Lieutadès

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Lieutadès
Lieutadès
Vue aérienne du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Neuvéglise
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Robert Boudon
2014-2020
Code postal 15110
Code commune 15106
Démographie
Gentilé Capujadous
Population
municipale
165 hab. (2016 en diminution de 14,95 % par rapport à 2011)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 27″ nord, 2° 53′ 59″ est
Altitude 930 m
Min. 621 m
Max. 1 136 m
Superficie 39,91 km2
Localisation

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Lieutadès

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Lieutadès

Lieutadès est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Lieutadès ont une particularité patronymique, ils sont appelés les Capujadous. Ils tiennent ce surnom d'un verbe occitan qui signifie « tailler » (des bouts de bois). Jadis, pendant les longues soirées d'hiver, ils taillaient à l'aide de leur « capujadou », le couteau ancêtre du laguiole, les innombrables chevilles qui fixaient les lauzes sur les toits. Ils ont tant taillé de ces chevilles que le surnom leur est resté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Massif central sur les premières pentes nord de l'Aubrac. Altitude du bourg : 930 m ; altitude maximum de la commune : 1136 m à Monpic. Le sous-sol est surtout granitique, avec deux collines basaltiques : la Garde - la Borie à l'est ; Espeyrac - la Vaissière - la Sauvetat à l'ouest. Elle se situe en limite sud-est du département du Cantal,à 25 km au sud-ouet de l'agglomération de Saint-Flour. L'habitat est dispersé en une trentaine de hameaux répartis globalement de manière homogène sur la commune. Les pentes souvent fortes sont généralement boisées, et les parties plus planes sont utilisées pour l'agriculture avec prédominance des prairies.

La commune est riveraine de la Truyère, dont deux affluents l'arrosent : le Lebot et le Lévandès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Marie Espinasse Rose des vents
Cantoin
Aveyron
N Jabrun
O    Lieutadès    E
S
Lacalm
Aveyron

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon J. Lacroix (Les noms d'origine gauloise), le nom du village rappellerait la tribu gauloise des Eleutètes qui n'est citée que par César comme cliente des Arvernes, mais rien ne le confirme et cet auteur ne s'appuie que sur la ressemblance : Eleuteti ⇒ Lieutadès.

Avant la Révolution, deux seigneuries se partageaient la paroisse : à l'est, la "commanderie" de la Garde-Roussilhon, en réalité une succursale de la commanderie de Montchamp près de Saint-Flour, ancien domaine templier passé aux mains de l'ordre hospitalier Saint-Jean de Jérusalem; à l'ouest, la seigneurie de Sévérac-Bédène (famille de Montvallat), dont les vestiges du château se voient dans la commune voisine de Cantoin (Aveyron). A la Garde-Roussilhon (on dit aujourd'hui : la Garde), les religieux faisaient administrer leur domaine par des notaires issus d'une famille d'Auliac, hameau de la paroisse voisine de Jabrun, les Albaret. Au XVIIIe siècle, l'ordre de Saint Jean s'étant sans doute éloigné, l'un d'eux prit le titre de seigneur de la Garde-Roussilhon ; à la suite du mariage d'une de ses petites-filles, le dernier seigneur de Lieutadès fut un Roquefeuil. Comme la plupart des communes de montagne du Cantal, Lieutadès a connu une très forte émigration, vers le Midi et l'Espagne (scieurs de long, tailleurs de pierre, marchands de bestiaux...), puis vers Paris (charbonniers, frotteurs de parquet, porteurs d'eau...). Lieutadès a eu 1300 habitants vers 1830. Certains de ces "gagne-deniers" ont connu de belles réussites dans l'hôtellerie, dans "la limonade" (les cafés parisiens). C'est l'un de ces émigrés, un Biron du hameau de l'Hermet, qui a donné son nom au célèbre "Marché Biron", haut-lieu de l'antiquité de grand luxe à Saint-Ouen. De nombreux Lozériens sont venus dans les fermes remplacer les émigrés partis vers Paris. Une grande partie de la population de Lieutadès, comme celle des communes voisines, est d'origine lozérienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Robert Boudon[1] LR Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 165 habitants[Note 1], en diminution de 14,95 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1901 1471 0891 3041 3151 3301 0981 506932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
908816812896825810938804817
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
749757703634624629582533484
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
406363288287252225225209167
2016 - - - - - - - -
165--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est l'élevage de bovins, pour la boucherie. L'artisanat comprend une scierie qui utilise le bois du pays, abondant, et un atelier de menuiserie renommé. Chambres et table d'hôtes au village d'Esclausets.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Club des aînés ruraux "les Capujadous" : exposition plantes sauvages de l'Aubrac (8 jours en juin).
  • ACCA.
  • Comité des fêtes : soirée aligot (2e vendredi d'août), fête du battage et de la moisson (2e dimanche d'août).
  • Association des anciens combattants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin de Lieutadès type romane gothique, avec un clocher à peigne, récemment soigneusement restaurée.
  • Il reste de l'ancienne "commanderie" une chapelle au village de la Garde, et les vestiges d'une tour carrée. Dans l'ancien cimetière, près de la salle des fêtes du bourg, il reste une petite chapelle du XIXe siècle ; il est possible qu'elle ait été destinée à une confrérie de la Bonne Mort, puis qu'elle ait été utilisée comme tombeau par les Biron du hameau de l'Hermet, qui avaient émigré à Paris et à Saint-Ouen.
  • Plusieurs fours à pain de village, et des fontaines, ont été récemment restaurés (le Laussier, Lauzardie, Succaud, la Garde, la Sauvetat, Cabrillade, les Mons, etc.).
  • Sur la Truyère, le vieux pont de Tréboul a été noyé en 1934 par les eaux du lac de Sarrans. Il existe toujours, solide comme au premier jour, à 40 mètres sous le pont suspendu qui l'a remplacé. C'était un des rares ouvrages capables de résister aux furieuses crues de la Truyère, et donc un lieu de passage très fréquenté.
  • A 4 km au sud du bourg, près de la route de Lacalm, la belle petite tourbière de la Vergne des Mazes a été équipée d'un sentier de découverte.
  • A 1,5 km du bourg, le château de Laborie a dû être construit vers le XVIe siècle. Il a été la propriété d'une famille de Raynal, et d'une famille de Chaudes-Aigues.
  • Le dolmen des Mazes est en réalité un rocher brisé par le gel, qui supporte une énorme pierre que certains prennent pour une table de dolmen.
  • Point de vue du Roc Bousquet avec vue sur la vallée de la Truyère et le Plomb du Cantal
  • Le Roc des Pas, ou Roche aux empreintes (des formes plus ou moins géométriques semblent représenter une multitude d'empreintes de pieds humains, bovins, chèvres, chiens... ). Le chemin est balisé à partir du bourg.
  • La Mer de Pierres près du village de la Garde.
  • Menhirs (la Croix du Soldat, peut-être un menhir christianisé, route des Burguerettes - dans la forêt sectionnale de Gurières).
  • Nombreuses randonnées balisées.

Galerie de photos aériennes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 juillet 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]