Jean-Marie Pelt

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Jean-Marie Pelt

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Naissance 24 octobre 1933 (80 ans)
Rodemack (France)
Nationalité Française
Champs Pharmacie, botanique, écologie, ethnopharmacologie

Jean-Marie Pelt né le 24 octobre 1933 à Rodemack en Moselle, est un biologiste et pharmacien agrégé, botaniste-écologue[1], professeur honoraire des universités en biologie végétale et pharmacognosie. Il fut maire adjoint de Metz, ville où il préside l’Institut européen d’écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie notamment en milieu urbain[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Pelt est diplômé en Biologie en 1958 et commence en 1962 une carrière de professeur de botanique, de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de pharmacie de Nancy[3]. Il enseigne ensuite à partir de 1972 la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des sciences de l’Université de Metz[1].

Il effectue de nombreuses missions scientifiques à l’étranger. Durant l’été 1967 il voyage pour l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) à Lomé au Togo où il participe à une étude des pharmacopées traditionnelles[4]. Il est envoyé également en Afghanistan en 1964 et 1967 par le Ministère des Affaires Etrangères et le CNRS et consacre de nombreuses publications scientifiques à l'écologie végétale et aux pharmacopées traditionnelles de ce pays.

Il est président d’honneur de la Société Française d'Ethnopharmacologie[1] (SFE, président actuel : Jacques Fleurentin[1]).

Il est professeur honoraire de l’Université Paul-Verlaine (Metz).

Convictions et engagements[modifier | modifier le code]

Pour sa commune[modifier | modifier le code]

Entre 1971 et 1983, il occupe le poste de maire adjoint de la ville de Metz. Il est membre du conseil municipal, et joue un rôle dans la sauvegarde du centre historique de la ville[2]. En plein accord avec Jean-Marie Rausch, le maire de l'époque, on lui doit le plan d'eau, l'affectation du cloître Saint-Clément à la Région Lorraine, la restauration du cloître des Récollets, de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains, du musée de la Cour d'Or et enfin la restauration des quartiers des Roches, des Piques et des Tanneurs.

En faveur de l'environnement[modifier | modifier le code]

« Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux. »

— Jean-Marie Pelt, L’homme re-naturé, 1977

L'environnement le préoccupe depuis longtemps. Il fonde en 1971[5], à Metz, l’Institut européen d’écologie, qu’il préside encore aujourd’hui.

Il s’oppose aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et cofonde en 1999 avec Corinne Lepage et Gilles-Éric Séralini[6] le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN)[7]. Il en est le Secrétaire général.

Défenseur de l'agriculture biologique, il est très sollicité par les médias sur les problèmes de sécurité alimentaire ou encore sur l’impact des pesticides sur l'environnement et la santé[8].

Jean-Marie Pelt est une personnalité connue du grand public, grâce notamment à ses nombreuses émissions et documentaires pour la télévision, comme L’Aventure des plantes, ses interventions à la radio, ses multiples ouvrages, sur l’histoire des plantes, l’évolution, l’écologie, ou encore ses conférences[9].

Il préside la Fondation européenne de recherche sur l'éducation et l'écologie de la personne et de ses applications sociales (FEREEPAS, délégué général : Franck Steffan).

Il est membre du comité scientifique de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et du Comité 21 et ambassadeur bénévole de l'environnement de l'Union européenne. Il est le parrain du groupe de construction écologique Ecologgia[10] et du projet Frontière de Vie en Amazonie équatorienne.

Jean-Marie Pelt s'est intéressé aux travaux de Joël Sternheimer lors d'un procès où celui-ci témoigna sur la corrélation entre l'ESB et l'éradication du varron[11]. Il qualifie dans une interview[réf. souhaitée] sur YouTube celui-ci de véritable génie, bien que d'autres avis soient beaucoup plus réservés, et parfois même hostiles[12].

Foi et sciences[modifier | modifier le code]

Chrétien, Jean-Marie Pelt déplore le fait que l’augmentation de la culture scientifique se traduise par une diminution de la foi et regrette que l’enseignement du darwinisme Page d'aide sur l'homonymie passe par le postulat de l’athéisme. Il condamne tout autant le créationnisme. Selon lui, science et foi sont deux domaines différents, la première lui permet de comprendre la nature, et sa « foi répond aux questions ultimes[13] ».

« Il n’est pas interdit à un écologiste botaniste de regarder au-delà de ses horizons scientifiques et professionnels, à une époque où la transdisciplinarité est si à la mode et où pourtant la science n’a jamais été aussi enfermée dans le cloisonnement de ses disciplines. »

— Jean-Marie Pelt, Heureux les simples, 2011

Il estime que Le livre de la Genèse ne doit pas être lu comme un texte scientifique, une vérité, mais doit au contraire être considéré comme un mythe fondateur où c'est la morale qui importe[14].

« Seule une exigence éthique unanimement partagée permettra de préserver durablement, pour tous, la liberté et la paix. »

— Jean-Marie Pelt, La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains, 2004

« L'agressivité, régulée, maîtrisée, et voici que la joie revient. Non à la faillite de l’amour ! »

— Jean-Marie Pelt, La Loi de la jungle, L’agressivité chez les plantes, les animaux, les humains, 2003

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Il obtient en 1978 le Grand Prix des lectrices de Elle.

L'Académie française lui remet en 1982 le Prix Nicolas Missarel pour son livre La médecine par les plantes et en 1984 la médaille d’argent du prix Antoine Girard pour Drogues et plantes magiques[15].

En 2006, l’Académie des sciences morales et politiques lui remet le prix Édouard Bonnefous pour son œuvre consacrée à la défense de l'environnement[15].

Jean-Marie Pelt a été nommé Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur le 24 mai 1995 et Officier le 13 juillet 2005[16].

Jean-Marie Pelt a été nommé officier dans l'Ordre national du Mérite le 11 décembre 1989 et commandeur le 15 novembre 1997[16].

À l'occasion de ses 80 ans, un colloque sur le thème de l'amitié et de la solidarité est organisé le 24 octobre 2013 à Metz[17].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages grand public[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques (sélection d'articles en anglais)[modifier | modifier le code]

Émissions télévisées[modifier | modifier le code]

Ces deux séries sont disponibles sur le site internet de l’Ina ;

Émissions de radio[modifier | modifier le code]

  • Les plantes médicinales (France Inter, 1981)
  • Histoires de plantes (France Inter, 1985-1987)
  • Chroniques écologiques (RTL, 1990-1992)
  • Nous n’avons qu’une terre (Radio France Internationale, 1995-1996)
  • Hexagonale Poursuite - chronique (France Inter, 1996-2000)
  • Chassé croisé - chronique (France Inter, à partir de septembre 2000)
  • CO2 mon amour - chronique (France Inter, depuis septembre 2002)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]