Féron

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Féron
La mairie
La mairie
Blason de Féron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Trélon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
Jean-François Baudry
2014-2020
Code postal 59610
Code commune 59229
Démographie
Population
municipale
564 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 48″ N 4° 01′ 32″ E / 50.0466666667, 4.02555555556 ()50° 02′ 48″ Nord 4° 01′ 32″ Est / 50.0466666667, 4.02555555556 ()  
Altitude Min. 158 m – Max. 223 m
Superficie 13,39 km2
Localisation

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Féron

Féron est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Féron se situe dans le sud est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite "petite Suisse du Nord".

En fait, Féron fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.

La commune se trouve à 110 km de Lille (préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 50 km de Valenciennes, de Mons (B) ou Charleroi (B), à 16 km d'Avesnes-sur-Helpe (sous-préfecture) et jouxte Fourmies.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Féron
Rainsars Sains-du-Nord
Étrœungt Féron Glageon
Rocquigny Wignehies Fourmies

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • 1095 : la première mention du village de Féron figure dans l'acte de donation de Thierry d'Avesnes à l'abbaye de Liessies en 1095. Celle-ci développe l'industrie des forges.
  • 1581 : au lieu-dit Pont de Sains, est créée une forge par Philippe de Lallis, originaire de Glageon. Un premier château est élevé au XVIe siècle dont ne perdure que la porte d'accès constituée de deux tours.
  • 1627 : l'église fortifiée, succursale de Glageon, devient paroisse vers 1627. Sa tour a été surélevée en 1614 et munie de meurtrières. Le chœur actuel de l'église a été reconstruit en 1784.
  • 1747 : château du Pont de Sains : Philippe-Joseph-Emmanuel du Puis fait bâtir sur les lieux un château que Talleyrand rachète après les saisies révolutionnaires. La prince ajoute une aile en 1808 ainsi qu'un étage en 1829. À la fin du XIXe siècle, d'importants remaniements sont effectués par la famille de Castellane. Le château du Pont de Sains appartient désormais à l'association trélonaise La Maison des Enfants qui y a créé un Centre d'aide par le travail pour des adultes handicapés.
  • 1790 : Féron fait partie du canton d'Etroeungt qui regroupent également les communes de Floyon, Larouillies, Rainsars et Wignehies. Plus tard, le canton sera scindé entre celui d'Avesnes sud et Trélon. Féron fera partie du canton de Trélon.
  • 1791 : l'abbaye possède encore un fourneau situé au lieu-dit la Rue Heureuse.
  • 1860 : l'activité de forge cesse en 1860 à la suite d'un édit protégeant la forêt et de l'intérêt pour la houille.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rousies (Nord).svg

Les armes de Féron se blasonnent ainsi :Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées.

Plusieurs villages de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe possèdent les mêmes armoiries : Étrœungt, Féron, Lez-Fontaine, Ferrière-la-grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes. Ainsi que Bermerain Dans l'arrondissement de Cambrai.

Pourquoi cette similitude ?.

Parce qu'ils appartenaient à la famille de Croÿ-Renty Autre coïncidence, cinq de ces villages sont arrosés par la Solre : Lez-Fontaine, Ferrière-la-grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Edgar Lobet   Exploitant agricole retraité
Mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Jean-François Baudry   Ingénieur
Réélu pour le mandat 2014-2020[1]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 564 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 792 547 584 566 589 639 655 634 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
620 655 654 601 586 540 570 547 557
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566 531 520 469 486 520 471 454 473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
487 489 468 526 558 519 522 564 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Féron en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,4 
7,4 
75 à 89 ans
6,4 
11,8 
60 à 74 ans
14,0 
26,1 
45 à 59 ans
22,8 
21,3 
30 à 44 ans
19,6 
14,0 
15 à 29 ans
17,2 
19,1 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Les Féron'Arts[modifier | modifier le code]

Les Féron'Arts: le festival à coucher dehors !

Tous les deux ans, à la mi-août, Féron se met en festival.

En 1978, naissaient "Les Féronades", festival de musique, danse, théâtre, arts plastiques et artisanat d’art. : 6 éditions et 10 ans d’existence ont fait de cet événement un lieu de rencontres culturelles et artistiques au nord de Paris, accueillant de nombreux artistes et artisans qui, par leur présence, ont contribué à donner à Féron un attrait considérable et le renom qu’on lui connaît.

En 1996, dans la continuité des Féronades, c’est sur une impulsion nouvelle que naît l’association Féron’arts, qui a initié depuis une stratégie permanente de développement culturel qui trouve son point d’expression lors de son festival biennal : les Féron’Arts.

L’esprit du festival : « partager le beau, l’émotion et l’imaginaire ».

Le détour d’une rue, l’entrebâillement d’une porte de grange, les gradins d’un chapiteau, l’intérieur d’une église, s’offrent alors comme de véritables lieux de découvertes et de rencontres artistiques insolites et imprévues.

Le village devient pour quelques jours un parc d’"Arts-tractions", avec entre autres particularités l’accès gratuit aux lieux d’exposition et une tarification très faible rendant accessible à tous le spectacle vivant.

Manifestation éclectique destinée à toucher l’ensemble de la population du territoire et accueillant des artistes venus d’horizons multiples, les Féron’Arts se veulent avant tout le lieu et l’époque d’une réconciliation entre l’art et le public, entre tous les arts et tous les publics.

Féron : l’Art et la Matière : une stratégie permanente de développement culturel

Si les Féronades étaient un important rendez-vous culturel, les Féron’Arts ont initié depuis leur création une stratégie permanente de développement culturel.

Porté par l’association, Féron passe ainsi du statut de village où s’organisait une manifestation culturelle tous les deux ans de rayonnement régional et transfrontalier à celui de « Féron, l’Art et la Matière » projet territorial dynamique au cœur de la stratégie culturelle du pays de Sambre Avesnois.

Tout au long de l’année, Féron’arts c’est :

Un travail de proximité mis en place avec les communes partenaires • des ateliers d’écriture permanents pour renforcer le travail d’appropriation de l’Art • des ateliers cirque dans les communes partenaires avant le festival • l’édition d’un recueil d’Ecrits d’écoliers, fédérant plusieurs actions d’écritures mises en place sur le territoire • un partenariat large et toujours grandissant avec les communes du canton, avec le public scolaire Un espace de découverte • un coup de projecteur sur les artistes originaires de l’Avesnois ayant acquis une notoriété en dehors du territoire • une programmation à la recherche d’artistes en devenir Un soutien à la création artistique • des commandes de créations artistiques • l’accompagnement de résidences d’artistes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église fortifiée Saint-Martin.
  • Calvaire du cimetière.
  • Château du Pont-de-Sains de la fin du XVIe siècle
  • Temple de l'Amour du XIXe siècle
  • Nombreuses chapelles; la chapelle Lejeune date de 1643
  • Monument aux morts
  • Fontaine ferrugineuse du début du XIXe siècle
  • Nombreuses chapelles sur le territoire de la commune; la chapelle Lejeune à La Coquelette date de 1643 et porte l'inscription occis par l'ennemi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Féron fait partie de la paroisse Sainte-Claire en Avesnois (diocèse de Cambrai) [6],[7]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Élection de maires », Le Courrier de Fourmies, no 3340,‎ 4 avril 2014, p. 18 (ISSN 0183-8415)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Féron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  6. Site du diocèse de Cambrai
  7. site internet de la paroisse