Glageon

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Glageon
La mairie
La mairie
Blason de Glageon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Trélon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
Bernard Chauderlot
2014-2020
Code postal 59132
Code commune 59261
Démographie
Gentilé Glageonnais
Population
municipale
1 831 hab. (2011)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 25″ N 4° 04′ 32″ E / 50.0569444444, 4.07555555556 ()50° 03′ 25″ Nord 4° 04′ 32″ Est / 50.0569444444, 4.07555555556 ()  
Altitude Min. 168 m – Max. 244 m
Superficie 11,77 km2
Localisation

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Glageon

Glageon est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Glageon se situe dans le sud-est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour ses prairies, son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».

Glageon fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.

La commune se trouve à 110 km de Lille (Préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 55 km de Valenciennes, Mons (B) ou Charleroi (B) et à 14 km d'Avesnes-sur-Helpe (Sous-Préfecture). Glageon jouxte la ville de Fourmies.

La Belgique et l'Aisne se trouvent à 10 km.

La commune est le point d'arrivée de la Voie verte de l'Avesnois Glageon-Ferrière-la-Grande. Cette verte voie a une longueur de 30 km. Incluse dans la véloroute TransEuropéenne Paris-Moscou, elle se prolongera prochainement vers Hirson et l'Axe vert de la Thiérache.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Glageon
Sains-du-Nord
Féron Glageon Trélon
Fourmies

Histoire[modifier | modifier le code]

  • On a trouvé à Couplevoie en 1862, des sépultures renfermant des armes de l'époque gallo-romaine.
  • Glageon est un ancien site gallo-romain, et a eu une occupation mérovingienne.
  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • D'après A. Desmasures Glageon se disait autrefois Glagon, Glangon, glan en celtique veut dire bord de l'étang, de la rivière et gon veut dire roche, hauteur. Glageon est la première commune de la Fagne, ici la pierre remplace peu à peu la brique.
  • XIIe siècle : au milieu du XIIe siècle, un château-fort est construit par Nicolas d'Avesnes. Il était situé au lieudit des "Pâtures", juste derrière l'ancien cimetière.
  • XVIe siècle : le château est assiégé et détruit à plusieurs reprises. Il fut habité par Philippe de Stavèle (1508-1562), seigneur de Glageon, baron de Chaumont, ambassadeur de Marguerite de Parme auprès d'Elisabeth d'Angleterre, grand maître de l'artillerie du roi d'Espagne Charles Quint et chevalier de la toison d'or. Il vit se succéder des noms d'ennemis prestigieux, maigre consolation, les troupes de François Ier en 1543, Henry II en 1552 ; en 1554 c'est le tour du connétable de Montmorency, puis Turenne en 1637. Aujourd'hui, il ne reste plus de traces de cette place forte. Son église dédiée à Saint Martin est du XVIIIème.
  • Autrefois célèbre pour sa carrière de marbre rose dont la pierre peut être admirée au château de Versailles dont les restaurations effectuées sous la Monarchie de juillet ou même postérieurement, ont largement utilisé le marbre de Glageon et de tout l'Avesnois.
  • XVIIIe siècle : en 1773, s'ouvre la mine de fer à Couplevoie.
  • XIXe siècle : la commune accueille des usines de tissage et de peignage de la laine, une filature dirigée par la famille Boulanger, ainsi qu'une brasserie-malterie connue sous le nom de Bernard Lemaire, puis Bernard Champagne, puis Bernard. Située au 4 rue du Calvaire, on peut toujours apercevoir sur le toit le séchoir à houblon. La carrière commence à être exploitée et l'est toujours aujourd'hui. Les années 1850-1900 sont exceptionnelles pour le village qui bénéficie de l'arrivée du chemin de fer. Glageon était desservi par une gare. La population augmente fortement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Glageon (Nord).svg

Les armes de Glageon se blasonnent ainsi :D’hermine à la bande de gueules..

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Bernard Chauderlot DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 831 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885 894 921 1 009 1 128 1 211 1 240 1 285 1 313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 362 1 497 1 567 1 740 1 802 2 156 2 188 2 701 2 880
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 626 2 989 2 847 2 483 2 514 2 452 2 529 2 227 2 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 348 2 391 2 100 1 958 1 946 1 877 1 794 1 764 1 812
2011 - - - - - - - -
1 831 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Glageon en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
5,0 
75 à 89 ans
9,5 
10,3 
60 à 74 ans
11,1 
24,7 
45 à 59 ans
20,8 
19,7 
30 à 44 ans
19,4 
18,7 
15 à 29 ans
17,5 
21,6 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Élection de maires », Le Courrier de Fourmies, no 3340,‎ 4 avril 2014, p. 18 (ISSN 0183-8415)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Glageon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  6. « roglo.eu », Philippe van Stavele (consulté le 29 décembre 2010)