Somoza

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Somoza.
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Les Somoza étaient le patronyme d'une influente famille du Nicaragua, devenue dynastie politique. Cette influence perdura pendant quarante-trois ans sur la vie politique du pays.

Trois membres de cette dynastie furent présidents de la république:

La révolution de 1979 dirigée par Front sandiniste de libération nationale [FSLN] renversa la dynastie des Somoza. Une image frappante de cette victoire et fin de dynastie fut le déboulonnage et la chute de la statue d'Anastasio Somoza, sur la place publique de Managua.

Les autres figures marquantes de la dynastie furent :

  • Hope Portocarrero, épouse d'Anastasio Somoza Debayle,
  • Anastasio Somoza Portocarrero, fils d'Anastasio Somoza Debayle
  • Bernabé Somoza,

Les contras (contre-révolutionnaires) soutenus financièrement par les États-Unis tentèrent de reprendre le pouvoir alors aux mains du FSLN de Daniel Ortega, afin d'empêcher le pays de bifurquer vers le communisme, comme l'avait fait Cuba. Pendant plusieurs années, la quasi-totalité du budget national passa dans l'armement. Une véritable guerre civile ravagea le pays jusqu'à la fin des années 1980.

Avant la dictature[modifier | modifier le code]

[1] Le Nicaragua fut un pays longuement convoité par les Européens à cause de son emplacement stratégique. Dans les années 1830, après l’échec des Britanniques avec leur projet de canal du Nicaragua reliant l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, le Nicaragua fut laissé entre les mains des autochtones[2].

Suite à cela, ce fut le tour aux Américains de piller ce pays en donnant de mauvaises conditions aux autochtones. Avec tous ces conflits internes du pays, l’américain William Walker arriva avec une armée de mercenaires et s’autoproclama président du Nicaragua en 1855. Lorsqu’il fut chassé du pays, les États-Unis intervenaient de plus en plus dans la politique du pays. Le Nicaragua tomba en 1912 sous le contrôle complet, de manière militaire, des États-Unis jusqu’en 1932. Avec le soulèvement de la population guidé par Augusto César Sandino, les États-Unis envoyèrent la Garde Nationale. Sandino fut assassiné par ordre d’Anastasio Somoza Garcia, chef de la Garde nationale, et ce dernier s’élit président et mit en place un régime autoritaire qui se transformera en dynastie familiale.

La dictature[modifier | modifier le code]

En 1936, c’est le début d’une dictature qui dura près de 45 ans. Soutenu par les États-Unis, Somoza diminua la dépendance du Nicaragua vis-à-vis l’exportation des bananes en développant l’agriculture, l’élevage et la production minière. Il accumulait une énorme fortune personnelle en s’appropriant des vastes terres cultivables et plusieurs industries qui appartenaient, pour certains, à des opposants politiques qu’il a fait exiler. C’est en 1956 qu’il fut assassiné par un poète, Rigoberto Lopez Perez.

Avec l’aide d’un ambassadeur américain, le fils d’Anastasio Somoza Garcia, Luis Somoza Debayle prit le pouvoir après ce dernier et fut président jusqu’en 1963. Pendant ce temps, en 1961, il y a eu la création du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), qui s'inspirait de la révolution cubaine de 1959 et par Augusto César Sandino pour renverser la dictature Somoza.

En 1963, un ami de la famille Somoza prend le pourvoir. René Shick est le nouveau président, par contre, il assouplit le régime autoritaire, ce qu’Anastasio Somoza Debayle, frère de Luis Somoza et chef de la Garde nationale, désapprouve. En 1967, c’est le décès de l’aîné Somoza, mais le cadet, Anastasio, avec l’appui des Américains, accède au pouvoir. Le nouveau président détenait maintenant tous les pouvoirs et une grande majorité des richesses du Nicaragua.

En 1972, un tremblement de terre ravage la capitale du pays. Somoza réussit à détourner les fonds de l’aide internationale pour son propre bénéfice. La population commence à manifester contre les actions du dictateur. Ce dernier se sert de la force pour répondre aux manifestants. C’est alors qu'en 1974, 35 dignitaires sont pris en otage par le FSLN. Pour avoir la libération de ces otages, Somoza a dû libérer 14 prisonniers politiques, accorder la publication d’un communiqué anti-somoziste et plus de 1 million de dollars. Après plusieurs luttes et plusieurs morts, c’est finalement en 1979 que le FSLN renverse la dictature. Par contre, Somoza s’exila avec les coffres de l’État, mais est exécuté au Paraguay par des sandinistes[3].

Après la dictature[modifier | modifier le code]

Lorsque le FSLN mit un terme à la dictature, le Nicaragua était dans un piètre état. Plus de 50 000 morts furent constatées. Le reste de la population a toujours été gardée dans l’ignorance avec un taux d’analphabétisme de 50 %. Finalement, la fuite de Somoza avec les coffres de l’État laissèrent le pays avec peu de ressources matérielles[3].

Images[modifier | modifier le code]

http://www.latinamericanstudies.org/somoza-garcia.htm

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

ABC latina [s.d.]. «Histoire – Nicaragua», http://www.abc-latina.com/nicaragua/histoire.htm (Consulté le 20 octobre 2012).

Arguello Rosendo, Nietschmann, S. Orozco, D. Parker, W. Walker [s.d.]. «Nicaragua», http://www.britannica.com/EBchecked/topic/413855/Nicaragua/214487/History?anchor=ref468194 (Consulté le 20 octobre 2012).

Auzias, Dominique et Labourdette [2011]. «Nicaragua- Honduras- El Salvador», http://books.google.ca/books?id=lAjvwcQWBisC&pg=PA65&lpg=PA65&dq=nicaragua+%C3%A9poque+pr%C3%A9colombienne&source=bl&ots=cL-X0qY7Wx&sig=GmQI8uDvo5a1dOX3BnsEDwWyvNE&hl=fr#v=onepage&q=nicaragua%20%C3%A9poque%20pr%C3%A9colombienne&f=false (Consulté le 20 octobre 2012).

Barre, Marie-Chantal, Médina-Nicolas et Vieillard-Baron [s.d.]. «Nicaragua», http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/nicaragua/ (Consulté le 20 octobre 2012).

Caroit, Jean-Michel et Soulé, Véronique [1981]. «Nicaragua : le modèle sandiniste», [s.l.], Paris : Le Sycomore, 222p.

Larousse [s.d.]. «Nicaragua», http://www.larousse.fr/encyclopedie/litterature/Nicaragua/175612 (Consulté le 20 octobre 2012).

Larousse [s.d.]. «Nicaragua: République du Nicaragua», http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Nicaragua/135193 (Consulté le 20 octobre 2012).

Levasseur, Guillaume [s.d.]. «Le Nicaragua : l’histoire d’un peuple», http://cegepsherbrooke.qc.ca/~intnica/_private/histoirechrono.htm (Consulté le 22 octobre 2012).

[s.a.] [s.d.]. «Nicaragua», http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/nicaragua.htm (Consulté le 22 octobre 2012).

[s.a.] [s.d.]. «The Somoza Dynasty», http://www.latinamericanstudies.org/nicaragua/luis-somoza.pdf (Consulté le 19 novembre 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]