Sémeries

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sémeries
Eglise de Sémeries
Eglise de Sémeries
Blason de Sémeries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Avesnes-sur-Helpe-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois
Maire
Mandat
Jean-Luc Defroidmont
2014-2020
Code postal 59440
Code commune 59562
Démographie
Gentilé Sémerisiens, Sémerisiennes
Population
municipale
547 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 13″ N 4° 00′ 03″ E / 50.1202777778, 4.00083333333 ()50° 07′ 13″ Nord 4° 00′ 03″ Est / 50.1202777778, 4.00083333333 ()  
Altitude Min. 148 m – Max. 222 m
Superficie 13,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 14.svg
Sémeries

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Sémeries

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sémeries

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sémeries

Sémeries est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sémeries se situe dans le sud-est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour ses prairies, son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite "petite Suisse du Nord".

En fait, Sémeries fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.

La commune se trouve à 100 km de Lille (Préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 45 km de Valenciennes, Mons (B) ou Charleroi (B) et à 7 km d'Avesnes-sur-Helpe (Sous-Préfecture).

Elle comporte un important hameau "Zorées" situé à trois kilomètres du centre village, sans oublier un ancien hameau "Brode" devenu un quartier du village avec l'avancée de l'urbanisation.

Le village est traversé par une rivière, l'Helpe Majeure. Cette dernière se jette dans la Sambre. Malgré la construction en amont du barrage du Val Joly par EDF en 1967, il arrive encore de voir l'Helpe Majeure sortir temporairement de son lit, même si les inondations par rapport au passé sont devenues beaucoup plus rares et moins importantes. Dernières inondations importantes : juillet 1980 et décembre 1993.

Le village est bordé par les communes d'Avesnelles, Étrœungt, Felleries, Flaumont-Waudrechies, Rainsars, Ramousies et Sains-du-Nord.

La Belgique et le Département de l'Aisne se trouvent à 15 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sémeries
Flaumont-Waudrechies Felleries Ramousies
Avesnelles Sémeries Sains-du-Nord
Etroeungt Rainsars

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un des nombreux toponymes en -ies du nord de la France dont la finale est issue du suffixe -i-acum à l'accusatif pluriel -iacas, marqueur de la propriété, et qui est précédé du nom de personne de type germanique Sigismarus[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Sains-du-Nord (Nord).svg

Les armes de Sémeries se blasonnent ainsi : D’argent à une hure de sanglier défendue du champ et lampassée de gueules.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1000 :

  • Avant l'occupation romaine, les Nerviens, des tribus celtes belges, étaient implantées approximativement dans le Hainaut Cambraisis actuel dont fait partie Sémeries.
  • En - 57, César a vaincu les Nerviens. La civilisation gallo-romaine s'installe pour des siècles. La région est alors englobée dans un vaste ensemble appelé Gaule Belgique lui-même divisé en cités. Le territoire actuel de Sémeries fait alors partie de la Cité des Nerviens dont la capitale était Bagacum (Bavay)
  • Au début du Ve siècle, une formidable succession d'envahisseurs balaie la romanité. Les Francs avec Clovis s'élancent de Tournai pour réaliser la conquête presque totale de la Gaule tandis que l'Empire romain d'Occident s'effondre.
  • Les dynasties franque, mérovingienne puis carolingienne se succèdent ensuite.
  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.


Après 1000 :

  • Noms Anciens : Semeries, 1095, acte de l'évêque de Cambrai, Gaucher. Semeries, 1107. — Semeriis, 1151, cart. de l'abbaye de Liessies. Emmeries, 1186, J. de Guise, XII, 339. — Semeries , 1203, cart. de l'abb. d'Alne. — Semeries , 1349, Fouillé de Cambrai. — Semery — Simry. — Semeries, documents divers (cf "Bulletin de la commission historique du département du Nord" - tome IX - 1866), Simeri, 1112, charte de l'évêque Odon ; Sermios, 1180, bulle du Pape Alexandre III ; Simereioe, XIe siècle[2]
  • L'alleu (terre libre ne relevant d'aucun seigneur) fut donné en 1095 par Thierry d'Avesnes à l'Abbaye de Liessies qui le conserva jusqu'à la Révolution.
  • Autour de l'an 1200, aurait eu lieu un défrichement de la forêt qui couvrait les hauteurs dominant le village ce qui a permis l'installation du hameau de Zorées, le nom provenant donc des orées (du bois).
Vu de Sémeries vers 1600
  • Un château fort était présent à Sémeries. Visible sur la vue aquarellée des Albums de Croÿ à la fin du XVIe siècle, il comprenait un bâtiment principal à trois niveaux couvert d'une toiture en pavillon, accosté sur sa face nord d'une tourelle et à l'ouest d'un corps de logis. Une grosse tour plus basse ainsi qu'un portail marquaient l'accès à la cour. Le château a été totalement détruit en 1757. Le livre "statistique archéologique du département du nord - 1867" apporte la précision suivante : "Le fort que les habitants avaient fait construire pour la défense du village, pendant les guerres du XVIe siècle, fut entièrement démoli en 1757."
  • L'église Saint-Rémy est également visible face au fort sur la vue dessinée par Adrien de Montigny. Elle a été reconstruite en 1617 et un clocher ajouté au XIXe siècle. Cependant a été conservé l'ancien portail en style gothique flamboyant des années 1550. Un édicule construit à proximité en 1543 renferme un Christ de Pitié.
  • 1659 : Sémeries est rattaché au Royaume de France. Après avoir appartenu aux Pays-Bas espagnol, sous le règle de Louis XIV, par le Traité des Pyrénées signé le 7 novembre 1659, Sémeries est rattaché au royaume de France (en même temps que la ville d'Avesnes-sur-Helpe et les communes environnantes).
  • À quoi ressemblait Sémeries au XVIIIe siècle ? Grâce à l'atlas de Trudaine, directeur des Ponts et Chaussée, une grande partie du royaume est cartographiée au moyen de 3 000 planches manuscrites aquarellées réalisées entre 1745 et 1780. Les plans suivants sont consultables sur le site internet du Ministère de la Culture (base Archim). On y trouve un plan de Sémeries : lien internet et de Zorées que l'on retrouve sous l'appellation Zourées lien internet.
  • À la fin du XVIIIe siècle, Sémeries compte cinq carrières de moellons, selon les statistiques du préfet Dieudonné publiées en 1810. En 1801, plusieurs manufactures d'étoffe de laine sont également signalées sur la commune. En 1847, la filature Meurisse Frères au lieu-dit le Moulin comporte 2 000 broches (ancien moulin près de la Place de l'Église). Sémeries est considéré dans la seconde moitié du XIXe sièclecomme un petit centre industriel[3].
  • Les moulins à eau : deux moulins à eau ont fonctionné à Sémeries. Le premier, situé sur l'Helpe majeure (centre village), appartenait à l'Abbaye de Liessies depuis que l'alleu lui fut offert en 1095. À partir de 1880, le grain n'y aurait plus été transformé. La bâtisse actuelle date, quant à elle, du XVIIIe siècle. Le deuxième moulin était situé sur le ruisseau de Bacquit (affluent de l'Helpe Majeure) et rue de Bacquit. Un acte de vente prouve son existence en 1701. Le moulin était actionné par deux roues. Dans les registres publics, on trouve un fonctionnement du moulin en 1766, 1823, 1848, 1867. Pendant la première guerre mondiale, les villageois y ont encore porté leur blé pour obtenir de la farine. L'activité du moulin semble s'être interrompue après 1918[4].
  • 1838 : annuaire statistique du département du Nord : extrait : "La population de Sémeries est de 711 habitants, dont 80 indigens et 6 mendians. Son territoire comprend 1344 hectares, savoir : 746 en terres à labour, 484 en prés, 7 en vergers, 8 en bois, 27 en terrains incultes, 4 en fonds d'habitations, 56 en routes et chemins, et 12 en rivières. On y cultive le blé, l'épcautre, le seigle, le méteil, l'orge d'hiver, l'avoine et les pommes de terre. Ses produits principaux sont le blé, l'épeaulre et l'avoine. L'industrie des habitants consiste dans la fabrication et la vente du beurre et des fromages. Il existe à Semeries une brasserie et deux moulins à farine, situés sur l'Helpe majeure."
  • 1842 : construction du bâtiment qui abritera dans ses aîles l'École (Publique) et en son milieu l'actuelle Mairie. Auparavant la Mairie se trouvait dans un bâtiment situé dans l'actuelle Rue de la Forge.
  • 1848 : construction d'une École (Publique) dans le hameau de Zorées. L'École a fermé dans les années 1970.
  • 1881 : dictionnaire topographique de l'arrondissement d'Avesnes par M.P. Chevalier - 1881 - les Éditions du Bastion : extrait : "La culture est la même que dans les autres communes du canton, c'est-à-dire celle des céréales, de la pomme de terre et des plantes fourragères. Son industrie est représentée par 2 filatures de laine, la première construite en 1846 et la seconde en 1871. On y compte 2 acrrières de pierres, 3 fours à chaux, une brasserie, un moulin à eau, 2 forges de maréchal, une fabrique de poteries, tuiles et drains. Territoire 1345 ha dont 786 de terres labourables, 503 ha de patures et prés, 8 ha de bois, 2 ha de landes et 46 ha en divers (jardins, maisons, ...). Nombre d'habitants : 850.

Depuis 1900 :

L'ancienne gare
  • juillet 1901 : inauguration et mise en service de la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Sars-Poteries. La ligne est ouverte au public le 20 juillet 1901. Elle relie Avesnes sur Helpe à Solre-le-Château, via le Flaumont-Waudrechies, Sémeries, Felleries, Beugnies et Sars-Poteries. Une gare "voyageurs" et une halle "marchandises" sont présentes à Sémeries. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (16 août 1941), le transport des voyageurs est assuré. Ensuite, seul le transport de marchandises composé essentiellement par la livraison de fournitures agricoles (paille, engrais, ...) subsiste jusqu'en 1953. Les bâtiments existent encore aujourd'hui[5].
  • En 1906, Sémeries compte 190 maisons, 200 foyers et 642 habitants[6].
Monument aux morts à Sémeries, par Émile Pouillon
Monument aux morts, plaque à Zorée
  • 1914-1918 (Première Guerre mondiale) : après avoir envahi la Belgique, les Allemands entrent en France. Les Français cèdent devant leur poussée. Le 25 août 1914, des soldats Français, battant en retraite, arrivent en provenance de Felleries passent par le lieu-dit "la Ronflette", se dirige vers Le Flaumont puis Avesnes Sur Helpe. Les Allemands suivent. Ils arrivent à Sémeries le 26 août 1914. Entre Zorées et Cantraine, un accrochage a lieu le même jour entre un escadron d'avant garde appartenant à un régiment de Cuirassiers allemand (5e division de cavalerie allemande - IIe armée) provenant de Sains du Nord et un escadron d'arrière garde du 10ème régiment de Hussards chargé de couvrir la retraite des 35 et 36e division d'infanterie composant la Ve armée française qui se replient d'Avesnes à Le Nouvion. Après l'accrochage, on dénombre 45 morts chez les Français et 16 parmi les Allemands. Les hussards français se retirent à Etroeungt puis quittent la région en direction de l'Aisne. Sémeries se trouvera ensuite en zone occupée. Le village sera libéré quelques jours seulement avant l'armistice (11 novembre 1918).
  • 1922 : un monument aux morts érigé après la Première Guerre mondiale en mémoire des victimes de la guerre se trouve dans le centre du village. Inauguré le 20 août 1922, taillé dans de la pierre bleue de Soignies, il est l'œuvre d'Émile Pouillon sculpteur de Cousolre. Un deuxième monument, simple plaque, se trouve à Zorées.
  • 1940-1945 (Seconde Guerre mondiale) : venue de Belgique, la 7e Panzer (Division blindée), commandée par le Général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le 16 mai 1940 en passant par Clairfayt. Elle continue sa progression très rapidement en empruntant la route qui mène de Solre Le Château au « Les 3 pavés », puis poursuit en passant à Avesnes-sur-Helpe (en empruntant l'avenue du Pont Rouge) et continue vers Landrecies. Sémeries, comme beaucoup de communes des alentours, sera ensuite occupée par les Allemands et libérée le 2 septembre 1944 (comme Avesnes-sur-Helpe et Fourmies) par des troupes américaines.
  • Vers 1948-1950, à Sémeries, l'école publique primaire devient mixte ; finie l'école des filles d'un côté et l'école des garçons de l'autre.
  • 1957 : à partir de cette date les travaux de raccordement des habitations au réseau d'eau potable ont commencé à Sémeries. À l'époque, les travaux s'effectuaient à la pelle, à la pioche et au marteau piqueur. Les écarts ont dû attendre encore quelques années pour être raccordés (ex. Le Lucq en 1975 - dernières maisons de la rue de la Palette).
  • 1958-1959 : construction d'une nouvelle école primaire contiguë à la gare de voyageurs SNCF désaffectée. Auparavant, l'école primaire se trouvait dans les ailes de la Mairie. Dans l'aile gauche, une classe rassemblait les élèves des premiers niveaux et dans l'aile droite, une classe rassemblait les "grands" (CE2, CM1, CM2). À partir des années 1960, les "petits" se trouvaient dans la nouvelle école. Les "grands" restant dans l'aile droite de la Mairie. Depuis le début des années 1980, il ne reste plus qu'une classe unique qui se trouve dans la "nouvelle" école.
  • 1968 : création du camping "Au bol d'air" - route du Flaumont - par Maurice et Andrée Pecqueriaux.
  • 1973 : création de la discothèque "Le Jodid" par Joël et Didier. Aujourd'hui, la discothèque s'appelle l'Oxxo.
  • Jusque dans les années 1980, un bureau de poste était présent au centre du village (Rue de Ramousies, non loin de l'église). À l'époque le code postal de la Commune était 59291. Aujourd'hui, l'ancien bureau est un logement et Sémeries dépend du bureau de poste d'Avesnes-sur-Helpe (code postal : 59440).
  • Jusque l'année scolaire 1992/1993, une école primaire publique était présente dans le hameau de Zorées (Rue des Grandes Zorées).
  • En juin 2003, la boulangerie présente dans le centre du village (à côté du café - impasse de la Forge) ferme ses portes.
  • En 2003, une troisième cloche, appelée Marie II, est installée dans le clocher de l'église. Elle remplace la cloche dérobée par l'occupant allemand lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • 26 mai 2009 : vers 2h00 du matin, de très violents vents ont causé d'importants dégâts sur l'ensemble du territoire de la commune. De nombreux arbres ont été déracinés dont certains ont causé des dégâts sur des bâtiments : arbre tombé sur le toit de la discothèque, arbres tombés sur 3 toitures d'habitations (Rue Nationale - Zorées), sapins tombés dans le terrain de camping, sapins tombés sur le toit d'une chapelle Rue de Sains, toitures de bâtiments (maisons, bâtiments agricoles) emportées ou très endommagées (Brode - Route du Flaumont - Zorées). Des habitants ont été coupés d'électricité pendant 3 jours au vu de l'endommagement du réseau EDF. Inscrits dans une zone d'orages et de tempête qui a concerné principalement l'est de la Picardie, du Nord-Pas de Calais mais aussi le Hainaut Belge, à Sémeries, les violents coups de vent, comme une tornade, se sont déplacés sur un axe (sud vers nord), et ont causé des dégâts significatifs sur une largeur moyenne de 4 km. Plus l'on se rapprochait du milieu de cet axe, plus les dégâts étaient importants. Sémeries était situé au coeur de l'axe. En résumé, les dégâts les plus importants pour les bâtiments se trouvent sur une ligne Rue du Fourmanoir (Zorées), Rue du Hameau (Brode) et Rue du Flaumont (centre village). Autres communes touchées : Avesnelles, Étrœungt, La Capelle, Sains-du-Nord, Semousies.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

L'activité principale est agricole, plus précisément spécialisée dans la production laitière.

Une douzaine d'exploitations agricoles sont présentes sur Sémeries. La plupart sont spécialisées dans la production laitière et fournissent des laiteries de l'Avesnois et de la Thiérache (fabrication notamment du Maroilles, Boulette d'Avesnes, ...). Dans les années 1980, le nombre de fermes était deux fois plus important. Mais les quotas laitiers, le prix du lait pas assez revalorisé auprès des producteurs, les obligations en matière de mises aux normes des exploitations, ont conduit à l'arrêt progressif des petites exploitations qui ne pouvaient plus dégager de revenus suffisants.

Sémeries, à l'instar des communes voisines, se trouve dans le sud Avesnois où une grande partie des terres cultivables sont en état de prairie. En effet, le sol argileux ralentit la filtration de l'eau dans le sous sol et permet un pousse facilitée de l'herbe. L'herbage y est donc depuis longtemps très développé, d'où l'appellation "des herbagers" pour qualifier les exploitants agricoles locaux, appellation usitée par le passé.

Jusque dans les années 1950, les exploitations agricoles transformaient elles-mêmes leur production et vendaient leur beurre sur le marché d'Avesnes Sur Helpe, l'un des plus grands marchés de France spécialisé en la matière.

Depuis, la collecte du lait est effectuée par les laiteries qui se chargent des tâches de transformation et de commercialisation des productions issues du lait (lait cru, lait en poudre, beurre, fromage).

En dehors de l'activité agricole liée à la production laitière, on trouve à Sémeries des activités liées à des activités indépendantes, sans oublier un terrain de camping, un café, un garage agricole, un pépiniériste, deux maraîchers, une discothèque, ...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mai 1953 Maurice Fauconnier    
mai 1953 mars 1965 Maurice Noël    
mars 1965 juin 1995 Hubert Gravez    
juin 1995 mars 2008 Raymond Lebecq    
mars 2008 en cours Jean-Luc Defroimont    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 547 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 396 557 575 690 711 701 732 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
754 782 751 850 875 799 794 776 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
659 642 635 624 613 591 578 585 605
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
572 542 542 529 579 540 519 547 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Sémeries en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,0 
3,4 
75 à 89 ans
5,5 
9,8 
60 à 74 ans
11,9 
27,4 
45 à 59 ans
27,3 
21,8 
30 à 44 ans
17,8 
13,9 
15 à 29 ans
22,5 
23,3 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Cultes[modifier | modifier le code]

Église présente au centre village. Sémeries fait partie de la Paroisse Bon Pasteur (Diocèse de Cambrai).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[11]
  • L'église Saint Rémi date de 1617 (classement monuments historiques - arrêté du 10/04/1948), l'architecture extérieure date du XIXe. Elle possède des fonts baptismaux en grès de 1585.
  • Adossé à l'église se trouve "le dieu de Pitié". C'est une petite chapelle hexagonale de 1543 qui abrite un Christ assis et les mains liées. Cette chapelle est un mausolée érigé à la mémoire de Hubert Lucarne et de sa femme (classement monuments historiques - arrêté du 23/11/1943).
  • Le troisième monument classé correspond à la Chapelle Notre-Dame de Walcourt XVIIIe (classement monuments historiques - arrêté du 10/04/1948).
  • Un monument aux morts érigé après la Première Guerre mondiale se trouve dans le centre du village. Inauguré le 20 août 1922, taillé dans de la pierre bleue de Soignies, il est l'œuvre d'Émile Pouillon sculpteur de Cousolre. Le monument mesure 3,5 mètres.
  • Il existe également plusieurs oratoires disséminés sur le territoire de la commune.
Lieux-dits

Baquy, brode, le Dachet, les Merliers, la Quertelle, la Ronflette, le Champ fleuri, ...

Sentiers de promenade et de randonnées

Sémeries c'est également des sentiers à parcourir à pied ou en vélo tout terrain pour admirer le bocage et la vallée de l'Helpe Majeure.

A l'initiative du Conseil Général, 5 circuits passant par Sémeries ont été réalisés:

  1. Sentier des moulins à eau : circuit de 15,0 km. Parcours facile, si ce n’est sa longueur, à la découverte de l’Avesnois. Découvrez moulins, forêts de feuillus, rivières et habitats de pierre et de brique au travers de sentiers ou de petites routes de campagne.
  1. Circuit des haies et des ruisseaux : circuit(s) : 13,0 km - 9,0 km. Circuit à parcourir toute l'année. Le parcours de 13 km s'adresse à des randonneurs avertis. En période de pluie, le port de chaussures étanches s'avère nécessaire, surtout dans les herbes hautes des chemins bocagers.
  1. Circuit du Camp de césar : circuit(s) : 11,0 km - 3,7 km. Parcours accessible toute l'année dans le Pays d'Avesnes. Le circuit de 3,7 km s'adresse aux familles. Soyez prudent le long de la RD 133. En période de pluie, le port de chaussures étanches s'avère nécessaire.
  1. Circuit d'Avesnelles : circuit de 13,5 km. Circuit long au cœur du bocage, pour randonneurs avertis. Les chemins succèdent aux petites routes. La prudence est cependant requise à la traversée de la RD 951. En période de pluie, le port de chaussures étanches s'avère nécessaire.
  1. Les méandres de l'Helpe majeure : circuit de 38,0 km. En dehors de sa longueur (38 km) et de quelques passages boueux aux ornières profondes, ce parcours ne présente pas de difficultés techniques. Il vous permettra de découvrir le bocage avesnois et vous ramènera par l’ancienne voie ferrée départementale aménagée en axe de randonnée toute discipline. Vous ferez bien attention à respecter les autres usagers. Vous rencontrerez tout le long du parcours des cours d’eau, les abords y étant difficiles, munissez-vous d’une « vache à eau » pour abreuver les chevaux.

Festivités[modifier | modifier le code]

Annuellement, deux ducasses (fêtes foraines) sont organisées à Sémeries :

  • La ducasse du village : première dans l'année, elle a lieu au centre du village le 4e week-end de juin
  • La ducasse de Zorées : deuxième dans l'année, elle se tient dans le hameau de Zorées le week-end suivant le 15 août

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. "Statistique archéologique du département du Nord" - seconde partie - 1867
  3. Rédaction partiellement tirée d'un article lié à l'inventaire général du patrimoine culturel intitulé "Présentation de la Commune de Sémeries" figurant sur le site du Ministère de la culture - Base Mérimée (www.culture.gouv.fr : « Notice no IA62001211 »
  4. Moulin en Avesnois de Claude Lompret et Jérôme chrétien - Édition Makit
  5. Cf informations fournies par M. Jacques Guillot, membre de l'association ferroviaire Sambre-Avesnois (Maubeuge)
  6. Consultez le recensement exhaustif de la population (adresse, nom, prénom, année de naissance, profession) réalisé en mars 1906 sur le site internet des Archives Départementales du Nord : lien internet.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Sémeries en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  11. base Mérimée du Ministère de la Culture