Ferrière-la-Petite

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Ferrière-la-Petite
Mairie
Mairie
Blason de Ferrière-la-Petite
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge-Sud
Intercommunalité Agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Sonia Vaillant
2014-2014
Code postal 59680
Code commune 59231
Démographie
Population
municipale
1 035 hab. (2011)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 26″ N 4° 01′ 23″ E / 50.2405555556, 4.02305555556 ()50° 14′ 26″ Nord 4° 01′ 23″ Est / 50.2405555556, 4.02305555556 ()  
Altitude Min. 131 m – Max. 188 m
Superficie 5,35 km2
Localisation

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Ferrière-la-Petite
Liens
Site web http://www.ferrierelapetite.fr

Ferrière-la-Petite est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Ferrièrois, Ferrièroises (petits ferrierois)

Géographie[modifier | modifier le code]

Contigüe à Ferrière-La-Grande. Située sur la Solre

Altitude 137 m à la gare et 184 m au château d'eau

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ferrière-la-Petite
Cerfontaine Colleret
Ferrière-la-Grande Ferrière-la-Petite Quiévelon
Damousies Obrechies

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte d'un cimetière mérovingien est une preuve que le village était habité depuis au moins le VIe siècle.

Au XIIIe siècle, le village fait partie de la dot de Jeanne de Hainaut qui épouse Louis de Châtillon, fils du seigneur d'Avesnes. En 1224, Balderise de Roisin vend ses possessions qu'il tenait en fief de Wautier d'Avesnes à l'abbaye d'Hautmont

Ferrière-la-Petite était une ancienne dépendance de Ferrière-la-Grande, dont elle est séparée au XIVe siècle.

En 1718, des potiers s'installent à Ferrière-la-petite. Quelques décennies plus tard, la poterie est devenue la plus importante activité économique.

Au XVIIIe siècle Lebrun Lamoral de la Vigne construit une vaste demeure, devenue mairie par la suite. Il légua cette demeure à son gendre Charles, seigneur de Bousies. Charles avait déjà créé une faïencerie en 1789 à Nimy en Belgique et il va créer en 1798 une faïencerie à Ferrière-la-Petite, qui fera pendant 70 ans, jusqu'à 1868, la renommée du village. Les poteries fonctionnent jusqu'à 1957, année où le dernier four s'éteint. Depuis 1982, grâce à des bénévoles, la poterie reprend vie dans le musée de la poterie et de la faïence.

Une autre activité économique est l'exploitation du marbre, surtout important vers la fin du XIXe siècle.

L'ancienne gare et le sentier Émeraude

Le 29 août 1885, la ligne de chemin de fer Maubeuge - Fourmies est inaugurée. Elle permet aux habitants d'aller travailler dans le pôle industriel du Val de Sambre. Le tracé passe par Rousies, Ferrière-la-Grande, Ferrière-la-Petite, Sars-Poteries, Solre-le-Château, Liessies, Trélon. La section Ferrière-la-Grande - Glageon de la ligne Maubeuge-Fourmies a fonctionné jusqu'à 1972. Depuis, la gare de Ferrière-la-Petite est désaffectée. En octobre 2003 est inauguré sur son tracé un chemin de randonnée, dénommé « sentier Emeraude », qui par la suite est intégré dans la « voie verte de l'Avesnois » qui à son tour formera un tronçon d'un des Chemins de Compostelle, celui de la Norvège par la Belgique à Saint-Jacques-de-Compostelle

Au début de la guerre 1914-1918, dès le retrait des troupes françaises partant de la Belgique, survenu le 24 août 1914, Ferrière-la-Petite, qui était un centre de résistance du camp retranché de Maubeuge, se trouve sous un feu de front. Il n'y a pas eu de bataille, mais après une série d'attaques journalières sur les avant-postes, le centre de Ferrière-la-Petite subit le 6-7 septembre des bombardements violents et tout le jour du 7 septembre des attaques, avant de capituler le soir du 7 septembre. Le lendemain, trois bataillons de Français sont emmenés en captivité[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tout comme Ferrière-La-Grande, Ferrière-La-Petite tient son nom des nombreuses mines de fer qui ont été exploitées durant très longtemps. Ferrière-La-Petite possédant moins de mines de fer que Ferrière-La-Grande, elle prit le surnom de "La-Petite" bien avant qu'il soit officialisé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ferrière-la-Petite (Nord).svg

Les armes de Ferrière-la-Petite se blasonnent ainsi : De gueules à la fasce d’argent, chargée de trois brêmes au naturel.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 André Marchand    
en cours Sonia Vaillant    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 035 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255 423 516 613 700 718 753 755 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785 836 870 828 799 871 911 848 990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
999 1 055 1 062 915 988 1 027 949 1 004 1 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 138 1 101 974 1 010 1 153 1 118 1 024 1 011 1 035
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ferrière-la-Petite en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
6,4 
11,0 
60 à 74 ans
12,6 
25,5 
45 à 59 ans
23,8 
19,2 
30 à 44 ans
21,8 
20,0 
15 à 29 ans
18,4 
20,8 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard, du XVe siècle, remanié en 1843
  • Mairie du XVIIIe siècle.
  • La carrière au blanc, dont proviennent les pierres blanches pour la mairie.
  • Un calvaire datant de 1820 (dont des statues ont été volées), une statue du Sacré-Cœur, quelques chapelles-oratoires.
  • Le monument aux morts. Par rapport à ce monument, la commune a pris en 2011 l'initiative de la création d’un atelier sur les monuments aux morts de la région, qui sera une interrogation inédite sur leur place dans la création artistique de leur temps, sur leur potentiel actuel de patrimoine méconnu.
  • La voie verte de l'Avesnois qui relie Ferrière-la-Grande à Glageon passe dans la commune.

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille Sauvage : chef d'orchestre et compositeur (1910-1981)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]