Fourmies

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Fourmies
Une rue de Fourmies
Une rue de Fourmies
Blason de Fourmies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Trélon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
Mickaël Hiraux
2014-2020
Code postal 59610
Code commune 59249
Démographie
Gentilé Fourmisiens
Population
municipale
12 608 hab. (2011)
Densité 549 hab./km2
Population
aire urbaine
17 151 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 05″ N 4° 03′ 14″ E / 50.0180555556, 4.0538888888950° 01′ 05″ Nord 4° 03′ 14″ Est / 50.0180555556, 4.05388888889  
Altitude Min. 174 m – Max. 247 m
Superficie 22,98 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-fourmies.fr

Fourmies est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Fourmisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Fourmies est située en « grande Thiérache », région qui géologiquement appartient aux Ardennes, dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe à l'extrême sud-est du département du Nord. Historiquement cette région dépendait du Comté de Hainaut.

Fourmies jouxte le département de l'Aisne. Elle se trouve à 10 km de la frontière belge et à 22 km du département des Ardennes et fait partie du Parc naturel régional de l'Avesnois.

Fourmies se trouve à vol d'oiseau à 15 km de la sous-préfecture Avesnes-sur-Helpe, à 30 km de Maubeuge, 50 km de Mons, environ 60 km de Charleroi, Charleville-Mézières, Cambrai et Valenciennes, à une centaine de kilomètres de Lille, la préfecture, de Reims, de Bruxelles, et à 180 km de Paris.

Communes limitrophes de Fourmies
Féron Glageon Trélon
Wignehies Fourmies Ohain
Clairfontaine Mondrepuis Anor

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans une région bocagère et herbagère, la ville est entourée de forêts et d'étangs. Couverte pour près de la moitié de sa superficie de forêts, la Commune est traversée par l'Helpe Mineure, rivière qui se jette ensuite dans la Sambre.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Ville ancienne s'est développée le long de la rivière. Elle comporte un important quartier dénommé Trieux. Dans les années 1950 à 1970, un nombre important d'immeubles HLM est construit ; les quartiers dits de l'Espérance et de Marlière - Malakoff se développent en concomitance.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Étant dans le nord de la France, Fourmies est soumis à un climat océanique, de plus, situé à l'extrême sud de la région Nord-Pas-de-Calais elle subit également une partie du climat continental.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Fourmies.

Au niveau ferroviaire, la Ville est traversée par la ligne Lille - Thionville. La gare SNCF est desservie par les TER Nord-Pas-de-Calais. Elle sera prochainement traversée par la véloroute TransEuropéenne (EV3) Paris-Moscou (étude en cours du Conseil général).

Le réseau départemental interurbain Arc en Ciel 4 assure la desserte sur route de la ville de Fourmies (lignes 402 express, 402, 433, 438 et 439). www.arcenciel4.fr

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Au niveau du patrimoine bâti, les maisons traditionnelles sont construites en brique et couvertes d'ardoises. Les maisons construites aux XVIIIe et XIXe siècles comportaient également des éléments en pierre bleue (linteaux, appuis de fenêtre). À Fourmies, le passé industriel de la cité a laissé des traces sur les constructions. Même s'ils deviennent minoritaires dans le paysage de la ville, à côté d'anciennes usines encore en activité, sont présentes de nombreuses « maisons de maître » sans oublier quelques anciennes cités ouvrières dénommées corons.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la ville proviendrait du mot « Formeias » qui signifierait « marécage » dans la vallée de l'Helpe Mineure[1].

En 1106, on parle de Formies. Puis de Furmies et, à nouveau, de Formies en 1349. En 1577, c'est Fourmye, en 1710 Fromyes, pour se stabiliser au XVIIIe siècle avec la dénomination définitive : Fourmies.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des traces d'occupation gallo-romaine ont été mises au jour à Fourmies au XIXe siècle, mais sans localisation précise.
  • 843 : avec le Traité de Verdun, le partage de l'empire carolingien entre les trois petits-fils de Charlemagne octroie à Lothaire I la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.
  • 855 : avec le Traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • 870 : avec le Traité de Meerssen après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.
  • 880 : avec le traité de Ribemont en 880, le Hainaut est rattaché à la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.
  • XIIe siècle : Le village, qui faisait partie de la pairie d'Avesnes, fut donné par le seigneur à l'abbaye de Liessies au début XIIe siècle. L'abbaye de Bucilly y avait également des terres qui furent un objet de différends avec Liessies jusqu'au XIIIe siècle.
  • 1436 - 1477 : Fourmies est sous domination bourguignonne
  • 1477 - 1556 : Fourmies est sous domination autrichienne
  • Aux XVIe et XVIIe siècles, il s'agit encore d'un petit village où se trouve cependant, en raison de sa position à l'extrême frontière du Hainaut, un fort tenu par une garnison espagnole. En 1637, celui-ci tombe aux mains du gouverneur de La Capelle qui fait brûler le village. La misère et la ruine sont le lot des habitants durant tout le XVIIe siècle.
  • 1556 : Fourmies passe sous domination espagnole
  • 1590 : carnage de catholiques exécutés. Maison forestière de La Fontaine Al'Tuerie, en mémoire du carnage.
  • 1599 : la première verrerie est établie
  • 1659 : à l'instar d'Avesnes-sur-Helpe, chef-lieu de gouvernement de la ville du même nom, Fourmies (qui fait partie des villages dépendant de ce chef-lieu) devient française avec le traité des Pyrénées (Comme approximativement la moitié sud-ouest de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe)
  • 1694 : création des Étangs des Moines (trois étangs sont creusés et mis en eau)
  • XVIIIe siècle : les fabriques de fil à dentelle s'installent au début XVIIIe siècle, les premières filatures de coton à la fin XVIIIe siècle
  • 1774 : 1re filature de lin "retors et blanchis" à la façon de Hollande créée par Jean Staincg et Nicolas Legrand.
  • XIXe siècle : les filatures de laine s'installent au début XIXe siècle.
  • 1805 : 1re fabrique de bonneterie de coton.
  • 1810 : 1re filature de coton appelée « La Vieille »
  • 1815-1818 : à la suite de l'effondrement de l'empire napoléonien, Fourmies est occupée par des troupes prussiennes et, dans une moindre mesure, des troupes russes.
  • 1820 : Fourmies compte 2 000 habitants.
  • 1822 : présence d'une verrerie, 2 filatures de coton, 3 fourneaux à fondre le minerai de fer
  • 1825 : Naissance de l’industrie lainière grâce à Théophile Legrand (né en 1799, décédé le 05/06/1877) qui crée la première filatures sur Fourmies. Dès 1825, il construit la filature "Le Malakoff" pour se lancer dans la laine peignée.
  • 1825 et 1885 : plans napoléoniens de Fourmies (Archives Départementales du Nord) : lien internet
  • 1830 - 1890 : L’âge d’or de l’industrie lainière
  • 1837 : Fondation de la Compagnie des Sapeurs Pompiers
  • 1838 : Fondation de la Société Musicale
  • 1860 : L'église Saint-Pierre est construite. Elle est inaugurée le 23 novembre 1862 par le cardinal Regnier, archevêque de Cambrai. C'est au pied de l'église Saint-Pierre, à l'époque, Place de la Mairie, que le marché hebdomadaire rassemblait les étals des marchands forains et aussi des fermiers venus y vendre leur beurre et leurs fromages. Aujourd'hui, le marché hebdomadaire a lieu Place de la République.
  • 1862 : La chapelle de Trieux de Villers (ainsi que l'église Saint-Pierre) sont inaugurées par le cardinal Regnier, archevêque de Cambrai.
  • 1865 : Création de la Société de "Secours Mutuel" par Édouard Flament
La gare de Fourmies au début du XXe siècle
  • 1866 : construction de la ligne de chemin de fer qui va de Valenciennes à Hirson
  • 1868 : la "verrerie noire" voit le jour à Fourmies (production de bouteilles de champagne). Le dernier four à verre noir s'éteint à Fourmies en 1958.
  • 1869 : arrivée du chemin de fer à Fourmies avec la mise en service, le 30 octobre 1869, de la section de chemin de fer Aulnoye - Hirson
  • 1872 : Apogée de l’industrie lainière à Fourmies.
  • 1874 : Création de la "Société du commerce et de l’industrie lainière de la région de Fourmies"
  • 1877 : Mort de Théophile Legrand, homme de bien, fondateur de l’industrie lainière et acteur principal de l’essor de Fourmies.
  • 1878 : La Société Industrielle présente une exposition collective des produits lainiers fabriqués dans la région, à l’exposition universelle. Elle y remporte un diplôme d’honneur. En 1878, presque l'apogée de l'industrie textile à Fourmies, la région de Fourmies produit 10 621 tonnes de laine (peignée, filée et tissée).
  • 1881 : Installation du téléphone en ville. La même année, les travaux de construction du groupe scolaire Victor-Hugo (actuelle mairie) commencent. En 1883, une école maternelle y est ouverte. Le groupe scolaire permet ensuite de préparer aux examens du certificat d'études et au brevet, l'école devenant "primaire supérieure".

La source des données ci-dessus est le site de la Ville de Fourmies et le site du Ministère de la Culture (Base ARCHIM).

  • 1884 à 1903 : Le tramway est né à Fourmies en lien avec les besoins des industries textiles en matière de transport de marchandises mais aussi pour faciliter le transport des ouvriers qui travaillaient dans les usines. Le réseau comportait deux lignes principales dont le point de départ se trouvait à la gare ferroviaire de Fourmies. La première ligne permettait de rejoindre Wignehies, la deuxième, Trieux de Villers. À noter qu'onze voies secondaires desservaient des entreprises textiles. Les locomotives à vapeur étaient utilisées pour le trafic voyageur et marchandise sur une voie dite "métrique". Au total, le réseau comportait 10 km de lignes. Le tramway a fonctionné de 1884 à fin 1903.
  • 1885 : Une deuxième ligne de chemin de fer dessert Fourmies. Le 29 août 1885 est inaugurée la ligne de chemin de fer Maubeuge - Fourmies. Le tracé passe par Rousies, Ferrière-la-Grande, Ferrière-la-Petite, Sars-Poteries, Solre le Château, Liessies, Trélon. À partir du 1er septembre 1885, la ligne est exploitée commercialement. Victime du développement de la motorisation individuelle, le service voyageur sera supprimé sur toute la ligne le 28 septembre 1969.
Illustration d'A. Willette parue dans l'Almanach du Père Peinard en 1896
  • 1er mai 1891 : Fusillade de Fourmies, première célébration française et internationale de la journée d'action du 1er mai. À Fourmies (Nord) la troupe tire sur les grévistes pacifiques : neuf morts, dont 8 manifestants de moins de 21 ans, parmi lesquels une jeune ouvrière qui restera comme un symbole, Marie Blondeau, et 35 blessés.

La fusillade du 1er mai à Fourmies provoque une vive émotion dans la France entière. Elle est considérée aujourd'hui comme l'un des événements fondateurs du mouvement ouvrier. Jean Jaurès se rendra même peu après à Fourmies pour y prononcer un discours tandis que Georges Clemenceau déclarera devant les députés que « c'est le Quatrième état qui s'est levé ».

Pour Édouard Drumont, auteur de plusieurs ouvrages antisémites, les juifs sont à l’origine de ces exactions : « Le sous-préfet juif Isaac, fils d’un naturalisé de Crémieux, a fait essayer le Lebel sur des ouvriers français. Ceux qui vous aiment toujours espèrent que c’est vous qui prononcerez les paroles vengeresses pour flétrir l’assassin. Le préfet Vel-Durant est juif aussi, ils sont tous juifs là-dedans. » (cité par Michel Winock, 1982, Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France. Points Seuil, coll. Histoire).

Article détaillé : Beffroi du Travail.
  • De 1820 à 1891, le développement de l'industrie textile contribue à voir la population de la commune passer 2 000 à 16 000 habitants. Fourmies devient le premier centre mondial de laine peignée. Les deux guerres mondiales puis la concurrence des pays émergents vont conduire à la fermeture successive des usines textiles. À ce jour, il ne reste plus qu'une seule usine textile à Fourmies.
  • 1891 : Fourmies compte 37 filatures (près de 50 pour la région de Fourmies).
  • 1892 : construction de l'église Notre-Dame qui a remplacé une chapelle qui avait été bâtie en 1862 en haut de la rue de la Montagne et démolie en 1884.
  • 1895 : des bâtiments sont édifiés pour abriter le collège Saint-Pierre.
  • 1902 : recensement de la population : 13641 habitants pour 2060 maisons et 3859 ménages. Le recensement (par rue, avec nom, prénom, date de naissance et profession des habitants) est consultable en intégralité sur le site des Archives Départementales du Nord (459 pages…) : lien internet.
  • 1907 : en mai, un grand concours international de sociétés de musique s'est déroulé dans la commune. 140 sociétés musicales défilèrent dans les artères principales de la ville.
  • 1910 : La production de laine peignée de la région de Fourmies vient en tête de la production française avec 23 millions de kg (47 % de la production nationale). La même année, une grande exposition d'art, de commerce et d'industrie, installée place verte et dans les locaux du groupe scolaire Victor-Hugo (actuelle Mairie) attira la foule. De grandioses manifestations culturelles, artistiques et commerciales sont organisées du 14 août au 11 septembre.
  • 1914-1918 : Du 26 août 1914 jusque presque l'armistice du 11 novembre 1918, la Ville est occupée par les troupes allemandes. Le 8 novembre 1918 marqua la débâcle allemande à Fourmies. Au niveau économique, 88 % du potentiel industriel est détruit durant l’occupation. Au niveau des infrastructures ferroviaires, le viaduc (longueur 110 mètres, composé de 6 arches de 16,50 m en maçonnerie de brique) qui permet de franchir la vallée de l'Helpe Mineure est détruit par le génie français le 25 août 1914 à l'approche des troupes ennemies. Toutefois, en 1915, il est reconstruit en provisoire (en bois) par le Génie allemand en 40 jours avec 600 hommes. Les Allemands reconstruisirent le pont en dur (pilastres en briques et longerons métalliques) avant la fin de la guerre 1914-1918. L'ouvrage, après plusieurs campagnes de renforcement, sera reconstruit ensuite en 1979.
  • 1919 : Le 25 juin, création de la "Société des Filatures de laine peignée de la Région de Fourmies" - la SFRF - résultat de l’union de 25 établissements textiles ayant mis en commun leurs dommages de guerre.
  • 1920 : Comme après toutes les guerres, les Français après l'Armistice de 1918, veulent vivre et se passionnent pour cette nouveauté qu'est l'automobile. À Fourmies, Paul Genestin, fils d'un marchand de meubles, avec quelques amis, ouvre un garage rue du conditionnement et récupéra quelques épaves et du matériel des surplus de l'armée. En 1920 naquit la première Genestin, ce que nous appellerions de nos jours un « bitza » constitué de divers éléments. Cette politique sera celle de Paul Genestin qui n'avait pas les moyens d'investir dans des machines outils, un bureau d'étude ni bien sûr dans une chaîne de montage.
  • En 1922, Paul Genestin fonde la S.A Automobiles Paul Genestin et s'installe dans un garage plus spacieux, place Clavon, toujours à Fourmies. Il construit des automobiles mais toujours avec des éléments provenant de l'extérieur, constructeurs ou fournisseurs. Les moteurs viennent de chez Firet, à Maubeuge, les châssis et essieux de chez Malicel et Blin, les carrosseries de chez Bastien à Fourmies ou de chez Deshayes et Courtoix à Avesnes. Genestin n'assure que le montage mais le fait bien et surtout avec cette façon de travailler, il peut répondre plus facilement aux souhaits de la clientèle. Il propose une petite gamme, les types G7, GS8, GL9, les deux premières équipées de 4 cylindres 1 550 cm3, la dernière étant motorisée par 6 cylindres de 1 700 cm3. Toutes sortes de carrosseries pouvaient s'adapter à ces châssis, la GS8 pouvait être équipée d'un moteur à compresseur. C'est avec ce modèle que Paul Genestin prend le départ de l'épreuve régionale dite Circuit des routes pavées du Nord.
  • Au Salon 1924, Paul Genestin rencontre la direction de la Société de Construction Industrielle de Moteurs à Explosion et adopte ses groupes motopropulseurs performants. Tout en mettant au point des inventions telles qu'une boîte de vitesse hydraulique et un système de freinage à bandes, Paul Genestin essaie toujours de promouvoir ses voitures par la compétition. Il engage une conduite intérieure G7 dans le tout nouveau Grand Prix des Frontières à Chimay et s'impose dans la catégorie 1 100 cm3 en 1926.
  • En 1927, le catalogue Genestin comprend trois modèles avec moteurs CIME. Le châssis G7, 1 100 cm3 pouvait être équipé d'un moteur Chapuis-Dornier. Paul Genestin envisageait même de s'inscrire aux 24 heures du Mans avec la BC4, dérivée du modèle GS8 mais son beau-fils se tua au volant d'une de ses voitures, et le constructeur de Fourmies cessa toute activité sportive. La marque périclita et les portes de la petite usine fermèrent définitivement fin 1929 après qu'un peu plus d'une centaine de voitures aient été assemblées, toujours fidèles à leur réputation de robustesse et de qualité, bénéficiant malgré tout de tous les raffinements en matière de confort et d'agrément de conduite. Paul Genestin ruiné, partit au Maroc avec son épouse et se blessant en remontant un moteur pour une entreprise de travaux publics, succomba à une septicémie en 1934.
  • 1923 : construction des bains-douches place de Verdun. Aujourd'hui, le bâtiment correspond à la Maison des Associations (depuis 1994)
  • 1929 : le 21 juillet 1929, l'Office public municipal d'Habitations à Bon Marché (HBM) est créé. Début de la construction du monastère des Clarisses rue de Paris (aujourd'hui Avenue Kennedy). Le bâtiment est construit par M. Brousmiche sur les plans de l'architecte Bruyneel. Le monastère est construit avec les dons de la population et la famille Legrand.
  • 1932 : ouverture du monastère rue de Paris qui accueille les Clarisses. Auparavant et depuis leur arrivée en ville en 1922, les Clarisses été logées rue Cousin Corbier.
  • 1932 : construction du Théâtre (inauguration le 15 août 1933) à la suite de l'incendie en 1928 de la salle des fêtes (inaugurée le 8 novembre 1903) qui avait elle-même succédé à une filature dénommée « Le Palais ».
  • 1940 : venue par la Belgique, la 7e Panzer (Division blindée), commandée par le général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le 16 mai 1940 en passant par Clairfayts. Elle continue sa progression très rapidement vers Avesnes-sur-Helpe puis Landrecies. Fourmies est ensuite occupée. La plupart des usines sont arrêtées, faute de matière première et de charbon. Pendant la guerre, plusieurs usines sont endommagées (Marche et Levasseur, de La Roulette, Charles Petit). Les halles de marchandises de la gare et 24 immeubles d'habitation sont détruits (417 plus partiellement). Le 17 mai 1940, 3 des 9 avions français venus en mission dans la région depuis la base aérienne de Melun-Villaroche sont abattus par les troupes allemandes. Les avions en flammes se sont écrasés dans la forêt à proximité des Étangs des Moines.
  • 1944 : le 2 septembre 1944, des troupes américaines libèrent la ville. L'Avesnois est libéré par la 3e division blindée (général Rose) appartenant au 7e corps (général Collins) de la 1re armée US (général Hodges) qui fait partie du 12e groupe d'armée (Bradley). À leur tête se trouve le général Dwight David Eisenhower. Plus précisément, le 2 septembre 1994 en matinée, arrivées de Laon (Aisne) et se dirigeant vers Avesnes-sur-Helpe, les troupes américaines apparaissent aux Noires Terres et s'engagent dans la rue de Paris (actuellement avenue Kennedy). Elles se dirigent ensuite vers les rues des Rouets, des Carniaux (maintenant Édouart-Verpreat), Cousin Corbier, Xavier Clavon et de l'Émaillerie (aujourd'hui Théophile-Legrand). Quelques échauffourées ont lieu dans la journée liées à des retardataires allemands, fort désemparés, qui évoluent encore dans la Grand'Rue ou à la présence d'une auto blindée allemande en panne dans une pâture à Minonsars ou des voitures route d'Anor[2]. Si les Américains sont accueillis par une nombreuse foule rue des Carniaux et à l'angle de la rue Saint-Louis, il n'en est pas de même quelques mètres plus loin, rue Xavier-Clavon, après être passé devant l'église Saint-Pierre. Avant le départ des troupes ennemies, un char allemand est néanmoins resté stationné sur la place proche (Clavon). Le char refuse de se rendre. Les blindés américains se positionnent alors et font feu. Le char de la Wehrmarcht et ses occupants sont anéantis. La route est libre. La colonne alliée reprend sa route vers le nord. La libération de Fourmies aura duré deux heures. Vers 17 heures, les groupements de la Résistance se réunissent en Mairie pour composer la nouvelle autorité communale. La guerre a laissé des traces : 122 Fourmisiens ont perdu leur vie dont 66 officiers et sous-officiers tués lors de combats ou morts en captivité, 15 personnes tuées lors de la libération, fusillées ou mortes en déportation et 14 civils tués durant l'exode ou pendant les bombardements.
  • 1949 : création de l'« École d’apprentissage textile ». Première année de reprise du fonctionnement normal de l’industrie textile. La région possède encore 85 % de l’équipement de filature national et 17 % de l’équipement de tissage.
  • 1950 - 1951 : Début de la crise textile. La SFRF compte encore 11 usines. Début de la migration quotidienne vers le bassin de la Sambre, début de la reconversion industrielle.
  • 1952 : Création du Comité d’expansion économique de la région de Fourmies (CEERFA), association loi de 1901.

Campagne de presse, message radio, prospection pour attirer les industries nouvelles et recherches des avantages fiscaux.

  • 1961 : les premiers locataires emménagent dans l'immeuble "La Madelon", rue Berthelot.
  • 1963 : MINIFIX, le 1er supermarché de Fourmies, ouvre Rue Saint Louis.
  • 1969 : Le 28 septembre 1969, le service voyageur de la ligne de chemin de fer Maubeuge - Fourmies est supprimé.
  • 1973-1974 : construction de la piscine municipale.
  • 1974 : destruction de l'église Saint-Pierre (place Georges-Coppeaux) avant la reconstruction de l'édifice actuel.
  • 1977 : la Mairie est transférée Place de Verdun dans un bâtiment qui abritait auparavant le groupe scolaire Victor-Hugo.
  • 1978 : Les travaux de reconstruction du viaduc ferroviaire enjambant l'Helpe Mineure (au-dessus de l'avenue Charles-de-Gaulle) commencent en décembre 1978. Au même emplacement que l'ancien, un ouvrage droit, de structure mixte acier-béton, à 3 travées continues de 32,5 m, 45 m et 32,5 m, prend appui sur deux piles intermédiaires d'apparence fine. Le 9 mai 1980, le nouveau viaduc est inauguré.
  • 1980 : Le 13 juin 1980 a lieu la première assemblée générale constitutive de l'Écomusée de la région de Fourmies.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fourmies

Les armes de la commune de Fourmies se blasonnent ainsi :
Parti : au 1, coupé d'argent à trois fasces de gueules (qui est de Croÿ) et de gueules plain (qui est d'Albret) ; au 2, bandé d'or et de gueules (qui est Avesnes).

Devise[modifier | modifier le code]

L'ancienne devise de la ville est : « Travail, Probité », elle est formulée en français contrairement à Roubaix qui elle est formulée en latin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Fourmies a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1872 1872 Edouard Auguste Foucampret    
1884 1892 Charles Bernier    
1892 1896 Charles Goury    
1896 1900 Auguste Delval    
1900 1904 Charles Cousin-Corbier    
1904 1904 Paul Buissart    
1904 1906 Auguste Delval    
1906 1908 Désiré Lermigeaux    
1908 1931 Ephrem Coppeaux    
1931 1941 Alfred Derigny    
1941 1944 Robert Motte    
1944 mai 1945 Alfred Derigny    
mai 1945 mai 1953 Marcel Ulrici PCF Conseiller général du Canton de Trélon (1945-1951)
mai1953 mars 1959 Georges Coppeaux    
mars 1959 1976 Jules Lassalle    
1976 mars 1977 Marcel Moraux PS Enseignant
mars 1977 juin 1995 Fernand Pécheux PCF Enseignant
juin 1995 mars 2001 Alain Berteaux PCF Employé SNCF
mars 2001 mars 2008 Martine Roux UMP  
mars 2008 avril 2014[4] Alain Berteaux PCF Employé SNCF
5 avril 2014 en cours
(au 11 avril 2014)
Mickaël Hiraux[5]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 608 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 474 1 560 1 741 1 935 2 247 2 450 2 634 3 048 3 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 654 5 357 7 045 9 989 11 888 15 052 14 771 15 895 15 287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 083 13 876 14 148 11 991 13 939 13 815 13 787 12 694 13 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 508 15 117 15 505 15 242 14 505 13 867 13 155 12 608 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Fourmies en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,2 
7,0 
75 à 89 ans
9,8 
11,3 
60 à 74 ans
14,6 
21,5 
45 à 59 ans
20,0 
17,3 
30 à 44 ans
16,8 
21,1 
15 à 29 ans
17,5 
21,6 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

La formidable croissance démographique de Fourmies correspond au développement de l'industrie textile dans la cité au XIXe siècle. Après une relative stabilisation du nombre d'habitants jusqu'aux années 1970, la population décline ensuite en concomitance avec la fermeture des filatures.

Services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement : Écoles publiques (7 écoles maternelles et 7 écoles primaires) ; École privée ; Collèges publics : 3 (Camille Claudel, Léo Lagrange, Joliot-Curie) ; Lycée public : 1 (Camille Claudel) ; Institution Saint Pierre (collège et lycée privé) ; Inspection Académique (Rue Théophile Legrand / place Jourdain)

Santé : Centre Hospitalier (dont Maternité) ; Centre Médico-psychologique (Rue Sencier)

Sécurité : Gendarmerie

Finances : Trésor public (place de Verdun)

Social : Sécurité Sociale ; UTPAS - Unité Territoriale de Prévention et d'Action Sociale (Conseil Général, rue Jean Jaurès) ; CCAS de Fourmies (Hôtel de Ville, place de Verdun)

Habitat : FOURMIES Habitat (Office public de l'Habitat) (ex Office HLM) (rue Bouret)

Poste : Agence commerciale (rue Jean Jaurès) ; Centre de distribution (Rue du Gal Chomel)

Travail : Pôle emploi (Rue Jean Jaurès) ; Mission Locale Rurale de l'Avesnois (Rue Sencier, pour les jeunes déscolarisés de 16 à 25 ans)

Transport : Gare SNCF voyageurs

Droit : Point d'accès au droit (place Georges Coppeaux)

Collectivités territoriales : Commune de Fourmies (Mairie - place de Verdun)

EPCI : Communauté de communes du Sud Avesnois (rue Théophile Legrand) ; SICT - Syndicat intercommunal du Canton de Trélon - (rue Bleue) ; SIAFW - Syndicat intercommunal d'assainissement de Fourmies - Wignehies (Hôtel de Ville - place de Verdun).

Cultes[modifier | modifier le code]

Fourmies fait partie de la Paroisse Sainte-Claire en Avesnois (Diocèse de Cambrai).

Deux églises : Église Saint-Pierre et Église Notre-Dame.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Pochan (né en 1891) physicien et mathématicien français, égyptologue.
  • Général Raymond Chomel (1897-1989), né à Fourmies
  • Ephrem Coppeaux (1870-1931) : maire de Fourmies (1908-1931), Conseiller Général (1919-1931), Député du Nord (1924-1928)
  • Thierry Toutain (1962-) : marcheur
  • Louis Florin (décédé en 1963) : directeur des Usines Textiles Desurmont à Fourmies jusqu'à la fin des années 1950.
  • Général Christian Goutierre (1932-1986): né à Fourmies, mort pour la France à Beyrouth (Liban) le 18 septembre 1986 alors qu'il est attaché des Forces armées près l'Ambassade de France. Il est enterré dans le cimetière de Bucilly, près d'Hirson (Aisne).
  • Roland Bondonny, l'affaire d'empoisonnement aux boulettes bleues d'Égletons en Corrèze
  • Christelle Bauduin (1973-) : artiste peintre
  • Jean Delsarte : fondateur du groupe de scientifiques qui inventa les mathématiques modernes
  • Gérard Guiot : neurochirurgien qui créa la chirurgie cranio-faciale
  • Fernand Berteaux (né à Fourmies en 1873, décédé en 1928 d'une congestion cérébrale) : ministre plénipotentiaire (diplomate investi des pleins pouvoirs). Après avoir passé toute sa jeunesse dans la commune, il intègre la renommée École des Chartes. Il entre ensuite au ministère des Affaires étrangères à Paris pour y effectuer une longue carrière. Il représente la France de 1895 à 1916 en Chine où ses talents de diplomates sont remarqués dans l'insurrection des Boxers ou pendant la guerre russo-japonaise. De retour à Paris, l'homme est le principal collaborateur du ministre des Affaires étrangères Aristide Briand. À son décès, M. Berteaux était directeur du personnel du ministère.
  • Delfynn Delage (également connue sous le nom de Delphynn), née le 12 janvier 1976 à Fourmies, est une actrice de films pornographiques et une chanteuse pop rock depuis 2008 sous le nom de Lena Costa.

Économie[modifier | modifier le code]

À partir du début du XIXe siècle jusqu'à la fin des années 1940, Fourmies a été un centre important de production lainière spécialisé dans la laine peignée. On se rappellera Monsieur Louis Florin, directeur de filature habitant à Wignehies, qui conduisait, encore en 1950, plus de trois mille ouvriers et ouvrières dans ses usines textiles de Fourmies. Aujourd'hui, l'industrie textile ne comporte plus qu'une seule unité.

Un début de reconversion a été menée à la suite de la chute de l'industrie textile sans pouvoir conserver le nombre d'emplois présents sur la Commune. L'enclavement routier de la commune explique aussi les difficultés économiques actuelles de la ville[10]. La cité compte près de 34 % de chômeurs en 2012[11].

Des zones d'activité ont été créées (La Marlière, ZI Route d'Anor).

Aujourd'hui, quelques entreprises dynamiques et innovantes sont présentes. L'exemple de la société Medtronic implantée depuis 1979 à Fourmies peut être cité. Medtronic a été fondé aux États-Unis en 1949 et son siège est basé à Minneapolis. L'entreprise fabrique à Fourmies des sondes cardiaques (600 000 par an). Ces sondes électriques ont pour but de contrôler et stimuler le rythme cardiaque. Elles sont posées ensuite dans le cadre d'opération "à cœur ouvert" (salariés : 42 en 2009).

La plus importante entreprise privée en termes d'emplois sur la Ville et le canton correspond aux ex "Visseries de Fourmies" avec 188 salariés (2009). Fondée en 1932 à Fourmies, l'entreprise familiale qui fabrique depuis toujours des vis est tombée dans le giron de Sacilor en 1988, Valois en 1996, puis Textron et, en 2006, dans le fonds américain "Platinium equity" et sa filiale Acument. En 2009, l'entreprise est rachetée par le groupe italien Agrati.

Aujourd'hui, la zone d'activités de « La Marlière » regroupe des grandes surfaces liées à des enseignes nationales et quelques entreprises.

Le centre ville conserve un nombre important de commerces indépendants.

La présence de commerces (grandes enseignes et commerce indépendant), de services publics, de PME, conduit Fourmies à devenir la Ville Centre du Sud Avesnois mais aussi de Thiérache.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Musée du textile et de la vie sociale - Ecomusée de l'Avesnois - (place Maria Blondeau)
  • Le site des Etangs des Moines (rue des Etangs des Moines)
  • La Place Verte et les rues commerçantes (rue Saint Louis, rue Jean Jaurès,…), lieux de promenade.
  • Églises Saint Pierre (6, rue du Chanoine Thulliez) et Notre Dame (52 rue Jules Guesde)
  • Le marché hebdomadaire du samedi matin sur la Place de la République (un beau marché où sont présents de nombreux commerçants)
  • Cinéma Le Sunset (rue des Rouets)
  • Le Théâtre de Fourmies (rue Emile Zola) : une saison culturelle est organisée dans le cadre d'une coopération transfrontalière avec Hirson (Aisne) et Chimay (Belgique)
  • L'École Municipale de Musique (rue Emile Zola) : 430 élèves, 19 enseignants
  • La Piscine municipale (avenue Charles De Gaulle)
  • La zone commerciale La Marlière (rues Théophile Legrand, Marceau Batteux et du Général Chomel)
  • L'usine Eurocave
  • La Bibliothèque (rue Ernest Thomas)
  • Le Cyber Centre (Place Georges Coppeaux)
  • L'Office de Tourisme (rue Jean Jaurès)
  • La Gare de Fourmies

Musée[modifier | modifier le code]

Ecomusée de Fourmies-Trélon

La commune comporte deux musées : l'Écomusée de l'Avesnois à Fourmies dont fait partie de manière distincte le Musée du textile et de la vie sociale à Fourmies.

Construit en 1847 dans les bâtiments d'une ancienne filature (Prouvost-Masurel) qui a fonctionné de 1874 à 1978 dans un lieu-dit « En dessous des moulins ». Sur une surface de 2 500 m2 sont rassemblés les éléments les plus significatifs de l'industrie du textile. Le musée est réparti en deux sections l'une sur le textile (de sa fabrication, de la laine brute du mouton au produit fini, à son entretien) et l'autre sur l'aspect de la vie sociale de la région au début du XIXe siècle.

De nombreuses machines maintenues en activité nous font découvrir l'évolution de l'industrie du textile. La reconstitution d’un estaminet, d’un intérieur ouvrier, d’une salle de classe, d’une rue avec ses magasins nous montre le quotidien de ces ouvriers hommes, femmes et enfants.

Musée du textile et de la vie sociale de Fourmies par Pierre Camusat et Marie-Thérèse Martin.

Evènements[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, depuis 1928, se déroule en septembre le Grand Prix de Fourmies, une course cycliste professionnelle.
  • Un cyclo-cross s'y déroule, il a été le support d'un Championnat de France de cyclo-cross en 1986 et d'une manche du Challenge la France Cycliste de Cyclo-Cross en 2005.
  • La fête de la musique.
  • La fête foraine annuelle qui se déroule du 2e au 3e week-end de juillet.
  • Trame(s) : festival de l'édition et de la création, qui se déroule le dernier week-end de l'année scolaire, dont le rendez-vous majeur est un salon d'éditeurs qui se tient au cœur de la salle des machines du Musée du Textile et de la Vie Sociale.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Mairie de Fourmies
  2. information tirées du livre de l'abbé Paulin Gilloteaux dans son ouvrage Histoire de Fourmies
  3. N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 14 janvier 2010)
  4. « A. Berteaux démissionne », L'Observateur de l'Avesnois, no 19461,‎ 4 avril 2014, p. 5
  5. Sophie Rabot, « Mickaël Hiraux, élu, veut être un maire à plein temps », Le Courrier de Fourmies, no 3341,‎ 10 avril 2014, p. 11 (ISSN 0183-8415)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Fourmies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  10. Pierre Tremblay, Corentin Dautreppe, Fourmies, ville sans issues ?, Article du 16/02/2012. Voir aussi Article de La Voix du Nord daté du 19/07/2008 : Lille - Fourmies en voiture : 1 h 30 pour 120 km… quand ça va bien
  11. Journal télévisé de France 2 du 27 mars 2012