Ibn Ishaq

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Abû `Abd Allah Muhammad ben Ishâq ben Yasâr ben Khyâr[1] ou simplement Ibn Ishaq est un historien — au sens qu'Ibn Khaldun donne à ce mot — musulman arabe (Médine vers 704-Bagdad vers 767). Il est connu pour avoir rédigé la Sîrat Rasûl Allah, c'est-à-dire Biographie de l'Envoyé d'Allah, première biographie de Mahomet rédigée entre l'an 120 à 150 de l'hégire[2]. Cette biographie ne nous est parvenue que sous la forme de la version remaniée par Ibn Hichâm connue sous le nom de Biographie du messager de Dieu, Muhammad ben `Abd Allah[3] ou La biographie du prophète[4] ou Biographie due à Ibn Hichâm[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ibn Ishâq est né aux environs de 704 à Médine. Il était le petit-fils de Khyâr[6] un esclave fait captif au cours d’une des campagnes de Khalid ibn al-Walid, puis affranchi après s’être converti à l’islam. Cela fait de lui un mawâli. Le point de départ du travail d'historien d’Ibn Ishâq viendrait des récits que lui aurait faits son père (et son grand-père). Il était devenu un expert à propos des campagnes de Mahomet.

Après le père de Ibn ishaq, qui fut son premier maître, ses autres maîtres en hadiths (traditions du Prophète), selon Abdurrahmân Badawî[7], sont au nombre de vingt[8].

Il fréquente Qays b. Mâlik (le fondateur du système Malakite en fiqh (jurisprudence islamique), Sa'îd al-Musayyab (éminent successeur), Sâlim b. Abd Allah b. Umar, Abân b. Uthmân.

Vers 734 il va à Alexandrie en Égypte pour y suivre les cours de Yazid ibn Abu Habib.

Vers 749, Ibn Ishâq retourne à Médine au milieu des savants de la ville. Après la prise du pouvoir par les Abbassides, il part s’établir à Bagdad sous la pression de certains médinois, en particulier de Mâlik ibn Anas qui lui reprochaient d’être partisan du libre arbitre.

Ibn Ishâq est mort à Bagdad vers 767.

Pensée[modifier | modifier le code]

Ibn Khaldun, tient Ibn Ishaq en haute estime et le cite en premier des trois meilleurs historiens[9] :

« Mais peu d'historiens sont assez réputés pour être tenus pour des autorités : ce sont ceux qui ont fait œuvre originale. On pourrait les compter sur les doigts de la main. Peut-être même ne sont-ils pas plus nombreux que les (trois) voyelles qui indiquent les cas en grammaire arabe. Citons entre autres : Ibn Ishâq, At-Tabarî, Ibn Kalbî... »

et il ajoute Al-Wâqidî et Al-Mas'ûdi, en précisant que les ouvrages de ces deux auteurs sont discutables à certains égards. Pour Ibn Khaldun, le travail de l'historien ne se résume pas à celui des "traditionnistes", c'est-à-dire de ceux qui établissent la chaîne de transmission et le contenu du propos transmis (critique externe) : « la meilleure manière de distinguer le vrai du faux » consiste à faire l'examen critique des faits avant même d'apprécier la crédibilité des informateurs. « Cette critique externe ne devrait intervenir qu'après la critique interne de vraisemblance. Quand un récit est absurde, peu importe le crédit attaché ou non à son auteur »[10].

Selon Singh et Samiuddin[11], on trouve, dans la « Sirât Rasûl Allah », différents types de matériaux : ce qui se rattache au tafsîr (sens du texte sacré), ce qui se rattache au maghazî (matériau historique), des anecdotes qui se rattachent aux hadiths et sont des récits d'événements particuliers, et du matériel documentaire. Le matériau historique comprend la liste des expéditions, le but de chacune, le nom de son chef, le nombre et souvent le nom des participants, la date approximative et la place dans la chronologie. Ce matériau est en général présenté sans isnad (sans liste de transmetteurs). Il est présent également chez Al-Waqidi[12], qui rectifie parfois quelques dates. Quand on tient ce matériau pour exact, une cohérence se dégage des réalisations de Mahomet, ce qui confirme que ces matériaux historiques sont, d'une façon générale, exacts. Les anecdotes sont, en général, données avec leur isnad. Il convient de distinguer les hadiths qui sont biaisés par des intérêts politiques, théologiques ou religieux, ou des préoccupations de jurisprudence. Ces intérêts particuliers représentent un large éventail et Ibn Ishaq a procédé à des synthèses parmi les hadiths. Pour les autres anecdotes, beaucoup sont vraies en totalité ou largement et revêtent une grande importance historique. Le matériau documentaire, pour l'essentiel, est constitué du paragraphe « Le pacte entre les Émigrés et les Ansars et la réconciliation avec les juifs », plus connu sous le nom sous le nom mal approprié de « Constitution de Médine » (voir Tribus musulmanes et juives de Yathrib).

Dans sa reconstruction, au travers des textes, de l'image du Prophète de l'Islam (Islam désignant le système alors qu'islam désigne la religion), vue par les croyants qui les écrivaient et les lisaient, Uri Rubin écrit sur le thème de l'attestation[13] : « Comme tous ces prophètes étaient des figures bibliques, il a fallu façonner la biographie de Muhammad selon les modèles bibliques. Ceci était censé convaincre les Gens du Livre, qui ont refusé de reconnaître en Muhammad un prophète tel que les leurs. » Selon Uri Rubin, le thème de l'attestation comprend également des récits qui enracinent le Prophète dans l'histoire Arabe locale[14] : « Dans ces traditions Muhammad n'est pas le héros prophète coranique dont l'origine est attestée dans le Livre, mais, en premier et avant tout, il est le héros arabe dont l'attestation s'enracine dans l'histoire arabe locale. Bien que les récits soient construits comme pour affirmer le message véritable de Muhammad, ils sont en fait destinés à promouvoir les intérêts, les revendications et le statut de certains groupes Arabes luttant pour leur reconnaissance dans la société islamique médiévale. »

Ibn Ishaq est accusé d'avoir des tendances chiites : il accorderait un rôle exagéré à Ali. Il est également accusé d'être qadarite, proclamant le libre arbitre et considérant que chaque croyant est responsable de ses actes. L'accusation, venue de Ibn Qutaybah, disciple d'Ibn Hanbal, ne tient pas, car Ibn Ishaq relate à profusion des légendes, ainsi que des miracles attribués non seulement au Prophète mais aussi à des personnes secondaires[15]. Le plus violent critique d'Ibn Ishaq est Ibn Hanbal, le fondateur du hanbalisme, qui le traite de très grand menteur (kathîr al-tadlis jiddan). Ibn Hanbal concentre toutefois ses critiques sur les « traditions concernant le licite et l'illicite » (c'est-à-dire en jurisprudence) et lui reconnait ceci :

« En ce qui concerne les campagnes de l'Envoyé d'Allah et les récits de ce genre, on peut le citer[16]. »

Cependant, selon lui et certaines écoles musulmanes, les récits des batailles sont à prendre avec précaution à cause de beaucoup d'exagération et de récits non authentiques[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En plus de son célèbre ouvrage « Sirât Rasûl Allah », Ibn Ishâq a écrit plusieurs livres dont aucun ne nous est parvenu. Il est l'auteur d'un Kitâb as-Siyar[18]. On lui attribue une histoire des califes Kitâb al-Khulafaʾ et un recueil de sunnan ; tous ont disparu[19].

Les copies de l'original d'Ibn Ishaq[modifier | modifier le code]

Quatre copies de sa « Sirât Rasûl Allah » ont été faites[20] :

  • Deux copies par Al-Bakka’î, un de ses élèves, a été reprise et éditée par Ibn Hichâm, et des copies faites après elles, toutes perdues.
  • Une troisième copie due à Salama ibn-Fadl al-Ansari, cite l'original d'après la copie de Ibn Fadl.
  • Une quatrième copie de l'original fut écrite par Yunûs b. Bukayr en Rayy. Elle fut employée par Ibn al-Athir dans son Usud al-Ghâbah, ce qui veut dire que jusqu'au premier tiers du XIIIe siècle une copie complète de l'original existait encore.

Les originaux ont disparu et seule subsiste la version d’Ibn Hicham.

Les éditions de la version remaniée par Ibn Hichâm[modifier | modifier le code]

Selon Abdurrahmân Badawî[21], « Ibn Hichâm n'a fait qu'abréger un peu le texte original de Ibn Ishaq et y introduire quelques notes généalogiques et linguistiques qui sont généralement insignifiantes [...], la presque totalité de ses notes porte sur la généalogie et la philologie » et Ibn Hicham a très peu ajouté sur les récits historiques (il a par contre enlevé tous ceux où il n'est pas question de Mahomet). L'immense majorité du contenu historique est d'Ibn Ishaq : l'appellation de Sira d'Ibn Hicham est donc abusive, sinon fautive. Il a par contre retranché, beaucoup semble-t-il. Selon ses dires, il a enlevé tout ce qui était avant Ismâ'îl, les récits où il n'est pas question du Prophète, ce qui ne touche pas à l'objet du livre ou qui ne l'explique pas, les vers et les poèmes « qu'aucun savant en poésie ne connaît », il élimine des passages en les remplaçant par « Il ne sied pas d'en parler, la mention nuit à quelques gens, al-Bakkâ'î ne nous recommande pas de rapporter. ». L'article détaillé ci-dessous présente, paragraphe par paragraphe, le contenu historique de la sira d'Ibn Ishaq et de l'ouvrage de Tabarî.

Fondée sur dix-sept manuscrits, l'édition de référence de la Sira d'Ibn Ishaq/Ibn Hicham est celle de Ferdinand Wüstenfeld parue en 1858-1859 (tome 1 contenant le texte arabe d'Ibn Ishaq et d'Ibn Hicham) et 1860 (tome 2 contenant une introduction, des notes critiques et des indices). Cette édition du texte arabe d'Ibn Ishaq et de celui d'Ibn Hicham est intégralement traduite en français et éditée en deux volumes, sous le titre Ibn Ishaq, Muhammad, traduction française, introduction et notes par Abdurrahmân Badawî[22]. Tout au long du texte de l'édition de Ferdinand Wüstenfeld reviennent, très en détail, les mentions « Ibn Ishaq dit : » et « Ibn Hicham dit : ». Il en est d'ailleurs de même dans la sira d'Ibn Kathir[23].

Sous le titre Ibn Hichâm. La biographie du prophète Mahomet[24], Wahib Atallah a publié un abrégé dans lequel toutes les distinctions entre ce qui vient d'Ibn Ishaq et ce qui vient d'Ibn Hicham sont supprimées, ainsi que toutes les chaînes de transmission, toutes les listes de personnes et toutes les mentions des tribus auxquels elles appartiennent. Le document historique que constitue le paragraphe plus connu sous le nom de « Constitution de Médine » (voir « Pensée » ci-dessus) est supprimé sans la moindre explication.

La copie de Yunûs b. Bukayr en Rayy, élève lui aussi d’Ibn Ishâq, a servi de base pour la rédaction du chapitre de La Chronique de Tabarî consacré à la vie du prophète de l'islam Mahomet. Le texte de Tabari est très similaire à celui d'Ibn Ishaq/Ibn Hicham, avec cependant quelques différences. En particulier, Tabarî raconte l'épisode dit des versets sataniques[25] alors qu'il ne figure pas dans le texte d'Ibn Ishaq/Ibn Hicham.

Sous le titre Al-Sîra, le prophète de l'islam raconté par ses compagnons[26], Mahmoud Hussein (pseudonyme de deux politologues) a publié en édition de poche une vision personnelle qui ne recouvre en rien ni le texte d'Ibn Ishaq ni celui d'Ibn Hicham[réf. nécessaire].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. arabe : abū ʿabd allāh muḥammad ben isḥāq ben yasār ben ḫyār, محمد بن اسحاق بن يسار بن خيار
  2. Hichem Djaït, "La vie de Muhammad", T.2, dans Google livres (Section : La Sira d'Ibn Ishaq et les débuts de l'histoire prophétique) : [1]
  3. arabe : sīra rasūl allah muḥammad ben ʿabd allāh, سيرة رسول الله محمد بن عبد الله, La biographie du Messager de Dieu Muhammad ben ʿAbd Allah
  4. arabe : as-sīra an-nabawīya, السيرة النبوية, La biographie du prophète
  5. arabe : sīra ibn hišām, سيرة ابن هشام, Biographie due à Ibn Hichâm
  6. Le site anglais donne petit-fils de Yasâr ce qui est en contradiction avec la chaîne de filiation de son nom (nasab, نسب, filiation).
  7. Ibn Ishaq, Muhammad, Introduction de Abdurrahmân Badawî p. II, éditions Al Bouraq, traduction française, introduction et notes par Abdurrahmân Badawî (traduction française de la Sira de référence de Ferdinand Wüstenfeld) : tome 1, 654 pages (28 septembre 2001), (ISBN 2841611531) ; tome 2, 608 pages (28 septembre 2001), (ISBN 284161154X)
  8. Al-Qasim b. Muhammad b. Abû Bakr al-Siddîq, Nâfi muawlâAbd Allah b. Umar, Abû Salamah b. Abd al-Rahmân b. Awf, Muhammad b. Muslim b. Shihâb al-Zuhrî, Abd al-Rahmân b. Hurmuz al-A'raj, Muhammad b. Ibrahîm b. al-Taymî, Ja'far b. Muhammad al-Sâdiq (sixième Immam des chiites), Abd Allah b. Abî Nujayh, Ja'far b. Amrû b. Umayyah al-Amrî, Hishâm b. Urwah, al-Alâ b. Abd al-Rahmân, al-Muttabib b. Abd Allah b. Qays b. Makhramah, Bukhayr b. Abd Allah b. al-Ashajj, Yazîd b. Abî Habîb al-Misrî, Sa'îd al-Muqburî, Asim b. Umar b. Qatâdah, Abd Allah b. al-Fadl al-Hâshimî, Yahya b. Sa'îd al-Ansârî, Shu'bah b. al-Hajjaj, Rawh b. al-Qâsim.
  9. Ibn Khaldoun, Discours sur l'histoire universelle. Al-Muqaddima, p. 6. traduction Vincent Monteil, 1132 pages, éditions Sindbad, 3e éd. (28 février 1997). (ISBN 2-7427-0924-X et 978-2-7427-0924-3)
  10. Ibn Khaldoun, Discours sur l'histoire universelle. Al-Muqaddima, p. 59, op. cit.
  11. Encyclopedic Historiography of the Muslim World, pp. 388-395, edited by N.K. Singh and A. Samiuddin, 1091 pages, Global Vision Publishing House (1er mars 2004). (ISBN 8187746548 et 9788187746546) Paragraphe Ibn Ishaq
  12. Al-Waqidi, Kitab al-Maghazi, 3 volumes, 1321 pages, ed. Marsden Jones, London (1966). ASIN : B000V1VA0C.
  13. Uri Rubin, The Eye of the Beholder: The Life of Muhammad as Viewed by the Early Muslims: A Textual Analysis, voir p. 1, éd. Princeton, New Jersey: The Darwin Press, 289 pages (juin 1995). (ISBN 087850110X et 978-0878501106)
  14. Uri Rubin, The Eye of the Beholder: etc., op. cit, p. 44.
  15. Ibn Ishaq, Muhammad, Introduction de Abdurrahmân Badawî pp. V-VI, op. cit.
  16. Ferdinand Wüstenfeld, Introduction du t.II, pp. XIII-XIX. Sira de référence (texte de Ibn Ishaq cité par Ibn Hicham et ajouts de Ibn Hicham), édition critique par Ferdinand Wüstenfeld, parue en 1858-1859 (tome 1 contenant le texte arabe) et 1860 (tome 2 contenant une introduction, des notes critiques et des indices).
  17. Asmaa Godin, Les sciences du Coran, éd. Al Qalam, 1999, p. 187
  18. Ibn Khaldoun, Discours sur l'histoire universelle. Al-Muqaddima, p. 300, op. cit.
  19. Wim Raven, Sīra and the Qurʾān – Ibn Isḥāq and his editors, Encyclopaedia of the Qur'an. Ed. Jane Dammen McAuliffe. Vol. 5. Leiden, The Netherlands: Brill Academic Publishers, pp. 29-51 (2006).
  20. Ibn Ishaq, Muhammad, Introduction de Abdurrahmân Badawî p. VII, op. cit.
  21. Ibn Ishaq, Muhammad, Introduction de Abdurrahmân Badawî, p. VIII, op. cit.
  22. Ibn Ishaq, Muhammad, op. cit.
  23. Ibn Kathir, As-sira de Ibn Kathir (La biographie du prophète Mohammed), éditions Universel, 957 pages (ISBN 9782911546594)
  24. Ibn Hicham, La biographie du Prophète Mahomet, texte traduit et annoté par Wahib Atallah, 445 pages, éditions Fayard (janvier 2004). (ISBN 2213617538) Annoncé sur la couverture, l'appareil de notes du traducteur est quasi inexistant. La quatrième de couverture présente cet abrégé paru en janvier 2004 comme la première traduction française, alors que la traduction intégrale de Abdurrahmân Badawî est parue en septembre 2001 et a été saluée dès janvier 2002.
  25. Tabari (trad. Hermann Zotenberg), La Chronique, vol. II, Actes-Sud/Sinbad, coll. « Thésaurus »,‎ 1985 (ISBN 978-2-7427-3318-7), « Mohammed sceau des prophètes », p. 90-91. L'épisode est situé à La Mecque avant l'hégire pendant l'exil de quelques-uns des nouveaux convertis en Abyssinie.
  26. Mahmoud Hussein, Al-Sîra, le prophète de l'islam raconté par ses compagnons, édition Hachette Littérature. VolumeI (2005), volume II (2007), respectivement (ISBN 9782012792913 et 9782012793835)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Ibn Hichâm et Tabari.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ibn Ishaq » (voir la liste des auteurs)
  • Sira de référence (texte de Ibn Ishaq cité par Ibn Hicham et ajouts de Ibn Hicham, texte intégral établi à partir de dix-sept manuscrits), édition critique par Ferdinand Wüstenfeld, parue en 1858-1859 (tome 1 contenant le texte arabe) et 1860 (tome 2 contenant une introduction, des notes critiques et des indices). Le texte arabe, qui occupe le 1er tome en 2 volumes, comporte 1026 pages à raison de 20 lignes par pages, chaque ligne comportant en moyenne 14 mots, est publié sous son titre en arabe. Il semble que ce texte en arabe établi par Ferdinand Wüstenfeld ne soit pas réédité et ne soit pas accessible aux lecteurs arabisants.
  • Ibn Ishaq, Muhammad, traduction française de la Sira de référence par Abdurrahmân Badawî, introduction et notes par Abdurrahmân Badawî, éditions Al Bouraq (28 septembre 2001) : tome 1, 654 pages, (ISBN 2841611531) ; tome 2, 608 pages, (ISBN 284161154X) La traduction, faite à partir de l'arabe, est intégrale et indique tout au long l'emplacement des 1026 pages de l'original en arabe de Ferdinand Wüstenfeld.
  • Encyclopedic Historiography of the Muslim World, pp. 388-395, edited by N.K. Singh and A. Samiuddin, 1091 pages, Global Vision Publishing House (1er mars 2004). (ISBN 8187746548 et 9788187746546) Paragraphe Ibn Ishaq
  • (ar) ابن اسحاق “السيرة النبوية”
  • Tabari (trad. Hermann Zotenberg), La Chronique, vol. II, Actes-Sud/Sinbad, coll. « Thésaurus »,‎ 1985 (ISBN 978-2-7427-3318-7), « Mohammed sceau des prophètes ».
  • Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, PUF, coll. « quadrige »,‎ 2004, 1056 p. (ISBN 9782-130-54536-1), « Ibn Ishâq », p. 367-368
  • (ar) « ابن_اسحاق “السيرة النبوية” »
  • (fr) Biographie du Prophète
  • (en) Biography of the Prophet