La Chapelle-Palluau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Vendée
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Vendée.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Chapelle.
La Chapelle-Palluau
La chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde (1763-1824-1999).
La chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde (1763-1824-1999).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Challans
Intercommunalité Communauté de communes de Vie-et-Boulogne
Maire
Mandat
Xavier Prouteau
2014-2020
Code postal 85670
Code commune 85055
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
936 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 03″ nord, 1° 37′ 17″ ouest
Altitude 40 m (min. : 11 m) (max. : 64 m)
Superficie 12,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte administrative de la Vendée
City locator 14.svg
La Chapelle-Palluau

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte topographique de la Vendée
City locator 14.svg
La Chapelle-Palluau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Chapelle-Palluau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Chapelle-Palluau
Liens
Site web Site officiel

La Chapelle-Palluau est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de La Chapelle-Palluau s’étend sur 1 295 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 40 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 11 et 64 mètres[1],[2].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin, la commune est appelée La Chapéle-Palea[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Palluau est rattachée à Aizenay du 01/09/1972 au 31/05/1979.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Éliane Rousseau[Note 1],[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 936 habitants, en augmentation de 2,74 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 1 075 944 1 085 1 105 1 062 1 033 1 050 1 068
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 052 1 046 1 054 1 032 991 986 965 960 945
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 972 929 840 811 777 759 723 726
1962 1968 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
719 684 618 647 686 826 931 936 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 21 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 25,1 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 18,7 %).
Pyramide des âges à La Chapelle-Palluau en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,0 
8,1 
75 à 89 ans
5,2 
12,4 
60 à 74 ans
13,5 
17,9 
45 à 59 ans
17,7 
23,6 
30 à 44 ans
23,3 
16,7 
15 à 29 ans
15,2 
20,8 
0 à 14 ans
25,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Notre Dame de la Miséricorde située à l'entrée sud du bourg de la Chapelle Palluau, trouve son origine au XVIIIe siècle, à la suite d'un prodige survenu à proximité.
Quelque temps avant l'année 1718, une bergère du nom de Féniotte, habituée à garder ses moutons dans les prés qui surplombent la Vie, souffrait d'un mal inexorable, un cancer, qui lui rongeait le sein. Les rebouteux l'avaient prévenue que lorsqu'il saignerait, cela annoncerait sa fin. N'ayant plus foi en les remèdes des hommes, Féniotte mît sa confiance dans la miséricorde de sa Mère du ciel, et suppliait Marie de la guérir. Un jour, alors qu'elle menait ses moutons, dans le chemin creux en face de l'actuel cimetière, elle s'aperçut que son mal se mit à saigner en abondance. La pauvre pensait son heure arrivée. Elle se tourna alors vers sa mère céleste et une ardente prière jaillit de nouveau de son cœur, pour implorer sa guérison. Soudain, en levant les yeux, elle est éblouie par l'apparition d'une belle dame : la Vierge Marie. Celle-ci accueille sa prière et la guérit de son mal.

Émerveillés par ce prodige, les habitants de la Chapelle Palluau décident de construire une chapelle pour perpétuer le souvenir de ce miracle. Au cours des années qui suivirent, les prêtres qui desservent la paroisse : les pères Caillon, Lambert, Buchet et Jacques Michel-Girard œuvrent au recueil des dons. Parmi les principaux légataires testamentaires on compte : René Fillatre de la Blanchère, Etienne Marchais, Louis Renard et Jean Fillatre de la Blanchère. C'est entre 1755 et 1765 que sont recueillis les principaux dons. En 1762 le curé Girard entreprend les travaux de construction de la chapelle dite des Ormeaux ou du Calvaire, dédiée à Notre Dame de la Miséricorde. Les travaux s'achèveront en 1763. Deux pierres gravées en latin, insérées dans les murs extérieurs du chevet de l'édifice sont toujours visibles et datent de cette époque :

  • la première invite à la prière : Si le nom de Marie en ton cœur est gravé, passant ne manque pas de lui dire un Ave. Mai 1762
  • la seconde, du côté du calvaire, lieu sur lequel existait déjà à l'époque un édifice équivalent datant probablement du passage du père de Montfort dans la région en 1704?, l'inscription invite à respecter la croix : Respecte près d'ici l'instrument des bourreaux, où pour toi Jésus Christ a souffert tant de maux. Mai 1762

Deux cloches de la chapelle de Notre Dame de la Miséricorde sont baptisées respectivement les 17 juin 1764 et 26 mai 1765.

En 1793 et 1794, le bourg de la Chapelle Palluau est traversé à plusieurs reprises par les armées révolutionnaires qui détruisent la chapelle. Après la révolution, le curé de la Chapelle Palluau, le père Fumoleau de retour d'exil en Espagne n'a qu'une idée en tête : reconstruire la chapelle des ormeaux ; il entreprendra tout d'abord la réédification du calvaire en 1818. Ce n'est qu'en 1824, peu de temps après sa mort, que sous l'impulsion de sa sœur Marie Fumoleau, les travaux de la chapelle commencent. Sur l'emplacement de l'édifice originel sera élevé le bâtiment que nous connaissons aujourd'hui. A l'intérieur, le tableau provenant de la chapelle d'origine, représentant le prodige de Féniotte, fut replacé au-dessus de l'autel.
Probablement du fait de son état, il fut remplacé au cours du XIXe siècle et l'ensemble du chœur réaménagé. Aujourd'hui une niche abrite une statue de la vierge, signée du sculpteur Dinelli. En 1873, Joseph Martineau de Douin commande deux tableaux à M. Serenne, peintre nantais, ils sont positionnés de part et d'autre de l'autel au-dessus des portes de la sacristie. Ils représentent deux scènes de l'histoire de Féniotte :

  • la bergère s'apercevant que le sang coule de sa poitrine et la vierge apparaît lui annonçant sa guérison.
  • Féniotte à genoux devant la statue de la vierge, la remerciant du prodige dont elle fut l'heureuse bénéficiaire.

En 1874, pendant les travaux de reconstruction de l'église paroissiale, la chapelle du calvaire devint momentanément le lieu de culte du village. La chapelle de Notre Dame de la miséricorde est depuis sa création un lieu de pèlerinage où les fidèles se rassemblent le jour de la nativité de la vierge, le 8 septembre. Aujourd'hui ce pèlerinage a lieu tous les ans le 3e dimanche d'août.[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélue en 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 27795 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « La Chapelle-Palluau », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 90.
  4. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 11 mai 2011)
  11. Revue du Bas-Poitou — Janvier, Février, Mars 1890

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :