Polminhac

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Polminhac
Le château de Pesteils à Polminhac.
Le château de Pesteils à Polminhac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Vic-sur-Cère
Intercommunalité Communauté de communes de Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Jean-Louis Robert
2014-2020
Code postal 15800
Code commune 15154
Démographie
Gentilé Polminhacois
Population
municipale
1 135 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 09″ nord, 2° 34′ 42″ est
Altitude Min. 629 m
Max. 1 178 m
Superficie 29,03 km2
Localisation

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Polminhac
Liens
Site web www.polminhac.fr

Polminhac est une commune française, située dans le département du Cantal en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Massif central sur la Cère, vallée glaciaire avec ses formes caractéristiques : le profil longitudinal est caractérisé par une plaine subhorizontale dont la platitude trouve son explication dans les dépôts morainiques abandonnés par les glaciers du quaternaire. Le profil transversal est en auge, avec des replats latéraux et des vallées suspendues parallèles ou perpendiculaires à la vallée principale. Entre Vic-sur-Cère et Polminhac, ces vallées fluviales en V (vallée du ruisseau de la Ribe, de Villère) sont suspendues à 200 m au-dessus de la Cère. Cette altitude correspond à l'épaulement de la vallée glaciaire et marque la surface d'un horizon de brèches volcaniques[1]. Le glacier de la Cère qui atteignait une puissance de près de 100 mètres, a déposé en se retirant des moraines frontales de retrait[2]. La moraine de Polminhac a un double vallum dont la convexité est tournée vers l'aval. Le sillon qui les sépare, profond de 10 mètres, a environ 100 mètres de large[3]. La Cère est l'objet d'inondations comme en 1981, lorsque l'eau est passée au-dessus de la main courante du terrain de football de Polminhac[4].

Bien qu'il soit en voie de périurbanisation, le bourg de Polminhac reste cantonné en pied de coteau[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du toponyme Polminhac a une origine gallo-romaine. Le toponyme est formé du suffixe -ako (« propriété ») qui a évolué en latin -acum et en -ac dans la langue d'oc, et de Pothumenus, nom propre gallo-romain. Polminhac désigne la « propriété de Pothumenus » ou le « domaine de Pothumenus »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 2001 Christiane de Salvage de Clavières SE  
mars 2001 avril 2014 Francis Boissonnade    
avril 2014 en cours
(au 19 juillet 2014)
Jean-Louis Robert[7] DVD Agriculteur retraité

Personnalités[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 135 habitants, en augmentation de 3,09 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 342 1 404 1 518 1 614 1 574 1 635 1 610 1 564 1 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 462 1 462 1 470 1 408 1 400 1 285 1 392 1 380 1 238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 239 1 242 1 219 1 125 1 129 1 151 1 057 1 058 992
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 009 1 012 1 132 1 176 1 135 1 156 1 107 1 131 1 135
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de La Cavade (ISMH) attesté au XVIe siècle, ne se visite pas.
  • Château de Clavières, ne se visite pas.
  • Château des Huttes, ne se visite pas.
  • Château de Montlauzis ou Monlogis, ne se visite pas.
  • Château de Pesteils, Classé MH ,mobilier, peintures, tapisseries, fresques du XVe, plafonds peints, parc paysagé par l'architecte François-Marie Treyve ; ouvert à la visite.
  • Château de Vixouze, ISMH, visite des extérieurs.
  • Église paroissiale Saint-Victor : elle date du XIIe siècle, pour ses parties romanes les plus anciennes (clocher-peigne à deux étages de trois ouïes, porche, chevet). Fortement remanié depuis le XVe siècle, l'ensemble manque d'unité et a une allure trapue à force d'adjonctions. Cependant, l'église vaut pour son portail monumental amplement sculpté. « Six voussures brisées reposent sur un bandeau[12] lui-même soutenu par autant de colonnettes. Une archivolte inscrit le tout, qui retombe sur deux têtes rudimentaires d'où partent, en retour d'équerre, une torsade et divers motifs, fleurs côtelées à droite, deux animaux luttant, chien (?) et dragon, à gauche »[13].
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Étude des matériaux morainiques sablo-graveleux du sud du cantal, rapport de synthèse BRGM 80SGN711AUV, novembre 1980, p.5
  2. [PDF] Notice explicative de la feuille de Vic-sur-Cère XIV - 36, éditions du BRGM, 1975, p. 19
  3. Yvonne Boisse de Black du Chouchet, Les glaciations de l'Auvergne, Impr. moderne, , p. 13.
  4. Arthur Cesbron, « Quand « Yolet plage » émerge des eaux », sur lamontagne.fr, .
  5. « Schéma de cohérence territoriale du Bassin d'Aurillac, du Carladès et de la Châtaigneraie », sur scotbacc.fr, .
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 476.
  7. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Le bandeau de droite présente « une sorte de loup aux dents acérées, gueule ouverte mordant l'oreille d'un buste humain. La suite est assurée par une succession de motifs variés, notamment de petites têtes humaines séparées par des fleurs... A l'angle extérieur, deux têtes s'embrassent. Sous ces motifs, en très faible relief, une frise de signes cabalistiques variés : rinceaux, fleurs de lys, étoile de David avec au centre un petit rond, marguerites, etc. Le bandeau de gauche reprend même structure et mêmes motifs, avec au bout une course d'animaux se mordant mutuellement. Tout cela exprime la plus grande fantaisie; l'inspiration est archaïque et la facture sommaire ».
  13. Pierre Moulier, Pascale Moulier, Églises romanes de Haute-Auvergne. La région d'Aurillac, Éditions CRÉER, (lire en ligne), p. 59.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]