Wallers-en-Fagne

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Wallers-en-Fagne
Image illustrative de l'article Wallers-en-Fagne
Blason de Wallers-en-Fagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Trélon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
Bernard Navarre
2014-2020
Code postal 59132
Code commune 59633
Démographie
Gentilé Wallersois, Wallersoises[1]
Population
municipale
302 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 51″ N 4° 10′ 35″ E / 50.0641666667, 4.17638888889 ()50° 03′ 51″ Nord 4° 10′ 35″ Est / 50.0641666667, 4.17638888889 ()  
Altitude Min. 186 m – Max. 236 m
Superficie 7,79 km2
Localisation

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Wallers-en-Fagne

Wallers-en-Fagne, anciennement Wallers-Trélon, est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Nom[modifier | modifier le code]

Appelée encore récemment Wallers-Trélon (en référence à la commune de Trélon qui lui est limitrophe et pour la distinguer de la commune de Wallers sise dans le même département), la commune a retrouvé le nom qui était le sien jusqu'à la fin du XIXe siècle et a été rebaptisée en Wallers-en-Fagne par un décret du ministère de l'Intérieur du 10 août 2007 paru au journal officiel le 14 août suivant.

Géographie[modifier | modifier le code]

Wallers-en-Fagne fait partie :

- administrativement de l'Avesnois (arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe), région située dans le sud-est du département du Nord ;

- historiquement du Hainaut ;

- géologiquement des Ardennes ;

- paysagèrement de la « grande Thiérache ».

La commune fait partie du parc naturel régional de l'Avesnois.

Située sur la terminaison périclinale de la structure calcaire qui constitue la Calestienne belge, Wallers-en-Fagne possède des affleurements de niveau givétien d'où est extrait un calcaire bleu, dit abusivement « marbre bleu ».

Ce calcaire bleu constitue un élément typique dans l'architecture locale des maisons de Thiérache du Nord (Avesnois), de la Fagne, et d'une partie des Ardennes, de Chimay à Givet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wallers-en-Fagne
Moustier-en-Fagne
Trélon Wallers-en-Fagne Baives
Ohain Momignies (Belgique) Macon (Belgique)

Environnement[modifier | modifier le code]

De par son appartenance aux marches du Massif ardennais, l'écopotentialité (c'est-à-dire la richesse écopaysagère potentielle) de l'environnement communal est élevée. L'Avesnois est considéré comme la zone la mieux conservées dans le cadre des études d'écopotentialité régionale ou de trame verte et bleue, mais le paysage est cependant localement fragmenté par des routes (avec localement des problèmes de fragmentation forestière. Le labour tend à s'intensifier au détriment du bocage. Et les écosystèmes et paysages semblent avoir été significativement perturbés par l'activité des carrières.
En particulier des effondrement de zones karstiques et de carrières (gisement givétien et en dessous de ce dernier gisement de l'eifelien (Pour les carrières comme pour les mines, d'important pompages ont permis de faire baisser le niveau de la nappe phréatique pour permettre l'exploitation profonde, qui peuvent induire ou réactiver des systèmes karstiques)[2].

Effondrements[modifier | modifier le code]

La commune est touchée par des effondrements récents de sols, avec « pertes d'eau de surface » : En 2007-2010, des sols se sont enfoncés entre le ruisseau des Gocheries et le canal de rejet d'une proche pisciculture. L'année suivante en novembre, la Commission wallonne d’étude et de protection des sites souterrains (CWEPSS) notait « un fort déséquilibre hydrologique, très probablement causé par les pompages dans la carrière (de la CCM) ». Par exemple à Momignies, la CWEPSS fin novembre a constaté un effondrement important (12,5 m de long sur 5 m de large pour presque 6 m de profondeur) dans lequel se vident les eaux superficielles, dont celles d'une pisciculture locale, qui a du cesser son activité[2]. et le mois suivant une perte dénoyait le ruisseau des Gocheries. Un trou encore plus important, apparu dans le lit du ruisseau des Gocheries et profond d'environ 8 mètres vide les eaux de surface[2].
Des ONG interpellent alors le préfet. Début 2012 des négociations sont entamées entre la direction de la carrière CCM et le Pisciculteur et un hydrogéologue agréé doit étudier les questions de responsabilité, qui intéresse notamment les assureurs, conclue par un accord amiable (rachat du terrain par le carrier). Une étude faite sous l'égide du sous-préfet et de l'ARS (Agence régionale de santé a permis d'étudier l’origine des effondrements et les risques pour les nappes superficielles et souterraines. Il y a en effet là un risque important d'apports directs de polluants (pesticides, eutrophisants, microbes) de la surface vers les nappes.
Une étude faite par Antéa avec traçage par coloration de l'eau à la fluorescéine a confirmé que l'eau perdue en surface arrivait dans le fond de la carrière proche[3]. Les trous ont été rebouchés en 2013 et les lits et berges du ruisseau des Gocheries et du canal de rejet reconstitués et consolidés de « placages en argile et des pierres ». Des regards d'inspection ont été installés pour un suivi attentif, sous contrôle de la police de l'eau.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Comme en témoingnent par exemple les silex taillés trouvés à Trélon, le territoire de Wallers-en-Fagne et celui de toute la région Nord-Pas-de-Calais ont probablement été largement occupé durant la préhistoire (hormis au plus fort des périodes glaciaires).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 302, sous Maximilien, un grande persécution des chrétiens a lieu dans cette région. Selon le doyen Letellier (historien de Chimay), il a fallu repeupler la région avec des païens pour cultiver la terre. Le christianisme sera ensuite rétabli par Flauius Valerius Aurelius Constantinus (l'empereur romain Constantin Ier), mais en 360, des pillards français et saxons saccagent les environs (Momignies)[4]. Des places fortifiées sont alors érigées dans la région dont sur le site dont le « château de la Motte », cité par Jacques de Guyse et des auteurs plus récents. N'en subsistent que quelques traces de fondation[4].
  • 406 : la Thiérache est envahie par des groupes de Vandales, d'Alains et de Suèves qui font fuir les habitants et détruisent leurs villages. La forêt repousse alors sur les champs abandonnés[4].
  • 2008 : la Commune qui s'appelait "Wallers-Trélon" prend le nom de "Wallers en fagne" (cf Journal Officiel - Décret no 2008-626 du 27 juin 2008).

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Wallers-en-Fagne

Les armes de Wallers-en-Fagne se blasonnent ainsi : D’or à quatre pals de gueules, à la bordure engrêlée d’azur.[5]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1998 mars 2001 Daniel Barbet    
Mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Bernard Navarre   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 302 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
358 296 394 417 480 516 511 509 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
514 462 436 440 419 472 436 424 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 394 371 316 336 336 329 326 307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
282 257 251 225 219 215 231 253 282
2011 - - - - - - - -
302 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Wallers-en-Fagne en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
0,0 
1,4 
75 à 89 ans
4,9 
17,4 
60 à 74 ans
15,3 
17,4 
45 à 59 ans
20,8 
23,9 
30 à 44 ans
24,3 
15,9 
15 à 29 ans
12,5 
23,2 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Hilaire
Hilaire de Poitiers dont les saintes reliques ont été protégées par les habitants de génération en génération. La première donation fut faite au village en 1518 par une fille de Alain d'Albret Louise, vicomtesse de Limoges († 1531) qui épousa en 1495 Charles Ier de Croÿ-Chimay comte de Chimay et d'Avesnes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_wallers-trelon_59633.html
  2. a, b et c La Voix du Nord (2011), des cours d'eau s'engouffrent dans la terre, la carrière pointée du doigt 2011-12-22
  3. Voix-du-Nord (2013) Effondrements et pertes d’eau à Wallers-en-Fagne : la carrière pourrait acheter le terrain publié le 16/02/2013 et mis à jour le 15/02/2013
  4. a, b, c, d et e Mairie de Wallers-en-Fagne, Notes d’histoire locale, consulté2013-05-28
  5. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f59633
  6. « Élection de maires », Le Courrier de Fourmies, no 3340,‎ 4 avril 2014, p. 18 (ISSN 0183-8415)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Wallers-en-Fagne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)