Saint-Urcize

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Saint-Urcize
Image illustrative de l'article Saint-Urcize
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Canton de Chaudes-Aigues
Intercommunalité Communauté de communes de Caldaguès-Aubrac
Maire
Mandat
Bernard Remise
2008-2014
Code postal 15110
Code commune 15216
Démographie
Population
municipale
491 hab. (2011)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 51″ N 3° 00′ 17″ E / 44.6975, 3.0047 ()44° 41′ 51″ Nord 3° 00′ 17″ Est / 44.6975, 3.0047 ()  
Altitude Min. 1 044 m – Max. 1 427 m
Superficie 54,3 km2
Localisation

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Saint-Urcize (en occitan Sent Rocise) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Paysage aux environs du hameau de Grezettes, commune de Saint-Urcize.

La commune est située dans le Massif central en Aubrac. Aux abords immédiats du village, on peut découvrir la vallée glaciaire de la Lhère (affluent du Bès) et sa forme en auge caractéristique. La vallée est bordée de falaises basaltiques verticales qui contrastent avec un fond très plat correspondant à une zone de surcreusement (ou ombilic) qui a été comblée par la suite. La Lhère, en rejoignant le fond surbaissé de la vallée, forme une série de petites chutes d'eau connues sous le nom de cascades de Gouteille. Plus proche du village, un petit affluent de la Lhère sur sa rive gauche forme la cascade de Jiou-Jiou.

La commune est également traversée par un autre ruisseau important : le Rioumau, qui constitue le principal affluent du Bès. Non loin du confluent avec ce dernier, le Rioumau franchit un verrou glaciaire et a creusé une petite gorge de raccordement (près des villages de Repons et Pénaveyre).

Par ailleurs, la ligne de crête de l'Aubrac passe sur la bordure ouest de la commune et va du Puy de Gudette (1 427 mètres) au sud au sommet du Drellier (1 342 mètres) au nord. L'enneigement important de ce secteur a permis la création de la station de ski qui a pris le nom de Super Blaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’azur aux trois poissons nageant l’un sur l’autre, le second contourné, au chef de sable chargé d’un ours issant d’or armé et langué de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Raynal    
en cours Bernard Remise[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 491 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 711 1 683 1 645 1 875 1 565 1 583 1 493 1 484 1 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 380 1 325 1 347 1 293 1 271 1 203 1 233 1 207 1 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 118 1 106 1 059 913 992 998 992 821 726
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
733 654 652 510 543 527 504 501 491
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Belvédère du rocher de la Vierge au centre du village sur lequel s'élevait autrefois le donjon d'un château fort. De ce château fort, ne subsiste aujourd'hui qu'une tour carrée, bien conservée, datant du XIIIe siècle.
  • Église romane classée datant du XIIIe siècle, pourvue d'un clocher à peigne et du seul déambulatoire de haute Auvergne.

École[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, Saint-Urcize possède déjà une école laïque et gratuite. En 1636, Antoine Disse, « régent d’escolle », est engagé par la communauté des habitants qui lui attribuent une maison et des gages. Le degré d’alphabétisation de la population est important : l’étude des registres de la justice de Saint-Urcize au XVIIIe siècle permet de constater que sur 1 414 témoins, 686 hommes et 23 femmes savent signer, alors que 408 hommes et 297 femmes déclarent ne pas savoir écrire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le docteur Pierre Raynal, est originaire de Saint-Urcize. Il fut à l'origine de la cure thermale de Chaude- Aigues et exerçait comme médecin dans cette ville. Il devint maire de Chaudes-Aigues, président du conseil général du Cantal puis, député du Cantal. Homme d'une grande générosité de sa personne qui n'hésitait pas à affronter les tourmentes de neige pour aller soigner les malades dans la montagne. En urgence dans la neige, sa voiture tomba en panne et il continua, à pied, avec ses chaussures de ville, son imperméable et sa mallette.

Langue[modifier | modifier le code]

La langue occitane qu'on y parle fait partie du dialecte languedocien et non de l'auvergnat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général du Cantal fichier au format PDF daté du 4 avril 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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