Marpent

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Marpent
Vue d'ensemble.
Vue d'ensemble.
Blason de Marpent
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge-Nord
Intercommunalité Agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Jean-Marie Allain
2014-2020
Code postal 59164
Code commune 59385
Démographie
Population
municipale
2 702 hab. (2011)
Densité 559 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 32″ N 4° 04′ 50″ E / 50.2922222222, 4.0805555555650° 17′ 32″ Nord 4° 04′ 50″ Est / 50.2922222222, 4.08055555556  
Altitude Min. 122 m – Max. 195 m
Superficie 4,83 km2
Localisation

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Marpent

Marpent est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Adhérente à l'intercommunalité de l'Agglomération Maubeuge Val de Sambre, la commune de Marpent fait également partie de l'unité urbaine de Maubeuge qui est la cinquième du département du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Marpent est située non loin de la Belgique voisine que les habitants peuvent rejoindre en passant soit par la ville frontalière de Jeumont, soit par le village frontalier de Vieux-Reng, ces deux communes étant limitrophes de la ville wallonne d'Erquelinnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marpent
Boussois Vieux-Reng
Marpent Jeumont
Recquignies Colleret

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Jean-Marie Allain   Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 702 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
267 263 328 406 494 502 548 593 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
673 700 810 851 876 981 1 135 1 257 1 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 022 1 991 2 338 2 307 2 715 2 859 2 817 2 714 2 948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 123 3 084 3 155 2 825 2 717 2 649 2 595 2 595 2 669
2011 - - - - - - - -
2 702 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Marpent en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,3 
4,1 
75 à 89 ans
7,8 
11,0 
60 à 74 ans
11,7 
22,7 
45 à 59 ans
20,4 
19,1 
30 à 44 ans
19,5 
19,6 
15 à 29 ans
21,0 
23,2 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Histoire[modifier | modifier le code]

Une origine gallo-romaine

Sous l’antiquité, les rives marécageuses de la Sambre n’offrent que peu de possibilités d’en traverser le cours. La voie de Bavay-Trèves emprunte un passage à gué à Marpent, à proximité de l’actuelle rue de la Barque, nom qui témoigne de la vocation séculaire du site. Comme laisse à penser la découverte de vestiges gallo-romains, c’est ce facteur stratégique qui motive l’implantation des premiers établissements humains. Il est aussi probable, au regard de l’étymologie de Marpent (du celte Mar Pen, la pente de Marbre) que l’exploitation de cette ressource n’est pas étrangère à la fondation du village.

À l’époque féodale, le contrôle du gué constitue une source de revenus importante pour le pouvoir seigneurial qui y établit un château. Il est également fait mention dans les documents d’époque d’un moulin à eau ainsi que d’un établissement religieux destiné aux jeunes filles situé sur la rive gauche.

Les constructions sont relativement éparses. Le centre-bourg s’organise autour d’une chapelle édifiée au XVe siècle, Notre-Dame d’Ayde, objet d’un important pèlerinage. Cette chapelle est sise à l’emplacement actuel de l’église.

L'église Notre-Dame d'Aydes
La période industrielle

A l'orée du XIXe siècle, le coke et la vapeur se substituent progressivement au charbon de bois et à l'énergie hydraulique. La métallurgie traditionnelle ne tarde pas à s’adapter à ces progrès techniques et entame sa migration des régions forestières de la Thiérache et de la Fagne vers le bassin houiller de Charleroi.
Le besoin impérieux de moderniser la navigation sur la Sambre en la canalisant pour faciliter l’écoulement des productions vers Paris conduit à un accord entre les Pays-Bas et la France. En réaction à la lourde fiscalité douanière, la diffusion transfrontalière d’établissements industriels amène une métamorphose rapide du Val de Sambre Français, à laquelle Marpent n’échappe pas.

Érigé en 1855, le chemin de fer de Jeumont à Saint-Quentin marque une nouvelle étape dans ce processus de changement socio-économique du village.
A Marpent, les industries marbrières et céramiques sont les premières à prendre leur essor. Sous la poussée du capital, manufactures et entreprises artisanales cèdent le pas aux établissements industriels : Pirmez Moucheur devient Marmor en 1894, la société anonyme des terres plastiques, produits réfractaires et céramiques est créée en 1908, la société Royez frères en 1914… Elles sont vite accompagnées de la métallurgie.

En 1882, l’aciérie « Baume Marpent » s’implante sur la commune. Fabriquant du matériel de chemin de fer qu’elle exporte mondialement (wagons voitures, autorails et tramways Baume & Marpent), elle emploie au plus fort de son activité 1 400 personnes et est à l'origine de la création des 50 logements de la cité de cheminots.
Le village s’urbanise inexorablement sous les injonctions de l’industrie.

Au noyau rural scindé par la voie ferrée vient s’adjoindre un développement filamentaire, parallèle à la Sambre et à la Voie Ferrée et pratiquement ininterrompu de Rocq à Jeumont. La cité Delbreil, la rue Pasteur ou encore la rue du 8 mai 1945 témoignent bien de cette urbanisation industrielle soucieuse de rentabilité. Rue de la République, le continuum bâti gomme les limites communales.

Cette contiguïté avec la commune de Jeumont fait bénéficier Marpent d’une réflexion sur son aménagement dans le cadre de la loi Cornudet de 1919, obligeant les communes importantes à concevoir un plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension au-delà même de leur limite communale. Cet exercice préfigure les démarches ultérieures de planification.
L'école des filles construite en 1932 ainsi que la mairie et la salle des fêtes réalisées entre 1952 et 1964 par Danis et Gaillard sont de beaux exemples d’architecture publique témoignant de la prospérité de Marpent pendant la période industrielle.

La période contemporaine

Dans les années 70, la réalisation de la voie rapide Maubeuge-Jeumont renforce l’effet de coupure entre le Nord et le Sud du territoire communal que constituent déjà la Sambre et la voie ferrée.
Dans le même temps, la desserte directe de la commune contribue à l’urbanisation des coteaux (rue Jean-Baptiste Lebas, cité Léo Lagrange ; Rue Victor Hugo, cité la clef des champs.…) et donne à Marpent son statut de commune péri-urbaine. Les constructions contemporaines viennent combler les interstices le long des voies de communication.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Marpent (Nord).svg

Les armes de Marpent se blasonnent ainsi : De gueules à dix losanges d’argent accolés et aboutés, trois, trois, trois et un.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ensemble formé par la salle des fêtes, la mairie, le monument aux morts et la statue de Sapho de l'artiste Eugène Guillaume est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[6].
  • Église Notre-Dame d'Ayde, dont les origines remontent à 1442. Dans l'église, un calvaire d'époque et une statue Vierge à l'Enfant, classées Monument historiques[7].
  • Le kiosque à musique, type kiosque à concert, construit en 1926. Il y a deux types de kiosques à musique dans l'Avesnois: le kiosque à danser, surélevé, permettant à un petit l'orchestre de jouer au-dessus des danseurs et le kiosque à concert, qui peut accueillir un orchestre plus grand.
  • Le cimetière communal héberge 26 tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission, soldats prisonniers morts en août-octobre 1918[8]
  • Moulin de la Parapette au Hameau de la Folie.
  • Le parc Barbusse et sa fontaine.
  • Les berges de la Sambre.
  • L'oratoire Notre Dame de Délivrance, sortie nord, lieu-dit Marceau. Cet oratoire en forme de potale est reconstruit début XXIe siècle à l'ancienne, mais avec des matériaux nouveaux: la partie supérieure est de métal.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]