Saint-Antonin-Noble-Val

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Saint-Antonin-Noble-Val
Façades place des halles avec le beffroi de l'hôtel de ville
Façades place des halles avec le beffroi de l'hôtel de ville
Blason de Saint-Antonin-Noble-Val
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Saint-Antonin-Noble-Val
Intercommunalité Communauté de communes du Quercy Rouergue et des gorges de l'Aveyron
Maire
Mandat
Gérard Agam
2014-2020
Code postal 82140
Code commune 82155
Démographie
Gentilé Saint-Antoninois
Population
municipale
1 899 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 10″ N 1° 45′ 21″ E / 44.1527777778, 1.7558333333344° 09′ 10″ Nord 1° 45′ 21″ Est / 44.1527777778, 1.75583333333  
Altitude 300 m (min. : 110 m) (max. : 395 m)
Superficie 106,12 km2
Localisation

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Saint-Antonin-Noble-Val est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au confluent de la Bonnette et de l'Aveyron en limite du Rouergue et aux confins de l'Albigeois et du Quercy, Saint-Antonin-Noble-Val est une des plus vieilles cités médiévales qui aient survécu aux aléas de l'histoire. Elle est entourée de bastides et borde la partie ouest de la forêt domaniale de la Grésigne.

Son site est protégé dans les gorges de l'Aveyron et les falaises du roc d'Anglars.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tient le nom de Saint-Antonin de saint Antonin de Pamiers, premier évangélisateur du Rouergue.

Durant la Révolution, la commune, alors nommé Saint-Antonin, porte le nom de Libre-Val[1].

En 1962, la terminaison Noble-Val est ajouté au nom de la commune[1]. L'origine de cet ajout est le nom de la vallée baptisée Nobilis vallis par les Romains.

Ses habitants sont appelés les Saint-Antoninois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune abrite le site de Fontalès, occupé à la fin du Paléolithique supérieur (Magdalénien).

Mobilier du Magdalénien de Fontalès Muséum de Toulouse
Vu du belvédère du roc d'Anglars

Saint-Antonin est une ville au passé prestigieux qui abrite le plus ancien hôtel de ville de France datant du XIIe siècle. C'est une cité médiévale authentique, dont les ruelles et venelles ont plus de huit siècles, tout un patrimoine de maisons à ogives, colombages, passages couverts… et un ensemble de bâtiments classés ou inscrits aux registres du patrimoine national.

Le site est protégé, c'est celui des gorges de l'Aveyron et des falaises du Roc d’Anglars, du Cirque de Bône… sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les seigneurs de Saint-Antonin-Noble-Val embrassèrent l'hérésie albigeoise, ce qui valut à la ville d'être envahie par Simon de Montfort en 1212. En 1226, elle entrait dans le domaine royal ; cette époque allait être l'apogée de sa prospérité économique. Mais, à partir du XVIIe siècle, les habitants perdirent peu à peu leurs privilèges et l'emprise de la ville diminua.

En 1351 les Anglais envahirent Saint-Antonin.
Lors des guerres de religion, les habitants eurent encore à souffrir : adepte de la Réforme, la ville assista à une lutte acharnée entre catholiques et protestants. En 1622, pendant les rébellions huguenotes, Louis XIII s’empare de la ville[3]. Les Saint-Antoninois évitèrent un massacre identique à celui de Négrepelisse en payant 100 000 livres comme rançon[4].

En 1681, tous les protestants étaient exclus du conseil politique et du consulat de Saint-Antonin.

Ville du Rouergue, Saint-Antonin fut initialement rattachée au département de l'Aveyron, avant d'en être détaché en 1808 lors de la constitution du département de Tarn-et-Garonne par Napoléon Ier.

Maison dite du Roy

Légende de Saint-Antonin[modifier | modifier le code]

On conte que le premier évangélisateur du Rouergue fut saint Antonin. Il réussit rapidement dans sa tâche, et malgré les supplications des habitants de Noble-Val, il voulut porter ensuite l'Évangile à Pamiers, sa patrie. Hélas ! dans cette ville ingrate, le saint apprit à ses dépens que « nul n'est prophète en son pays ». Ses farouches compatriotes le décapitèrent et jetèrent ses restes dans l'Ariège. Des anges s'empressèrent de recueillir les vénérables reliques et deux grands aigles blancs guidèrent la barque où elles furent placées. La barque miraculeuse glissa doucement sur les flots de l'Ariège, puis remonta le cours du Tarn et de l'Aveyron. Elle s'arrêta enfin au confluent de la Bonnette et de l'Aveyron (on appelait alors ce confluent Condate, mot celtique qui signifie précisément « confluent »), par une nuit transparente d'été, étincelante d'étoiles.

En ce temps-là, régnait un riche et puissant comte sur le « Noble-Val », la vallée de l'Aveyron. Son nom était Festus. Il reconnut la main de Dieu dans ce voyage merveilleux et fit déposer les reliques du martyr dans une luxueuse châsse où fut élevée plus tard une abbaye.

Une communauté monastique se développa très tôt, semble-t-il, autour des reliques de saint Antonin. Grâce aux largesses des souverains carolingiens, notamment celles de Pépin d'Aquitaine, l'Abbaye comptait au IXe siècle parmi les trois grandes abbayes bénédictines du Rouergue, aux côtés de Conques et de Vabres.

En référence à la légende de Saint-Antonin, et aussi à la présence de faucons pèlerins dans les falaises qui dominent les gorges de l'Aveyron, les habitants de Saint-Antonin Noble Val étaient souvent désignés par leurs voisins comme « Picats de l'ègla », piqués de l'aigle. « Piqués » doit s'entendre au sens de « toqués », « entichés », ou « fiers » de leurs aigles.

Panorama Saint Antonin Nobleval.jpg

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Maurice Constans    
juin 1995 juillet 1999 [5] Jean Paul Raynal PRG  
septembre 1999 mars 2008 Jean Spénale PS  
mars 2008 en cours Gérard Agam SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 899 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 605 5 396 5 359 5 415 5 462 5 455 5 410 5 445 5 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 347 5 152 5 099 4 875 4 924 4 682 4 529 4 137 4 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 745 3 546 3 364 2 872 2 673 2 528 2 466 2 318 2 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 899 1 814 1 743 1 830 1 867 1 887 1 797 1 899 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'Académie de Toulouse[7]

  • École maternelle
  • École élémentaire Paul-Bayrou
  • Collège Pierre-Bayrou

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une rue ancienne à Saint-Antonin-Noble-Val

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antonin ;
  • Église Sainte-Sabine à Sainte-Sabine ;
  • Chapelle Notre-Dame dans le cellier subsistant de l'ancienne abbaye ;
  • Église de la Nativité-de-Notre-Dame à Servanac ;
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire au Bosc ;
  • Temple protestant de Saint-Antonin-Noble-Val ;
  • Ancien couvent des Génovéfains, actuelle mairie ;
  • Prieuré de Costejean ;
  • Oratoire Notre-Dame-de-la-Salette à Servanac ;
  • Croix du Marché sur la place de la Halle.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • L'ancien palais vicomtal, bâti en 1125 à l'intention d'un seigneur nommé Archambault, puis devenu la maison du viguier des vicomtes avant d'être la maison consulaire en 1313. Quand Eugène Viollet-le-Duc est venu en 1842 pour étudier le transfert de l'abbaye de Beaulieu à Saint-Antonin-Noble-Val, il a découvert la ville et cette maison romane qu'il a considérée comme un hôtel de ville. Pourtant sa décoration sculptée montre un programme traduisant sa fonction judiciaire. Si la façade côté place était bien conservée, l'arrière du bâtiment était en mauvais état. Il en entreprend la restauration à partir de 1846 avec l'aide de l'architecte Théodore Olivier. Elle est occupée par le musée municipal.
  • En plus de l'ancien hôtel de ville, plusieurs maisons sont inscrites au titre des monuments historiques :
    • maison dite Caserne des Anglais, rue Guilhem-Peyré,
    • maison Muratet,
    • maison Le Maréchal,
    • maison Leris,
    • maison de l'Ave Maria,
    • maison de l'Amour,
    • moulin à huile de la place Bessarel.
  • D'autres maisons, sans être classées ou inscrites au titre des monuments historiques, présentent un intérêt architectural :
    • maison dite du roy, place de la Jogaria ;
    • maison en pierre du XIIIe siècle au no 14 rue Guilhem-Peyré ;
    • maison à pans de bois au no 53 rue Droite ;
    • maisons de la rue de la Porte-de-Rodanèze ;
    • maison du passage de la rue Bombecul ;
    • maison des Sonnets
  • Halle.
  • Pont sur l'Aveyron.
  • Bâtiment des anciens thermes.
  • Cinéma « Le Querlys ».

Des anciennes tanneries qui étaient placées le long de la dérivation de la Bonnette, il ne reste que peu de bâtiments.

Sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Antonin-Noble-Val

Son blasonnement est : Parti au premier de gueules aux trois fleurs de lys d'argent mal ordonnées, au second de sable au pont de deux arches d'argent, maçonné de sable, sommé de trois tourelles aussi d'argent, maçonnées de sable, au chef d'azur aux trois fleurs de lys d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexia Aleyrangues, Diane Joy, Saint-Antonin-Noble-Val. Ville et hameaux, Conseil régional de Midi-Pyrénées (collection Patrimoines Midi-Pyrénées), Toulouse, 2010, Modèle:P.128, (ISBN 978-2-953521221)
  • Bernard Loncan (dir.), Caylus et Saint-Antonin-Noble-Val[8], Coll. Cahier du patrimoine no 29, Paris, Imprimerie nationale, 1993, (ISBN 2-11-081251-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  3. Gérard Folio, La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense no 25 Histoire de la fortification, 2005, (ISBN 2-11-094732-2), En ligne 666 Bad Request, p. 36, consulté le 3 mars 2007.
  4. Batailles françaises, colonel Édouard Hardy de Périni, volume 3, 1621-1643.
  5. Dissolution du conseil municipal par décision préfectorale
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Académie de Toulouse
  8. Aux confins du Quercy et du Rouergue, les cités médiévales de [[Caylus (Tarn-et-Garonne)|]] et Saint Antonin-Noble-Val ont exceptionnellement conservé des églises préromanes, l’abbaye de Beaulieu cistercienne, une maison de justice du XIIe siècle unique en Europe ; après les guerres de religions, Caylus est catholique, Saint-Antonin protestant.