Élesmes

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Élesmes
L’église Saint-Martin
L’église Saint-Martin
Blason de Élesmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge-Nord
Intercommunalité Agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Jean-Paul Raout
2014-2020
Code postal 59600
Code commune 59190
Démographie
Gentilé Élesmois, Élesmoises
Population
municipale
926 hab. (2011)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 26″ N 4° 00′ 38″ E / 50.3072222222, 4.01055555556 ()50° 18′ 26″ Nord 4° 00′ 38″ Est / 50.3072222222, 4.01055555556 ()  
Altitude 129 m (min. : 124 m) (max. : 151 m)
Superficie 6,23 km2
Localisation

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Élesmes

Élesmes est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Élesmes est situé au nord de la Sambre, entre Maubeuge et la frontière franco-belge. Le village est coupé en deux par un ravin et le ruisseau d'Élesmes, qui vers l'aval s’appelle ruisseau de l'Hôpital. Partiellement sur le territoire de la commune se trouve l'aérodrome de Maubeuge-Élesmes, localement connu sous le nom aérodrome de La Salmagne puisqu'il est situé près du hameau et de l'Ouvrage de La Salmagne sur le territoire de Vieux-Reng.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Élesmes
Mairieux Bersillies Vieux-Reng
Mairieux Élesmes Assevent
Maubeuge Assevent Boussois

Hameaux et lieu-dits[modifier | modifier le code]

  • Le Moulin de l'Hôpital, avec le bâtiment de ce nom
  • La Fontaine Louis XIV, où selon la tradition Louis XIV se serait arrêté pour boire
  • La Haute-Rue, la partie du village au sud du ruisseau d'Élesmes
  • Le Courtil-Chapelle, souvenir où se trouvait autrefois une chapelle
  • Le Vieux-Marché, lieu probable d'un marché médiéval
  • Le Petit et le Grand Camp Perdu; Mansart; Le Metz; Les Marais.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas la signification du nom d'Élesmes, anciennes formes Ellenies, Eslemmies, Hélemmes, et plus récemment aussi Ellesmes. Le village est riche en découvertes archéologiques, allant de monnaies romaines à des restes de bâtiments plus récents. Selon ces trouvailles, Élesmes a été un village assez important, qui possédait déjà au XIIe siècle une cure et probablement un marché. Mais le village a décliné à la suite des ravages causés en 1185 par les troupes du comte du Brabant et de l'archevêque de Cologne, guerroyant avec le comte du Hainaut.

Pendant la période féodale, deux seigneuries existaient à Élesmes. L'une était pendant longtemps un arrière-fief de Quiévrain, puis passa à la maison de Chimay et de là par mariage au Philippe de Croï, comte de Beaumont. Devenu fief mouvant de Beaumont, ce fief était vendu en 1691 au chapitre de Maubeuge.
La seconde seigneurie d'Élesmes passa de famille en famille pour venir au XVe siècle en possession de la famille de Glarges. François de Glarges était pendant les guerres de religion un des rares adeptes de la nouvelle religion. Il va être persécuté, emprisonné, condamné à mort et exécuté en 1573 pour sa foi, mais aussi par convoitise, puisque le comte de Sainte-Aldegonde, grand bailli du Hainaut, achète en sous-main les terres confisquées pour une somme minime. Peu après, en 1586, un nouveau château, modeste manoir, est construit sur l'emplacement du vieux château. Au début du XVIIe siècle, la seigneurie passe dans la famille de Martigny, puis par mariage dans celle de Lewaitte et dans celle des comtes de Gommegnies.

En plus des seigneurs, l'abbaye de Bonne-Espérance et celle de Hautmont avaient des terres à Élesmes dont elles tiraient des revenus. L'abbaye de Hautmont avait aussi la collation de la cure d'Élesmes.

Déjà au XIIIe siècle, un asile charitable avait été fondé avec droit de revenues de quelques lopins de terre. Cet hôpital a été mis en annexe d'un moulin, nommé Moulin de l'hôpital. Après la Révolution, vers 1850, Élesmes, avec presque 500 habitants, comptait une centaine d'indigènes à la charge du bureau de bienfaisance, géré par les échevins et le pasteur, grâce à la jouissance de ces terres et de ce moulin de l'hôpital. Par la suite, les revenus de ce moulin ont été utilisés pour la subvention du pasteur. Le moulin existe toujours, mais sa roue a disparu.

Au début de la guerre 1914-1918, Élesmes était pendant le siège de Maubeuge une des dernières avant-postes au nord de la Sambre et le bataillon qui y était stationné a su tenir du 1er au 6 septembre sous un bombardement intensive qui a fait d'Élesmes un village en ruines: l'église et le presbytère, la mairie et les écoles, et bon nombre d’habitations étaient touchés. Pour ceci, Élesmes a reçu par décret du 22 décembre 1920 la Croix de guerre 1914-1918. Une centaine de morts, villageois et soldats français et allemands, avaient été enterrés provisoirement là où ils étaient morts. En 1916, ces corps ont été transférés d'Élesmes au cimetière militaire d'Assevent qui venait d'être créé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Roger Bienfait    
mars 2008   Jean-Paul Raout    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 926 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372 337 412 425 453 464 443 489 527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509 513 528 550 504 493 495 458 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515 531 544 411 459 490 534 493 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
583 631 699 796 855 852 873 879 926
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Élesmes en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
4,5 
75 à 89 ans
8,8 
15,4 
60 à 74 ans
13,6 
34,3 
45 à 59 ans
29,6 
17,7 
30 à 44 ans
15,8 
14,2 
15 à 29 ans
15,8 
13,9 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin du XVIe siècle, bâtie vers 1614. En août 1914, l'église fut incendiée par les troupes allemandes et sa reconstruction a eu lieu en 1923.
  • Chapelle Notre-Dame des Anges ; chapelle Notre-Dame d'Heureux Trépas ; chapelle Saint-Druon ; oratoire Saint-Hubert ; oratoire Rue-Haute.
  • Aérodrome de La Salmagne du début du XXe siècle.
  • Blockhaus double construit en 1936, un élément de la ligne Maginot, protégeant les arrières de l'ouvrage de La Salmagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Élesmes

Les armes de la commune d'Élesmes se blasonnent ainsi :
D'argent à la bande d'azur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]