Vétraz-Monthoux

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Vétraz-Monthoux
Image illustrative de l'article Vétraz-Monthoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton d'Annemasse-Sud
Intercommunalité Annemasse - Les Voirons Agglomération
Maire
Mandat
Michelle Amoudruz
2014-2020
Code postal 74100
Code commune 74298
Démographie
Population
municipale
7 196 hab. (2011)
Densité 1 012 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 30″ N 6° 15′ 20″ E / 46.175, 6.255646° 10′ 30″ Nord 6° 15′ 20″ Est / 46.175, 6.2556  
Altitude Min. 400 m – Max. 573 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

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Vétraz-Monthoux est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Elle est née de la fusion des communes de Vétraz et de Monthoux au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Massif du Mont-Blanc depuis Vétraz-Monthoux.
La colline de Vétraz-Monthoux vue de Lucinges.

Vétraz-Monthoux est une commune située dans le département de la Haute-Savoie, dans l'agglomération d'Annemasse, non loin de Genève.

Sa position sur une colline, entre la vallée de l'Arve et le plateau d'Annemasse et dominée par le Haut-Monthoux, lui donne une physionomie particulière. L'habitat se divise grosso modo en trois zones : le chef-lieu (qui inclut aussi une partie basse jouxtant Annemasse), Haut-Monthoux et Bas-Monthoux.

La colline de Monthoux culmine à 571 m[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de Vétraz[modifier | modifier le code]

Le nom Vétraz (Vitraz en 1203) viendrait du latin Vitrius, dérivé de Victor/Victorius, avec le suffixe -acum pour désigner un nom de lieu (Vitriacum)[2].

Histoire de Monthoux[modifier | modifier le code]

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Au Moyen Âge, Monthoux est le chef lieu d'un mandement qui s'étend sur les paroisses de Haut et Bas-Monthoux, Annemasse, Cranves-Sales et Vétraz.

Le premier document où se trouve mentionné Monthoux (« Montheus ») est une charte de 1142 signalée par Amédée de Foras dans l’Armorial et nobiliaire de Savoie : « Guillaume Ier, quatrième comte de Genève, fils d’Amédée Ier, déjà mentionné par son père dans la charte de Monthoux en 1142 ». À partir de 1245, la liste des seigneurs de Monthoux est connue.

À cette date, le château appartenait à la maison de Faucigny ; Aimon II de Faucigny est cité dans une bulle du Pape Innocent IV, datée de Lyon du 15 des calendes de septembre 1245 au sujet du château et de la chapelle de Monthoux.

Le château de Monthoux changea plusieurs fois de propriétaires entre 1245 et le début du XVIe siècle. Amédée de Viry se porte acquéreur du château entre 1484 et 1504. Il passe ensuite à Armand Goyet, en 1505 puis est racheté par Amédée de Viry en 1510, passe à Michel de Viry en 1525. Vendu à Antoinette du Saix en 1528, il est racheté par Michel de Viry en 1532.

Par acte fait à Coppet, au château du lieu dit, le 22 avril 1532, le seigneur Michel, baron de Viry et dame Pauline de Vergy, sa femme, vendent à Noble Michel Guillet, tant en son nom que de Noble Jehan Guillet, son frère, le château et mandement de Monthoux, avec ses fidélités, censes, hommages, servis, tailles, usages, tributs, fruits, fiel et direct domaine, moulins, batteurs, cours d’eau et autres artifices, pasqueraiges, alpages, droits et actions, et toutes choses appartenantes et dépendantes dudit château pour le prix de 1400 écus d’or et 600 écus d’or pour droit de rachat et aussi les droits de racheter les dîmes qui se trouvent près de Collonges des Nobles Georges et Antoine de Livron.

En janvier-février 1536, les Bernois s’emparent de Monthoux (7e siège). Ils vendirent le château au Baron de Viry mais celui-ci ne le conserva pas longtemps ; il fut obligé, par le Conseil de Berne, de le restituer aux Nobles Guillet avec tout le bien qu’il leur avait pris. Le 21 mai de la même année, le seigneur Michel, Baron de Viry et Pauline de Vergy, font à Chambéry un accord avec Nobles Michel et Jehan Guillet. Ils sont convenus que pendant deux ans, il sera loisible aux mariés de Viry de racheter le mandement de Monthoux moyennant la restitution de 2600 écus d’or. Cet accord n’empêche pas un long procès entre les deux parties devant le Parlement de Chambéry.

L’arrêt du 8 mars 1544 déboute le Seigneur de Viry pour le rachat de la terre de Monthoux qui s’étend depuis l’eau de la Menoge jusqu’à Möellesulaz, de l’Arve jusqu’à l’eau de la Chanfousaz, et depuis Petrousaz jusqu’au mandement de Gaillard, partie de Ville-la-Grand (acte de reconnaissance du 22 décembre 1541 des frères Guillet, seigneurs de Monthoux envers Jacques de Savoie-Nemours). Le 27 février 1565, Michel Guillet, seigneur de Monthoux obtient de Jacques de Savoie, duc de Nemours et de Genevois, l’autorisation de faire une foire annuelle à Monthoux le lendemain la Nativité de Notre-Dame, le 9 septembre.

Le 2 avril 1589, les Genevois s’emparent de Monthoux et y mettent une garnison (8e siège). Charles Emmanuel, duc de Savoie rentre du Piémont, libère Monthoux à la fin août. Un traité de paix est signé à Nyon le 10 octobre 1589. Le duc laissant en Savoie son fils naturel, Don Amé en qualité de Lieutenant-Général, retire ses troupes mais aussitôt les Genevois reprennent l’offensive. Le 24 janvier 1590, les Genevois assiègent Monthoux. La garnison composée essentiellement de paysans ne se rendit pas et la place ne pût être prise. Le 24 mars 1590, les Genevois envoient six compagnies d’infanterie et deux de cavalerie avec six pièces de canon. Après avoir tiré 35 coups, et fait une brèche, elles entrèrent dans la place le 25 mars à 4 heures du soir. La garnison, soit 36 hommes fut passée au fil de l’épée. Le château fut vidé et démoli (9e et dernier siège de Monthoux).

Les seigneurs de Monthoux furent par la suite activement et très honorablement mêlés aux Ducs de Savoie pendant deux siècles.

Plus près de nous, après neuf générations de possession de Monthoux, la famille Guillet de Monthoux va s’éteindre avec Othon Guillet de Monthoux, né en 1762, mort en 1841. Il avait épousé Elisabeth Willelmine de Budé dont il eut quatre filles.

L’aînée, Augustine-Elisabeth, épousa Alexis, Gabriel, Joseph Foncet de Montailleur, Major dans les armées du roi, Chevalier de Malte, Chevalier des Saints Maurice et Lazare, Comte de Marcossey. Augustine-Elisabeth fut l’héritière de l’assiette de l’ancien château de Monthoux.

Elle voulut perpétuer le souvenir de ses ancêtres ainsi que celui du château qui par sa situation sur la frontière a joué un certain rôle dans notre histoire savoyarde. Elle décida alors de faire construire une chapelle sur l’emplacement de l’ancien donjon ainsi qu’une maison d’habitation avec dépendances. La construction de la chapelle fut achevée en 1863 année où furent transférées dans la crypte les dépouilles de la famille de Monthoux. Elle mourut en 1875, sans héritier direct. Ses biens passèrent à ses neveux qui, pour respecter ses dernières volontés, vendirent en 1893 la chapelle, la maison et dépendances ainsi que le jardin à la bourse des Pauvres Clercs du Diocèse d’Annecy.

En 1975, le Diocèse d’Annecy cède les biens de Monthoux à la commune de Vétraz-Monthoux.

Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, avant le XVIe siècle, la paroisse, qui possède des reliques, est le lieu d'un pèlerinage en faveur de saint Albin ou Aubin, censé pouvoir guérir les enfants rachitiques ou infirmes[3]. Il s'effectuait dans une chapelle située hors de l'église, et rayonnait sur toute la partie nord des Alpes[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1994 mars 2001 Bernard Dentand ... ...
mars 2001 en cours Michelle Amoudruz ... ...

Économie[modifier | modifier le code]

Les deux bassins d'emploi importants liés à la commune sont Genève et Annemasse. Vétraz-Monthoux compte environ 2500 actifs, dont 30 % de frontaliers. Le taux de chômage se situe autour de 5 %.

Les secteurs industriel et artisanal sont fortement représentés sur le territoire de la commune, aux dépens des services et des commerces[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Vétraz-Monthoux bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[7].

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
321 348 354 700 873 1 062 1 088 903 996
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
907 858 900 899 813 765 743 744 705
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
751 964 1 078 1 004 1 002 1 346 1 911 2 231 2 908
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
3 413 4 311 5 297 6 141 6 262 7 196 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune comporte 3 groupes scolaires.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune accueil le Centre Medico-psychologique Adultes Joseph Daquin.

Médias[modifier | modifier le code]

La télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'émir d'Abou Dhabi y possède une vaste résidence avec jardins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site de la ville
  2. Voir: [1]
  3. Guy Gavard et Paul Guichonnet, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : Les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2002, 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9), p. 198.
  4. Roger Devos, Vie et traditions populaires savoyardes : Faucigny, Genevois, Tarentaise, Maurienne, Combe de Savoie, Éditions Horvath,‎ 1991, 191 p. (ISBN 978-2-7171-0519-3), p. 20.
  5. site de la ville
  6. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 35-38.
  7. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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