Catillon-sur-Sambre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Catillon et Sambre (homonymie).
Catillon-sur-Sambre
Le village
Le village
Blason de Catillon-sur-Sambre
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Le Cateau-Cambrésis
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Philippe Ducroux
2008-2014
Code postal 59360
Code commune 59137
Démographie
Gentilé Catillonnais
Population
municipale
837 hab. (2010)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 24″ N 3° 38′ 32″ E / 50.07344444, 3.64223888950° 04′ 24″ Nord
       3° 38′ 32″ Est
/ 50.07344444, 3.642238889
  
Altitude 153 m (min. : 133 m) (max. : 167 m)
Superficie 13,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 14.svg
Catillon-sur-Sambre

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Catillon-sur-Sambre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Catillon-sur-Sambre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Catillon-sur-Sambre

Catillon-sur-Sambre est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Catillonnais et Catillonnaises (le nom jeté des habitants de Catillon est les Gueux Glorieux).

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Catillon-sur-Sambre est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

La commune est traversée à la fois par la Sambre et par le Canal de la Sambre à l'Oise.

Communes limitrophes de Catillon-sur-Sambre
Le Cateau Ors Landrecies
Bazuel Catillon-sur-Sambre La Groise
Mazinghien Rejet-de-Beaulieu Fesmy-le-Sart

Voie de communication et transports [modifier]

Chemin de fer du Cambrésis [modifier]

La gare du Cambrésis à Catillon

Catillon-sur-Sambre était desservie par le Chemin de fer du Cambrésis. Le terminus ouest de la ligne du Cateau-Cambrésis y était situé. La ligne fut fermée en 1955.

En 1881, une ligne de chemin de fer à voie métrique, d'une longueur de 40 km, exploitée par la Société des Chemins de fer du Cambrésis, reliait Cambrai à Catillon via Caudry et Le Cateau-Cambrésis. Caudry était la gare principale du réseau. Le tronçon Le Cateau-Catillon fut créé en 1886 et le train arrivait à la gare de Catillon. Entre 1935 et 1955, cette ligne transporte principalement le charbon venant de Belgique par bateaux et qui étant déchargé sur le port de Catillon, et servait à alimenter les besoins en énergie des débuts de l'industrialisation du Catésis. La ligne fut démantelée fin 1955. Le tracé de cette ligne a pratiquement disparu du paysage. Le bâtiment voyageurs de la gare existe toujours, rue de la Gare, à proximité du canal.

Une locomotive utilisée à cette époque est toujours visible au musée des chemins de fer d'Irchester en Angleterre.

Réseau militaire allemand [modifier]

En 1943, afin d'approvisionner leur future base de missiles V2 située dans le Bois-l'Évêque, commune d'Ors, les Allemands construisirent un embranchement de ligne Decauville qui partait du port de Catillon vers leur base. Les wagonnets, chargés de matériel militaire, étaient tirés par un puissant loco-tracteur diesel. Les différents sabotages sur les loco-tracteurs et sur d'autres matériels ont permis que les V2 ne soient jamais assemblés dans le Bois l'Evêque.

Transport routier et fluvial [modifier]

La ville est traversée par l'ex-Route nationale 43 et par le Canal de la Sambre à l'Oise.

Le canal est long de 71 km et comporte 38 écluses dont 3 versant Sambre et 35 versant Oise.

De La Fère jusqu'au bief des Etoquies à Landrecies c'est le canal qui est creusé de 1823 à 1833.

De Landrecies à Hautmont, c'est la Sambre qui est canalisée de 1825 à 1835.

La Sambre prend sa source à 210 m d'altitude, au bois de Cartignies, entre Fontenelle et Le Nouvion, au lieu-dit "La Fontaine des Pauvres"

Le canal côtoie latéralement la Sambre jusqu'à Landrecies. Son altitude au pont de Catillon est de 135 m

Le point culminant du canal, à 138,80 m, se situe à Catillon, au lieu-dit "Le Bois de l'Abbaye" c'est la ligne de partage des eaux:

Le canal n'est plus désormais utilisé que pour le transit de plaisance.

Histoire [modifier]

C'est (selon les dires) sur le territoire de Catillon que Jules César défit les Nerviens en l'an 57 avant J.C.

À la fin du XIIe siècle la forêt fut traversée entre Guise et Landrecies et pour rejoindre ce chemin, l'évêque de Cambrai Oger ou Roger de Wavrin (1179 à 1191) fit prolonger la route de Cambrai au Cateau « Castellum Sanctae Mariae » en la continuant jusqu'à La Groise.

Cette route traversait la Sambre et, sur la rive ouest de la rivière, l'évêque de Cambrai fit établir, entre 1180 et 1186, un lotissement qu'il appela, en 1186, Castellio, qui fut démembré de la paroisse d'Ors.

Le village doit son nom au petit château-fort édifié en 1235 au bord de la Sambre, au lieu-dit « Gourgouge », appelé en 1314, Chastillon ou petit château.

La particularité du village est son plan en damier semblable à celui des bastides du sud-ouest de la France. Sept rues orientées de l'est à l'ouest sont rigoureusement parallèles à la grand’rue (l'ex-Route nationale), espacées d'environ 80 mètres l'une de l'autre et coupées à angle droit par trois autres rues[1].

François Ier campa à Catillon en 1543 en se rendant à Landrecies.

L'Empereur d'Autriche François Ier logea à Catillon en 1793.

Durant la Révolution française Catillon devient « Égalité-sur-Sambre ».

Le 13 juin 1841, La Groise est séparée de Catillon et devient une commune à part entière. François Denise est nommé maire de la nouvelle commune. Puis en 1896, Rejet-de-Beaulieu est séparée de Catillon et devient une commune à part entière. En 1933, Catillon devient Catillon-sur-Sambre.

Héraldique [modifier]

Balson de la ville de Catillon-sur-Sambre (59) Nord-France.svg

Les armes de Catillon-sur-Sambre se blasonnent ainsi :" De gueules au château fort d'argent chargé sur sa porte d'un K de sable. "

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1er mars 1970 30 mars 1971 Paul Silvain   Négociant en matériaux,
premier adjoint faisant fonction de maire
31 mars 1971 11 mars 1989 Paul Silvain   Négociant en matériaux
12 mars 1989 19 mars 1995 Yves Marie Szymusiak   Chargé de missions
20 mars 1995 16 mars 2008 Philippe Ducroux   Négociant en matériaux
17 mars 2008 en cours Philippe Ducroux   Retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Catillon-sur-Sambre depuis 1793. En 1841, la commune de La Groise est créée à partir de Catillon-sur-Sambre, en 1896, c'est la commune de Rejet-de-Beaulieu qui est créée. D’après le recensement Insee de 2007, Catillon-sur-Sambre compte 865 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 10 593e rang au niveau national, alors qu'elle était au 9 978e en 1999.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 847 2 821 2 962 3 010 3 151 3 201 2 327 2 508 2 640
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 603 2 662 2 696 2 676 2 604 2 451 2 426 2 367 1 605
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 401 1 365 1 254 1 276 1 202 1 154 1 101 1 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2009
1 154 1 105 1 096 1 012 926 846 857 865 846
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[2], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[3],[4],[5]

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (18,2 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Catillon-sur-Sambre en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,2 
6,6 
75 à 89 ans
9,8 
12,2 
60 à 74 ans
16,9 
22,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,3 
30 à 44 ans
19,8 
15,3 
15 à 29 ans
16,4 
21,4 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments [modifier]

Mairie de Catillon-sur-Sambre

La mairie [modifier]

La grande maison neuve est construite par Jacques Crétinet, laboureur aisé entre 1724 et 1725 après l'incendie de mai 1725 qui ravage la place du village, puis est revendue à la communauté villageoise.La mairie possède un sol carrelé de carreaux rouges au grenier et une charpente d'origine en chêne. En 1731 un clocheton est installé sur la toiture de style qualifié de toiture Renaissance espagnole. Le clocheton possède une petite cloche qui porte l'inscription « Je suis à Castillon sur Sambre. 1725 ». Durant la Première Guerre mondiale, la cloche échappe à l'attention des Allemands et à la destruction. Dans les années 1970, il existait une vieille balance à bascule pour peser les matériaux qui en sortaient.

L'Église [modifier]

Dite « Église de la Nativité de la Sainte Vierge », elle fut reconstruite entre 1841 et 1843 en remplacement de l'ancienne église du XVIIIe siècle, trop exigüe. Les bases du clocher datent de 1671. Sur l'une des faces du clocher, une pierre porte l'inscription "1671 IHS.MARIA". et la partie supérieure date de 1725 - 1730. L'église a été consacrée par Mgr Giraud, archevêque de Cambrai, le 6 juillet 1843. En 1918, l'église est entièrement détruite par les Allemands et est reconstruite en 1925.

La Chapelle [modifier]

Située sur la RD 643 (ex RN 43), à la sortie du village, direction Le Cateau, la chapelle contient un calvaire du Christ en croix, en bois taillé du XVIIIe siècle. Propriété de la commune, le calvaire est classé MH(Monument Historique ) au titre d'objet.

La Chapelle Saint-Roch et Notre-Dame-de-Lies [modifier]

En pierre bleue, située rue Faidherbe, présente une inscription altérée « Cette chapelle fut bâtie par Nicolas …illisible.. et sa femme à l'honneur de St Roch et Nd de Lies 1807 » Jusqu'à la Première Guerre mondiale, elle accueille les gens ou la « diseuse de neuvaines »

Catillon possède également six oratoires de ce type, tous en pierre bleue, de forme carrée, ronde ou octogonale. La plus ancienne date de 1732, les autres du XIXe siècle, deux oratoires en briques, deux chapelles en briques et deux calvaires. Le patrimoine religieux de Catillon est le plus important du Cambrésis.

L'école de garçons [modifier]

South Shields School

South Shields School située au 17, route Nationale, reconstruite dès 1923 avec les dons de la ville de South Shields, sur les ruines de l'ancienne école détruite durant la guerre de 14/18. Le maire de South Shields Edward Smith posa la première pierre en 1923. En 1925, la pose sur le fronton d'un médaillon sculpté aux armes de South Shields « Courage, Humanité, Commerce » et la devise « Always ready 1850 » termine la construction de l'école au caractère anglais très marqué. Maintenant, l'école abrite l'harmonie municipale de Catillon.

Le complexe sportif [modifier]

Le terrain fut offert à la Commune par M. Henri Lefebvre, par leg à son décès. En 1982 on procéda à la construction du Plateau Sportif et en 1990 le stade porta le nom de Complexe sportif Henri Lefebvre. Le complexe et le stade furent inaugurés le 2 mars 1997, en présence des Autorités locales et Régionales et avec la participation du Variété Club. Avant le coup d'envoi du match de gala, Mme Adams et Michel Platini ont dévoilé la plaque portant le nom de Jean-Pierre Adams (ancien stoppeur de l'équipe de France et des Aiglons de l'OGC Nice) dont le stade porte désormais le nom. Plus d'un millier de personnes participèrent à cette grande journée communale.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Armes de Gabriel-Joseph Clément
  • Jérôme Joseph Goris né à Catillon le 6 mai 1761. Commandant en 1813, général de Brigade, officier de la Légion d'honneur, décédé le 9 novembre 1828.
  • Gabriel-Joseph Clément né à Catillon le 30 août 1779. Général de brigade sous le Premier Empire, commandant de la Légion d'honneur, décédé en activité de service en Espagne, en août 1812, à l'âge de 44 ans.

Loisirs et vie associative [modifier]

Salle des Fêtes de Catillon
  • Une halte nautique.
  • Un camping: une aire de service, uniquement pour camping-car.
  • Un salle des fêtes d'une capacité de 180 personnes.
  • Un salle paroissiale d'une capacité de 80 à 100 personnes.

Références [modifier]

  1. Henri Grosset (┼): «Catillon une ville neuve inconnue», édité en 1980 par un N° spécial de «Jadis en Cambrésis»
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 août 2010
  3. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 août 2010
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 août 2010
  5. Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 4 janvier 2012
  6. Évolution et structure de la population à Catillon-sur-Sambre en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 août 2010
  7. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 août 2010

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes [modifier]