Esclavage dans le monde arabo-musulman

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L'islam prend naissance dans un monde dont l'esclavage est une composante. Et bien que le Coran accorde aux esclaves un statut différent que celui qui leur été accordé avant lui chez les Grecs et les Romains, prévoyant une possibilité d'affranchissement systématique et progressif, il ne l'interdit pourtant pas formellement et en légalise dans les faits la pratique.

Ainsi, si l'asservissement des prisonniers de guerre n'est pas pratiqué par les premiers califes[1] ; Omar ibn al-Khattab (634-644) est d'ailleurs à l'origine d'une législation qui vise à interdire de mettre en servitude un musulman. Il y fait toutefois la distinction entre les « infidèles » et les croyants. Cette prescription, qui encourage les musulmans aura par la suite des répercussions dans le cadre des campagnes de razzias en Afrique noire et dans le Sud de l'Europe, où les habitants sont capturés puis livrés au trafic d'esclaves. Ainsi, Gao et surtout Tombouctou, villes à majorité musulmane, prospèrent aux XVe siècle et XVIe siècle grâce à la traite arabe transsaharienne.

La traite orientale a été la plus longue et la plus régulière des trois traites, ce qui explique qu'elle ait globalement été la plus importante en nombre d'individus asservis : 17 millions de noirs selon l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, du VIIe siècle à 1920[2].

Position de principe du Coran sur la question de l'esclavage[modifier | modifier le code]

Le Coran accorde aux esclaves un statut différent de celui accordé aux esclaves chez les Grecs et les Romains avant lui[3],[4]. Néanmoins, des compagnons de Mahomet ont rapporté ces paroles : « Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent. »[5]

Seul livre religieux établissant un plan d'État et privé d'affranchissement systématique et progressif des esclaves[6], tel que l'allocation d'une part du budget de l'État pour l'émancipation[7],[8],[9], le Coran n'interdit pourtant pas formellement l'esclavage[10],[11],[12]. Il légalise en fait la pratique, en vigueur à l'époque en Arabie comme ailleurs.

Pour l'anthropologue Malek Chebel, « le livre fondateur de l'islam évoque l'esclavage dans pas moins de 25 versets sans le condamner formellement et que l'abolition relève de la seule initiative personnelle du maître. Plusieurs versets entérinent au demeurant l'infériorité de l'esclave par rapport à son maître »[13].

  • « Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux » (Coran, sourate 24,verset 33)
  • « Ô vous qui croyez ! La loi du Talion vous est prescrite en cas de meurtre : l’homme libre pour l’homme libre, l’esclave pour l’esclave, la femme pour la femme (…) » (Coran, sourate 2:178)
  • « À l’exception des hommes chastes (29), qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs esclaves [ou captives de guerre], ils ne sont donc pas blâmables (30), tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs (31) » (Coran, sourate 70:29-31)
  • « Dieu favorise de ses dons certains plus que d'autres. Mais les favorisés ne donnent pas de Nos dons à leurs esclaves pour égaliser les parts. Est-ce qu'ils ne nient pas là les bienfaits de Dieu ? » (Coran, sourate 16:71)

Particularités[modifier | modifier le code]

Provenance des esclaves[modifier | modifier le code]

Du respect de l'interdiction d'asservir un musulman découle la nécessité de s'approvisionner en esclaves aux marges du monde sous domination musulmane : chacun de ses pôles, (Bagdad, Al-Andalus, Maghreb), va mettre en place ses filières d'approvisionnement.

Scène de marché aux esclaves, Harîrî Schefer, XIIIe siècle

Le califat de Bagdad et l'Égypte ont les besoins les plus élevés en esclaves, et la richesse nécessaire pour en acquérir massivement.

  • Les guerres quasi continuelles contre l'Empire byzantin, puis contre les États d'Europe de l'Est et d'Europe centrale procurent pendant des siècles des captifs réduits en esclavage (les nobles ou commandants étaient détenus et libérables contre rançon, mais les simples soldats ou civils étaient vendus).

D'autres circuits d'importation se développent, moins aléatoires que les expéditions militaires, donc plus lucratifs pour les intermédiaires. Des circuits de traite se créent avec leurs divers « gisements » :

  • Les slaves païens (« Esclavons ») apparaissent en Europe vers le VIIe siècle : combattus par les Francs, ils alimentent les marchés d'esclaves. Les commerçants vénitiens assurent leur acheminement vers l'Espagne musulmane et le Moyen-Orient. Cette source se tarit vers le IXe siècle, avec la christianisation et l'apparition d'États slaves organisés et capables de se défendre. L'« Esclavonie » (nom qui a donné la Slavonie actuelle) était nommée en arabe le « pays des esclaves » (bilād aṣ-ṣaqāliba بلاد الصقالبة)[14]. Les Slaves sont acheminés depuis l'Europe centrale ou orientale vers Venise ou Marseille d'où ils sont ensuite transportés vers les pays musulmans[15]. Ainsi des eunuques sont signalés à Verdun, destinés à être exportés vers les ports de l'Adriatique[16]. L'approvisionnement en esclaves européens chrétiens débute avec la conquête musulmane de la péninsule Ibérique et les raids dans l'actuelle France[17], prend un grand essor lors de la conquête de l'Anatolie, puis de la Grèce et des Balkans par le sultanat ottoman, au sein duquel les chrétiens, en tant que « nation » soumise, devaient subir le kharadj (double-capitation), pouvant tomber en esclavage pour dettes, et la pédomazoma (παιδομάζωμα ou دوشيرمه : "récolte des enfants"[18], lesquels devenaient soit janissaires s'ils étaient aptes, soit esclaves) ; pour les chrétiens le seul moyen d'échapper à ces contraintes était la conversion à l'islam... que beaucoup choisirent, devenant ainsi Turcs, parfois par villages ou villes entières[19]. Lors des croisades également, les armées musulmanes, défendant leurs terres au Proche-Orient contre les croisés, faisaient des captifs, souvent réduits en esclavage, s'ils ne sont pas assez riches pour être rançonnés.

Une autre source, moins abondante mais plus constante d'esclaves européens, est l'attaque des navires chrétiens en Méditerranée et les razzias dans les pays européens par les corsaires barbaresques et les Turcs, qui durent jusqu'au début du XIXe siècle. Ces esclaves sont principalement espagnols, catalans, occitans, provençaux, italiens, croates, serbes, albanais ou grecs (des îles entières sont parfois vidées de leurs habitants ; dans les plus grandes, comme la Corse ou la Crète, les côtes se dépeuplent au profit de la montagne où les insulaires se réfugient).

  • Les esclaves noirs (en arabe Zendj[23]) du Soudan du Sud ou collectés sur les côtes d'Afrique noire, organisant une première traite des noirs. Le Soudan est alors nommé en arabe le « pays des noirs » (bilād as-sūdūn[24]).

Rôle de l'esclave dans le monde musulman[modifier | modifier le code]

Des esclaves sous le califat accèdent parfois à des postes socialement "importants" : en plus des travaux domestiques, artisanaux ou agricoles (dans les plantations de canne à sucre par exemple[25]), les esclaves pouvaient devenir favoris, conseillers, chambellans, mais surtout des soldats d'élite. Les historiens estiment qu'au moins 500.000 enfants chrétiens dans les Balkans, 1 sur 5 dans les villages chrétiens, le devchirmé à devenir des janissaires

L'autre différence est l'esclavage à destination des harems avec emasculation de l'homme non musulman: la femme esclave est souvent asservie sexuellement par son maître, les femmes vendues aux harems sont aussi des esclaves de plaisir (danse, chants, sexe). Des jeunes garçons étaient aussi placés dans les harems et pouvaient également servir au "plaisir". Selon la charia, en dehors du mariage, les seules relations sexuelles permises doivent être entre le maître et son esclave femme ou jeune fille pubère [26].

  • Les mamelouks pour les arabes et les janissaires pour les ottomans sont les soldats les plus appréciés : mis en esclavage jeunes, environ 6 ans, ils sont formés et encasernés, autant pour créer un esprit de corps militaire que pour les isoler de la population. Leur nom qui veut simplement dire « esclave blanc » pour le mamelouk. Les mamelouks arrivent même au pouvoir suprême en Égypte pendant certaines périodes.
  • La garde personnelle du calife al-Mutasim (833-842) compte de nombreux esclaves soldats (entre 4 000 et 70 000 selon les sources).
  • Le calife Jafar al-Mutawakkil (846-861) met des esclaves turcs à tous les postes de son gouvernement, mais finit assassiné par sa garde mamelouk. Trois de ses quatre successeurs subissent la même fin.
  • Ahmad Ibn Touloun, turc envoyé au Caire en 868, se constitue une armée de Grecs, de Soudanais et de Turcs, et se rend indépendant en Égypte (dynastie des Toulounides).
  • À l'autre extrémité du monde sous domination musulmane, les Esclavons armés prennent une part active aux luttes qui divisent l'Espagne en taïfas, et se créent même un royaume à Valence.

Enfin, le califat de Bagdad connaît entre 869 et 883 sa grande révolte d'esclaves noirs, la révolte des Zanj dans les plantations du sud de l'Irak[27]. À la différence de la révolte de Spartacus contre Rome, cette révolte d'esclaves a un fondement idéologique, car elle est animée par un mouvement qui prône violemment un islam égalitaire, le kharidjisme. Les soldats noirs envoyés contre eux désertent et rallient la révolte ; les mamelouks régnants mettent des années pour en venir à bout.

Postérité, asservissement sexuel et castration[modifier | modifier le code]

Dans l'empire arabo-musulman, les hommes réduits en esclavage pour garder les harems sont châtrés pour devenir les fameux « eunuques ». Il existe différents niveaux de castration, la plus radicale réservée à des sujets jeunes auxquels on procède à l'ablation des testicules et du pénis le plus près possible du ventre. Cette pratique radicale est réservée aux eunuques du monde arabo-musulman, s'occupant de la garde des harems[28].

Les eunuques sont très prisés des musulmans, or la castration est interdite en islam, l'opération d'émasculation des eunuques est ainsi déléguée aux non musulmans[29], d'abord dans des centres spécialisés dans la castration depuis l'Antiquité en Europe, comme à Verdun ou à Pragues (du VIIeS au XeS), ainsi qu'au Caire par les chrétiens coptes (jusqu'à l'invasion ottomane), les musulmans peuvent se fournir de même d'eunuques châtrés par des marchands chrétiens ou juifs sur le chemin entre les rapts et l'arrivée en terre d'islam[30],[31]. Sur le territoire de l'empire Ottoman, les eunuques proviennent principalement du Tchad et d'Éthiopie, et l'opération d'émasculation est réalisée sur le chemin par des marchands Juifs et chrétiens à prix d'or[30],[31]. La castration continuera de se pratiquer dans le monde catholique européen sans alimenter le monde musulman en eunuques jusqu'au XVIIIe siècle, lorsque le pape Clément XIV interdira la castration. Cette interdiction ne concernera plus que les quelques chanteurs castras, qui, dans la très grande majorité des cas, ne sont pas des esclaves.

La thèse de Tidiane N'Diaye et l'approche anthropologique[modifier | modifier le code]

L'anthropologue, économiste et essayiste, Tidiane N'Diaye, soutient qu'une des grandes particularités de l'esclavage arabo-islamique est la castration généralisée des esclaves mâles[réf. insuffisante][32] « Car dès les débuts de cette traite, les négriers veulent empêcher qu'ils ne fassent souche. Comme cela n'a rien de métaphysique, la castration apparaît comme une solution bien pratique.[réf. à confirmer] Ainsi, dans cette entreprise d'avilissement d'êtres humains, si les Arabes destinent la plupart des femmes noires aux harems, ils mutilent les hommes, par des procédés très rudimentaires et qui causent une effroyable mortalité. Les chiffres de cette traite sont tout simplement effrayants» [33]". Selon le chercheur en anthropologie, cette absence de descendants d'esclaves participe sûrement à l'absence de débat sur la reconnaissance de l'esclavagisme arabo-musulman, ainsi que les traces endémiques d'esclavage dans ces sociétés.

« Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves », écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch[34]. Tidiane N'Diaye soutient qu'il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d'islam en raison de la généralisation de la castration[réf. insuffisante], des mauvais traitements et d'une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d'environ 70 millions sur le continent américain[32].

La présence d'esclaves en provenance des régions sahéliennes a laissé des traces dans la génétique des populations nord africaines. Selon le Groupement des anthropologistes de langue Française (GALF), l'étude génétique des populations nord africaines, sur base de séquences cibles de l'ADN mitochondrial[35], montre que les populations berbères du Nord africain présentent un métissage avec d'une part les populations européennes et d'autre part avec les populations moyen-orientales et sub-sahariennes témoignant de mélanges des peuples dans tout le nord africain. L'étude montre que les populations berbères modernes ont hérité de gènes d'ancêtres esclaves transsahariens, « Des contacts entre le nord de l’Afrique et de grands empires subsahariens (tels ceux du Ghana, du Mali, ou encore l’empire songhaï) sont également rapportés par l’histoire, lors de commerces transsahariens d’or, de sel et d’esclaves. »[36].

L'approche du sociologue Cahit Güngör[modifier | modifier le code]

Selon le docteur en sociologie, Cahit Güngör, l'absence de traces endémiques d'esclaves en terre d'islam doit beaucoup au fait de l'application du commandement coranique par les États musulmans, consistant à utiliser l'argent de l'impôt à l'État pour émanciper progressivement les esclaves, les esclaves mukataba et les esclaves musulmans en priorité, ainsi qu'aux autres moyens d'affranchissements permettant aux esclaves libérés de retourner dans leurs régions natives plus dans le sud (de même que les fugitifs)[37],[9],[38],[39]. Les descendants des esclaves noirs se sont également en bonne partie mélangés par métissage dans la population. Les mariages esclave-libre étant tolérés dans les deux sens en islam[40]. Il y a de même le mélange de la descendance métissée des esclaves noires comme blanches des harems directement émancipées dès qu'elle sont enceintes de leurs maîtres et enfantent de ceux-ci dans les populations autochtones, les fameuses umm walad[41].

Tabari et la question de la castration[modifier | modifier le code]

Tabari rapporte que, déjà du temps de Mahomet, Muqawqis aurait envoyé à celui-ci deux femmes esclaves et un eunuque nommé Mâbûr[42],[43]. Mahomet avait pour compagnon un ancien esclave originaire d'Éthiopie s'appelant Bilal, dont il fera le premier muezzin de l'islam, et qu'il fait racheter pour affranchir. Bilal fut acheté aux polytéistes mecquois puis libéré par Abu bakr[44]. Mahomet interdit la castration des esclaves, en disant qu'il fallait castrer celui qui castrerait son esclave[45].

Historiquement, les esclaves eunuques existaient depuis l'antiquité : « eunuque (du grec, eunoukhos, « qui garde le lit »), homme châtré, qui était chargé — particulièrement en Orient — de la surveillance des femmes, ou qui occupait des fonctions politiques ou religieuses. Depuis l'Antiquité, en Extrême-Orient et au Proche-Orient, les eunuques étaient chargés de garder les femmes dans les harems, ou leur servaient de chambellans. (…) La castration étant interdite en islam, les eunuques étaient importés des territoires non musulmans, comme l'Ethiopie et le Tchad sous le règne ottoman de 1299 à 1922. Ils avaient notamment la garde du harem impérial. » [46]. À l'époque carolingienne l'Europe a été pourvoyeuse d'esclaves exportés vers les pays musulmans : des Européens non chrétiens étaient vendus par d'autres Européens chrétiens aux marchands trafiquants d'esclaves[47].

L'esclavage sexuel et harems[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste du monde, les maîtres entretiennent des relations érotiques et sexuelles avec leurs esclaves femmes[48], seul le monde arabe a rempli spécifiquement les fameux harems de femmes-esclaves déportées exclusivement dans un but érotique et sexuel. Une législation a été prévue pour la reconnaissance des enfants nés de ces relations maître-esclave[49], car lorsque les concubines des harems mettaient un enfant au monde, elles étaient émancipées car l'islam venant par l'homme, l'enfant était musulman et la concubine le devenait de fait[50]. Pour cette raison, le prix d'une femme-esclave est bien plus élevé que celui d'un homme.

Ibn Habib al Baghdâdî (H.113-H.182), explique la vente des femmes esclaves lors la célèbre foire de Dûmat al-Jandal avant l'islam, il cite notamment « Quant à la tribu de Kalb, elle y apportait beaucoup d'esclaves femelles, qui étaient présentées sous des tentes de laines ; la tribu les contraignant à la prostitution... »[51], Tabari explique[52] que la prostitution des femmes esclaves par leurs maîtres a été interdite. Cependant les maîtres continuent à entretenir une relation sexuelle avec celles-ci, si elles ne sont pas mariées. Les jâriyat des harems ont en pratique un statut comparable à des épouses libres, celles des harems impériaux deviennent même très influentes sur le pouvoir ottoman, elles ont une influence connue sur les décisions hautement politiques[53]

Ailleurs, les femmes esclaves sont comme les autres d'abord une force de travail et non un objet de divertissement. Mais l'un n'empêche pas l'autre[54],[55].

Par région[modifier | modifier le code]

Proche et Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Le califat abbasside de Bagdad (750-1258) a importé des dizaines de milliers d'esclaves originaires d'Asie centrale et d'Afrique orientale[56]. Ils étaient employés aux travaux agricoles et d'irrigation.

Khanat de Crimée[modifier | modifier le code]

Les marchands d'esclaves du Khanat de Crimée (1430-1783) vendaient des esclaves razziés parmi les populations slaves et caucasiennes[56]. Pour se protéger des raids tatars (les Tatars descendent des Mongols et pratiquent l'islam sunnite), les Russes avaient édifié des fortifications le long de la frontière au XVIIe siècle.

Al-Andalus (Espagne)[modifier | modifier le code]

Avec les conquêtes musulmanes (al-Andalus), la traite concerne l'Espagne et les côtes du bassin méditerranéen. Répondant aux tentatives de reconquête des chrétiens du nord de la péninsule ibérique, les califes de Cordoue lancent des expéditions de représailles, source de prisonniers : en 985, les musulmans pillent Barcelone et en 997 Saint-Jacques-de-Compostelle.

En 1185, une attaque musulmane sur Lisbonne fait de nombreux captifs. La piraterie des barbaresques menace le littoral et occasionne des captures d'esclaves : c'est le cas au sac de Rome en 846, de Gênes en 933 et de Tarragone en 1185. En Europe orientale, les raids musulmans contre l'empire byzantin sont encore une source d'approvisionnement en esclaves, source utilisée aussi par les marchands italiens depuis la fin du XIIe siècle et qui ne tarisse qu'après la conquête ottomane dans la deuxième moitié du XVe siècle.

Les esclaves européens du monde musulman viennent aussi des marchés de Verdun ou de Kiev pendant le Haut Moyen Âge. Les marchands musulmans ou juifs (les Radhanites) viennent y acheter de la main d'œuvre servile. Un recensement fait état de 10 000 esclaves européens amenés à Cordoue entre 912 et 961[réf. nécessaire]. La traite dure longtemps car les maîtres musulmans ont sans cesse besoin de renouveler leurs esclaves : ces derniers n'ont pas d'enfants (mariage interdit et eunuques)[réf. nécessaire].

Une autre source d'esclaves pour al-Andalus est la côte septentrionale de l'Afrique, d'où des noirs capturés au cours de raids sont emmenés en Espagne (musulmane comme chrétienne) par des marchands musulmans et catalans.[réf. nécessaire]

Régence d'Alger (Algérie)[modifier | modifier le code]

"Manière dont les prisonniers chrétiens sont vendus comme esclaves au marché d'Alger". Gravure hollandaise de 1684

La Régence de Tunis comme la Régence d'Alger pratiquent l'esclavage des chrétiens[57].

Au début du XXe siècle, l'esclavage est progressivement interdit au sein de l'Algérie française (voir Charles de Foucauld)

L’Algérie reste le pays d’Afrique du Nord qui a accueilli le plus petit nombre d’esclaves noirs, si l’on se réfère aux estimations de la traite transsaharienne : 65 000 entrées en Algérie de 1700 à 1880 contre 100 000 en Tunisie, 400 000 en Libye, 515 000 au Maroc et 800 000 en Égypte. Les autorités françaises - impériales et républicaines - ont plus que toléré la continuité de la traite arabe après 1848[58].

Tunisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esclavage en Tunisie.

Égypte[modifier | modifier le code]

L'Égypte islamique a largement fait usage des esclaves soldats, les Mamelouks, capturés ou achetés parmi les chrétiens et les tribus païennes, puis instruits au métier des armes et affranchis. En 1260, leur chef Baybars prit le pouvoir. Les Mamelouks le conservèrent jusqu'à la conquête par les Turcs en 1516-1520.

Il faut remarquer que même lorsqu'ils furent les maîtres de l'Égypte, les mamelouks conservèrent leur mode de recrutement, à partir d'esclaves.

Maroc[modifier | modifier le code]

Le dernier marché aux esclaves du Maghreb est fermé au Maroc par les Français lors de l'instauration du Protectorat en 1920.

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Rachat de captifs chrétiens à Alger par des Mercédaires (vers 1670). « Les Religieux de la Mercy de France, qui font, un 1. Vœu de Rachepter les Captifs, et en cas de besoin de demeurer en leur place, ayant l'an 1662, rachepté en Alger environ 400(?) Esclaves et la(?) 1666 fait une rédemption à Tunis et en l'année 1667 une autre en Alger(?) »

L'esclavage et la traite continuent avec les attaques des Turcs ottomans : par les pirates musulmans au XIVe siècle, dans les Balkans au XVe siècle et lors des expéditions navales turques en Espagne et en Italie, au siècle suivant. Les esclaves venaient des régions slaves et d'Afrique. À Istanbul, les esclaves ont pu représenter jusqu'à un cinquième de la population totale[56]. Les esclaves étaient employés dans l'armée (les janissaires), la marine, les harems. Certains étaient domestiques ou artisans. À la suite des Tanzimats, une série de réformes allant de 1839 à 1876, le nombre d'esclaves baissa progressivement[56].

Les Ottomans ont créé à partir du XVe siècle des unités d'élites avec des esclaves chrétiens, les janissaires, de "Yeni Çeri", "nouvelle milice" en turc. Ces esclaves étaient encasernés très jeunes, entraînés et convertis à l'Islam. Ils formaient ainsi une communauté extrêmement soudée, armée redoutée qui comme les mamelouks se mit à intervenir dans la vie politique d'Istanbul. Néanmoins, cette pratique d'esclavage contribuait au dynamisme et à la propagation de l'islam.

Enfin, la pratique des eunuques, héritée de Byzance se poursuit à la cour du sultan, ainsi que la capture de femmes pour la domesticité et les harems. En effet, la castration étant strictement interdite en islam, des eunuques étaient importés d'Europe et de régions non islamisés en Afrique[46].

Inde[modifier | modifier le code]

L'Inde connaît au XIIIe siècle une dynastie des esclaves fondée par Qûtb ud-Dîn Aibak en 1206 et qui garde le pouvoir sur la vallée du Gange jusqu'en 1290. Les sultans musulmans du Deccan opèrent de nombreuses razzias d'esclaves en Inde.

Afrique noire[modifier | modifier le code]

L'approvisionnement en esclaves noirs se fait par les deux extrémités du Sahara :

Extrémité orientale[modifier | modifier le code]

Dès le VIIe siècle, plusieurs expéditions musulmanes montent vers la Nubie, en suivant le Nil. Les vainqueurs exigent des esclaves comme tribut : en 642, le roi de Nubie Kalidurat doit livrer 360 esclaves par an aux musulmans. Selon le même processus, une série de raids musulmans menacent l'Abyssinie chrétienne. Les Arabes traversent la Mer Rouge et s'installent sur la côte éthiopienne, en fondant d'abord quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple). Les marchands arabes y échangent les produits apportés par des marchands asiatiques contre des esclaves noirs. En effet, des inscriptions javanaises et des textes arabes montrent qu'aux IXe et Xe siècles Java entretenait des échanges commerciaux avec la côte est de l'Afrique, qui incluaient l'achat d'esclaves "jenggi", c'est-à-dire originaires du "Zenj", nom que les Arabes de l'époque donnaient à la côte est de l'Afrique.

Puis les Arabes pénètrent davantage dans les terres et finissent par installer de petits sultanats autonomes en Éthiopie : celui d'Adal par exemple exportait les esclaves du pays. Ces sultanats disparurent au XVe siècle. Au XVIe siècle, les raids viennent à nouveau d'Égypte où les Turcs s'installent. Le négus d'Éthiopie appelle les chrétiens d'Occident à l'aide. L'Espagne, l'Italie et le Portugal envoient des hommes. Les Portugais voulant contrôler la route des Indes orientales attaquent les comptoirs arabes : en 1517, ils incendient le comptoir arabe de Zeilah. Christophe de Gama mène une expédition en Abyssinie vers 1542-1543. Les renforts portugais repoussent les Turcs vers le nord de l'Abyssinie.

Extrémité occidentale[modifier | modifier le code]

Avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le VIIe siècle, sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au XIe siècle, le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abu Bakr Ibn Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Berbères Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement. En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden).

Au XVIe siècle, les expéditions menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire songhaï entraîne une chasse aux esclaves dans les pays du Niger.

Jusqu'au XIXe siècle, les corsaires nord-africains capturent des esclaves sur les côtes des pays européens et les navires européens. Entre 1530 et 1780, au moins 1 200 000 Européens furent emmenés en esclavage en Afrique du Nord (seul le nombre d'hommes est à peu près quantifiable, tandis que le nombre de femmes victimes de cette traite est très difficile à quantifier et généralement largement sous-estimé). Cette pratique était liée au rançonnage, Miguel de Cervantes passa ainsi 7 ans dans les geôles algéroises dans d'effroyables conditions qu'il décrit dans son livre. Ce n'est qu'en 1830 avec l'arrivée des troupes française que cette pratique fut arrêtée après une expédition en 1816 anglo-néerlandaise.

Chronologie de l'abolition de l'esclavage dans le monde arabo-musulman[modifier | modifier le code]

Selon Malek Chebel dans son livre "L'esclavage en terre d'islam" [59], il existerait encore 3 millions d'esclaves dans le monde musulman.

  • 1846 : abolition de l'esclavage en Tunisie,
  • 1848 : abolition de l'esclavage en Algérie,
  • 1876 : abolition de l'esclavage en Turquie,
  • 1897 : abolition de l'esclavage à Zanzibar,
  • 1922 : abolition de l'esclavage au Maroc,
  • 1923 : abolition de l'esclavage en Afghanistan,
  • 1924 : abolition de l'esclavage en Irak,
  • 1929 : abolition de l'esclavage en Transjordanie,
  • 1929 : abolition de l'esclavage en Iran,
  • 1937 : abolition de l'esclavage à Bahreïn,
  • 1949 : abolition de l'esclavage au Koweït,
  • 1952 : abolition de l'esclavage au Qatar,
  • 1968 : abolition de l'esclavage en Arabie saoudite,
  • 1970 : abolition de l'esclavage à Oman.
  • 1980 : la Mauritanie est le dernier pays à abolir l'esclavage. Cependant, il resterait au moins 100 000 esclaves dans ce pays en 2002[60].

De nos jours, l'esclavage au Soudan dans un contexte de guerre civile perdure avec la tentative d'imposition de la charia aux populations chrétiennes et animistes du Soudan du Sud [réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pr Hamidullah, Le Prophète de l'islam, Sa vie, Son œuvre(en 2 tomes, Éditions Association des Étudiants Islamiques en France, ASIN 2711681017).
  2. Yves Lacoste, « Hérodote a lu : Les Traites négrières, essai d’histoire globale », Hérodote, no 117,‎ deuxième trimestre 2005, p. 196 (lire en ligne)
  3. Mahomet interdit de battre son esclave sinon il faut l'affranchir ; al-Bulûghul Marâm d'ibn Hajar. Il faut le vêtir comme soi-même et le nourrir comme soi-même. Si on le charge lourdement il faut l'aider. (ar) Sahih-i Muslim, “kitâb'ul iman, ” no 41. Si on le tue ou le mutile il faut appliquer le talion. (ar) Sunan-i Tirmidi, “Diyât, ” no 32.
  4. (tr)T.C. "Ankara Üniversitesi, Sosyal Bilimler Enstitüsü, Temel islami Bilimler (Tefsir) Anabilim dalı. Çağdas Tefsirde "Kölelik" yorumu. Yüksek Lisans Tezi. Cahit GÜNGÖR. Ankara-2005." 259 pages. p. 3 Thèse numéro : 5070/159784
  5. Hadith rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah
  6. Prof. Dr Muhammed Hamidullah, Kur’an-ı Kerim Tarihi, Beyan Yayınları, İstanbul, 2000 p. 33
  7. "Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner à l'islam, l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier de Dieu, et pour le voyageur en détresse. C'est un décret de Dieu ! Et Dieu est Omniscient et Sage." (Cor. IX, Le repentir : 60)
  8. (ar) Jâmi'ul Ahkâm'il Qur'ân, Qurtubî ;(Cor. IX, Le repentir : 60)
  9. a et b ibn Sa'd (m.230) Tabaqat, Leyde, 1904-1912 ; V :260-272
  10. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 117
  11. En séparant une part du budget de l'État pour l'affranchissement des jougs, le Coran systématise l'émancipation des esclaves musulmans d'abord mais également non musulmans Jâmi'ul Ahkâm'il Qur'ân, Qurtubî ;(Cor. IX, Le repentir : 60), mais l'esclavage n'est pas directement interdit. Selon Hamidullah, les successeurs de Mahomet n'asservissent plus les prisonniers de guerre comme le veut la tradition arabe païenne. Pratique de nouveau appliquée plusieurs siècles après les successeurs directs de Mahomet, Cervantès, par exemple, fut bel et bien placé dans la situation de choisir entre le paiement d'une rançon par sa famille ou l'esclavage
  12. Malek Chebel, l'Esclavage en terre d'islam, édition Fayard, p. 
  13. Extrait tiré de l'ouvrage de Malek Chebel, L'esclavage en terre d'islam: un tabou bien gardé, (Fayard, septembre 2007).
  14. Maurice Lombard, L'islam dans sa première grandeur, Éditions Champs Flammarion, 1980 p.  214
  15. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 113
  16. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 114
  17. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p.  111
  18. Resuhi Akdikmen, Ekrem Uzbay et Necdet Özgüven : New Standard Dictionary Turkish, Langenscheidt, Berlin et İstanbul, 2006. Page 121.
  19. Halil Inalcik et Donald Quataert, An economic and social history of the Ottoman empire: 1300-1914, Cambridge University Press, 1994 et Stanford Jay Shaw, History of the Ottoman Empire and Modern Turkey, deux volumes, Cambridge University Press, 1976-1977. Le premier volume a été traduit en français : Histoire de l'Empire ottoman et de la Turquie, Horvath, 1983
  20. مملوك pl. mamālīk, مماليك
  21. بلاد الأتراكةMaurice Lombard, Ibidem
  22. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 118
  23. arabe : zanj, زنج, nègre
  24. بلاد السودونة)Maurice Lombard, Ibidem
  25. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 122
  26. (en) Nisrine Abiad, Sharia, Muslim States and International Human Rights Treaty Obligations: A Comparative Study, Londres, BIICL,‎ 2008, poche, 249 p. (ISBN 978-1-905221-41-7, LCCN 2009289232, lire en ligne), p. 24
  27. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 121
  28. Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, Robert C.DAVIS. / Histoire de l'esclavage. Yves VERBEEK
  29. Olivier de Malriave, "Le monde des eunuques, la castration à travers les âges" éd. Broché, 2011 (p. 7-9):« quant à la vieille Europe, on y a castré sans complexe des garçons, au moyen Âge d’abord, puis jusqu’à la fin du xixe siècle. il s’agissait d’approvisionner, en premier lieu, les marchés de l’islam triomphant en Andalousie, puis les sérails des byzantins et des Ottomans. Les villes de verdun en France et de Prague en Tchéquie constituèrent des centres renommés de castration, avant que les balkans et le caucase ne prennent la relève. Les médecins juifs de ces deux villes européennes s’étaient spécialisés dans l’émasculation, et ce trafic de grande ampleur s’acheminait vers narbonne, byzance et le maghreb, et vers valence et Almería, d’où les jeunes eunuques se rendaient à cordou et Grenade chez leurs maîtres maures. On estime que plus de dix mille esclaves, eunuques ou non, ont été importés à cordoue, entre 912 et 961. des évêques dénoncèrent, sans effet, ce trafic aux profits gigantesques »
  30. a et b Jacques Heers, "Les négriers en terre d'Islam", éd. Perrin, Paris, 2001.
  31. a et b Traite-des-Blancs-Traite-des-Noirs Rosa Amelia Plumelle-Uribe
  32. a et b Tidiane N'Diaye, Le Génocide voilé, Gallimard, Paris, 2008, 272 pages. (ISBN 978-2-07-011958-5)
  33. Interview de Tidiane N'Diaye sur son livre : "Le Génocide voilé", Gallimard, Paris, 2008, lefigaro.fr, 18 avril 2008
  34. Paul Bairoch, Mythes et paradoxes de l'histoire économique, page 204, La Découverte, 1994.
  35. région contrôle (HVS-I et HVS-II) et les RFLPs dans la région codante de l’ADN mitochondrial.
  36. (en) Clotilde Coudray, Antonio Torroni, Alessandro Achilli, Maria Pala, Anna Olivieri, Georges Larrouy, Jean-Michel Dugoujon "Mitochondrial lineages and genetic history of Berber-speaking populations from North Africa", Antropo, colloque au sein du Groupement de la ligue des anthopologistes de langue française. http://www.didac.ehu.es/antropo/18/18-6/Coudray.pdf
  37. (tr)T.C. "Ankara Üniversitesi, Sosyal Bilimler Enstitüsü, Temel islami Bilimler (Tefsir) Anabilim dalı. Çağdas Tefsirde "Kölelik" yorumu. Yüksek Lisans Tezi. Cahit GÜNGÖR. Ankara-2005." 259 pages. p. 35-36 Thèse numéro : 5070/159784(thèse de doctorat de Cahit Güngör sur l'esclavage en islam selon Mahomet, à l'Université d'Ankara, institut des sciences sociales.) Thèse numéro : 159784
  38. Tafsir ibn Kathir, (Cor. IX, le Repentir : 60)
  39. Jâmi'ul ahkâm al Qur'ân, Qurtubî, Livre d'exégèse et de droit musulman de référence ; (Cor. IX, le Repentir : 60)
  40. Tafsir Tabari, (Cor. II, La Vache : 201)
  41. Thèse pour le Doctorat en Droit (Régime Unique) présentée et soutenue le 27 avril 1998 à 14 h 30 devant la Faculté de Droit de l’Université Grenoble II par M. Mamadou Badji ; p.68, « Droits naturels, Droits de l’homme et Esclavage, l’exemple du Sénégal. Analyse historique du XVIIe siècle à l’Indépendance. », sur Université Pierre Mendes-France (Grenoble II), U.F.R. Faculté de droit.
  42. Tabarî (m. 310), Tarih ar-Rusûl w'al Mulûk, Leyde, 1897 et après. I, p.  1768-1769 I ; 1783-4)
  43. Maqizi imtâ al asmâ tome I, p. 308, Le Caire, 1941
  44. Martin Lings, Le prophète Muhammad, Éditions Seuil, p. 139
  45. (ar)/(tr) Bulûgh'ul Marâm, ibn Hajar ; Ahmet Davudoğlu, Büluğ'ül-Meram Tercümesi ve Şerhi, Selamet Yolları, Sönmez Yayınları: p. 455
  46. a et b "eunuque." Microsoft® Encarta® 2006 [DVD]. Microsoft Corporation, 2005
  47. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 99
  48. « Des esclaves pour la liberté sexuelle de leurs maîtres », Alessandro STELLA, Clio, numéro 5/1997".
  49. Alessandro STELLA, « Des esclaves pour la liberté sexuelle de leurs maîtres », Clio, numéro 5/1997".
  50. Thèse pour le Doctorat en Droit (Régime Unique) soutenue devant la Faculté de Droit de l’Université Grenoble II par M. Mamadou Badji ; p. 68, « Droits naturels, Droits de l’homme et Esclavage, l’exemple du Sénégal. Analyse historique du XVIIe siècle à l’Indépendance. [archive] » sur Université Pierre Mendes-France (Grenoble II), U.F.R. Faculté de droit.
  51. (en) Al- Muhabbar. by Muhammad ibn Habib al-Baghdadi Published in 1942. p. 263 [Al- Muhabbar. by Muhammad ibn Habib al-Baghdadi Published in 1942]
  52. Tabari, Tafsir que le verset (Cor. XXIV, la Lumière : 33)
  53. Hasırcızâde Metin Hasırcı, Büyük Osmanlı Tarihi, Merve Yayınları, « Sultan İbrahim Han Turhan, paragraphe intitulé : Sultan Şanslı İnsan ».
  54. (en) HERLIHY David, 1990, Opera muliebria. Women and Work in Medieval Europe, Philadelphia, Temple University Press ; p. 112
  55. (it) CASTAGNETTI A., M. LUZZATI, G. PASQUALI, A. VASINA, 1979, Inventari altomedievali di terre, coloni e redditi, Roma, Istituto Sorico Italiano per il Medio Evo. Exemples de genitium ou pisele dans les monastères italiens de S. Giulia de Brescia, de Farfa, de Nonantola etc.
  56. a, b, c et d (en) « Slavery », Encyclopædia Britannica's Guide to Black History (consulté le 01-11-2008)
  57. The Cruelties of the Algerine pirate: English slaves and other Européans at Algiers & Tunis, Captain Walter Croker, London, 1816
  58. Noirs en Algérie, XIXe- XXe siècles , par Raëd Bader (Maison méditerranéenne des Sciences de l’homme)
  59. L'esclavage en terre d'islam Fayard
  60. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Le livre de poche, Paris, 2002 (ISBN 2-253-90593-3), p. 273

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Emanuel d'Aranda, Les captifs d'Alger. Relation de la Captivité & Liberté du sieur Emanuel d'Aranda jadis efclave à Alger (1662), traduction de Latifa Z'Rari, Édition Jean Paul Rocher, 1997

Ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

  1. (résumé en ligne par André Larané, 17 juin 2014