Wattignies-la-Victoire
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| Wattignies-la-Victoire | ||
Mairie de Wattignies-la-Victoire |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Avesnes-sur-Helpe | |
| Canton | Maubeuge-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois | |
| Maire Mandat |
Jean Lévêque 2008-2014 |
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| Code postal | 59680 | |
| Code commune | 59649 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Wattegniens, Wattegniennes | |
| Population municipale |
258 hab. (2010) | |
| Densité | 41 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 147 m — Max. 205 m | |
| Superficie | 6,31 km2 | |
| Localisation | ||
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Wattignies-la-Victoire est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Son nom fait référence à la bataille de Wattignies (16 octobre 1793) où Jourdan assisté de Carnot repoussa les Autrichiens du prince Frédéric de Saxe-Cobourg.
Cette bataille fut la première démonstration de l'efficacité du canon de Gribeauval pour la période des guerres de la Révolution française qui sera suivie des Guerres napoléoniennes. Cette victoire fut une surprise considérable à Paris où les conventionnels étaient si convaincus d'une défaite à venir des Français contre des armées de métier qu'ils décidèrent l'exécution de Marie-Antoinette, ce même 16 octobre. Le lendemain, Paris apprenait que la bataille avait été victorieuse. Le principal artisan de cette victoire fut le jeune général Florent Duquesnoy ; seul officier d'expérience sur place, le général Jourdan n'ayant pas d'expérience de commandement à l'époque. Jourdan était un ancien soldat de la guerre d'Amérique (1780) sous Rochambeau. De retour en France en 1782, il fut démobilisé et revint exercer son métier de négociant en articles de ferblanterie. Il retourna à Paris avec la Révolution et obtint le grade de général par ses relations en 1792.
De son côté, Duquesnoy était un ancien sous-officier de la gendarmerie royale, basé à Nancy. Il fut signalé à l'attention de Carnot à la bataille de Hondschoote (près de Dunkerque) en juin 1793, où, comme capitaine à cheval, il semait la terreur chez les Anglais en passant avec ses hommes derrière les lignes anglaises. En août 1793, il fut nommé général par Carnot malgré les critiques de son propre frère Ernest Duquesnoy, conventionnel à Paris, qui le considérait comme un incapable. Duquesnoy réalisa le travail d'approche du village de Wattignies en faisant défiler ses hommes en parallèle de la place retranchée des Autrichiens, mais juste hors de portée des canons ennemis.
Ensuite, il prit le camp autrichien par surprise, tôt dans la matinée du 16 octobre, lançant ses hommes à l'assaut du côté le plus inaccessible de Wattignies, en faisant pousser à bras d'homme les canons de Gribeauval. Le général autrichien Clayrfayt avait déclaré qu'il était prêt à se faire "sans culotte" si les Français lui prenaient sa position de Wattignies. À moins de 100 mètres des lignes autrichiennes, dans le brouillard d'octobre, les hommes de Duquesnoy faisaient feu puis recommençaient leur ascension. Vers 11 heures la place était prise et cette fois, les canons français, plus les canons autrichiens étaient tournés vers l'ouest, c'est-à-dire dans le dos des positions de Clayrfayt. Celui-ci n'eut d'autre ressource que d'ordonner le repli général vers le nord pour se réfugier derrière la Sambre, dégageant ainsi la ville de Maubeuge. Cette bataille était considérée par Napoléon comme la seule vraie bataille de la révolution, la bataille de Valmy étant sujette à caution.
Remarque
- Duquesnoy se signala par la suite en début 1794 en refusant de faire marcher ses hommes contre les civils qui fuyaient les républicains autour de Nantes. Il s'opposa au général Turreau, inventeur des colonnes infernales, au point d'être dénoncé comme traître à la patrie en mars 1794. Duquesnoy parvint à ses fins, se piquant de respecter les instructions de Turreau en demandant des ordres écrits, et laissant le temps aux civils vendéens de s'enfuir.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Wattignies-la-Victoire se blasonnent ainsi : De gueules à la bande de vair.[1] |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Wattignies-la-Victoire depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Monument de la bataille de Wattignies,
- Monument aux morts des deux guerres,
- Monument des Anglais,
- Église Sainte-Hiltrude,
- Musée de la bataille (dans la mairie)
Personnalités liées à la commune [modifier]
Philippe Palmiotti pour ses recherches historiques sur la bataille de Wattignies
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Wattignies-la-Victoire sur le site de l'Institut géographique national
- Wattignies-la-Victoire sur le site de l'Insee
Références [modifier]
- http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f59649
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er août 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 1er août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 1er août 2010
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 31 décembre 2011
- Évolution et structure de la population à Wattignies-la-Victoire en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010