Bettignies

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bettignies
Betignies, mairie-école
Betignies, mairie-école
Blason de Bettignies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge-Nord
Intercommunalité Agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Michel Lefebvre
2014-2020
Code postal 59600
Code commune 59076
Démographie
Population
municipale
252 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 07″ N 3° 58′ 20″ E / 50.3352777778, 3.97222222222 ()50° 20′ 07″ Nord 3° 58′ 20″ Est / 50.3352777778, 3.97222222222 ()  
Altitude 143 m (min. : 122 m) (max. : 158 m)
Superficie 4,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 14.svg
Bettignies

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Bettignies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bettignies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bettignies

Bettignies est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bettignies est une commune frontalière, située sur la route nationale 2 (Paris-Bruxelles), entre les agglomérations de Maubeuge (Nord) et de Mons (Belgique). Le village est également traversé par la RD159, qui relie Villers-Sire-Nicole à Feignies.

Communes limitrophes de Bettignies
Gognies-Chaussée Gœgnies-Chaussée Mairieux
Gognies-Chaussée Bettignies Villers-Sire-Nicole
Feignies Mairieux Bersillies

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village, au XIIe siècle s'écrivait Bethignies, Betegnies, Betenies ou Biétignies. Il doit tirer son nom de « beten », faire des prières, ou de « béthaus », maison de prières. Sa terminaison en « gnies » signifie habitation, demeure. Donc, on peut traduire Bettignies comme lieu du temple ou maison pour faire des prières. Il est possible que dans les premiers siècles de l'invasion germanique, Bettignies fut le rendez-vous où les gens priaient et faisaient des sacrifices en commun avec la population environnante.

L'église Saint-Nicolas

Au XIIe siècle, Bettignies possédait déjà une église dédiée à Saint-Nicolas. Elle relevait du chapitre Saint-Germain à Mons. Le pape Lucius III a fait mention de ce village en février 1181. Il a accordé aux chanoines de Saint-Germain la protection des biens qu'il possédait. Bettignies, vu son peu d'importance, n'avait ni curé ni instituteur. L'église est petite mais elle est suffisante pour le nombre d'habitants. Autrefois, elle se trouvait près de la ferme du château. Elle fut souvent prise pour une cabane lorsqu'elle était couverte d'un toit de chaume. Mais aujourd'hui cette église a fait place à une autre, construite en face de la mairie à la fin du XIXe siècle, suite aux nombreuses destructions dues aux guerres.

Une terre appelée Pierre-Fontaine, située à l'extrémité sud-ouest du territoire de Bettignies, a été la propriété de plusieurs seigneurs : Wuillaume de Parfontaine (homme du comte de Hainaut), Nicaise de Pierre-Fontaine et Jean de Betegnies (témoin dans un jugement à Bavay en 1181 par le comte de Hainaut). Ils apparaissent dans plusieurs titres de la même époque. Dans « Histoire du Cambrésis », Carpentier parle d'un Monseigneur Baudouin de Parfontaine, chevalier du Hainaut en 1288. En 1345, Jean de Perfontaine, fils de Gilles de Perfontaine (chevalier), était devenu grand-bailli du Hainaut. Cette maison a été pendant longtemps importante. L'ancien château de Pierre-Fontaine a disparu. Il ne reste que la ferme.

À côté de la ferme de Pierrefontaine se trouvait un bois appelé Bois du Gars. Aujourd'hui, il est presque entièrement défriché. Gilbert, chancelier du comte Baudouin V le cite dans sa chronique. Il raconte que le comte de Flandre, lors de l'invasion du Hainaut en 1184, s'arrêta dans ce bois, avant de faire la jonction avec ses alliés : le duc de Brabant et l'archevêque de Cologne. Le Bois du Gars était à cette époque rempli de daims et de buffles sauvages. L'armée du comte en profita puisque celle-ci n'avait presque plus de vivres. Le fief seigneurial dépendait de la mairie de Quévy-le-Petit (petit village belge près de Bettignies).

Le monument aux morts.

Un château à peu de distance, à l'est de l'église faisait partie de ce fief ; il a été ruiné pendant les guerres de Louis XIV et n'a jamais été reconstruit. Les biens du château appartenaient au comte de Vanderbuch, descendant d'illustres seigneurs au service des comtes de Flandre et des souverains des Pays-Bas. Il ne reste que la ferme dite « du Château ».

Bettignies a souvent souffert du passage des armées. En 1694, le village fut complètement ruiné lors des tentatives du Prince d'Orange contre le Maréchal de Luxembourg et la ville de Maubeuge. En 1792, l'avant-garde du général La Fayette a campé à Bettignies pour le combat de la Grisoëlle à Mairieux. Bettignies fut saccagé par les Autrichiens et fut abandonné par ses habitants. Ces Autrichiens sont revenus l'année suivante pour la bataille de Jemmapes (Belgique) et formèrent différents camps sur la plaine de Bettignies et sur celles de Grand-Reng (village belge) et Villers-Sire-Nicole (village proche de Bettignies). Ces camps sont renforcés en 1794 et furent levés. Le général Kléber pendant une de ces tentatives, favorisa leur mouvement par une marche pour que l'ennemi parte. Ce fut couronné de succès. Au Bois-Bourdon, au croisement de la route de Mons et la chaussée Brunehaut se rattache une anecdote historique. Le 10 novembre 1815, le général Blücher passe à Maubeuge. Il demande un guide pour l'amener à la chaussée Brunehaut pour qu'il puisse aller à Tongres puis en Allemagne. C'est François-Joseph Moreau qui a dû l'emmener. Au Bois-Bourdon, Blücher lui dit en remerciement : « Je voudrais que tu fusses le dernier Français et je te brûlerais la cervelle ». En 1918, les Allemands sont passés à Bettignies pour regagner l'Allemagne. Ils ont incendié l'église, la mairie (à l'étage), plusieurs fermes et plusieurs maisons du village. Ils y sont repassés quelques années plus tard, en 1940.

Lors de la bataille de Mons (Belgique), le Général américain Maurice Rose avait installé son quartier général à Bettignies, près du poste douanier, route de Mons. Il est arrivé le 2 septembre 1944 avec trois tanks et un canon, dirigé vers Gognies-Chaussée, où se déroulaient les combats. Ce poste de commandement et d’observation lui permettait d'avoir une vue imprenable sur le secteur. Le Major Tucker, son aide de camp, est revenu en septembre 1989 pour une fête au monument américain de Havay, situé route de Mons. Il fut d’ailleurs le premier soldat américain à entrer dans Mons (Belgique).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Michel Lefebvre    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 252 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
101 79 96 136 147 160 184 201 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
202 186 192 197 198 194 172 188 179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
176 168 168 135 151 170 192 174 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
245 243 211 222 238 269 265 266 262
2011 - - - - - - - -
252 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bettignies en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
0,8 
3,1 
75 à 89 ans
7,6 
9,2 
60 à 74 ans
11,5 
32,8 
45 à 59 ans
26,7 
17,6 
30 à 44 ans
19,8 
19,1 
15 à 29 ans
13,7 
17,6 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bettignies fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Bettignies est un fondateur du championnat de France de Football.

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bettignies (Nord).svg

Les armes de Bettignies se blasonnent ainsi :«  D’or au chef de sable ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]