Tabari
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Tabarî ou Mohammad bin Jarīr bin Yazīd al-Imām abū Ja`far (persan : محمد بن جریر طبری), né en 839 au Tabaristan en Iran et mort le 17 février 923 à Bagdad[1], est l'un des plus précoces et des plus célèbres historiens[2] et exégètes perses du Coran. Musulman de tradition sunnite, il a passé l'essentiel de sa vie à Bagdad, écrivant tous ses ouvrages en arabe.
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Biographie[modifier]
Il est né à Amol au Tabaristan (à environ 20 km au sud de la Mer Caspienne) durant l'hiver 838-839[3].
Avant ses sept ans, il connait par cœur le Coran entier, au cours des deux années qui suivent il finit l'étude des recueils classiques de hadiths. Il quitte le domicile familial à 12 ans pour aller étudier. Avant l'âge de 17 ans il part pour Bagdad. Il espère pouvoir y rencontrer Ahmad Ibn Hanbal mais celui-ci meurt peu de temps avant son arrivée. Après une année à Bagdad, il va dans le sud de l'Irak où il étudie à Kufa et à Bassora. Il revient ensuite à Bagdad pour y rester huit ans.
Il part de nouveau en voyage, mais cette fois pour découvrir la Syrie, la Palestine et l'Égypte. Vers 870 Tabarî revient à Bagdad pour y passer les cinquante-trois ans qui suivent, jusqu'à sa mort en 923. Ce dernier séjour à Bagdad est entrecoupé de quelques aller-retours vers le Tabaristan et par un pèlerinage à La Mecque.
Œuvres[modifier]
Tabarî a écrit des livres touchant à presque tous les domaines de la vie musulmane : histoire, commentaire du Coran (tafsīr, « exégèse »), recueil de hadiths, commentaires de droit (fiqh). Il s'est aussi intéressé à la médecine profitant de ses connaissances pour prescrire des remèdes à ses amis et étudiants.
Ses œuvres les plus connues et les plus volumineuses sont :
- les Chroniques de Tabari, histoire des prophètes et des rois ;
- le Jâmi' Ul Bayân Fî Tafsîr Il Qur°ân, plus connu sous le nom de Tafsir At-Tabari ; il a été édité en 896 et 930. Ce tafsir allait devenir un des travaux de ce genre les plus connus et un des plus précoces. Il aurait été beaucoup plus long que les 3 000 pages imprimées actuelles et il se dit qu'un exemplaire original se trouve en Afghanistan. Des auteurs tels que Suyuti, Baghawi ou Ibn Kathir s'en sont fortement inspirés pour rédiger leurs tafsirs ;
- Tahdhīb al-Athār (arabe : تهذيب الآثار), commencé par l'auteur mais non terminé ; il concerne les traditions rapportées des sahabahs.
Références[modifier]
- Rosenthal, p. 78
- Encyclopédie Universalis, Tabari
- Rosenthal, p. 10-11
Bibliographie[modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Franz Rosenthal, trans., The History of al-Ţabarī (State University of New York Press, 1989), volume 1.
- Claude Gilliot, Exégèse, langue et théologie en Islam. L'exégèse coranique de Tabari, Librairie Philosophique J. Vrin Paris, 1990.
Liens externes[modifier]
- Chronique de Tabari, Tome 1 Traduction H. Zotenberg, 1867
- Chronique de Tabari, Tome 2 Traduction H. Zotenberg, 1869
- Chronique de Tabari, Tome 1 Traduction L. Dubeux, 1836