Gognies-Chaussée

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Gœgnies-Chaussée concernant le village limitrophe belge de la province de Hainaut
Gognies-Chaussée
Mairie et écoles
Mairie et écoles
Blason de Gognies-Chaussée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge-Nord
Intercommunalité Agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Jean Meurant
2014-2020
Code postal 59600
Code commune 59264
Démographie
Gentilé Gognisiens
Population
municipale
786 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 25″ N 3° 56′ 43″ E / 50.3402777778, 3.94527777778 ()50° 20′ 25″ Nord 3° 56′ 43″ Est / 50.3402777778, 3.94527777778 ()  
Altitude Min. 122 m – Max. 158 m
Superficie 7,94 km2
Localisation

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Gognies-Chaussée

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Gognies-Chaussée

Gognies-Chaussée est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 88 kilomètres de Maubeuge au sud et à 12 kilomètres de Bavay, au sud-ouest, sur la Wampe, le ruisseau de Gueulard et le ruisseau de Petit-Prés. C'est une agglomération constituée de la commune française de Gognies-Chaussée et du village belge de Gœgnies-Chaussée (commune de Quévy), séparés par la frontière belge.

La rue centrale, dont la partie française constitue la route départementale 31[1], est une des sept branches de la Chaussée Brunehaut, anciennes voies romaines autour de Bavay.

Traité des Limites[modifier | modifier le code]

La rue centrale est binationale : au sud, les maisons françaises, au nord, les maisons belges (Gœgnies-Chaussée). Cette division existe depuis le Traité des Limites signé le 28 mars 1820 à Courtrai et qui détermine la frontière entre la France et la Belgique, alors une partie des Pays-Bas[2], [3] rectifiant les frontières et qui fut signé par le Sieur Dusart, Mayeur de Gœgnies-Chaussée (alors aux Pays-Bas) et le Sieur Lotteau, Maire de la commune de Gognies-Chaussée (France) en présence de Monsieur le Comte d'Auxy, gouverneur de la province de Hainaut et de Monsieur Lhomme, délégué de M. le Préfet du département du Nord.

Procès-Verbal en application du traité des limites
Signataires du Procès-Verbal



Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Gognies contient la terminaison gnies d'origine tudesque, qui signifie demeure de; la signification de la racine go n'est pas connue. Chaussée refère à la Chaussée Brunehaut.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gognies relevait de la prévôté et le décanat de Maubeuge, mais sa cure relevait de l'abbaye de Liessies.

Le village se trouve mentionné dans des actes médiévaux à partir de 1185. Dans la période féodale, la division territoriale est complexe: plusieurs familles nobles, l'Abbaye d'Hautmont et le chapitre de Maubeuge se partagaient trois seigneuries: Gognies, Gontreuil et Rogeries, quelques fiefs en dehors des seigneuries et plusieurs sous-fiefs, parfois enclavés.

Au sujet d'un de ces fiefs se trouve dans les archives du chapitre de Maubeuge de 1190 une triste histoire d'amour entre la belle Aliénor de Pierre-Fontaine et le brave Arnould du Mesnil, qui se donnaient des rendez-vous secrets dans un forêt à Roteleux. L'hiver venu, Arnould se trouve devant une meute de loups, en tuera trois avant de trouver la mort. La fille affligée, entrée au chapitre, meurt peu de temps après et c'est d'elle que le chapitre a hérité la cense de Roteleux (leu: loup) [4].

Le puzzle territorial est aujourd'hui d'autant plus complexe par le fait que le 17 septembre 1678, au Traité de Nimègue, Gognies est divisé en une partie belge et une partie française[5] et qu'il y a eu en 1820 au Traité des Limites une correction de frontières.

Pendant le blocus de Maubeuge en 1793, le jeune prince d'Orange, futur roi Guillaume Ier des Pays-Bas, séjourna au château de Gontreuil[6].

Dans le cadre d'un nouvel regroupement de communes, prévu pour le 31 décembre 2011, la commune a exprimé sa préférence pour l'adhésion à l'Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gognies-Chaussée
Gognies-Chaussée Bettignies
La Longueville

Feignies

Maubeuge Mairieux

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Gognies-Chaussée (Nord).svg

Les armes de Gognies-Chaussée se blasonnent ainsi : D’azur à la croix ancrée d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Roland Liénard    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 José Verdonckt    
mars 2008 en cours
(au 6 juin 2014)
Jean Meurant   Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 786 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 326 428 521 610 723 766 792 837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
839 883 921 830 795 810 762 735 695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
693 713 717 758 747 787 797 725 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
886 907 756 807 820 796 798 798 786
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gognies-Chaussée en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
5,2 
75 à 89 ans
8,5 
12,9 
60 à 74 ans
13,4 
30,4 
45 à 59 ans
24,4 
19,3 
30 à 44 ans
20,0 
15,5 
15 à 29 ans
17,3 
16,8 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • L'église Saint-Quentin de 1843
  • Le château de Gontreuil avec le parc du château[11]
  • La ferme Rogeries
  • Le château et la ferme du Roteleux
  • La chaussée romaine (Chaussée Brunehaut)
  • Le Petit Roteleux
  • Le pont Guillaume

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Michel Vergaelen

En avril 2010, Michel Vergaelen édite un roman dans lequel il met en scène des personnages fictifs de Gognies-Chaussée, que le destin entraîne à Bruxelles[12]...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Travaux de la Départementale 31 : fin annoncée au 15 septembre : D'autres projets dans les cartons », La Sambre La Frontière, no 1930,‎ 6 juin 2014, p. 18
  2. Georg Friedrich von Martens, Friedrich Wilhelm August Murhard, Nouveaux supplémens au recueil de traités et autres actes remarquable, vol. 1, Goettingue, Libr. de Dieterich,‎ 1839 (présentation en ligne)
  3. Procès-verbal de la remise par les Pays-Bas et de la prise de possession par la France et réciproquement des territoires de Gœgnies-Chaussée du 11 octobre 1820
  4. Zéphyr-Joseph Piérart, op. cit. en bibliographie, p. 5-7.
  5. La Voix du Nord, 15 janvier 2010
  6. Zéphyr-Joseph Piérart, op. cit. en bibliographie[réf. insuffisante]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Gognies-Chaussée en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  11. « Le parc du château de Gontreuil-Gognies Chaussée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Michel Vergaelen, Départ et arrivée en gare de Bruxelles-Midi : saga d'une famille de Gognies Chaussée, Paris, Éd. Edilivre Aparis,‎ 2010, 239 p. (ISBN 2812106964, présentation en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zéphyr-Joseph Piérart, Recherches historiques sur Maubeuge et son canton, et les communes limitrophes, avec des notes sur les villages de l'ancienne prévôté de cette ville, etc, Maubeuge, Ed. Lévècque,‎ 1851, 284 p. (lire en ligne), p. 1-8.