissionnaire pour raisons de santé.
  13. « Pol-Albert Bugnot élu maire », Ouest-France, 6 juin 1992 (sur le site des archives du journal Ouest-France, consulté le 17 septembre 2020)
    « Bois-de-Cené a un nouveau maire. Pol-Albert Bugnot a été élu hier soir par 9 voix contre 4 à Jean-Claude Marécaille et un bulletin nul. ».
  14. « Les élections de maires », Ouest-France, 24 juin 1995 (sur le site des archives du journal Ouest-France, consulté le 17 septembre 2020)
    « Michel Deriez est le nouveau maire de Bois-de-Cené. Il succède à Pol-Albert Bugnot, non partant au deuxième tour de l'élection municipale. ».
  15. « Deux élus et un employé communal mis à l’honneur », Ouest-France,‎ .
  16. Philippe Gilbert, « Yoann Grall, 32 ans, maire de Bois-de-Céné », Ouest-France,‎ .
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Bois-de-Céné (85024) », (consulté le ).
  22. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Vendée (85) », (consulté le ).
  23. Notice no PA00110048, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no PA00110049, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Notice no PA00110050, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Notice no PA00110051, base Mérimée, ministère français de la Culture.