Tawhid

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Le tawḥīd (arabe : تَوْحيد [tawḥīd], monothéisme, unicité) est le dogme fondamental de l’islam, religion monothéiste. C'est la croyance en un dieu unique sans représentation mentale possible, sans associé, sans égal et sans intercesseur[1]. Son terme vient du verbe wahada (وحد), qui signifie 'unifier', 'rendre unique' ou encore 'déclarer qu’elle est la seule à posséder cette spécificité' dans un sens plus figuré[2].

Le Tawhid est le premier pilier de la Foi musulmane Al-Îmâne (arabe : إيمان), tandis que la chahada, est l'expression du Tawhid, représentant ainsi le premier des cinq piliers de la pratique religieuse.

Ce terme s'oppose au shirk (associationnisme).

Définition[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'enseignement le plus important du prophète de l'islam Mahomet est la foi en le Tawḥīd, ou l'Unicité de Dieu. En arabe, le terme Tawḥīd vient du mot Waḥīd qui signifie littéralement « Unique » et du verbe Waḥada (َ وَحَّد َ), qui signifie « Rendre quelque chose  », ou « faire valoir l’unicité de quelque chose ». Le Tawḥīd est enseigné par Dieu directement à travers le Coran, révélation divine et la Sunna, tradition prophétique dans laquelle foisonnent les exemples de mise en application du Tawḥīd au quotidien par Muhammad. Le mot Tawḥīd est utilisé dans une forme grammaticale qui implique l’action transitive de faire faire. Ainsi, le Tawhid implique de faire le Wahid. Le mot Wahid est l'opposé de la pluralité et renvoie à une chose singulière, unique. En français le verbe « whada » ce traduit par Unicifier : Néologisme forgé à partir du terme « unicité » qui exclut toute pluralité. Alors que le verbe unifier se réfère seulement à l'unité de dieu lui-même (théories philosophique) . Les Philosophes restreignent tawhid dans l'unité et l'entité. les groupes innovateurs se basent sur certaines pensées philosophiques existantes dans d'autres cultures sous différentes appellations, pour obtenir la légitimité scientifique de vouer des cultes aux morts ou à leurs gourous, les élevant ainsi au rangs de (fausses) divinités.

Signification religieuse[modifier | modifier le code]

Dans un contexte religieux, le mot Tawḥīd signifie vouer tous les actes de cultes exclusivement vers Dieu, qui est le Waḥīd ou Unique auquel renvoie le mot Tawḥīd. Ainsi, le Tawḥīd induit que Dieu est seul, unique, n'a pas de fils, pas de parents, pas de proches, pas d’associés ni aucun semblable ou égal. Sa différence avec les créatures est absolue. L'affirmation de l'unicité de Dieu (Tawḥīdu-llāh) est la première obligation du musulman lorsqu'il prononce la profession de foi: « J'atteste qu'il y a nulle divinité autre digne d'adoration qu'Allah et j'atteste que Mahomet est son messager. »

En islam, la nécessité de l’affirmation du monothéisme ou Tawḥīd par les hommes, est la cause de l'envoi de tous les prophètes et de tous les livres sacrés qu'ils ont reçus : {…Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du Ṭāğūt (notamment les fausses idoles)}[3]. Celui qui applique ce dogme entre au Paradis et celui qui s'y oppose entre en Enfer.

Le fondement même de la création de l'Homme est l'adoration exclusive d'Allah : {Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. }[4].

Place du Tawhid en islam[modifier | modifier le code]

Le Tawhid, ou l’unicité de Dieu est le principal enseignement de l’Islam que ce soit dans le Coran ou la Sunna. L'islam enseigne que Dieu est à la fois unique et absolu. Le Coran centre son message sur le Tawhid. L’emblématique sourate du monothéisme pur Al-Ikhlas a été révélée lorsque Mahomet a commencé à présenter l'islam à son peuple et que celui-ci lui a demandé qui était Allah:

« Dis : Dieu est un. C’est le Dieu à qui tous les êtres s’adressent dans leurs besoins. Il n’a point enfanté, et n’a point été enfanté. Il n’a point d’égal en qui que ce soit. »

— Le Coran, « L’Unité de Dieu », CXII, 1, (ar) الإخلاص.

Cette sourate résumant parfaitement le sens du Tawhid est citée dans un Hadith comme équivalant au tiers du Coran[5]. Cette sourate reprend en effet :

  • l'Unité et l'Unicité divine ;
  • l'auto-suffisance divine, et la dépendance de la création à Lui ;
  • Dieu n'est pas né et Il ne donne pas naissance, rejetant ainsi le dogme de la Trinité chrétienne ;
  • Aucune création ne Lui ressemble et Il est bien au-delà de sa création.

Le Tawhid est perçu comme une évidence logique en islam. En cela, le Coran appelle les êtres humains à raisonner et réfléchir en observant l’organisation de la création, l’immensité de l’univers, l’harmonie et l’extrême minutie des processus naturels ou encore la condition humaine afin d’attester l’existence d’un Dieu unique et de croire et d’obéir à Celui-ci.

À travers le Coran, c'est le Dieu Unique qui communique lui-même Ses caractéristiques, Ses attributs, Ses noms et ce qu'Il attend des humains.

Exclusivité de l’adoration[modifier | modifier le code]

La croyance au Tawhid exprimée à travers la Chahada revient à nier toutes les formes d'association des partenaires à Allah. Effectivement, attester « qu'il n'y a pas de divinité digne d'être adorée si ce n'est Dieu » empêche toute association d'entités autres que Dieu aux actes d'adoration.

Opposition du Tawhid et du Shirk[modifier | modifier le code]

Le tawḥīd s'oppose au shirk ou « péché d'association, de polythéisme ». Le shirk est un acte d'appel, de supplication ou de prière engagée envers quelqu'un ou quelque chose autre que le Créateur (adorations d'idoles ou des statues, invocation des morts, etc.) Il signifie que l'adoration n'est pas exclusivement vouée à Allah sans intermédiaire ni associé. Selon le Coran, le shirk est le plus grand péché aux yeux de Dieu, car il est le seul péché qui n'est pas pardonné si celui qui le commet meurt sans s'en être repenti :

« Dieu ne pardonnera point qu’on lui associe d’autres » dieux, il pardonnera les autres péchés[25] à qui il voudra, car celui qui associe à Dieu d’autres créatures commet un crime énorme. »

— Le Coran, « Les Femmes », IV, 48, (ar) النساء.

Universalité[modifier | modifier le code]

Selon l'islam, le Tawhid est le principal message que Dieu a transmis à l'humanité dans tous les âges à travers ses prophètes.

« Nous n’avons point envoyé d’apôtres à qui il n’ait été révélé qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adorez-Moi donc. »

— Le Coran, « Les Prophètes », XXI, 25, (ar) الأنبياء.

Le Tawhid, en tant que culte exclusif à Dieu seul, est considéré comme le message envoyé par Dieu à tous ses Prophètes depuis le début des temps. C'est ainsi le message transmis à Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus, ainsi que tous les autres Messagers, Prophètes et Envoyés. En tant que dernier Prophète, Mahomet serait donc l'héritier de ce message monothéiste, faisant ainsi du Tawhid historique prêché par tous les prophètes, ce l’on appelle aujourd'hui l'islam. L'islam ne se perçoit pas comme une nouvelle religion, mais plutôt comme une résurgence d'un même message éternel du Tawhid révélé à travers les âges par tous les Prophètes et Messagers de Dieu.

Les trois dimensions du Tawhid dans le Salafisme/wahhabisme[modifier | modifier le code]

Ibn Taymiyya ou Mouhammad ibn Abd al-Wahhab ont distingué trois dimensions indissociables dont la connaissance permet d'éviter de tomber dans les différentes formes de shirk (polythéisme). Ces trois dimensions sont :

  • Tawhid Al Rububiya (Unicité dans la souveraineté) : Il s'agit de la croyance en l'Unité et l'Unicité de l'autorité divine sur toute la création. Dieu est le Créateur, le Possesseur et le Gérant de toute chose.

« Louange à Dieu, maître de l’univers »

— Le Coran, « Chapitre premier », I, 2, (ar) الفاتحة.

  • Tawhid Al Uluhiyah (Unicité dans la divinité) : Toutes les adorations doivent être vouées exclusivement à Allah, et aucune d'elles ne doit être vouée à un autre que Lui : {C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.}[6] Il s'agit ici de l'exclusivité absolue du droit de Dieu d'être adoré par l'Homme. Il a révélé son nom glorieux dans le Coran comme étant Allah, et se décrit comme le Seul et Unique Vrai Dieu auquel l'adoration est due :

« Certes, c’est Moi Allah : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Ṣalāt pour te souvenir de Moi[7]. »

  • Tawhid al'Asma wa as-Sifat (Unicité dans les Noms et Attributs) : Il s'agit de la croyance qu'Allah est Unique mais possède des Noms et Attributs cités dans le Coran et la Sunna qui n'appartiennent qu'à Lui. Il est l'Unique, le Créateur, le Pourvoyeur, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, l'Omniscient, le Clairvoyant, le Tout-Puissant.

« Les plus beaux noms appartiennent à Dieu. Invoquez-le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui les appliquent à tort. Ils recevront la récompense de leurs œuvres. »

— Le Coran, « El-Araf », VII, 180, (ar) الأعراف.

Tawhid al'Asma wa as-Sifat représente la croyance en ces Noms et Attributs de Dieu sans en nier aucun, ni les déformer, et surtout sans établir d'analogies entre le Créateur et la créature telles que l'anthropomorphisme :

« Créateur des cieux et de la terre, il a créé des couples dans votre espèce, comme il a créé des couples dans l’espèce des bestiaux ; il vous multiplie par ce moyen. Rien ne lui ressemble ; il entend et voit tout. »

— Le Coran, « La Délibération », XLII, 11, (ar) الشورى.

Les trois dimensions indissociables du Tawhid sont résumées dans le verset :

« Il est le Seigneur des cieux et de ta terre, et de ce qui existe entre eux. Adore-le et persévère dans son adoration. En connais-tu quelque autre du même nom? »

— Le Coran, « Marie », XIX, 65, (ar) مريم.

Cependant cette division du Tawhid est rejetée par la grande majorité des savants Musulmans qui considèrent qu'on ne peut pas croire en l'Unicité d'Allah dans Sa Seigneurie et mécroire en Sa divinité comme l'avance le courant Wahhabite.

Opposition à la Trinité chrétienne[modifier | modifier le code]

Du point de vue du dogme, le Coran s'est clairement opposé au Symbole de Nicée-Constantinople tel qu'adopté suite au Premier concile de Nicée de 325, dont la traduction officielle en français utilisée dans la liturgie catholique est la suivante :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.

Le Coran y répond par la très courte sourate Al-Ikhlas (Le Monothéisme Pur) :

« Dis : Dieu est un. C’est le Dieu à qui tous les êtres s’adressent dans leurs besoins. Il n’a point enfanté, et n’a point été enfanté. Il n’a point d’égal en qui que ce soit. »

— Le Coran, « L’Unité de Dieu », CXII, 1, (ar) الإخلاص.

Le Coran précise à de multiples reprises la nature humaine de Jésus, fils de Marie, indissociable dans les textes coraniques de sa mère Maryam (Marie)[8]. Il est ainsi souvent désigné sous le nom de al-Masïh (le Messie)[9] `Îsâ ibn Maryam (Jésus fils de Maryam) présenté avec celle-ci comme modèles à suivre[10].

À ce titre, le Coran affirme dans plusieurs sourates et notamment dans la sourate 5 (La Table Servie) la réfutation du dogme trinitaire par Jésus lui-même :

« 116. Dieu dit alors à Jésus : As-tu jamais dit aux hommes, Prenez pour dieux moi et ma mère, à côté du Dieu unique ? — Par ta gloire ! Non. Comment aurais-je pu dire ce qui n’est pas vrai ? Si je l’avais dit, ne le saurais tu pas ? Tu sais ce qui est au fond de mon âme, et moi j’ignore ce qui est au fond de la tienne, car toi seul connais les secrets. 117. Je ne leur ai dit que ce que tu m’as ordonné de leur dire : Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Tant que je demeurai sur la terre, je pouvais témoigner contre eux ; et, lorsque tu m’as recueilli chez toi, tu avais les yeux sur eux, car tu es témoin de toutes choses. 118. Si tu les punis, tu en as le droit, car ils sont tes serviteurs ; si tu leur pardonnes, tu en es le maitre, car tu es puissant et sage. »

— Le Coran, « La Table », V, 116-118, (ar) المائدة.

Le Tawhid antéislamique[modifier | modifier le code]

Le Tawhid judéo-chrétien[modifier | modifier le code]

Le Coran affirme que le message original de tous les prophètes a été axé fondamentalement sur l’adoration exclusive d’Allah, le Dieu et Créateur unique. Initialement, toutes les communautés qui ont cru en leurs prophètes et ont voué un culte exclusif à Allah ont été Mouahidounes, des adeptes du Tawhid (monothéistes).

Ainsi, le Coran reprend l’appellation de Nasara « nazôréen » donné par la communauté juive à Jésus et aux premiers chrétiens[11].

Cette appellation généralement traduite par chrétiens dans les traductions du Coran, renvoie à des Nasara qui se définissent eux-mêmes comme tels, c'est-à-dire les premiers chrétiens avant l'instauration de la Trinité. À ce titre, ce passage de la sourate 5 (La Table servie) précise : {82. Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: «Nous sommes chrétiens [Nasara]» . C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. 83. Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager Mahomet, tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent: «Ô notre Seigneur! Nous croyons: inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran). 84. Pourquoi ne croirions-nous pas en Allah et à ce qui nous est parvenu de la vérité. Pourquoi ne convoitions-nous pas que notre Seigneur nous fasse entrer en la compagnie des gens vertueux?»}[12].

Les Hanifs antéislamiques[modifier | modifier le code]

L’adjectif hanîf (arabe : حَنِيف [hanīf], vrai croyant, pl. حُنَفاء [hunafā']) désigne selon le Coran celui qui suit le monothéisme pur d'Abraham. Le sens littéral du mot Hanîf est celui qui s'écarte vers quelque chose. Le Hanifisme a été mentionné plusieurs fois dans le Coran notamment dans la sourate La famille d'Imran: « Abraham n’était ni juif ni nazaréen. Il était entièrement soumis à Dieu (hanîf muslim). Et il n’était point du nombre des Associateurs » (Coran 3:67). Les Hanifs sont des croyants perçus comme les héritiers d’Abraham ayant rejeté le culte des idoles et les superstitions caractéristiques de la société mecquoise dans la période préislamique.

Ce mouvement des Hanif auquel fait allusion le Coran puis les traditions et biographies prophétiques a connu plusieurs figures marquantes notamment dans les premier moments de l’islam tels que Waraqa ibn Nawfal, Ubayd-Allah ibn Jahsh, ou Zayd ibn Amr ibn Nuyfal.

Note : Il ne faut pas confondre ce terme avec le hanafisme qui est l’une des quatre grandes écoles juridiques traditionnelles sunnites(madhhab).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Traduction des sens du Coran réalisée par le complexe du Roi Fahd à Médine [1]
  • Safiyyu Ar Rahman Al Mubarakfuri, Le nectar estampillé, in Dar al koutoub al ilmiyah, décembre 2008, p. 58-59
  • Mohammed Abed al-Jabri, Introduction au Coran. Les éditions maghrébines, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. From the article on Tawhid in Oxford Islamic Studies Online
  2. « Allah », dans Allah (lire en ligne)
  3. Coran 14:36
  4. Coran 51 : 56
  5. http://ahadith.co.uk/permalink-hadith-1982
  6. Coran 1:4
  7. Coran 20 : 14
  8. Marie-Thérèse Urvoy, article « Jésus » in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 438-441.
  9. L'Oint (ou le Voyageur)
  10. Marie-Thérèse Urvoy, ibid.
  11. « Eusèbe, Onomasticon 138, Jérôme, De situ 14 et Épiphane, Panarion 29, 6, 5 ont tous les trois compris le titre de « nazoréen » donné à Jésus et aux premiers chrétiens en relation avec Nazareth », Xavier Levieils, Contra Christianos : La critique sociale et religieuse du christianisme des origines au concile de Nicée (45-325), Berlin, Walter de Gruyter,‎ 2007, 548 p. (ISBN 9783110934892), p. 140-141
  12. Coran 5 : 82-85