Mouvements libéraux islamiques

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L'islam libéral désigne un mouvement réformateur au sein de l'islam qui concilie modernité et religion musulmane[1]. Ces théologiens et théologiennes se revendiquent du sunnisme comme du chiisme. Le courant du féminisme islamique (la Marocaine Fatima Mernissi, l'Egypto-américaine Leyla Ahmed, etc.) font partie de l'islam libéral, qui porte une attention particulière à l'ijtihad (l'interprétation du Coran).

Avant même les aspects sociétaux, comme la défense de la laïcité[2], la non-obligation voire la restriction du port du voile islamique ou le refus des peines corporelles prévues par la charia et du jihad sont autant de points (non exhaustifs) défendus par une grande partie des "musulmans libéraux" du XXIe siècle, la Nahda [3]est d'abord un courant d'approffondissment théologique.

Ces idées s'opposent à l'interprétation wahhabite, lauquelle se revendique orthodoxie, voire à certaines écoles juridiques sunnites condamnant sous le nom de sécularisme toute réouverture de l'ijtihad, spécialement dans ses apects sociaux : qualifiant le hijab d'obligatoire, et reconnaissant les peines corporelles prévues par la charia (qui, selon la théologie wahhabite, ne devraient être appliquées que dans certaines conditions très précises).

On peut remarquer dans un premier temps que la période de la crise moderniste musulmane[4] est quasiment identique à la période de la crise moderniste du christianisme. Dans un deuxième temps, on peut constater que ces penseurs et théologiens se répartissent sur la totalité de l'aire géographique traditionnelle de l'islam comme sur celle de la diaspora musulmane.

Avec les décolonisations et la chute de l'empire soviétique, la crise moderniste musulmane reprend là où elle a été interrompue[5]. On distinguera donc 2 générations de penseurs libéraux, celle contemporaine de la crise moderniste et le libéralisme théologique contemporain.

Sommaire

[modifier] Les réformistes

noms dates pays
Muhammad Abduh 1849-1905 Égypte
Jamal Al Dîn Al Afghani 1838-1897 Afghanistan
Abd al-Hamid Ibn Badis 1889-1940 Algérie
Muhammad Iqbal 1873-1938 Inde
Abd al-Rahman al-Kawakibi 1842-1902 Syrie
Mohammed Rachid Rida 1865-1935 Syrie
Mouhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albâni 1914-1999 Syrie
Malek Bennabi 1905 à 1973 Algérie.

[modifier] Les libéraux

Ali Abderraziq 1888-1966 Égypte
Mohammed Arkoun 1928 Algérie
Soheib Bencheikh 1961 Algérie
Abdennour Bidar 1971 France
Abdelmajid Charfi Tunisie
Abdurrahman Wahid 1940 Indonésie
Mohamed Charfi 1936-2008 Tunisie
Malek Chebel 1953 Algérie
Dounia Bouzar 1964 France
Asghar Ali Engineer Inde
Farid Esack Afrique du Sud
Hassan Hanafi Égypte
Rifat Hassan États-Unis
Muhammad Khalafallâh
Fatima Mernissi Maroc
Ebrahim Moosa 1940 Afrique du Sud
Chandra Muzafar Malaisie
Abdullahi an-Naïm Soudan
Nurcholish Madjid 1939-2005 Indonésie
Fazlur Rahaman 1929-1982 Pakistan
Youssef Seddik 1943 Tunisie et France
Shamima Shaikh 1960-1998 Afrique du Sud
Muhammad Sharour Syrie
Abdul Karim Soroush Iran
Ahmad Syafi'i Maarif 1935 Indonésie
Mahmoud Mohamed Taha pendu au Soudan en 1985
Ulil Abshar Abdalla 1967 Indonésie
Amina Wadud États-Unis
Nasr Hamid Abû Zayd 1943 Égypte, vit aux Pays-Bas

[modifier] Les positivistes

Mohamed Hamouda Bensai de 1902 à 1989, Algérie.


[modifier] notes

  1. Essayons un vieux remède: la démocratie par Abdou Filali-Ansari.
  2. Les contours d’une théorie islamique de la séparation de la religion et de l’État, revue Rives Méditerranéennes, n° 19 - année 2004
  3. La tradition réformatrice de l'islam par Abdou Filali-Ansari
  4. Fitna, guerre au coeur de l'islam, Gilles Keppel, Gallimard, 2004
  5. Gilles Keppel, op.cit.

[modifier] Voir aussi