Nissan-lez-Enserune

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Nissan-lez-Enserune
Nissan-lez-Enserune
Mairie de Nissan-lez-Ensérune depuis le beffroi.
Blason de Nissan-lez-Enserune
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes la Domitienne
Maire
Mandat
Pierre Cros
2020-2026
Code postal 34440
Code commune 34183
Démographie
Gentilé Nissanais
Population
municipale
4 007 hab. (2018 en augmentation de 2,56 % par rapport à 2013)
Densité 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 21″ nord, 3° 07′ 46″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 122 m
Superficie 29,74 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Nissan-lez-Enserune
(ville isolée)
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Béziers-1
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.nissan-lez-enserune.net

Nissan-lez-Enserune[Note 1] (Nissa d'Ausseruna en occitan) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région d'Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Nissanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Nissan est niché dans un terroir de collines tertiaires entre les vallées de l'Orb à l'est et de l'Aude à l'ouest. Il faisait partie partie du canton de Capestang dans l'Hérault mais depuis 2014 il est rattaché au canton de Béziers-1. Il se situe à la limite du département de l'Aude.

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nissan-lez-Enserune[1]
Poilhes Montady Colombiers
Capestang Nissan-lez-Enserune Lespignan
(quinquepoint),
Coursan (Aude)
Salles-d'Aude (Aude) Fleury (Aude)
(par un quadripoint)

A l'ouest, le point d'intersection avec les communes de Capestang et Coursan est un quinquepoint délimitant aussi les communes de Montels (Hérault) et Cuxac-d'Aude (Aude).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Formations miocènes de Nissan.

Les collines qui l'entourent sont constituées au nord de buttes témoins miocènes (dont la colline d'Ensérune) alors que l'accès vers le sud est barré par une longue ligne de collines oligocènes dont une partie forme les argiles rouges de Nissan. Ces bancs d'argiles ont été exploités au XIXe siècle par des potiers et des tuiliers. Les collines souvent incultes aujourd'hui, sont propices à la culture de la vigne qui les colonise à nouveau. La diminution de l'élevage du mouton a permis le reboisement d'une partie des collines, offrant ainsi de vastes espaces de promenade.

La culture de la vigne a fortement marqué le territoire. Dès l'époque romaine, la vigne s'étend à la fois en plaine et sur les coteaux. Toutefois, le développement massif de cette monoculture date de la fin du XIXe siècle, les cartes antérieures et la toponymie attestent l'extension des autres cultures, en particulier des céréales dans les zones de plaines aux périodes plus anciennes. La viticulture a également marqué l'habitat. Les anciennes maisons du centre du village, comme dans tous les villages languedociens, ont souvent leur cave et leur remise abritant autrefois les foudres en bois et le cheval.

Pendant la première moitié du XXe siècle, le mouvement des coopératives viticoles a contribué à maintenir en activité un grand nombre de petits propriétaires de vignes. La coopérative de Nissan fait désormais partie de l'un des groupements de caves les plus vastes et les plus actifs du département, les Vignerons du Pays d'Ensérune.

Nissan a bénéficié dès l'installation du chemin de fer d'une gare située à quelque distance du village autour de laquelle s'est développée une petite zone d'activité, en particulier une usine de conditionnement et d'expédition de jus de fruits qui a travaillé sur l'ensemble de l'Europe. La présence de la route royale, grand axe développé à l'époque de Louis XIV afin de faciliter les communications entre Béziers et Narbonne, et le percement du canal du Midi ont contribué à faire vivre le village, bien qu'actuellement ce soient les villages situés en bordure immédiate du canal (Colombiers, Poilhes, Capestang, Sallèles) qui profitent de son attrait touristique.

Depuis 1970, le village s'est fortement développé vers le sud avec l'apparition de nouveaux lotissements et l'installation d'une population de travailleurs urbains (Béziers est à 10 km et Narbonne à 20 km). Le nombre d'habitants directement concernés par la viticulture a fortement diminué. Cependant quelques domaines relèvent le défi de la production de vins de qualité et participent au nouvel essor de la viticulture méridionale.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 14,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 618 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,4 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lespignan », sur la commune de Lespignan, mise en service en 1989[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 15,3 °C et la hauteur de précipitations de 620,7 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Sete », sur la commune de Sète, mise en service en 1949 et à 48 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 15 °C pour la période 1971-2000[11], à 15,4 °C pour 1981-2010[12], puis à 15,8 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].

Un site Natura 2000 est défini sur la commune tant au titre de la directive oiseaux, que de la directive habitats[15] : la « basse plaine de l'Aude ». Occupant une superficie de 4 500 ha, ce site comprend un ensemble de zones humides du littoral méditerranéen avec des milieux dunaires de faible étendue et des sansouires en arrière plage[16]. Il s'agit d'un site majeur pour la Pie-grièche à poitrine rose qui a des effectifs voisin de la moitié des effectifs nationaux et pour des espèces nicheuses dépassant le seuil des 1 % de leur population nationale : Butor étoilé , Blongios nain, Héron pourpré, Busard des roseaux, Échasse blanche, Aigrette garzette, Sterne pierregarin, Sterne naine, Lusciniole à moustaches et Rollier d'Europe[17].

Un autre site relève de la directive habitats[15] : les « collines du Narbonnais ». Occupant une superficie de 2 149 ha, ce site est formé d'une succession de reliefs qui surplombent et délimitent la plaine de la basse vallée de l'Aude, où une végétation typique méditerranéenne de garrigue et de pelouses sèches ainsi qu'un boisement de pins d'Alep se sont développés[18] et trois au titre de la directive oiseaux[15] :

Un troisième relève de la directive oiseaux[15] : l'« étang de Capestang », d'un intérêt écologique exceptionnel notamment en ce qui concerne l'étang et sa phragmitaie (roseaux). L'avifaune est particulièrement riche et intéressante en raison du type de végétation en place (grande étendue de roseaux) et de l'isolement des lieux. Il accueille de très nombreuses espèces nicheuses dont certaines justifient plus particulièrement la proposition de ce site en tant que site d'intérêt communautaire : le Butor étoilé, le Rollier d'Europe[19].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Cinq ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[20] :

  • la « Basse plaine viticole de l'Aude » (1 438 ha), couvrant 4 communes dont deux dans l'Aude et deux dans l'Hérault[21] ;
  • la « colline de l'Oppidum d'Ensérune » (71 ha), couvrant 3 communes du département[22] ;
  • les « collines de Nissan » (487 ha), couvrant 2 communes du département[23] ;
  • l'« étang et prairies de la Matte » (395 ha), couvrant 2 communes du département[24] ;
  • les « étangs de Capestang et de Poilhes » (759 ha), couvrant 6 communes dont deux dans l'Aude et quatre dans l'Hérault[25] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[20] :

  • la « Basse plaine de l'Aude et étang de Capestang » (7 120 ha), couvrant 10 communes dont quatre dans l'Aude et six dans l'Hérault[26] ;
  • les « collines de NIssan et Lespignan » (2 645 ha), couvrant 4 communes du département[27].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nissan-lez-Enserune est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[28],[29],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nissan-lez-Enserune, une unité urbaine monocommunale[31] de 3 995 habitants en 2017, constituant une ville isolée[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (56,9 %), zones agricoles hétérogènes (19,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,5 %), forêts (5 %), zones urbanisées (4,7 %), prairies (3,1 %), zones humides intérieures (1,5 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nissan : Attestée sous les formes Aniciano en 1105, puis Anitiano, Anizano et Anissano jusqu'en 1344[réf. nécessaire].

Enserune : Anseruna en 1216, Amsuzena en 1298 et 1346, Ensérune en 1585[réf. nécessaire].

C'est en 899 dans le « Recueil des Actes de Charles III le Simple »[37] qu'apparaît pour la première fois le nom de la colline sous la forme Anseduna. On trouve par la suite Bastida de Anseruna en 1216. C'est en 1585 qu'apparaît finalement la graphie Ensérune. Ce nom d'Ensérune, qui dérive de la forme latine Anseduna, attestée dans les textes les plus anciens avec le sens de «lieu élevé», « montagne », comme on le sait, dans les toponymes hérités du gaulois[38].[style à revoir]

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte postale de l'église (1912).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Nissan-lez-Enserune s'est développé progressivement à partir du dépeuplement de l'oppidum d'Ensérune, principal lieu d'habitations du VIe siècle au Ier siècle avant notre ère, occupé tout d'abord par des populations autochtones (les Élisyques), puis par des Celtes et développant un commerce d'échange avec le monde méditerranéen[39]. Après de timides tentatives de romanisation, dès le 1er siècle de notre ère, le site est abandonné et de nombreuses villas s'installent dans les plaines environnantes.

À l'origine du village se trouve très probablement l'une de ces villas romaines dont le propriétaire aurait pu porter un nom tel que « Anicius ». L'origine, gallo-romaine, du nom du village pourrait être : (Villa d'Anicius. Il en est fait mention, dès 782, sous la forme villa de Aniciano[40]. De telles villas sont fréquentes dans les environs et forment un habitat dispersé caractéristique de l'Empire romain et du haut Moyen Âge. Plusieurs de ces villas ont été reconnues sur le territoire de la communes. Les fouilles du site de la Font del Pastre, au lieu dit Les Farguettes, ont par exemple révélé une exploitation vinicole associée à une grande villa avec thermes[41].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des vestiges dispersés de l'époque wisigothique ont été également retrouvés dans les environs. Les chapelles et oratoires construits à l'écart du village témoignent de l'essor du christianisme à partir du Ve siècle. Ils sont souvent associés à des vestiges de hameaux et à des villas datant de l'époque romaine. Vers l'an mil, les villages des alentours s'entourent progressivement d'enceintes fortifiées et se regroupent autour d'un castrum. C'est le cas de Nissan, probablement dans le courant du XIe siècle, alors que les hameaux extérieurs sont abandonnés (par exemple Foulpian sur le site de Notre Dame de Miséricorde).

Ce nouveau village est attesté un peu avant 1105[42]. Imbert de Montady et Bernard de Nissan plaident auprès auprès de la vicomtesse de Carcassonne, Ermengarde, pour la possession d'une partie du château de Montady. En 1157, un autre Bernard de Nissan engage pour 2 000 sols le château de Nissan à Raymond et Bernard Pons de Colombiers[43]. Le , Bérenger et ses frères, Pierre et Bernard de Nissan, vendent des terres lors de la profession religieuse de Bérenger à l'abbaye de Fontcaude[44]. Un autre Bernard de Nissan participera activement à la défense des terres du Midi contre les Croisés de Simon de Montfort lors de la croisade contre les Albigeois. Après la prise de Béziers par les Croisés en 1209, les seigneurs de ces villages de plaine difficilement défendables se retrouvent parmi les défenseurs de Minerve. Bernard de Nissan trouve la mort en combattant près du château de Ventenac en ne laissant qu'une fille, Adalays[45]. Le castrum de Nissan sera confisqué par Simon de Montfort qui en fait don à l'archevêque de Narbonne[46]. Ce prélat sera seigneur de Nissan jusqu'à la Révolution.

Le village est régi par un consulat attesté dès 1347 mais dont on ignorons la date d'établissement.A cette date, les consuls rendent hommage et prêtent serment de fidélité à l'archevêque de Narbonne[47].

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Les Templiers possédaient une commanderie au hameau de Périès[48],[49],[50].

Une ancienne commanderie de l'ordre du Temple qui administrait leurs possessions dans le Narbonnais[51] puis commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem rattachée au grand prieuré de Saint-Gilles[52] après la dévolution des biens de l'ordre du Temple après 1312.

En 1430, Jean de Raymond, commandeur de Périès fut accusé d'un certain nombre de crimes. Il fut capturé par le viguier et le juge de la ville de Narbonne et pendant au gibet de la dite ville[53].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Nissan fait partie des vingt quatre villes du diocèse qui députent un représentant à l'assiette des Impôts des Etats du Languedoc. C'est une des étapes du grand tour de France de Charles IX et Catherine de Médicis : le jeune roi y déjeune le 4 janvier 1565[54].

Lors des guerres de Religion, Henri de Montmorency, nommé gouverneur du Languedoc en 1563 fera de fréquents séjours à Béziers à partir de 1576, tentant de négocier avec les ligueurs du duc de Joyeuse. Plusieurs trêves, en 1584, 1586, 1592 et 1595 seront conclues, le plus souvent à Nissan. Une garnison du duc de Montmorency y sera installée en juillet 1584 pour empêcher le duc de Joyeuse de se saisir du village[55].

Les délibérations consulaires, conservées à partir du milieu du XVIIe siècle, décrivent l'organisation consulaire et la gestion de la communauté. Sous le contrôle de l'intendant de l'archevêque de Narbonne et de ses baillis et viguiers, les consuls font lever les tailles, veillent aux dépenses (entretien des chemins, réparations de l'église, gestion de la plaine de l'Aude et du cours de la rivière...), attribuent les fermages (moulin à huile, boucherie) et veillent à la bonne organisation du village.

Nissan est mentionnée lors de la peste de 1628-1632, les habitants ayant établi un cordon sanitaire pour interdire l'accès au village par les étrangers[56]. Il en sera de même lors du dernier épisode de peste, à la fin du XVIIIe siècle, où, à nouveau, les autorités du village prennent la décision d'en interdire l'accès aux étrangers pendant toute la durée de l'épidémie.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution, Nissan participe à la rédaction des cahiers de doléances, même si celui de Nissan ne nous est pas parvenu. Les habitants élisent des députés pour les représenter aux assemblées de Béziers. . Le conseil municipal est installé selon les nouvelles règles le 7 février 1790. Le 15 août, sous la conduite de citoyens versés dans les affaires militaires, les habitants vont constituer un bataillon de la Garde Nationale après avoir acheté l'équipement nécessaire à 120 citoyens. En 1791, les biens nationaux sont mis en vente, dont en particulier la commanderie de Périès. Les volontaires pour la garde des frontières partent vers l'Espagne[57].

Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, créée en prairial an II[58].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plus récemment, par décret du , Nissan prend le nom de Nissan-lez-Ensérune[59],[60]. Un odonyme local (rue du 22-Août) rappelle cet évènement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1951 (décès) Robert Georges[61] SFIO  
1951 1983 Louis Pierre Brénac[61] SFIO puis PS Bourrelier
Conseiller général (1955-1973)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2008 Jean-Claude Galan DVG  
mars 2008 En cours Pierre Cros PRG[62] Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[64].

En 2018, la commune comptait 4 007 habitants[Note 9], en augmentation de 2,56 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1001 0771 2481 4151 5371 6391 6441 6581 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6511 8622 0191 9012 2162 5722 2962 5402 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8552 6082 5472 7052 5412 6492 5692 5072 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 5702 4502 2512 5192 8352 9073 2783 7793 967
2018 - - - - - - - -
4 007--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'école Antoine Beille : inaugurée le est située sur une hauteur du village. Le directeur est Christophe Barrau[réf. nécessaire].
  • L'oppidum d'Ensérune : situé à proximité et dominant la voie domitienne, l'oppidum est occupé du VIe siècle au Ier siècle avant Jésus Christ. Fondé par des populations élisyques, il est le témoin d'une activité d'échanges intenses avec l'ensemble du bassin méditerranéen. Cette activité explique la présence des céramiques retrouvées dans les habitations et la nécropole, en particulier des céramiques étrusques et des céramiques attiques que l'on peut voir dans le musée créé sur le site.
    Depuis l'oppidum, la vue s'étend dans toutes les directions (dont une table d'orientation a été mise à disposition) jusqu'à la mer, aux contreforts de la Montagne Noire et les Pyrénées. On peut voir au nord les vestiges de l'étang de Montady asséché au XIIe siècle par un curieux système de canaux rayonnants.
    On remarque au pied de la colline le complexe du Malpas où le canal du Midi, le canal d'atterrissement de l'étang de Montady, le tunnel du chemin de fer et la route se superposent.
    Chapelle Saint-Christol
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde : petit oratoire isolé dans un vallon à l'écart du village, elle date probablement du Ve siècle. Elle est le seul témoin subsistant de la villa (villa de Folpiano) puis du hameau de Foulpian. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1981[67].
  • Église Saint-Saturnin de Nissan-lez-Enserune
    La chapelle Saint-Christol : restaurée à partir de 1986, elle est le témoin d'un petit établissement monastique actif jusqu'au XVIIe siècle. Des fouilles ont permis de dégager le bâtiment dont les parties les plus anciennes datent du Ve siècle et de rendre visible le portail orné de colonnes que l'on peut dater du XVIe siècle. Une construction adossée en appareil soigné, prise pour les ruines d'un édifice plus ancien, est en réalité une extension probablement commanditée ou financée par l'archevêque de Narbonne.
  • L'église Saint-Saturnin : ancienne église d'un prieuré relevant de l'abbaye de Psalmody, dont l'édification qui aboutit à son aspect actuel s'étale sur plusieurs siècles. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1965[68]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[68].
    Le tombeau des Prieurs est situé dans le chœur de l'édifice, vers le nord, sous une pierre du dallage gravée d'une croix. Quelques vestiges du prieuré sont encore visibles dans la cour du presbytère et à l'ouest de l'édifice.
    Grâce au chanoine Joseph Giry, elle abrite des œuvres d'art, parmi lesquelles les fonts baptismaux, réutilisés dans une reconstitution de baptistère, à l'ouest, une table d'autel wisigothique et une table d'autel carolingienne à lobes, caractéristique de la production de la Narbonnaise et de Catalogne.
    Sur le mur sud-est du transept, est préservée la fresque du Couronnement de la Vierge avec des anges musiciens (XIVe siècle). La voûte qui précède cette chapelle porte la trace des symboles des quatre Évangélistes, en partie effacés.
    Les grandes orgues, construites en 1834 par Prosper-Antoine Moitessier, sont classées parmi les monuments historiques depuis 1984. Elles proviennent de la chapelle des Visitandines de Montpellier et constituent l'un des premiers ouvrages de ce facteur d'orgues dans la région. Détériorées et vidées d'une partie de leurs jeux, elles ont été transférées à Nissan et partiellement complétées en 1965. Leur double buffet - grand corps et positif dorsal, sa réplique en réduction - est réalisé dans les tons acajou et or. Le grand corps est doté de joues ornementales monumentales. Sa structure est encore classique, mais sa décoration utilise des éléments empire (palmettes), Louis-Philippe et déjà néogothique (clochetons couronnant les tourelles).
  • Le Plo : situé au centre du village, cet ensemble de maisons, traversé par un réseau de rues étroites, est le témoin de la cité au Moyen Âge. Il est ceinturé par des rues plus larges qui dessinent le contour des fortifications et sont édifiées sur les anciens fossés. De ces fortifications, ne reste que la tour de l'horloge en face de la mairie. À noter en bordure de cet ensemble, un ancien puits couvert, le Pouzet.
  • Les moulins (utilisés pour moudre les céréales mais aussi pour faire de la chaux avec le calcaire du sous sol) : sur les collines au sud du village se trouvent les ruines de trois anciens moulins. Ces moulins ont été habités jusqu'au début du XXe siècle par des familles pauvres. De leur plateforme, on pourra découvrir un vaste panorama au nord vers le saint-chinianais et la montagne Noire, au sud sur les étangs de Vendres, la plaine de l'Aude et la mer. L'association culturelle « Les Amis de Nissan » a restauré Tiquet et Balayé, deux des trois moulins, de 1986 à 1996. Balayé est fonctionnel et lors de grandes occasions y est moulu le blé.
  • Périès[Note 10] : l'unique bâtiment remontant à l'époque de la commanderie, la chapelle Sainte Marie, très endommagée, se situe 11, rue Frédéric Mistral dans le hameau de Périès.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Barthe (1874-1939) : écrivain, auteur de plus de 40 pièces de théâtre en occitan (Paure Miètjorn, Lo Perdon de la Terro, Lous Proufitaires…) qui ont connu un grand succès au début du XXe siècle. Il est également l'auteur d’un roman, La Nissanenco.
  • Joseph Giry (1905-2002) : curé de Nissan de 1949 à 1991, archéologue passionné, spéléologue, écrivain, créateur du musée d'Ensérune, restaurateur de l'église Saint-Saturnin.
  • Raymond Busquet (1926-1979) : poète français et occitan, inhumé dans la commune.
  • Michel Galabru : la salle polyvalente (également centre culturel), inaugurée en 2009, porte son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nissan-lez-Ensérune

Les armes de Nissan-lez-Enserune se blasonnent ainsi : d'azur à un chien passant d'or surmonté d'un croissant d'argent[69].


Sports[modifier | modifier le code]

Rugby[modifier | modifier le code]

En 1995, l'US Nissan a été finaliste du championnat de France Honneur de rugby à XV.

Football[modifier | modifier le code]

La ville de Nissan-lez-Ensérune dispose d'un club de football amateur, l'US Colombiers Nissan Montady fondée en 1998[70]. En 2019, le club portant le nom d’Union Sportive Colombiers Nissan Méditerranée (USCNM Via Domitia) change de nom, pour : Union Sportive Colombiers Nissan Montady, avec l'arrivée d'un troisième village : Ensérune et ses infrastructures[71],[72]. Ce club évolue au niveau District (départemental)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Graphie selon le Code officiel géographique ([1]), mais la graphie Nissan-lez-Ensérune est commune.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[14].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  10. 43° 16′ 23″ N, 3° 04′ 16″ E.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lespignan - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Nissan-lez-Enserune et Lespignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lespignan - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Nissan-lez-Enserune et Sète », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  15. a b c et d « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Nissan-lez-Enserune », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « site Natura 2000 FR9101435 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « site Natura 2000 FR9110108 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « site Natura 2000 FR9101439 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « site Natura 2000 FR9112016 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  20. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Nissan-lez-Enserune », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « ZNIEFF la « Basse plaine viticole de l'Aude » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  22. « ZNIEFF la « colline de l'Oppidum d'Ensérune » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. « ZNIEFF les « collines de Nissan » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  24. « ZNIEFF l'« étang et prairies de la Matte » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  25. « ZNIEFF les « étangs de Capestang et de Poilhes » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  26. « ZNIEFF la « Basse plaine de l'Aude et étang de Capestang » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  27. « ZNIEFF les « collines de NIssan et Lespignan » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  28. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  29. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  30. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  31. « Unité urbaine 2020 de Nissan-lez-Enserune », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  32. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  33. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  34. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  35. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  36. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  37. Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, page 153
  38. Jean Jannoray,Ensérune: contribution à l'étude des civilisations préromaines de la Gaule méridionale, Volume 1, page 42
  39. Jannoray, J., Ensérune. Contribution à l'étude des civilisations préromaines de la gaule méridionale, Paris, de Boccard, .
  40. dom Claude de Vic, dom Joseph Vaissète, Histoire Générale du Languedoc (HGL), Toulouse, Privat (lire en ligne), c.48.
  41. Buffat, L., Pellecuer, C., Mauné, S., & Pomarèdes, H., « La viticulture antique en Languedoc-Roussillon. », Gallia, 58, 91-111.,‎ , p.96.
  42. (la) Dom Claude de Vic, Dom Joseph Vaissète, HGL V, Toulouse, Privat (lire en ligne), n°419 c.789.
  43. Rocque, A., Inventaire des actes et documents de l’archevêché de Narbonne. IV, , p.232.
  44. Barthès, Henri, Histoire de l'abbaye Sainte Marie de Fontcaude et de ses bienfaiteurs., Albi, Ateliers Professionnel de l'OSJ., , p. Cité dans cet ouvrage p.23.
  45. Dom Claude de Vic, Dom Joseph Vaissète, HGL VII, Toulouse, Privat, Notes p. 354, 389 Enquêtes 1259-1262.
  46. Molinier, A., Catalogue des actes de Simon et d'Amauri de Montfort, Paris, Bibliothèque de l'École des chartes,, , 153-203 p. (lire en ligne), p.193.
  47. Rocque, A., IInventaire des actes et documents de l’archevêché de Narbonne. IV, , p.222.
  48. Damien Carraz (préf. Alain Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), p. 310.
  49. E.G Léonard, « Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs », dans Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, E. Champion, , xv-259 p., chap. 5.
  50. Émile Bonnet, « Les maisons de l'ordre du Temple dans le Languedoc méditerranéen », Cahiers d'histoire et d'archéologie, no 30,‎ , p. 170-171, lire en ligne sur Gallica.
  51. Bonnet 1935, p. 170.
  52. Bourg 1883, p. 16, 592-593, lire en ligne sur Gallica
    L'auteur donne à tort le nom de Peyrusse à cette commanderie. On trouve également dans d'autres ouvrages Peyrens avec une localisation erronée près de Bizanet mais il s'agit bien de Périès / Périeis, cf. Bonnet 1935, p. 170.
    .
  53. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France…, Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p. 16, lire en ligne sur Gallica.
  54. Abel Jouan, Recueil et discours du voyage du Roy Charles IX, Paris, Jean Bonfons, (lire sur Wikisource), « Recueil et discours du voyage du Roy Charles IX », p. 32v
  55. Azais, J., « Journal de Charbonnea », Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, VII 1ere livraison,‎ (lire en ligne).
  56. Favatier, L., « La vie municipale à Narbonne au XVIIe siècle. Les pestes et le bureau de santé », Bulletin de la Commission Archéologique de Narbonne, 1er semestre,‎ , p. 37-126..
  57. « Spécial bicentenaire », Bulletin de l'Association Les Amis de Nissan n° 47,‎ .
  58. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  59. « archives-pierresvives.herault.fr »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Archives communales déposées de Nissan-lez-Ensérune.
  60. Journal Officiel, 1950, no 203, p. 9177.
  61. a et b Louis Pierre Brénac, publié sur le site du Maitron (consulté le ).
  62. Journal Radical 605, PRG, consulté le 22 avril 2014.
  63. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  64. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  65. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  66. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  67. « Chapelle Notre-Dame de la Miséricorde », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  68. a et b « Eglise Saint-Saturnin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  69. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 53.
  70. L'US Colombiers Nissan Méditerranée - Via Domitia, publié le sur le site herault-tribune.com (consulté le ).
  71. « Une nouvelle page s’ouvre pour un club du département ! », publié le par Bérenger Tournier, sur le site footballclub34.fr (consulté le ).
  72. Les terrains du Club, publié sur le site de l'uscnm.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Beille, Histoire du muscat sur le terroir du pays d'Ensérune, Saint-Estève, les Presses littéraires, , 117 p.
  • Michel-Édouard Bellet, Le village gaulois d'Ensérune, Paris, Éd. du patrimoine, coll. « Itinéraires », , 55 p.
  • Joseph Giry, Église Saint-Saturnin de Nissan-lez-Ensérune : sa foi et son passé, Nîmes, C. Lacour, coll. « Colporteur », , 106 p.
  • Michel Martinez, « Nissan, dans le diocèse de Narbonne au seuil de la Révolution, en 1789 : actes du colloque de Béziers, 8-9 décembre 1989 », dans L'an I de la liberté en Languedoc et en Roussillon, Béziers, Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, , 93-99 p.
  • Martine Schwaller, Ensérune, Paris, Éd. du Patrimoine, coll. « Guides archéologiques de la France » (no 28), , 96 p.
  • Claude Vayssière, Histoire de Nissan (2e partie), Nissan, Les Amis de Nissan, , 240 p.
  • Rémy Pech, Entreprise viticole et capitalisme en Languedoc-Roussillon, Publication de l'Université de Toulouse-Le Mirail, 1975.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]