La Tardière

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La Tardière
La Tardière
La Place Sainte-Quitterie et l'église de La Tardière.
Blason de La Tardière
Blason
La Tardière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Châtaigneraie
(siège)
Maire
Mandat
Damien Crabeil
2020-2026
Code postal 85120
Code commune 85289
Démographie
Gentilé Tardiérois / Outardien
Population
municipale
1 320 hab. (2018 en augmentation de 0,99 % par rapport à 2013)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 41″ nord, 0° 43′ 56″ ouest
Altitude 158 m
Min. 98 m
Max. 232 m
Superficie 20,39 km2
Élections
Départementales Canton de La Châtaigneraie
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

La Tardière est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de La Tardière s’étend sur 2 039 hectares.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'est de la Vendée, à 25 km au nord de Fontenay-le-Comte, à 56 km au sud de Cholet, à 60 km à l'est de La Roche-sur-Yon.

Relief, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

L’altitude moyenne de la commune est de 158 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 98 et 232 mètres[1],[2].

La Tardière se situe à la limite du Massif armoricain et du Bocage vendéen.

Son sol est composé de schistes, de roches siliceuses, phtanites, quartz et quelques minéraux plus rares, tel que le filon de quartz et l’îlot de Poudingue.

4 ruisseaux contournent et traversent les reliefs de la commune ;

  1. le plus important, la Jarousselière qui remplit le lac de l’Etruyère puis rejoint La Mère.
  2. C’est la Mère qui fait la frontière avec la commune du Breuil Barret.
  3. Le Loing prend sa source au village Tardièrois d'Ecoute s’il Pleut, se grossit du ruisseau de la Boursaudière. Le Loing rejoindra le Grand Lay à St-Philbert-du-Pont-Charrault.
  4. La Boursaudière marque la limite entre les communes de La Tardière et de Cheffois.

Voies de communication et de transports[modifier | modifier le code]

La commune est pourvue de deux axes routiers très fréquentés :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Selon le classement[3] établi par l'INSEE, La Tardière est une commune urbaine qui forme avec La Châtaigneraie une unité urbaine de deux communes.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, La Tardière et La Châtaigneraie sont jumelées avec la ville allemande de Birkenfeld.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes certifient la présence de peuplements très anciens. Le centre-bourg situé en hauteur sur un plateau aurait accueilli un forum gallo-romain. A la Brossardière se tenait un oppidium celtique.

Au cours de son évolution la commune a connu plusieurs dénomination, Ostarderia au XIIe siècle, puis Hostanderia au XIVe siècle. La Tardière ne trouve son nom actuel qu'en 1648.

La commune est connue pour avoir subi un massacre en 1595 causant la mort de 31 personnes.

La Tardière est traversée par de multiples souterrains.


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chapelle de la Brossardière[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de la chapelle de la Brossardière.
Vue intérieure de la Chapelle de la Brossardière

La chapelle de la Brossardière, lieu de pèlerinage annuel, est un des monuments les plus emblématiques de la Tardière. Elle s'est édifiée en lieu et place d'un ancien temple, sur un site vallonné, où un massacre de protestants par des catholiques se déroula. Le 13 août 1595, en pleine Guerre des Religions en France, des extrémistes viennent envahir la Brossardière, où le pasteur Moreau assume le prêche dans le temple où sont assemblés 230 fidèles. 45 cavaliers y massacrent une population sans défense, causant la mort de 31 hommes et enfants. Le temple sera détruit vers 1670, les biens seront saisis. En 1687, l’abbé Normandin, curé prieur de La Tardière, achète la Brossardière. Une chapelle y sera construite. La chapelle a été incendiée en 1793 puis sera vendue comme bien national au citoyen Etienne Giraud. Elle revient à la commune en 1824. Sur un coteau se trouve l'entrée d'un souterrain qui devait se diriger[4] vers le nord-est où était bâti le temple protestant.

L'église Sainte-Quitterie[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de l'église Sainte-Quitterie et de sa place.

L'église Sainte-Quitterie, date du XIVe siècle et les soubassements du clocher du XIIe siècle. L'église est pillée par les protestants en 1568 et vendue par le prieuré en 1795 comme bien national. Elle a été rendue gratuitement à la commune en 1824 après avoir servi pendant des années de grange à fourrages. L’église Sainte-Quitterie est alors délabrée. En 1836, l’abbé Giron a alors rénové les bancs, la chaire, les confessionnaux, la sainte Table avec l'aide de ses paroissiens. Trois cloches ont été placées en 1864 ; un autel en pierre fut monté en 1879. C'est lors d'une restauration, qu'une pierre tombale a été déplacée pour être installée au seuil de l'église, à l'entrée de la grande porte. Cette plaque indique "Cy gist le corps de maître Henry Louis Moreau, prêtre prieur de ce lieu, licencié en théologie, âgé de 57 ans, décédé le 10 avril 1739. Prie dieu pour le repos de son âme". L’église Sainte Quitterie possède une reproduction du tableau “La descente de croix de Rubens” et des reliques y sont présentées.

La Base de loisirs de l'Étruyère[modifier | modifier le code]

Chemin bordant le lac de l'Etruyère.

La base de loisirs de l'Étruyère, comporte un plan d'eau artificiel de 4,5 hectares, creusé à l'emplacement d'un ancien village abandonné dénommé "Pigalle". Créé en 1974, le site s'étoffe rapidement d'une cafétéria, d'un camping, d'une piscine et de jeux en plein air. Longtemps publique et géré par des associations, la municipalité vend les infrastructures à une gérance privée en 2011. Le plan d'eau, lui, appartient toujours à la municipalité.

Le viaduc de Coquilleau[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du Viaduc de Coquilleau.

Le viaduc de Coquilleau culmine à 52 mètres de haut et a été construit dans les années 1880 et exploité par la SNCF de 1938 à 1989. Long de 128 mètres, il enjambe la rivière La Mère et trouve ses fondations dans une barre de grès blanc. Il est situé sur l'ancienne ligne de chemin de fer de Breuil-Barret à Velluirre ; avec le viaduc de Baguenard (construit en fer et en pierre par la société Eiffel) situé à Vouvant, il est l'un des deux viaducs de la ligne ferrovière.

Le pont aux sept arches traverse trois communes : La Tardière, La Châtaigneraie, et Le Breuil-Barret. Il s'est transformé en un passage piétonnier pendant plusieurs années avant d'être sécurisé et fermé aux promeneurs. Il appartient aujourd'hui à une société de saut à l'élastique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Général Augustin de Hargues d'Estiveau


Célèbre figure des guerres de Vendée, Augustin de Hargues (D'Etiveau) naquit à la Tardière au XVIIIe siècle.

Artiste-peintre figuratif, sculpteur et céramiste, Jacques Dominioni[5] (1934-2014) a habité la commune de 1982 jusqu'à sa mort en 2014.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
début XIXe siècle 8 mars 1809 Jean Hyacinthe Beaudet Inconnu Inconnu
8 mars 1809 Mars 1816 Pineau Inconnu Inconnu
mars 1816 décembre 1827 Nau Inconnu Inconnu
janvier 1828 avril 1835 Victor Amédée Beaudet Inconnu Inconnu
avril 1835 1854 Jacques Armand Inconnu Inconnu
1854 novembre 1885 Armand Amédée Inconnu Inconnu
novembre 1885 mai 1888 Georges Amédée Inconnu Inconnu
mai 1888 mai 1892 Auguste Guédon Inconnu Inconnu
mais 1892 1902 Georges Amédée Inconnu Inconnu
janvier 1904 juillet 1928 Simson Emile Inconnu Marchand de Bois
août 1928 septembre 1944 René Turpault Royaliste Médecin
avril 1945 mars 1965 Jean Baptiste Brosset RPF Cultiveur
mars 1965 mars 1977 Louis Poisbelaud Inconnu Agent immobilier
mars 1977 mars 2001 Roger Albert SE Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Thérèse Roy SE  
mars 2008 mars 2014 Roger Ducept[6] DVD électricien retraité
mars 2014 En cours Damien Crabeil DVD chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

.

De 1902 à 1904 Georges Amédée fut remplacé par Jérôme Sabotin son premier adjoint, à la suite d'un abandon.

Réné Turpault [7] est dit avoir été exécuté dans la seconde allée d'accès de sa propriété - venant du chemin de la Taillée[8] le 5 septembre 1944, pour des raisons restant controversées. Il a été remplacé comme maire par Jean-Baptiste Brosset grâce au Comité Local de Libération et désigné par le préfet de septembre 1944 jusqu'à son élection le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la chapelle d'or, ouverte et ajourée de sable, soutenue à dextre d'une branche de chêne de sinople et à senestre d'une branche de châtaignier du même, les tiges passées en sautoir en pointe et liées d'argent ; à la champagne ondée d'azur chargée d'une jumelle ondée d'argent ; au chef d'or fretté de sable de dix pièces.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 1 320 habitants[Note 1], en augmentation de 0,99 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2009081 0011 1161 1191 1581 1681 2101 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2761 2121 2381 2501 3281 3301 4581 3961 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2891 2391 1761 0291 0561 0641 025968993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9869351 0321 2761 3351 1821 1891 2861 310
2018 - - - - - - - -
1 320--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 23,2 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 23,8 %).
Pyramide des âges à La Tardière en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
4,8 
75 à 89 ans
7,1 
18,2 
60 à 74 ans
16,4 
23,8 
45 à 59 ans
21,9 
19,4 
30 à 44 ans
20,9 
14,5 
15 à 29 ans
12,4 
19,2 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 29156 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « La Tardière », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Unité urbaine 2020 de la Châtaigneraie (85128) − COG | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 20 novembre 2020)
  4. « LA TARDIÈRE (85) - NOTRE-DAME DE LA BROSSARDIÈRE - La Maraîchine Normande », sur shenandoahdavis.canalblog.com, (consulté le 20 novembre 2020)
  5. « Jacques Dominioni artiste peintre », sur Jacques Dominioni (consulté le 20 novembre 2020)
  6. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  7. « René Paul Marie Turpault filiation », sur geneanet.org (consulté le 2 juin 2018)
  8. Un manoir : « Château Ferret - sur la carte IGN 1426 E - série bleue », entouré de bois et terres, au nom de la propriété : Ferret ; héritée côté Bry, son aïeule maternelle - Selon une enquête du auprès d'une petite nièce âgée de 83 ans. Conforté par le témoignage du , d'une fille de Georges Brillanceau de la ferme adjacente « qui avec son père Benjamin Brillanceau entendront le coup de feu fatal et récupéreront le corps du propriétaire tombé en fin de l'allée menant à l'arrière de la demeure, venant de la conciergerie du chemin de la Taillée. »
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 20 juin 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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