Solre-le-Château

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Solre-le-Château
Vue d'ensemble
Vue d'ensemble
Blason de Solre-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Solre-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois
Maire
Mandat
Philippe Lety
2008-2014
Code postal 59740
Code commune 59572
Démographie
Gentilé Solréziens, Solréziennes
Population
municipale
1 801 hab. (2010)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 31″ N 4° 05′ 33″ E / 50.1752777778, 4.092550° 10′ 31″ Nord
       4° 05′ 33″ Est
/ 50.1752777778, 4.0925
  
Altitude Min. 168 m — Max. 236 m
Superficie 13,76 km2
Localisation

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Solre-le-Château

Solre-le-Château est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Solre-le-Château se situe dans le sud-est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour ses prairies, son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».

En fait, Solre-le-Château fait partie administrativement de l'Avesnois, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.

Solre-le-Château se trouve à :

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Solre-le-Château
Solrinnes Eccles Bérelles

Hestrud

Lez-Fontaine Solre-le-Château Sivry (Belgique)
Sars-Poteries Felleries Clairfayts

Histoire [modifier]

  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.

Héraldique [modifier]

Blason ville fr Rousies (Nord).svg

Les armes de Solre-le-Château se blasonnent ainsi : Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées. [1]

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Philippe Lety PS Conseiller général du Canton de Solre-le-Château
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 801 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 612 1 525 2 011 2 120 2 477 2 559 2 645 2 701 2 758
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 777 3 001 3 006 2 821 2 750 2 669 2 659 2 673 2 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 584 2 592 2 486 2 143 2 137 2 076 1 962 1 843 2 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
2 095 2 050 2 142 2 153 1 951 1 861 1 834 1 793 1 801
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges à Solre-le-Château en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
7,7 
75 à 89 ans
13,0 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,7 
45 à 59 ans
20,4 
18,8 
30 à 44 ans
16,8 
19,8 
15 à 29 ans
16,8 
18,2 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage [5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments [modifier]

L'église Saint-Pierre [modifier]

L'église de Solre-le-Château est une construction en pierre bleue du XVIe siècle, facilement repérable à son clocher penché. Le 10 mai 1611, un incendie consuma l'ancienne flèche et une partie de l'église. Dans la remise en état de l'édifice, on substitua alors à l'ancien clocher (sans doute gothique) la belle flèche bulbiforme qui penche aujourd'hui la tête vers la place. Loin d'être un élément purement décoratif, le bulbe fut avant tout conçu comme un poste de guet à 360° qui permettait de surveiller plus particulièrement la route de Sars-Poteries, voie ordinaire des invasions françaises...

le clocher penché
Le clocher penché de l'église de Solre-le-Château

Le penchant de la flèche peut s'expliquer doublement ; d'une part, par les fortes intempéries qui ont pourri le bois et déstabilisé la charpente ; d'autre part, par un défaut de fabrication au niveau du report des pièces de bois sur les murs périphériques et sur les corbeaux ancrés dans la maçonnerie à un niveau beaucoup plus bas… L'inclinaison du clocher ne remet cependant pas en cause son équilibre.

Toutefois, M. Charles Beaumont, membre de la Société archéologique et historique de l'arrondissement d'Avesnes, pense que le clocher de Solre-le-Château penche vers le sud-ouest par la volonté de son constructeur, Jehan Lecoustre, maître-charpentier de Beaumont (Belgique). Cette inclinaison aurait pour but de donner au clocher une position de défense contre les tempêtes qui viennent presque toujours du sud-ouest, pratiquement jamais du nord et encore moins de l'est. D'autres clochers de la région présentent le même « penchant », mais il est particulièrement net à Solre-le-Château du fait d'une part, des proportions flèche/tour, d'autre part, de la présence de quatre clochetons contigus parfaitement verticaux. Jehan Lecoustre reproduisit la même charpente, quelques années plus tard, pour l'église de Walcourt (Belgique).

Le clocher possède aussi une légende fort malicieuse… Jadis, les filles de Solre étaient très dévergondées ; souvent, quand il leur arrivait de se marier, des marmots les attendaient à la porte en appelant leur mère. Or, un jour, une vraie pucelle se présenta à l'église pour convoler en justes noces. On affirme que le clocher en fut si surpris qu'il se pencha en avant pour mieux voir la mariée qui passait sous le porche, en robe légitimement blanche. En châtiment de sa curiosité, le Ciel lui aurait infligé un torticolis à perpétuité !

L'église de Solre-le-Château comporte en outre des raretés architecturales telles qu'un porche ouvert sur trois côtés et un double transept qui élargit les bras de la croix et donne de la profondeur à l'édifice.

L'hôtel de ville [modifier]

Église et mairie de Solre-le-Château

Il a été construit en 1574 et ne comportait, à l'origine, qu'un seul étage. Il possédait aussi un escalier extérieur et un gracieux beffroi en saillie, à six pans. En 1865, l'édifice fut profondément remanié, gagnant un second étage, mais perdant son escalier extérieur et son beffroi, qui lui donnaient un caractère Renaissance. Les portes sont en plein cintre, de même que les fenêtres. Ce type d'architecture est très rare dans l'art régional qui utilise le plus souvent la baie carrée à meneau cruciforme, l'arc en anse de panier ou l'arc en segments. Le bâtiment comportait au rez-de-chaussée un marché couvert, maintenant occupé par les bureaux de la mairie. On peut encore distinguer sur les clefs de voûtes des anciennes portes, des inscriptions en lettres gothiques recommandant la probité aux marchands de la halle, dont voici la transcription littérale (hors abréviations) :

Côté église (baie vitrée)
Vous qui venes marchander en ce lieu,
Gardes-vous bien, pour plus ample proufit,
Par tromperie, offenser le bon Dieu
Duquel la grâce, à tout bon cœur suffit.

Côté Grand-place (passage)
1574
Quiconcque vient icÿ pour marchander
Ne veuille point, pour le plus de gaignage,
Par fraude ou vol son âme hasarder,
Car perdre l'âme es(t souver)ain dommage.

Côté place Verte (passage)
Soÿes léaulx. Uses de conscience.
Gens qui traictes icÿ la marchandise,
Ne gaignes riens avec divine offense,
Car mauldite est richesse mal acquise.

Où est le château [6]? [modifier]

Il ne reste plus aucune trace du château de Solre-le-Château. La forteresse fut prise et brûlée une première fois en 1473 par le comte de Saint-Pol (Louis de Luxembourg), au service du roi de France, Louis XI. En 1560, elle retrouve toute sa splendeur et passe aux mains d'une des familles les plus illustres de Solre, les Croÿ. Le château est pris d'assaut par Turenne en 1637 et, en 1651, il est pillé par les troupes du général Rose, un aventurier au service de la France. En 1656, Turenne s'en empare de nouveau, avant d'aller assiéger Valenciennes. Les Croÿ demeurent seigneurs, puis princes de la ville après que Solre fut érigée en principauté par Charles II, roi d'Espagne, en 1677… Mais la ville est rattachée à la France par le traité de Nimègue, en 1678. En 1793, au plus fort de la Révolution, le château tombe sous la pioche des démolisseurs. Solre-le-Château doit son nom, d'une part au ruisseau de la Solre qui le traverse, d'autre part, à ce château fort qui était bâti à l'emplacement actuel de la place.

Les pierres Martines [modifier]

Situées à environ un kilomètre au sud de la ville, dans un champ à gauche de la route qui mène vers le hameau de L'Épine, ce sont des menhirs de grès landénien. Elles étaient trois à l'origine, mais l'une d'elles a été brisée au XIXe siècle pour empierrer la route ! On conte que saint Martin, alors qu'il était soldat des légions romaines de l'empereur Constance II, se reposa sur l'une de ces pierres, y laissant l'empreinte de son dos. Véritable artisan de l'apostolat rural en Gaule septentrionale, au IVe siècle, saint Martin fut en effet un grand destructeur de temples païens et convertit nombre de monuments druidiques en autels du christianisme. La foi populaire suivit son enseignement et fit comme lui, même dans les endroits où il n'était pas passé. C'est ainsi que la légende de saint Martin reste attachée, en France, à d'innombrables fontaines ou mégalithes. Les pierres Martines forment un alignement parfait avec la pierre de Dessus-Bise de Sars-Poteries et la Pierre-Qui-Tourne de Sivry (Belgique).

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Armoiries de la famille de Croÿ-Solre ("écartelé de Croÿ-Renty")
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Évolution et structure de la population à Solre-le-Château en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  5. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  6. Site de l'école primaire JEAN MERCIER de la ville

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]