Forest-en-Cambrésis

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Forest-en-Cambrésis
Église Saint-Denis
Église Saint-Denis
Blason de Forest-en-Cambrésis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Landrecies
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal
Maire
Mandat
Maurice Saniez
2008-2014
Code postal 59222
Code commune 59246
Démographie
Population
municipale
543 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 08′ 30″ N 3° 34′ 20″ E / 50.1416666667, 3.57222222222 ()50° 08′ 30″ Nord 3° 34′ 20″ Est / 50.1416666667, 3.57222222222 ()  
Altitude 132 m (min. : 89 m) (max. : 154 m)
Superficie 8,87 km2
Localisation

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Liens
Site web www.forest-cis.fr

Forest-en-Cambrésis est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont les Forésiens. Le nom jeté des habitants de Forest-en-Cambrésis est les Mal Faire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Porte de l'Avesnois, terre de transition entre la plaine du Cambrésis et le bocage, « village-frontière du Hainaut », Forest-en-Cambrésis se situe à environ 27,5 km de Cambrai, 30,4 km de Valenciennes et 6,5 km du Cateau-Cambrésis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Forest-en-Cambrésis
Solesmes Vendegies-au-Bois Croix-Caluyau
Neuvilly Forest-en-Cambrésis Bousies

Fontaine-au-Bois Ors

Montay Le Cateau-Cambrésis Le Pommereuil

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

C'est en 1180 qu'est signée la Convention entre Guillaume de Gap, abbé de Saint-Denis, responsable de l'abbaye de Saint-Denis (proche de Paris), et Baudouin V et son épouse Marguerite, comtes de Hainaut, pour la fondation du village de Forest.

Guillaume concède tous les bois lui appartenant à Solesmes, à charge d'une rente annuelle de 3 "bezants", payable à la fête de Saint-Denis, dans la cour de Solesmes, entre les mains du prévôt, pour construire une ville franche nommée FOREST, dont la loi sera la même que celle du Quesnoy en Hainaut.

Dans cette nouvelle ville, le comte aura le "douzain et la justice" ; dans la rente des chapons, la 1ère moitié sera pour Saint-Denis et l'autre pour le comte. De même, Saint-Denis paiera la moitié des frais d'entretien des moulins, des fours et des brasseries et le comte, l'autre moitié.

L'église de la dite ville, avec tout ce qui lui appartient et la « menue dîme », sera à Saint-Denis. Dans cette ville, Saint-Denis aura sa « cour libre » (exemptée de toute redevance), ainsi que ceux qui l'habitent, et le comte aura la sienne pareillement libre. Sur toutes les terres qui font l'objet du don, Saint-Denis aura toute la dîme et le comte tous les autres revenus. Cette Convention stipule que le comte ou la comtesse ou celui qui leur succédera au Comté de Hainaut, ne pourra vendre ou donner cette ville ni s'en dessaisir, qu'en faveur de l'abbaye de Saint-Denis.

L'année suivante, en 1181, les premières maisons sont bâties et la construction de la 1re église de Forest commence. Le patron de l'église et du village est tout naturellement saint Denis, premier évêque de Paris qui vécut au IIIe siècle.

L'édifice n'a qu'une seule nef formant avec le transept une croix latine et une tour massive large de 10 mètres se dresse à l'entrée de l'édifice. Cette tour sert de guet en temps de guerre.

L'église est détruite et incendiée à plusieurs reprises, mais ses épaisses murailles résistent aux ravages du feu. Les assaillants partis, elle est chaque fois réparée ou reconstruite. Les habitants de Forest, profondément chrétiens, ont hâte de retrouver leur lieu de prière mais aussi l'endroit où ils peuvent se protéger.

Sources : site de la mairie de Forest-en-Cambrésis, Maurice Saniez.

L'église Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Sa construction a débuté en 1929. L'ancienne église avait été démolie en 1918 car les Allemands l'avaient fait sauter à cause de son clocher grâce auquel on avait une formidable vue des environs.

Le fort[1][modifier | modifier le code]

Forest en cambresis 2.jpg

Symbole d'un passé de lutte continue, Forest possède des vestiges d'anciennes fortifications. Village-frontière du comté du Hainaut pour qui le Français fut l'« ennemi » pendant cinq siècles, Forest, position dominante sur la vallée de la Selle au bord d'une route stratégique, eut à s'organiser très tôt pour garantir la protection de ses habitants.

La première église fut construite en 1181. L'église fut dotée d'une tour crénelée massive, haute d'environ 35 m, large de 10 m. Elle défendait d'une part l'entrée de l'édifice dont les sous-sols étaient aménagés en refuge pour héberger la population et le bétail en temps de guerre. Son « guet » permettait d'autre part de surveiller à distance les allées et venues de l'ennemi c'est-à-dire la garnison française de la ville du Cateau.

Refuge jugé trop précaire suite aux dévastations perpétrées par le duc de Normandie en 1340, on décide la même année de renforcer le dispositif de protection par la construction d'un rempart quadrilatère flanqué de quatre tours d'angle et percé de meurtrières; sans oublier fossés et pont-levis d'accès.

Cette enceinte muraillée dont la hauteur ne dépassait pas 3 mètres embrassait l'église et sa tour de guet ainsi que l'ancien cimetière qui peut s'honorer d'avoir reçu les sépultures des habitants de Forest depuis 1181 jusque 1882 (7 siècles); (le cimetière actuel se trouve rue du Moulin route du Pommereuil).

Ce dispositif défensif pouvait à l'époque être considéré comme un abri sûr qui permettait à la population de soutenir de véritables sièges. Une chronique de J. Molinet de février 1491 nous évoque cette épopée : « ... Et en ce temps-là fut bruslé l'esglise et villaige de FOREST... par les gens d'armes du Chasteau (Cateau) ne pouvoit wider de jour pour faire courses, sans estre apperceux dudit guet, et mandérent auxdits de Forest que si ne moittoit bas leur guet, il seroit bruslez... »

Une requête de 1599 adressée à Philippe II d'Espagne mérite également d'être citée :

"...en après, sont venus lesdits ennemys de Franche avec pétraz, de fachon qu'ils ont rompus les huyes du fort et prins le reste desdits bestiaulx, et bouttez les feux dont les meubles desdits povres cencceurs ont estez bruslez; ayant convenu rentrer au Fort, pour les faire sortir à grants colps de harquebuze..."

et plus loin :

"...ayant abandonné leurs maisons pour aller au Fort coucher comme povres bestes, les terres deumeurées en rielz, et supportez aultres grans frais et pertes indichibles et véhémentes, toutes manifestes et vulgaires à ung chacun, occasion qu'iceulx remonstrant requiérent très humblement en considération du prémis, les tenir quictes et deschargiés, et leur remettre les-dites tailles, vingtiémes, contributions pour les-dites années... Dont quoy faisant oueuvres méritantes...".

L'examen du cadastre polychrome de 1605 (présenté par E.S.V.H. à l'exposition BOUSIES/FOREST du 28/01/78) laisse en effet apparaître le démantèlement partiel du fort, ruiné à 70 %.

Reconstruit et renforcé en 1610, il présentait encore en 1865 un aspect défensif bien entretenu, son démembrement partiel ayant été limité à un accès pratique du lieu de culte. À cette époque subsistait encore le vaste pan de mur qui s'épandait depuis l'ancien presbytère jusqu'au cimetière en masquant la façade de l'église. Il était percé de deux portes, l'une près du presbytère, l'autre plus grande en face du portail de l'église.

De l'enceinte féodale il restait encore avant la seconde guerre mondiale, celle qui reliait les deux tours distantes de 37 m, bordée dans toute sa longueur par la chaussée Brunehaut et le plus grand étang du village.

La tour-sud, point de jonction de cette fortification « oubliée », a été rasée arbitrairement et sans consultations, il y a environ 30 ans (fondations encore visibles autour du sapin, au sud de la place).

Orthographe du nom du village au fil des siècles[1][modifier | modifier le code]

Son orthographe qui suivait l'interprétation des copistes s'est successivement modifiée :

  • Forez (1180)
  • Forest (1186)
  • Forrest (1304)
  • Foriest (1379)
  • Forest-la-Cauchie (Le Carpentier)
  • Forrest (1595)
  • Foret (1605)

Depuis 1900[modifier | modifier le code]

  • 1907 : le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes via Landrecies (47 km). La ligne comporte une station dans la commune. Un service régulier des voyageurs est assuré. En août 1914, le trafic voyageur est interrompu. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails sont démontés. La ligne de chemin de fer est dans l'impossibilité de fonctionner.
  • 1914-1918 : occupation allemande
  • 1940-1944 : occupation allemande

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Forest-en-Cambrésis (Nord)

Les armes de Forest-en-Cambrésis se blasonnent ainsi : « D'argent à trois croissants de sable »

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1918 Achille Payen    
mai 1925 Vital Pruvot    
mai 1935 Charles Darthenay    
juin 1940 Émile Cappeliez    
mars 1965 Benoît Obled    
mars 1983 Émile Pruvot    
en cours Maurice Saniez    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 543 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
960 803 910 1 233 1 365 1 456 1 590 1 634 1 673
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 770 1 765 1 793 1 649 1 631 1 572 1 501 1 430 1 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 267 1 224 1 095 943 888 836 753 677 626
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
640 600 578 511 520 506 537 541 543
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Forest-en-Cambrésis en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
7,0 
75 à 89 ans
13,4 
7,3 
60 à 74 ans
11,6 
23,1 
45 à 59 ans
20,1 
20,1 
30 à 44 ans
17,9 
20,9 
15 à 29 ans
16,4 
21,6 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Denis.
  • La chapelle Sainte-Philomène et l'oratoire Saint-Roch, aussi petit mémorial de guerre.
  • Le calvaire du D932 et le monument aux morts au pied d’un deuxième calvaire.
  • L'ancien estaminet de la Croisette.
  • Au cimetière communal, la section de la Commonwealth War Graves Commission avec 121 tombes de soldats morts à la libération, octobre-novembre 1918[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sources : d'après le magazine Jadis en Cambrésis (mai 1978)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Forest-en-Cambrésis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  6. Forest-en-Cambrésis sur www.inmemories.com