Bétyle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monnaie représentant le temple du dieu solaire Élagabal à Émèse et son bétyle.

Un bétyle est une météorite, au sens strict ou supposé, dans laquelle les anciens voyaient la manifestation d'une divinité, tombée du ciel. Les bétyles étaient ordinairement l'objet d'un culte et parfois d'offrandes.

Les bétyles sont donc des pierres qui sont considérées comme des « demeures divines » par les peuples anciens. Dans le récit de la Genèse, le nom de Beith-el est également donné à la pierre de Jacob, et ce nom fut appliqué par extension au lieu même où il avait eu sa vision pendant que sa tête reposait sur la pierre.

Par extension, un bétyle est donc une pierre sacrée en général.

Les bétyles sont désignés chez de nombreux peuples anciens par le nom de « pierres noires ». En particulier, la pierre noire qui est enchâssée dans la Kaaba, à La Mecque, serait selon la tradition musulmane étroitement liée à l'histoire d'Abraham.

Origine du mot[modifier | modifier le code]

Le mot bétyle provient de l'hébreu 'Beth-el' (« demeure divine » ou « Maison de Dieu »). Par la suite, ce mot est utilisé par les peuples sémitiques pour désigner les aérolithes, appelés également « pierres de foudre ».

Quelques exemples de bétyles anciens[modifier | modifier le code]

Monnaie montrant le bétyle dans le temple d'Aphrodite à Byblos.

Parmi les bétyles les plus anciens que l'on connaisse, on peut citer:

Dans les religions orientales[modifier | modifier le code]

Les bétyles ou leurs représentations sont nombreux dans les religions orientales de l'Antiquité :

Dans la tradition biblique[modifier | modifier le code]

Dans la tradition biblique, un bétyle est une pierre dressée vers le ciel symbolisant l'idée de divinité. L'origine de cette pierre est attribuée à une scène de Jacob à Béthel. Celui-ci, endormi sur une pierre, rêve d'une échelle dressée vers le ciel et parcourue par des anges, quand Dieu lui apparaît et lui donne en possession la pierre en question. Jacob comprend alors que la pierre est une porte vers le ciel et vers la divinité. D'une position allongée, il la fait passer à une position verticale et y répand de l'huile. Il la nomme Béthel (Beth : maison, El : divinité ⇒ « maison de Dieu »).

Un bétyle ne représente pas Dieu, mais signale sa présence.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Lammens, Le culte des bétyles et les processions religieuses chez les Arabes préislamites dans Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale, t. 17,‎ 1920 (" lire en ligne [PDF])

Référence[modifier | modifier le code]

  1. René Guénon, Symboles fondamentaux de la science sacrée, Gallimard, Paris.