Eppe-Sauvage
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| Eppe-Sauvage | ||
Mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Avesnes-sur-Helpe | |
| Canton | Trélon | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Guide du pays de Trélon | |
| Maire Mandat |
Viviane Desmarchelier 2008-2014 |
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| Code postal | 59132 | |
| Code commune | 59198 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Eppois, Eppoises | |
| Population municipale |
268 hab. (2010) | |
| Densité | 16 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 172 m — Max. 257 m | |
| Superficie | 16,67 km2 | |
| Localisation | ||
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Eppe-Sauvage est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Eppe-Sauvage fait partie :
- administrativement de l'Avesnois (arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe), région située dans le sud-est du département du Nord,
- historiquement du Hainaut,
- géologiquement des Ardennes,
- paysagèrement de la « grande Thiérache ».
La commune fait partie du Parc naturel régional de l'Avesnois. Elle est frontalière de la Belgique.
Communes limitrophes [modifier]
Entourée des villages de Moustier-en-Fagne, Montbliart (Belgique), Sivry (Belgique), Willies, Clairfayts, sur l'Helpe Majeure.
Hydrographie [modifier]
L'Helpe Majeure et la rivière de Montbliard.
Toponymie [modifier]
Espre-le-Sauvaige en wallon. Dans les textes anciens, on retrouve Helpra (1112), Eppre-le-Sauvage (1473), Appre-le-Sauvage (1473), Espre, Epe-Sauvage. Le village tire son nom de la rivière (Elpe, Helpe) qui y coule et de sa situation au sein d'un pays boisé, montueux, excessivement pittoresque et autrefois peu habité (donc sauvage).
Histoire [modifier]
Avec le traité de Verdun (843), le partage de l'empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne octroie à Lothaire I, la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.
Avec le Traité de Prüm (855) qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
Avec le traité de Meerssen en 870, après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.
Avec le traité de Ribemont en 880, le Hainaut est rattaché à la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.
Il y avait à Eppe-Sauvage une seigneurie (arrière fief de la pairie d'Avesnes) mouvance de la pairie de Hainaut composé de deux fiefs que possédait en 1473 Thieri De Morchipont[1]. Cette seigneurie fut détruite en 1651[2].
Il existait un autre fief possédé par Henri Mahieu de Maubeuge (arrière fief de Messire Philippe de Mastain) mouvance de la pairie de Hainaut[3]. Le village faisait partie du marquisat de Trélon. Dans l'album II « Les propriétés des Croÿ, » ce village fait partie de la terre d'Avesnes, principauté du château Porcien, marquisat de Montcornet.
L'église Saint Ursmer faisait partie du décanat d'Avesnes et de la collation de l'abbaye de Liessies avec Linières, Jeumont et Marpent.
Concernant l'église du village et selon un écrit de Georges Maire : « Une convention du 14 juillet 1619 est intervenue entre Guillaume Jacqmain, procureur de l'église Saint-Laurent de Liessies et les habitants et hommes de loi d'Eppe-Sauvage pour la cession de l'autel, dans le but d'augmenter l'église paroissiale trop petite. Cette cession fut consentie moyennant 800 livres, que le Monastère donna à la Communauté d'Eppe-Sauvage, pour l'aider dans la construction du nouvel autel à la charge par cette communauté de l'entretenir à perpétuité »[4]. La cloche (toujours selon Georges Maire) a été installée en 1700. Elle s'appelait « Caroline d'Etroeungt » et eut pour parrain et marraine les époux Polchet, seigneurs de Nahau résidant à Voyaux". La cloche d'origine a été confisquée par les armées allemandes durant le conflit de 1914/1918.
Une forge existait au lieu-dit la Bouquerie depuis le XIVe qui a laissé place au XIXe à un établissement destiné à exploiter les couches considérable de laitier provenant de la forge. Concernant cette industrie, Monsieur Emile Dony écrit[5] : « Il semble établi que c'est dans la partie la plus reculée de l'entre Sambre et Meuse, dans le pays de Chimay et nous pouvons ajouter le long du cours de la Helpe majeure jusque Liessies, que la sidérurgie belge et celle du Nord de la France trouva son berceau ». Par ailleurs, André Lequeux écrit[6] : « Les forges ci-dessus auraient leur origine historique dans les lettres patentes de Charles de Croy en 1515 ou 1519. Je pense que déjà avant cette date, certaines de ces forges existaient, mais que par suite de ces lettres patentes, elles prirent une extension considérable ».
Le même auteur écrit encore : « Les industries du fer et du bois sont sœurs jumelles dans leurs débuts les plus lointains. La plus ancienne forge dans notre région remonte à la période celtique. Elle fut florissante à l'époque romaine. Elle continua pendant la période carolingienne et pendant le moyen-âge. Celle de Liessies est déjà citée en 600 ». Il en découle qu'à Eppe-Sauvage, des maîtres de forge tels que les Jacquis devenu Jacquier et les Polchet investirent dans le courant du XVIIe siècle, qu'ils firent fortune et construisirent de splendides maisons d'habitation. Ils constituèrent une sorte d'aristocratie locale. La famille des Polchet fut anoblie[7].
En avril 1943, deux bombardiers britanniques de la Royal Air Force (RAF) chutent sur le territoire d'Eppe-Sauvage. Le premier, dans la nuit du 15 avril 1943, un avion Lancaster, au retour d'un raid sur Stuttgart, est abattu par l'as de la chasse de nuit allemande, le capitaine Rudolph Altendorf. L'avion s'écrase dans la forêt de Saint-Hermann. Les sept occupants sont tués et ensuite enterrés à Maubeuge. Le 17 avril 1943, c'est un avion Halifax, au retour de Pilsen, qui subit le même sort. Il est abattu par un autre as allemand, le major Wilhelm Herget. L'avion s'écrase dans la rivière de Montbéliart. Sur sept occupants de l'avion, le mitrailleur de queue est tué, le mitrailleur de la tourelle supérieure est blessé grièvement. Parachuté, il est fait prisonnier ensuite. Les cinq autres occupants, après avoir sauté en parachute, réussissent à regagner la Grande Bretagne avec l'aide de la résistance française et belge.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Eppe-Sauvage se blasonnent ainsi : D’or à quatre pals de gueules, à la bordure engrêlée d’azur. Ce blason provient des armes de la famille de Merode, Eppe-Sauvage faisant partie du marquisat de Trelon. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Eppe-Sauvage depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- L'église Saint-Ursmar
- Le château de Willies ou château Cavrois (ancienne forge détruite lors de la mise en eau du barrage du Val Joly – Ronald Hanon)
- Grigneaux (ancienne forge)
- Le château Maillard (qui vient du patronyme du personnage ayant reconstruit sa demeure sur les fondations très anciennes dont l'origine est inconnue – Ronald Hanon).
- La chapelle Linières (rattachée à Eppe en 1140).
- La bouquerie.
- La planche du Chat (le long du cours d'eau de Montbliart – Ronald Hanon).
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Représentation de l'abbaye de Lobbes
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Gilbert Tilmant (1921-2006), maire de la commune de 1977 à 2001.
- Maurice Dehorne, peintre.
Voir aussi [modifier]
- Liste des communes du Nord
- Station touristique du ValJoly
Liens externes [modifier]
Notes, références, sources [modifier]
- « Monuments anciens » par Saint Genois.
- Nordlieu (S.G.H.P.N.)
- « Recherches historiques sur Maubeuge, son canton et les communes limitrophes » (Z. Pierart – 1851 – Maubeuge).
- Annuaires Ravet-Anceau.
- Ronald Hanon.
- Saint Genois, tome 1, page 2
- Ronald Hanon
- Saint Genois tome 1 page 3
- Bib 10015 - archives départ. à Lille
- Notre Hainaut dans le passé, tome II
- Préface : L'Avesnois au temps des Archiducs de l'album II Les propriétés des Croÿ
- Recueil du Condt E. Michaux
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 28 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Eppe-Sauvage en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 juillet 2010