Henri Le Secq

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Henri Le Secq

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Le Secq par Gustave Le Gray

Nom de naissance Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles
Naissance 18 août 1818
Paris
Décès 24 décembre 1882 (à 64 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
Photographes mandatés par l'État français pour la Mission héliographique

Jean-Louis-Henri Le Secq Des Tournelles, né le 18 aout 1818 à Paris où il est mort le 24 décembre 1882, est un peintre, graveur, photographe et collectionneur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Secq près d'une gargouille de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Photo Charles Nègre, 1853.

Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles nait à Paris d'une illustre famille noble aux racines normandes. Entre 1835 et 1840, il étudie la sculpture dans l'atelier de James Pradier, et la peinture auprès de Paul Delaroche, en compagnie de Gustave Le Gray, Charles Nègre et Roger Fenton.

À partir de 1848, il débute une activité de photographe. En 1850, ses vues de la cathédrale d'Amiens, préparatoires à la restauration menée par l'architecte Viollet-le-Duc, sont remarquées. En 1851, membre de la Société Héliographique, il est retenu par la Commission des monuments historiques pour participer à la Mission Héliographique. Œuvrant sur les édifices religieux en Champagne, en Alsace et en Lorraine, Le Secq utilise à la prise de vue le procédé du calotype, qu'il traduit en épreuves sur papier salé.

Henri Le Secq fait partie des photographes mandatés par l'État français pour la Mission héliographique, commande photographique passée en 1851 à 5 photographes : les autres étant Gustave Le Gray, Hippolyte Bayard, Édouard Baldus, et Mestral. Cette commande a pour but de faire un état des lieux du patrimoine architectural de la France. À partir de 1852-53, il photographie le vieux Paris promis à la démolition ainsi que la forêt de Montmirail.

Il présente des photos à l'Exposition universelle de 1855. Bien que reconnu comme un puriste de la photographie d'architecture, Henri Le Secq s'en détourne peu à peu au profit de natures mortes et d'images plus symbolistes. Il reste, avec ses quatre compagnons de la Mission Héliographique, un " primitif " essentiel de l'histoire de la photographie

Il est aussi l'auteur de deux ouvrages, le premier publié en 1863, "Les artistes, les expositions, le jury", le second en 1864, "Aux artistes et aux amateurs des beaux-arts".

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division)[1].

Collections[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 230

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugenia Parry Janis et Josiane Sartre, Henri Le Secq, photographe de 1850 à 1860, Musée des arts décoratifs, 1986 (ISBN 2-08-012056-5)
  • La Mission héliographique. Cinq photographes parcourent la France en 1851 : Baldus, Bayard, Le Gray, Le Secq, Mestral, A. de Mondenard, (ISBN 2858226903)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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